Le retour en force des États-Unis en Amérique latine et dans les Caraïbes
(1ère partie)
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Pascal Drouhaud (*) et David Biroste (*)
Spécialistes des relations internationales
La nouvelle phase d’interventionnisme des Etats-Unis en Amérique latine et les réflexions qu’elle suscite sont au cœur de l’étude des deux auteurs, qui est publiée en deux parties.
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L’intervention des forces spéciales américaines à Caracas, le 3 janvier 2026 sous le nom de code Absolute Resolve, marque le retour d’un interventionnisme direct des États-Unis en Amérique latine, concluant une période de « bon voisinage » depuis les années 1990.
La capture et l’exfiltration de Nicolás Maduro par les « Delta Forces », suivies de son inculpation pour divers crimes en lien avec le narcotrafic[i], s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine. Le « dossier Maduro » a été transmis au procureur fédéral du district sud de New York. Cette action éclair s’inscrit dans le cadre de l’opération Southern Spear (Lance du Sud), menée depuis août 2025. Elle mobilise des moyens militaires inédits dans la région des Caraïbes, environ 20% de l’US Navy.
Pour l’administration Trump II, il s’agit officiellement, de neutraliser les cartels de la drogue en Amérique latine et, plus largement, de contenir les pays hostiles afin de « protéger la nation américaine » et de garantir les ressources stratégiques dont ont besoin les États-Unis.
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La « National Security Strategy » : le socle d’une nouvelle hégémonie américaine
La nouvelle stratégie de sécurité nationale (NSS), publiée en novembre 2025 par la Maison Blanche, fait du continent américain – désigné sous le vocable d’hémisphère occidental – la priorité géographique et géopolitique absolue, devant l’Asie et l’Europe[ii]. Ce document réaffirme explicitement la légitimité de la doctrine Monroe pour rétablir « la prééminence américaine » et ajoute un corollaire « Trump » qui exclut clairement les « concurrents non hémisphériques » des secteurs stratégiques vitaux[iii].
Dans ce cadre, la capture de Nicolas Maduro s’inscrit, pour l’administration Trump II, dans « une opération de police » visant à « neutraliser » un « criminel », poursuivi par la justice américaine pour narcotrafic depuis 2020. Pour autant, c’est faire peu de cas de la position politique de ce dernier, dirigeant le Vénézuéla depuis la mort d’Hugo Chavez en 2013, réélu en 2018 au terme d’une mascarade électorale boycottée par l’opposition, puis non élu en 2024 tout en refusant de quitter le pouvoir : lors du scrutin du 28 juillet 2024, c’est son concurrent, Edmundo Gonzalez Urrutia, appuyé par le futur prix Nobel de la paix 2025, María Corina Machado, qui a été élu Président de la République mais qui a dû finalement s’exiler en Espagne[iv]. Dans ce contexte, la dimension politique et sécuritaire domine au Vénézuéla. Elle accompagne la volonté des USA de diriger la transition vénézuélienne à travers un plan en trois étapes présentées par le Secrétaire d’État Marco Rubio : 1° stabilisation pour assurer notamment le retour des entreprises américaines ; 2° redressement du pays et réconciliation nationale ; 3° et, à terme, la transition électorale[v].
La chute de Nicolas Maduro ouvre une période de transition qui s’annonce complexe et longue. Donald Trump a déclaré que Washington allait « diriger » le pays jusqu’à une « transition sûre, appropriée et judicieuse » et qu’ainsi un second raid militaire pourrait être évité. Il a ajouté que des compagnies américaines allaient investir des milliards de dollars afin de réparer et redémarrer les infrastructures pétrolières qui tournent au ralenti (moins de 900 000 barils par jour en 2025 contre 3,5 millions à l’arrivée de Chavez en 1999). Le Président américain n’entend laisser « personne du régime Maduro » succéder à ce dernier. Les dirigeants chavistes devront donc se retirer, à un moment ou à un autre, du processus de transition. La Maison Blanche a accepté que Delcy Rodríguez, la Vice-présidente du Venezuela précédemment en charge du ministère du Pétrole, assure l’intérim et dirige la phase de transition, probablement pour diminuer le risque d’une déstabilisation brutale du pays comme cela a pu se passer en Afghanistan, en Irak et en Lybie dans les années 2000. La nouvelle cheffe de l’État vénézuélien se retrouve dans une position délicate puisqu’elle est sommée d’appliquer les décisions prises à Washington et reste sous la menace du ressentiment des dignitaires du régime chaviste, toujours en place et toujours hostiles au grand Satan américain[vi]. Le 4 janvier, Marco Rubio a précisé que les États-Unis ne dirigeront pas directement le Venezuela, mais qu’ils « feront pression pour obtenir des changements par le biais d’un embargo pétrolier » et, sur Telegram, Delcy Rodríguez a finalement appelé à la coopération avec les Washington[vii].
Pour l’instant, Donald Trump écarte l’option d’un retour du Président élu en exil, Edmundo González Urrutia, et de la « libertadora » María Corina Machado, cheffe de file de l’opposition, Toutefois, la légitimité démocratique et populaire de ces deux personnalités conduira probablement à ce qu’elles jouent un rôle dans la phase de transition du pays. En effet, il sera certainement difficile de justifier pour le gouvernement américain, auprès de son opinion publique et à l’approche des élections de mi-mandat (midterms) de novembre 2026, de travailler avec les complices de Nicolás Maduro, recherchés eux aussi par le ministère américain de la Justice pour narcoterrorisme. Donald Trump et Marco Rubo semblent en être conscients : ils ont reconnu qu’il faudra recourir à des « élections », mais que cette phase était encore trop prématurée[viii].
Le contrôle des ressources énergétiques est au cœur de cette dynamique américaine, nourrissant la polémique, le Venezuela possédant les plus importantes réserves mondiales de pétrole[ix]. Le projet américain prévoit un « blocus pétrolier » rigoureux pour asphyxier les « restes » du régime chaviste, tout en réorientant les flux vers les raffineries des États-Unis à titre de dédommagement pour les spoliations passées. Marco Rubio a précisé que la pression resterait constante tant qu’une « transition sûre ». La dimension régionale n’est pas oubliée : Cuba ne reçoit plus le pétrole vénézuélien, qui était sa principale source d’approvisionnement, renforçant d’autant la crise économique qui contraint le régime cubain et la population.
La théorie des dominos : Cuba et le Nicaragua dans le viseur, la Colombie et le Mexique sous pression
L’administration Trump II réactive la théorie des dominos, considérant que la chute de Maduro doit entraîner, dans la région, celle des autres régimes autoritaires alliés. Cette théorie date de la Guerre froide : les Américains craignaient que tout basculement d’un État dans l’idéologie communiste entraînât une contagion aux pays voisins, tels des dominos tombant les uns après les autres. Washington ressuscite cette théorie en vue d’éliminer les menaces présentes dans son environnement proche, c’est-à-dire les régimes communistes latino-américains (Cuba, Nicaragua, Venezuela)[x]. Le premier domino ciblé a été le Venezuela car Nicolás Maduro a transformé son pays « en une nouvelle tête de pont d’un axe hostile à l’Occident, passant essentiellement, en Amérique latine, par Caracas et Managua »[xi].
Marc Rubio, fils d’immigrants cubains, a confirmé que « le gouvernement cubain est un énorme problème »[xii]. Cuba subit aujourd’hui sa pire crise économique depuis trois décennies, avec un délitement systémique, des pénuries chroniques et l’arrêt des livraisons de pétrole vénézuélien (35 000 barils par jour en 2025, soit 50% des besoins de l’île)[xiii]. Cuba est étranglé par la pression américaine, la perte d’une allié précieux (Venezuela) et l’impuissance d’alliés d’envergure mondiale (Russie, Iran). La Chine reste discrète pour le l’instant. Les États-Unis parient sur une chute prochaine du régime castriste. La nouvelle stratégie de l’administration américaine pourrait conduire à « traiter avec Cuba, et le blocus du pétrole vénézuélien constitue une mesure rationnelle à cet égard. Pour que cette stratégie progresse, Cuba, et non le Venezuela, devrait être la priorité, car cela permettrait de contrer la menace potentielle, bien qu’improbable, d’une présence russe significative à proximité du territoire continental américain »[xiv].
Le Nicaragua constitue le second domino identifié. Depuis 2007, le Président Daniel Ortega a consolidé un pouvoir totalitaire et familial, institutionnalisé par une révision constitutionnelle en janvier 2025 : cette réforme a instauré une « coprésidence » bicéphale (avec son épouse Rosario Murillo) et a supprimé la séparation des pouvoirs[xv]. Managua est accusée par Washington d’utiliser l’immigration clandestine comme une « arme de perturbation massive », en facilitant des ponts aériens pour des migrants intercontinentaux arrivant ainsi en Amérique centrale avant d’être acheminés en bus à la frontière nord du Nicaragua afin qu’ils partent vers les États-Unis (200 000 personnes en 2 ans) ; en outre, la coopération militaire avec Moscou est très active, témoignant d’un solide point d’ancrage dans la région pour la Russie[xvi]. Enfin, en juin 2025, le gouvernement américain a retiré la DEA du Nicaragua à cause de son « manque de coopération », puis, en septembre, il l’a officiellement accusé d’être un « pays de transit de drogue majeur »[xvii]. En réaction, les États-Unis multiplient les pressions diplomatiques, soulignant que le Nicaragua reste un foyer de tensions bloquant l’intégration centraméricaine.
S’agissant de la Colombie et du Mexique, et de leurs gouvernements élus démocratiquement et opposés idéologiquement à la politique internationale de Donald Trump, il sera difficile à ce dernier de convaincre son électorat (à quelques mois des midterms) et la communauté internationale qu’une intervention armée est nécessaire sur ces territoires souverains : il ne s’agit plus de renverser un dictateur qui opprime son peuple depuis de nombreuses années, comme au Venezuela. Les États-Unis peuvent cependant utiliser un autre angle d’attaque efficace, celui d’une répression insuffisante contre le narcotrafic. En premier lieu, la Colombie reste le plus gros producteur mondial de cocaïne (67%) : la politique de Gustavo Petro de la Paz Total (Paix totale), ancien guérillero marxiste, a échoué à vouloir négocier avec les cartels et les guérillas locales comme l’Armée de libération nationale (ELN) ; elle a affaibli, de fait, le partenariat stratégique avec les États-Unis dans la lutte contre les cartels de la drogue[xviii] ; la production de cocaïne a explosé depuis l’élection du Président colombien en 2022 : celui-ci a même déclaré que « la cocaïne n’est pas plus nocive que le whisky » et a plaidé pour la légalisation internationale de la cocaïne, un choix qui pourrait « démanteler » ce commerce illégal selon lui[xix]. Il défend aussi l’idée d’un Sud global devant déstabiliser le « camp occidental » qui a mis en place l’actuel système de gouvernance mondiale après la Seconde Guerre mondiale[xx]. Pour ces diverses raisons, Donald Trump déteste Gustavo Petro et a déclaré à son sujet : il doit « faire gaffe à ses fesses », « la Colombie est très malade, elle aussi. Elle est dirigée par un homme malade, qui aime produire de la cocaïne et la vendre aux États-Unis. Il ne va pas faire ça longtemps. »[xxi]. En second lieu, le Mexique de Claudia Sheinbaum n’arrive pas à contenir les flux d’entrée et de sortie de drogue : il fait face à des cartels parmi les plus violents du monde et il devenu la porte d’entrée principale du fentanyl vers le territoire américain[xxii]. Pour les raisons déjà évoquée et parce qu’il s’agit du premier partenaire commercial des Etats-Unis, il apparaîtrait peu judicieux de frapper les cartels sur le territoire Mexique sans l’accord de Mexico, même si le Président Trump utilise cette menace depuis la chute de Nicolás Maduro le 3 janvier dernier[xxiii]. Dans ces deux pays, la Maison Blanche a décidé d’accentuer la pression pour que la lutte contre le narcotrafic soit beaucoup plus renforcée. Si le recours à la force n’est pas retenu, elle pourrait recourir à des sanctions économiques très sévères sous forme de droits de douane élevés, ou même de restrictions de visas[xxiv], afin de contraindre les Présidents colombien et mexicain à renforcer beaucoup plus sérieusement leurs moyens de lutte contre le narcotrafic.
Suite de l’article dans le prochain numéro 273 début février 2026 : « Vers un endiguement de l’influence russo-chinoise dans l’hémisphère occidental ? Quelle place de la France en Amérique latine ».
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(*) Pascal Drouhaud est spécialiste des relations internationales avec une expertise sur l’Amérique latine. Il est l’auteur de nombreux articles sur l’évolution de ce continent, notamment dans la revue Défense nationale. Il a publié deux ouvrages : « La menace nucléaire » (éd. Privat, 2006) et « FARC, confessions d’un guérilléro » (éd. Choiseul, 2008). Ancien Auditeur de l’IHEDN (54ème promotion nationale), il est chercheur associé à l’Institut Choiseul et Président de LATFRAN, un laboratoire d’idées qui réfléchit aux relations entre la France et la région Amérique latine-Caraïbes. |
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(*) David BIROSTE est spécialiste des processus électoraux et des mécanismes démocratiques. Docteur en droit, il a publié un ouvrage : « Financement et transparence de la vie politique » (éd. LGDJ/Lextenso, 2015). Il est Vice-président de LATFRAN, un laboratoire d’idées qui réfléchit aux relations entre la France et la région Amérique latine-Caraïbes. Il rédige régulièrement des études sur ces thématiques pour la Revue politique et parlementaire, la Revue Défense Nationale (avec Pascal DROUHAUD) et la Fondapol. |
[i] Lucas Biosca, « Capture de Nicolás Maduro : Delcy Rodriguez, investie présidente par intérim du Venezuela par le Parlement », Libération, 5 janvier 2026.
[ii] White House, National Security Strategy of the United States of America, Washington, Novembre 2025 (pp. 15 à 19).
[iii] Pascal Drouhaud et David Biroste, « L’après Maduro ou le retour de la politique impériale des États-Unis », Revue Défense Nationale, T 1787, 12 janvier 2026
[iv] Pascal Drouhaud, « Venezuela : le coup de force permanent », Revue Défense Nationale, n° 874, Novembre 2024 ; David Biroste, « État de droit : les Européens au soutien des Vénézuéliens », Revue Politique et Parlementaire, 30 octobre 2024.
[v] Mariam Khan, Michelle Stoddart et Alexandra Hutzler, « Rubio offers threefold plan for Venezuela, White House says it has ‘maximum leverage’ », ABC News, 7 janvier 2026.
[vi] Donald Trump a averti Delcy Rodriguez qu’elle « paiera cher, probablement plus cher que Maduro » si elle « ne fait pas ce qu’il faut » : Michael Scherer, « Trump Threatens Venezuela’s New Leader With a Fate Worse Than Maduro’s », The Atlantic, 4 janvier 2026.
[vii] Jacob Burg, « L’armée américaine restera dans les Caraïbes pour exercer une pression sur le Venezuela, affirme Marco Rubio », The Epoch Time, 5 janvier 2026.
[viii] Mariam Khan, Michelle Stoddart et Alexandra Hutzler, « Rubio offers threefold plan for Venezuela… », préc.
[ix] « Venezuela : le pétrole au cœur de l’intervention américaine, quelles conséquences ? », Connaissance des Énergies (avec AFP), 5 janvier 2026.
[x] Pascal Drouhaud, « Venezuela–Colombia: la nueva teoría de los “dominós” », El Diario de Hoy, 25 octobre 2025.
[xi] Pascal Drouhaud, « Venezuela : le coup de force permanent », préc.
[xii] La révolution castriste de 1959, l’échec du débarquement dans la baie des cochons en 1961 et la coopération militaire incessante avec l’URSS, puis la Russie, relèvent d’une Guerre froide qui dure depuis 67 ans entre La Havane et Washington : Will Freeman, « The Unlikely Biden-Trump Throughline on Cuba », Council on Foreign Relations, 2 juillet 2025.
[xiii] « Pétrole : les Cubains redoutent des temps encore plus difficiles après la chute de Maduro », Connaissance des Énergies (avec AFP), 6 janvier 2026.µ
[xiv] Friedman George, « The Geopolitical Logic for Latin American Intervention », Geopolitical Futures, 22 décembre 2025 (https://geopoliticalfutures.com/).
[xv] David Biroste, « La mécanique totalitaire dans la nouvelle Constitution du Nicaragua », Revue politique et parlementaire, 21 juillet 2025.
[xvi] Pascal Drouhaud et David Biroste, « Nicaragua : le méthodique abandon démocratique », Revue Défense Nationale, n° 879, Avril 2025, p. 121.
[xvii] Wilfredo Miranda Aburto, « https://elpais.com/america/2026-01-10/ortega-y-murillo-refuerzan-el-estado-policial-en-nicaragua-tras-la-caida-de-maduro.html », El País (América), 10 janvier 2026.
[xviii] Raphaël Laurent, « Lutte contre le narcotrafic. Pourquoi les États-Unis sanctionnent la Colombie ? », Ouest France, 16 septembre 2025 : au terme de trois de mandat de Gustavo Petro, Washington a fini par rompre ce partenariat qui datait de la fin des années 1980 et qui permettait à la Bogota de recevoir une aide annuelle de 380 M$ dans le cadre de sa politique antidrogue ; en représailles, le Président colombien a annoncé arrêter l’achat d’armes américaines.
[xix] Alexandre Bourcier, « « Elle serait vendue comme le vin »: le président colombien plaide pour la légalisation mondiale de la cocaïne », Le Figaro, 6 février 2025 ; Cesar Alvarez, « La Colombie produit plus de cocaïne que jamais auparavant – et une quantité croissante arrive sur les côtes australiennes », The Conversation, 31 juillet 2025.
[xx] Pascal Drouhaud, « Colombie : Gustavo Petro et la volonté de rupture avec l’Occident », Revue Défense Nationale, chron. Amérique latine, Novembre 2025, n° 884, pp. 125-130
[xxi] Thomas Graindorge, « Qui est Gustavo Petro, le président colombien et nouvelle cible de Donald Trump ? », Le Point, 5 janvier 2026.
[xxii] Mathieu Tourlière, « Dans l’espoir d’éviter les tarifs douaniers de Trump, le Mexique remet 29 narcotrafiquants aux États-Unis », Le Monde, 1er mars 2025.
[xxiii] Edouard de Mareschal, « « Ce n’est pas le Venezuela » : pourquoi les États-Unis n’ont pas intérêt à frapper les cartels sur le sol mexicain », Le Figaro Magazine, 14 janvier 2026.
[xxiv] La Colombie est déjà sur la liste des 75 pays dont les visas d’immigration sont gelés (visas pour les personnes souhaitant résider de manière permanente aux États-Unis) : « Les États‑Unis suspendent le traitement des visas d’immigration pour 75 pays, dont le Liban », L’Orient du Jour, 14 janvier 2026. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les États concernés par cette mesure sont : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Brésil, Colombie, Cuba, Dominique, Grenade, Guatemala, Haïti, Jamaïque, Nicaragua, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Uruguay.


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