Démocratie mondiale :
un échec ?

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Colonel (er) André Dulou (*)
Directeur Media, Mémoire et Patrimoine d’ESPRITSURCOUF

FOCUS

L’avènement de l’ONU et son fonctionnement au XXIème siècle sont-ils encore les garants  d’une paix qui paraît n’exister que dans de rares endroits et à de rares moments ? Cette démocratie mondiale qui ne repose que sur des volontés souvent individuelles de dirigeants, ne nous ramène-t-elle pas à d’anciennes structures, comme la Société des Nations, dont on a pu mesurer l’échec principal lors de la mise en coupe réglée des territoires européens ?

Dans cette vision du monde actuel, il est exact que les médias se  focalisent plus sur des noms que sur des Etats.

On ne peut que se poser la question de savoir où se situe la démocratie, dans un dédale de réflexions, où le monde de la communication pointe du regard des attitudes résolument humaines, sans porter une grande attention à celle de ceux qui en usent, et parfois en abusent.

La démocratie a des définitions. Elle utilise des postures globales, des attentes globales, des décisions qui engagent les Etats, et leurs structures, leurs populations, …leur avenir.

Dès lors, en revenant aux « fondamentaux », si l’on peut encore en évoquer le sens, ne faut-il pas comprendre, en matière de discipline intellectuelle, que s’asseoir et méditer sur son sort, comme sur celui de ses voisins, engage effectivement son propre avenir ?

Pour étayer une réflexion, abondante d’actualité et redondante de prises de positions diverses et variées, voir le monde autrement ne peut que poser les interrogations des fondements humanistes de l’humanité.

Et c’est alors d’une interpellation de son sens personnel que chacune et chacun peut, dans son intelligence, aborder son intérêt d’une démocratie à laquelle il est contraint de participer.

C’est sans doute le sens de l’actualité d’une démocratie, qui s’inspire de la diplomatie, ou alors, peut-être de l’inverse.

Bonne lecture.


A LA UNE

Démocratie sociale : la face cachée de la crise politique
(Télos, 21 janvier 2026, Gilbert Cette, Guy Groux,  Richard Robert)
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La crise dans laquelle est enlisée notre démocratie parlementaire a deux faces. La première, visible, est l’affaiblissement du système politique, pris entre la puissance des extrêmes et la difficulté des partis de gouvernement, partagés en trois blocs, à s’entendre tout en marquant leurs différences. Mais il existe aussi une face cachée de la crise politique : la faiblesse persistante de la démocratie sociale, qui reporte tout le poids des réformes sur des décideurs politiques de moins en moins à même d’assumer seuls cette responsabilité.

Une faiblesse congénitale de la Ve République

Depuis le retour des grands conflits sociaux en 1995, la plupart des réformes importantes ont suscité une forte opposition syndicale. Cette situation, exceptionnelle en Europe, ne donne aucun signe de fléchissement, au contraire. En 2023, l’opposition à la réforme des retraites a fini par réunir l’ensemble des acteurs, des habitués de la contestation aux centrales considérées comme réformistes comme la CFDT qui, vingt ans plus tôt, avait pris sa part de l’effort lors de la réforme des retraites de 2003.

Au sein du camp réformiste, une lecture prévaut depuis longtemps : on reproche au pouvoir politique de ne pas tenir assez compte des corps intermédiaires. L’État jacobin et dirigiste imposerait par la loi des transformations mal pensées et toujours à reprendre. Les gouvernements Juppé en 1995, Jospin en 2000, Villepin en 2006, Valls en 2014, et ceux d’Emmanuel Macron tout au long de ses deux mandats ont vu surgir ce reproche.

https://www.telos-eu.com/fr/democratie-sociale-la-face-cachee-de-la-crise-poli.html

https://theconversation.com/ou-va-la-democratie-francaise-271396


HISTOIRE

23 janvier 1835 : « De la démocratie en Amérique » Alexis de Tocqueville

(Hérodote, 23 janvier 2026, Jean-Louis Benoit)

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De la Démocratie en Amérique
 est le texte capital auquel Tocqueville doit sa notoriété internationale ; cet ouvrage est constitué de deux textes différents et complémentaires qui portent le même titre et composent un diptyque. Le premier livre est paru en 1835, le second en 1840 ; on utilise donc, par commodité, les dénominations Première et Seconde Démocratie. Tocqueville résume ainsi la situation respective des deux Démocraties : « Le premier livre plus américain que démocratique. Celui-ci plus démocratique qu’américain. »

 – La première Démocratie

Les États-Unis constituent pour Tocqueville un modèle épistémologique permettant l’analyse des régimes démocratiques : un pays neuf, un peuple neuf et rempli des valeurs démocratiques dès son origine. 

Le dernier chapitre de l’ouvrage a été ajouté au dernier moment. Il est très long (1/5 du total) et traite de la cohabitation des trois races Blancs, Indiens et Noirs. Dans ce chapitre longtemps « oublié » par les Américains, Tocqueville dénonce, comme son ami Beaumont dans Marie ou de l’esclavage aux États-Unis, l’esclavage mais aussi le sort fait aux Noirs aux États-Unis, même libres et disposant, théoriquement de leurs droits civils. Il dénonce aussi le sort fait aux Indiens

https://www.herodote.net/Une_oeuvre_dense-synthese-3010.php


REVUE DE PRESSE ESPRIT SURCOUF

SOMMAIRE

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HISTOIRE :

    23 janvier 1835 : « De la démocratie en Amérique » Alexis de Tocqueville

GEOPOLITIQUE :

  1. Les « Russian Houses » en Afrique : entre diplomatie culturelle et dynamique de recrutement à haut risque.
  2. Pourquoi les Européens doivent maintenir une présence militaire stable au Groënland ?
  3. Groënland : Trump impose le sujet à Davos, l’UE et Macron haussent le ton.

ECONOMIE :

  1. Armement : les exportations françaises « autour de 20 milliards d’euros » en 2025, selon le ministère des Armées.
  2. Les Etats-Unis et Taïwan concluent un large accord commercial.
  3. Renault et Turgis Gaillard : un partenariat inédit et stratégique dans la production de drones militaires français.

DEFENSE ET SECURITE :

  1. La dissuasion française devient la clé d’une future éventuelle alliance militaire européenne.
  2. 17Cyber, le réflexe cyber pour tous.
  3. La Marine nationale lance le projet SANAE afin de se doter rapidement d’un drone de surface armé.

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

ARTICLES EN LANGUE ETRANGERE 

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

(*) Le colonel (er) André Dulou est depuis le 14 mai 2025, le président national des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de leur vie.
Il est également président honoraire de la section de Gironde de la SMLH.
Après une carrière militaire « atypique », ancien élève de l’école militaire d’administration, diplômé et breveté, il est auditeur de l’IHEDN, et le responsable de la revue de presse Défense » de l’UNION-IHEDN,.
Auteur de nombreux romans et articles dans des ouvrages spécialisés, il est également le directeur média et mémoire du site ESPRITSURCOOUF

GEOPOLITIQUE

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Les relations souvent personnelles qui mettent en cause l’avenir des Etats.

1 – Les « Russian Houses » en Afrique : entre diplomatie culturelle et dynamique de recrutement à haut risque.
(Revue Conflits, 21 janvier 2026, Etienne de Floirac) 
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Présentées comme des espaces dédiés à la diffusion de la langue et de la culture russes, les « Russian Houses » occupent désormais une position de plus en plus problématique dans plusieurs pays africains. Des investigations récentes font apparaître une évolution préoccupante : dans certains contextes, ces structures ne se cantonneraient plus à une mission culturelle, mais s’inséreraient dans des dispositifs mêlant influence idéologique, circuits de mobilité professionnelle peu transparents et, dans certains cas documentés, des parcours menant des ressortissants africains jusqu’aux lignes de front de la guerre menée par la Russie en Ukraine.

Ces centres dépendent de Rossotrudnichestvo, agence fédérale créée en 2008 et officiellement chargée de la promotion culturelle et linguistique russe à l’international. Contrairement à d’autres instituts culturels étrangers, leur fonctionnement repose largement sur des partenariats locaux et des acteurs intermédiaires. Cette organisation éclatée tend à diluer les responsabilités et à rendre floue la frontière entre action culturelle, initiatives privées et objectifs stratégiques de l’État russe.

Les enquêtes publiées par les plateformes d’investigation News Now et Global Sentinel mettent en lumière plusieurs situations concrètes illustrant ces dérives. Le cas de Bankole Manchi, mécanicien nigérian de 36 ans, est particulièrement révélateur. Séduit par une proposition d’emploi présentée comme régulière et bien rémunérée, il explique avoir obtenu un visa sans contrôle approfondi, puis avoir transité par plusieurs hubs régionaux avant d’atteindre la Russie. Selon son témoignage, il aurait ensuite été conduit dans un site fermé, soumis à un entraînement militaire et finalement envoyé combattre en Ukraine, où il aurait été blessé. Il décrit un enchaînement progressif, marqué par la confiscation de ses papiers, l’absence de recours administratif et l’impossibilité concrète de se désengager.

https://www.revueconflits.com/les-russian-houses-en-afrique-entre-diplomatie-culturelle-et-dynamiques-de-recrutement-a-haut-risque/

2 – Pourquoi les Européens doivent maintenir une présence militaire stable au Groënland ?
(IRIS, 21 janvier 2026, Federico Dantopino)
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Depuis que Donald Trump a annoncé vouloir annexer le Groenland aux États-Unis avec les bonnes ou les mauvaises manières, les Européens se retrouvent une fois de plus au pied du mur. Comme en Ukraine, ils sont de nouveau confrontés aux effets délétères de leur impuissance et de leur dépendance stratégique à l’égard de Washington.

Certes, ce n’est pas la première fois qu’ils doivent composer avec les conséquences géopolitiques de décisions qui ne sont pas les leurs : au fond, l’Europe dépend des États-Unis pour sa sécurité depuis plus de sept décennies. Mais, cette fois, la donne a changé. Cette dépendance ne se décline plus par rapport à un allié. Elle s’exerce à l’égard d’une puissance hostile, prédatrice, qui ne jure que par les rapports de force et s’affranchit des principes les plus élémentaires du droit international.

Face à cette nouvelle réalité, le cœur du « problème groenlandais » ne tient plus seulement au tropisme néocolonial de la puissance américaine. Il tient aussi à la faiblesse européenne. Car si les prétentions de Donald Trump sur le Groenland sont inacceptables – et ne sauraient donc être entérinées – le président des États-Unis met néanmoins le doigt sur une question réelle : celle de l’exercice concret de la souveraineté sur la plus grande île non continentale du monde dans le long terme.

https://www.iris-france.org/pourquoi-les-europeens-doivent-maintenir-une-presence-militaire-stable-au-groenland/

3 – Groënland : Trump impose le sujet à Davos, l’UE et Macron haussent le ton.
(Boursorama, 20 janvier 2026, information fournie par AFP)
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président français, Emmanuel Macron, ont haussé le ton mardi à Davos face aux menaces répétées sur le Groenland de Donald Trump, qui a annoncé une réunion « des différentes parties » dans la station des Alpes suisses.

Le président américain veut s’emparer de ce territoire autonome appartenant au Danemark, invoquant des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois. Un sujet qui braque ses alliés européens au sein de l’Otan et qu’il a néanmoins imposé à l’ordre de jour de la réunion annuelle du Forum économique mondial, qui se tient toute la semaine à Davos.

« Nous plonger dans une spirale descendante ne ferait qu’avantager les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l’écart. Notre réponse sera donc ferme, unie et proportionnelle », a martelé Ursula von der Leyen lors de son discours mardi matin à la tribune du Forum.

Plus tard dans la journée, Emmanuel Macron, arrivé lui aussi sur place, a appelé l’UE à « utiliser » les outils « très puissants » dont elle dispose en matière commerciale quand elle « n’est pas respectée ».

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/groenland-trump-impose-le-sujet-a-davos-l-ue-et-macron-haussent-le-ton-9beac3976187a43192f742afbd09942a


ECONOMIE

Les réarmements sont les gages de souverainetés, recherchées par les peuples. La France n’y fait aucune exception.

1 – Armement : les exportations françaises « autour de 20 milliards d’euros » en 2025, selon le ministère des Armées.
(Boursorama, 21 janvier 2026, avec Media Services)
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« Sans export, il n’y a pas d’autonomie stratégique crédible », a tranché la ministre des Armées.

La France a exporté pour environ 20 milliards d’euros d’armes en 2025, légèrement en retrait par rapport aux 21,6 milliards de l’année précédente, selon des estimations présentées mardi 20 janvier par la ministre des Armées Catherine Vautrin.

« Pour 2025, nous devrions, comme en 2024, enregistrer autour de 20 milliards d’euros de prises de commandes à l’export, dont un tiers sur le continent européen » , a déclaré la ministre en présentant ses vœux.

Si ce montant est confirmé, il s’agira de la troisième meilleure performance annuelle pour l’industrie française de défense après 2022 et 2024, alors que les dépenses militaires mondiales ne cessent de croître, particulièrement en Europe.

Rafales, frégate, missiles, canons…

La ministre n’a pas précisé quelles commandes avaient contribué à ce résultat. En 2025, l’Inde a notamment signé un contrat pour acquérir 26 avions de combat Rafale pour sa marine, la Grèce a acquis une quatrième frégate de défense et d’intervention (FDI), la Roumanie des missiles antiaériens Mistral, la Croatie des canons Caesar.

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/armement-les-exportations-francaises-autour-de-20-milliards-d-euros-en-2025-selon-le-ministere-des-armees-2bec1dc6ea6bfa29ce9a1c02505f6745

2 – Les Etats-Unis et Taïwan concluent un large accord commercial.
(Asialyst, 21 janvier 2026, Pierre-Antoine Donnet)
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Après des mois d’âpres négociations en coulisse, les États-Unis ont annoncé le 15 janvier un large accord commercial avec Taïwan qui réduit à 15% les droits de douane sur les marchandises taïwanaises et jette les bases d’une coopération de long terme pour les semi-conducteurs dont se sont félicitées les autorités de Taipei qui y voient un gage de soutien américain pour leur avenir face à une Chine de plus en plus belliqueuse.

Cet accord, conclu après des mois de négociations aussi intenses que discrètes, ouvre la voie à Taïwan pour devenir un partenaire stratégique des États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) avec, au centre du jeu, le développement et la production des semi-conducteurs les plus performants. Il réduit à 15% maximum les droits de douane « réciproques » de 20% imposés en août 2025 par le président américain Donald Trump sur les produits taïwanais, les alignant ainsi sur ceux appliqués aux voisins est-asiatiques alliés des États-Unis que sont le Japon et la Corée du Sud.

En contrepartie, le géant mondial des semiconducteurs TSMC de même que les autres entreprises taïwanaises des hautes technologies investiront au moins 250 milliards de dollars sur le sol américain pour contribuer à l’effort des États-Unis visant à développer ses capacités en matière de fabrication de puces, d’énergie et d’intelligence artificielle, a déclaré le département (ministère) américain du Commerce.

https://asialyst.com/fr/2026/01/21/etats-unis-taiwan-concluent-accord-commercial/

3 – Renault et Turgis Gaillard : un partenariat inédit et stratégique dans la production de drones militaires français.
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En entrant dans la production de drones militaires, Renault franchit un seuil symbolique et industriel, révélateur des nouvelles priorités stratégiques françaises.  

Face aux tensions géopolitiques, la Direction Générale des Armées (DGA) a sollicité Renault pour créer une filière française de drones à bas coût, epartenariat avec Turgis Gaillard, une entreprise de taille intermédiaire (ETI) spécialisée dans les systèmes d’armes et les drones de combat. 

Annoncé ce 20 janvier 2026, ce partenariat inédit répond à une doctrine d’ «économie de guerre», visant à combler le déficit capacitaire français en munitions rôdeuses téléopérées à longue portée. Turgis Gaillard pilote la conception militaire (guidage, charge utile), tandis que Renault transfère son expertise automobile en production de série rapide et à bas coût.

L’ambition industrielle du « Chorus » : entre production en série et coût maîtrisé 

Le «Chorus» est une munition téléopérée kamikaze, opérable à distance pour des frappes précises sur cibles mobiles, avec une portée étendue adaptée aux théâtres modernes comme l’Ukraine. Simple, robuste et économique, le drone est conçu pour une production à grande échelle, avec plusieurs centaines d’unités fabriquées chaque mois et la capacité de livrer des milliers d’engins livrables en quelques mois après qualification. Ce drone également pensé pour le renseignement pourrait ouvrir la voie à un marché d’environ un milliard d’euros sur 10 ans avec la DGA. Cette approche duale (civile-défense) exploite les lignes d’assemblage Renault sans investissements massifs en outillage neuf. 

https://www.portail-ie.fr/univers/defense-industrie-de-larmement-et-renseignement/2026/renault-et-turgis-gaillard-un-partenariat-inedit-et-strategique-dans-la-production-de-drones-militaires-francais/


DEFENSE ET SECURITE

Rester maître des choix et choisir ses alliances est l’atout majeur d’une démocratie, en matière de défense et sécurité.

1 – La dissuasion française devient la clé d’une future éventuelle alliance militaire européenne.
(Metadéfense, 20 janvier 2026, Fabrice Wolf)
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Les menaces américaines autour du Groenland ont agi comme un révélateur brutal, transformant un doute diffus en fracture apparente dans la relation transatlantique. Plusieurs capitales ont aussitôt réuni leurs équipes, échangé des messages au plus haut niveau et esquissé des options de sécurité autonomes, convaincues que l’attente ne suffirait plus. Cette mise en tension a replacé sur la table une question simple et lourde à la fois, sans laquelle rien ne tient dans la durée européenne de la défense.

Sans une garantie stratégique solide et visible, comment bâtir une alliance militaire européenne capable de tenir si la protection américaine devenait incertaine, alors même que la dissuasion nucléaire restent l’indispensable pilier de la crédibilité face à un adversaire doté.

Sommaire

  1. La rupture transatlantique déclenche la solidarité de huit capitales européennes
  2. La dissuasion française étendue aux partenaires comme seul format crédible à court terme
  3. Un commandement intégré européen pour viser des effets en 24 à 36 mois
  4. Un noyau initial de quatre pays porte l’élargissement de l’alliance
  5. Conclusion

La rupture transatlantique déclenche la solidarité de huit capitales européennes

Le choc provoqué par les annonces américaines sur le Groenland a entamé la confiance qui structurait les relations de sécurité depuis des décennies et a déclenché une réaction politique immédiate observée dans plusieurs capitales. Les hésitations se sont muées en arbitrages concrets, avec des canaux bilatéraux activés, des rendez‑vous formalisés et des pistes de garanties alternatives discutées entre pays disposés à agir. La demande ne vise plus de simples déclarations d’intention, elle cible désormais des dispositifs décidables vite, finançables précisément et perceptibles par un adversaire qui testerait la cohésion européenne.

https://meta-defense.fr/2026/01/20/dissuasion-francaise-alliance-europeenn/

2 – 17Cyber, le réflexe cyber pour tous.
(Gendinfo, 21 janvier 2026, La rédaction)
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17Cyber est un service gratuit, disponible 24h/24 et 7j/7, mis en place par la Gendarmerie nationale, la Police nationale et le site Cybermalveillance.gouv.fr afin d’accompagner les victimes de cybermalveillance. Ce guichet unique permet aux victimes d’identifier le type de menace auquel elles sont confrontées et de recevoir les conseils dont elles ont besoin pour résoudre leur problème.

Le 17Cyber.gouv.fr est un service public d’assistance en ligne gratuit pour les victimes de cybermalveillance, proposé par la Gendarmerie nationale, la Police nationale et Cybermalveillance.gouv.fr.

Celui-ci offre une assistance personnalisée en ligne pour diagnostiquer et résoudre les problèmes.

Une plateforme ouverte à tous

Le 17Cyber permet aux victimes de bénéficier d’un parcours adapté en fonction du type d’attaque informatique, de leur prodiguer des recommandations, de les orienter vers un téléservice, ou encore d’être accompagnées par tchat par la police ou la gendarmerie. 

Ce service innovant, ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, s’adresse aussi bien aux particuliers, aux entreprises et associations, qu’aux administrations et collectivités.

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/actualites/2026/17cyber-le-reflexe-cyber-pour-tous

3 – La Marine nationale lance le projet SANAE afin de se doter rapidement d’un drone de surface armé.
(OPEX 360, 20 janvier 2026, Laurent Lagneau)
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Comme il l’a rappelé lors d’une audition au Sénat, en novembre dernier, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour, a la même ambition que son homologue britannique, à savoir « droniser partout où c’est possible et maintenir ‘habité’ ce qui est nécessaire ».

Seulement, si cela ne pose, a priori, pas de problèmes insurmontables pour le domaine aérien, il en va tout autrement pour les drones navals, qu’ils soient sous-marins ou de surface.

« Évaluer un système de drones, c’est apprécier leur résistance et leur employabilité opérationnelle. Les drones aériens actuels tiennent sans problème vingt-quatre heures : technologiquement, la robustesse opérationnelle est acquise. Les drones sous-marins, en revanche, n’ont pas encore cette robustesse… Or un drone sous-marin doit pouvoir tenir longtemps en mer – un jour, deux jours, trois jours », avait développé l’amiral Vaujour lors de cette audition. Et de s’interroger : « Sommes-nous capables d’aller plus loin ? »

Cela vaut aussi pour les drones de surface [USV]. « Employer tel drone pendant quelques heures, c’est facile : certains tiennent même plusieurs jours. Mais un drone d’escorte est-il capable de naviguer en autonomie plusieurs mois ? Non. Peut-il tenir plusieurs semaines ? Non plus. Une semaine ? Peut-être. Mais si le drone s’arrête de fonctionner au bout d’une semaine, comment procède-t-on ? La capacité d’autonomie est un véritable problème », avait expliqué le CEMM.

https://www.opex360.com/2026/01/20/la-marine-nationale-lance-le-projet-danae-afin-de-se-doter-rapidement-dun-drone-de-surface-arme/


TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES 

ESPRIT SURCOUF vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité

Diplomatie : « Trump défend une vision du monde qui s’apparente à celle du XIXème siècle ».
(RFI, 20 janvier 2026, Julien Hennequin)
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RFI : Depuis un an, comment Donald Trump a-t-il redéfini le rôle international des États-Unis et leur relation avec des institutions comme l’ONU ?

Romuald Sciora : Il faut d’abord comprendre que le Trump d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui de 2016 ou 2017. À l’époque, c’était un homme sans colonne politique vertébrale. Il était isolé jusqu’en 2015 et avait même pensé à se présenter chez les démocrates. Il s’est retrouvé président des États-Unis mal élu et peu soutenu par le Parti républicain, ce qui avait conduit à une présidence brouillonne. Depuis, Trump s’est radicalisé durant la fin de son premier mandat et surtout durant les quatre années passées dans l’opposition où il s’est rapproché de l’extrême droite américaine, une droite ultra crypto-fasciste. Rien de comparable avec ce que l’on appelle parfois l’extrême droite en France.

https://www.rfi.fr/fr/monde/20260120-%C3%A9tats-unis-un-ordre-international-fond%C3%A9-sur-le-bilat%C3%A9ralisme-et-la-loi-du-plus-fortcv

A L’ONU, un mot d’ordre pour 2026 : la défense du multilatéralisme.
(A l’ONU, 14 janvier 2026)
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Entre le retrait annoncé des États-Unis d’une trentaine d’entités onusiennes et la capture par Washington du président vénézuélien en exercice, Nicolás Maduro, le début de l’année 2026 s’ouvre sous de mauvais auspices pour le multilatéralisme. Dans ce contexte de tensions exacerbées, les deux plus hauts responsables des Nations Unies se sont livrés, mercredi, à une défense passionnée de l’organisation.

Multiplication des conflits, érosion du droit international, défiance croissante à l’égard des institutions intergouvernementales. Selon la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, l’année commence dans un climat de crispation diplomatique inédit. « Le multilatéralisme n’est pas seulement sous pression », a-t-elle lancé mercredi à New York, lors de la reprise des travaux de l’Assemblée. « Il est attaqué ».

Arrivée à la tête de l’organe plénier en septembre, l’ancienne ministre allemande des affaires étrangères a décrit une organisation parvenue à un point de bascule. « Nous nous trouvons à un moment plus urgent encore qu’il y a quatre mois », a-t-elle insisté, évoquant un système qui ne s’effondre pas dans un fracas brutal, mais « se désagrège pièce par pièce 

https://news.un.org/fr/story/2026/01/1158223


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PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

Arrêté du 17 janvier 2026 portant création du comité ministériel des risques du ministère de l’intérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053388124