À la Une :
Exit la diplomatie française ?
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André Dulou (*)

Conseiller Mémoire et Patrimoine
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La suppression de l’Ecole nationale d’administration a des conséquences jusque dans les relations internationales et la géopolitique, par des craintes existentielles sur la valeur de l’influence française dans le monde.  Cette réforme contient en elle-même des éléments de recrutement, puis de gestion et d’activités opérationnelles, qui marquent profondément une évolution, où la fonction publique décline en faveur de directions contractuelles. Or, la connaissance et la compétence du diplomate sont les forces principales de la présence française sur cet échiquier mondial où ce qui importe justement auprès des Etats est la formation, l’éducation, l’entregent et la hauteur de vues dont la fonction publique est le garant. Ceci évidemment dans les arcanes d’un système peut-être opaque, mais efficace ?

L’opinion d’un ancien ambassadeur paraît devoir être analysée.
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Diplomatie française : « Le Quai d’Orsay a trop tendance à fonctionner en vase clos »
(France 24, David Rich)

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Annoncée par Emmanuel Macron, la fin du corps diplomatique a été officialisée dimanche au Journal officiel. Une réforme qui fait polémique au moment même où la diplomatie française est mise à rude épreuve avec la guerre en Ukraine ou encore la montée du sentiment antifrançais en Afrique de l’Ouest. Entretien avec l’ancien ambassadeur Nicolas Normand.

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Pour faire le point sur cette réforme mais aussi sur le rôle des diplomates français et les dossiers brûlants auxquels ils sont aujourd’hui confrontés, France 24 s’est entretenu avec Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo et au Sénégal.

France 24 : Avec cette réforme, des personnalités et des syndicats du Quai d’Orsay ainsi que des figures politiques ont déploré la fin de la diplomatie professionnelle. Quel est votre avis ?

Nicolas Normand : Je pense que cette réforme a été beaucoup caricaturée. Il s’agit d’une mesure qui améliore la gestion de la haute fonction publique en la rendant plus transparente vis-à-vis de l’opinion publique et des élus. Elle vise certes à élargir les profils au sein des ministères mais cela n’empêche en rien aux diplômés qui choisissent de faire carrière au Quai d’Orsay d’y rester. Tous les autres hauts fonctionnaires des ministères ont déjà un statut commun, cela ne veut évidemment pas dire qu’ils sont interchangeables. Une personne ayant réussi le concours du cadre d’Orient (Conseillère / Conseiller des Affaires étrangères, NDRL) et qui est donc spécialiste d’une zone géographique et d’une langue étrangère va bien sûr conserver sa spécialité. Le Quai d’Orsay n’aurait aucune raison de se passer de ses compétences. Par ailleurs, le changement de corps au sein du ministère des Affaires étrangères, entre celui des conseillers des Affaires étrangères et celui des ministres plénipotentiaires, était jusqu’ici soumis à une procédure discrétionnaire et opaque. La suppression de ces statuts pourrait permettre aux conseillers des Affaires étrangères d’évoluer plus facilement dans leurs carrières. Enfin, pour ceux qui considèrent que cette réforme va permettre les nominations de « copinage » par le président, je rappelle qu’il lui est déjà possible de choisir un certain nombre de profils qui ne sont pas des fonctionnaires pour représenter la France à l’étranger.

Certaines voix critiques déplorent une perte d’influence de la France sur la scène internationale. Partagez-vous cette vision ?

Ce constat est une réalité mais il dépasse de loin la France. D’un point de vue économique, démographique ou bien même militaire, face à la montée de nouvelles puissances, les pays occidentaux ont vu leur position dominante s’étioler, c’est un fait. Aujourd’hui, l’Europe n’est plus un acteur essentiel de la résolution des conflits sur la planète. L’exemple de la guerre en Ukraine, pourtant toute proche, illustre cette difficulté de l’UE à peser face à la volonté militariste de Vladimir Poutine. Le Conseil de sécurité de l’ONU, où la France est la seule représentante permanente de l’Union européenne, a perdu en efficacité, bloqué par la mésentente entre les États-Unis d’un côté, et la Chine et la Russie de l’autre.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.france24.com/fr/france/20220419-diplomatie-fran%C3%A7aise-le-quai-d-orsay-a-trop-tendance-%C3%A0-fonctionner-en-vase-clos


REVUE DE PRESSE ESPRIT SURCOUF n°188

Vendredi 22 avril 2022

SOMMAIRE 

GEOPOLITIQUE :

  • La Chine et les îles Salomon signent un pacte sécuritaire créant l’inquiétude en Australie
  • Vidéo. N. Gnesotto. L’Europe : changer ou périr ?
  • Les États-Unis préservent leurs forces pour Taïwan

ECONOMIE :

  •  Vivendi – Lagardère : une OPA amicale ?
  • La croissance mondiale devrait être limitée à 3,6% en 2022
  • Le conflit en Ukraine chamboule l’agenda du G20 à Washington

DEFENSE ET SECURITE :

  • Armée de Terre : Nexter réunit ses partenaires industriels du programme SCORPION sur son site de Roanne
  • Retex: la guerre en Ukraine fait la démonstration de notre manque de « masse »
  • Contrats en cascade à la SIMMT

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

PARUS AU JOURNAL OFFICIEL


GEOPOLITIQUE

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On devrait prendre de la hauteur et regarder ce que sont les sujets de géopolitique qui sont susceptibles de faire évoluer les situations entre Etats, ou encore de comprendre ce qui établit des conditions globales sur les différents théâtres mondiaux. Cette semaine, les yeux et les oreilles tournés vers l’Ukraine et les élections françaises, gardons à l’esprit combien les remous divers et variés qui agitent les inquiétudes ou sont à l’origine d’un certain immobilisme ou d’un attentisme peuvent nous indiquer  dans quelle direction la géopolitique peut s’infléchir. Au-delà de l’arc de crise qui redevient européen, prenons encore de la hauteur, pour appréhender ce que cette Europe peut craindre.

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1 – LA CHINE ET LES ÎLES SALOMON SIGNENT UN PACTE SECURITAIRE CREANT L’INQUIETUDE EN AUSTRALIE
(RFI, AFP)

L’information a été divulguée le mois dernier, elle est désormais officielle. La Chine vient d’annoncer la signature d’un pacte sécuritaire avec les îles Salomon, en vertu duquel ses navires militaires pourront se réapprovisionner dans cet archipel du Pacifique Sud. Au grand dam de l’Australie voisine qui, à l’image de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis, ont fait part de leur inquiétude à l’annonce de cette nouvelle.

La Chine l’assure, ce pacte de sécurité noué avec les îles Salomon n’est dirigé contre aucun pays tiers, raconte le correspondant de RFI à SydneyGrégory Plesse. Mais cela ne rassure pas le gouvernement australien, qui s’est dit « profondément déçu » par cet accord qui, d’après lui, ouvre la possibilité pour la Chine de construire une base navale à seulement 1 600 kilomètres de son littoral.

L’opposition australienne, elle, déplore que le gouvernement n’ait rien fait pour empêcher la signature de cet accord, perçu à Canberra comme une menace à la stabilité de la région.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20220420-la-chine-et-les-%C3%AEles-salomon-signent-un-pacte-s%C3%A9curitaire-cr%C3%A9ant-l-inqui%C3%A9tude-en-australie

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2 – VIDEO. N. GNESOTTO. L’EUROPE : CHANGER OU PERIR ?
(Diploweb, James LEBRETONMarie-Caroline REYNIERNicole GNESOTTOPierre VERLUISE )

Pourquoi les fondamentaux de l’Union européenne ne sont-ils plus adaptés au monde actuel ? Quelles sont les conséquences de la guerre en Ukraine pour l’Union européenne ? Pourquoi est-il encore plus urgent de changer les fondamentaux européens ? Au moment de la publication de « L’Europe : changer ou périr  » (éd. Tallandier), Nicole Gnesotto répond clairement. Sans langue de bois.

Cette conférence s’articule autour du livre de Mme Nicole Gnesotto, « L’Europe : changer ou périr  » (éditions Tallandier, 2022). En préambule, N. Gnesotto explique que le titre de son ouvrage, choisi en 2021, traduit la situation paradoxale dans laquelle se trouve l’Union européenne. En effet, alors que l’Union européenne débloquait des consensus dans son fonctionnement et les crises traversées depuis la fin de la Guerre froide, elle se montre incapable de construire une voie lui permettant de s’affirmer sur la scène internationale dans le contexte de la crise économique de 2008, de la crise des réfugiés de 2015 et de la crise du COVID de 2020. N. Gnesotto exprime également son inquiétude quant à la désaffection de la population européenne vis-à-vis de l’Union européenne. Dès lors, N. Gnesotto cherche à comprendre d’où vient l’impuissance de l’Union européenne à répondre de façon constructive et crédible aux crises : elle suggère que le problème réside dans l’ADN même de la construction européenne, dont les principes de base correspondaient au monde de 1950 mais ne fonctionnent plus dans celui de 2020. Elle actualise également son raisonnement au regard du moment historique que constitue la guerre en Ukraine depuis le 24 février 2022.

Pourquoi les fondamentaux de l’Union européenne ne sont-ils plus adaptés au monde actuel ?

Deux principes de bases ont construit le fonctionnement de l’Union européenne après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En premier lieu, les pays européens ont souhaité construire la paix par le commerce, par une intégration économique et commerciale autour des deux anciens ennemis, la France et l’Allemagne. Il s’agit de l’idée fondatrice, défendue par R. Schuman et J. Monnet, qui a présidé à la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) signée en 1951 : le commerce adoucit les mœurs et pacifie le monde.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.diploweb.com/Video-N-Gnesotto-L-Europe-changer-ou-perir.html

DIPLOWEB est répertorié dans la rubrique REVUES ET LETTRES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

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3 – LES ETATS-UNIS PRESERVENT LEURS FORCES POUR TAÎWAN
(Institut Thomas More, avec Figarovox, Hugues Eudeline)

Si les États-Unis n’interviennent pas militairement en Ukraine, c’est pour signifier à Xi Jinping que leurs forces armées sont entièrement mobilisables en cas d’attaque de Taïwan, analyse Hugues Eudeline, ancien officier de marine, docteur en histoire, breveté de l’enseignement militaire supérieur français et américain et chercheur associé à l’Institut Thomas More.

Il est beaucoup reproché au président des États-Unis, Joe Biden, de ne pas vouloir impliquer directement les forces armées de l’OTAN — au premier rang desquelles celles de son pays — dans un conflit de haute intensité aux côtés de l’Ukraine agressée par la Russie. Les contempteurs de celui qui est parfois appelé par ses ennemis politiques « Joe la gaffe » ou « le gâteux » pour sa propension à utiliser un langage peu diplomatique comme lorsqu’il qualifie de « boucher » le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine. Ils feraient pourtant bien d’y réfléchir à deux fois avant de porter des jugements par trop lapidaires. L’exactitude et la précision des informations que le président Biden a fournies concernant l’imminence d’une attaque de l’Ukraine par la Russie bien avant qu’elle ne se produise ne peut plus être contestée. Il avait pourtant été dénigré par nombre de dirigeants politiques européens, pour avoir sonné le tocsin bien avant le début de l’offensive. La preuve que les États-Unis disposent d’un système de renseignements efficace et fiable à l’échelle mondiale n’est plus à faire.

Pourquoi alors ne pas intervenir directement pour abréger le conflit et mettre fin aux exactions dont est victime le peuple ukrainien ? Un premier élément de réponse, souvent avancé par les commentateurs médiatiques, est qu’un conflit direct entre deux puissances nucléaires serait impossible, car il pourrait dégénérer et pousser les belligérants à une montée aux extrêmes. Une autre raison, plus pertinente encore, et sur laquelle tous les stratégistes s’accordent, est qu’il ne faut jamais s’engager dans deux conflits majeurs simultanément. L’imminence d’une attaque de Taiwan par la Chine, mainte fois annoncée, l’a encore été récemment tant par le ministre taiwanais de la Défense que, le 13 mars dernier, par l’amiral John C. Aquilino, commandant des forces navales américaines pour l’Indopacifique à une commission de parlementaires américains. Dans le cadre d’une présentation très détaillée de sa zone qui recouvre les océans Pacifique et Indien ainsi qu’une grande partie du continent asiatique, l’amiral John C. Aquilino a ainsi déclaré : « La République populaire de Chine (RPC) cherche à devenir une puissance militaire mondiale et à acquérir la capacité de s’emparer de Taïwan »

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://institut-thomas-more.org/2022/04/19/les-etats-unis-preservent-leurs-forces-pour-taiwan/


ECONOMIE

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Les vertus économiques sont bien à l’œuvre, alors que les grandes multinationales cherchent des quasi-monopoles, en concentrant notamment des éléments médiatiques et d’influence ; le FMI revoit ses prévisions à la baisse, à cause des flux d’approvisionnement dont le ralentissement est flagrant ; Quant à restructurer une part de l’économie, pour répartir mieux certaines richesses en direction des pays les plus pauvres, le G20 doit, lui également, faire face aux conséquences du conflit russo-ukrainien.
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1 –VIVENDI – LAGARDERE : UNE OPA AMICALE ?
(Le Portail de l’IE, Léa Hourcade)

En lançant son OPA sur Lagardère, Vivendi (appartenant au groupe Bolloré), va non seulement s’établir en situation de quasi monopole dans le monde de l’édition, mais aussi concentrer entre ses mains de nombreux médias.

Ce jeudi 14 avril, les hostilités ont été déclenchées. Les actionnaires auront la possibilité de vendre leurs actions du groupe Lagardère, pour la somme de 25,50€. La période d’OPA dure un peu moins d’un mois, jusqu’au 20 mai. Au-delà de cette date, les actionnaires pourront céder leurs parts pour 24,10€, et ce jusqu’au 15 décembre 2023.

Par cette action, le groupe Bolloré (déjà propriétaire de Canal+, Cnews, et autres nombreuses chaînes de télévision, de Gameloft, un éditeur de jeux vidéos, de Dailymotion et de la maison d’édition Editis) deviendrait propriétaire de la maison d’édition Hachette (qui a généré plus de 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2021), aujourd’hui détenue par Lagardère. Il deviendrait également l’heureux acquéreur d’une radio (Europe 1), et de journaux, (le JDD et Paris Match).

Vivendi, déjà actionnaire à 45% du groupe Lagardère, a promis à Arnaud Lagardère de le garder en poste jusqu’en 2027, ce qui a conduit monsieur Lagardère à qualifier l’OPA “d’amicale”. Toutefois, nul doute que d’autres pourraient avoir un avis différent : certaines voix de la profession considèrent cette action comme dangereuse en matière de qualité de l’information. Selon leur tribune, que des médias se retrouvent entre les mains d’un club très restreint de milliardaires, cela peut poser problème en termes d’indépendance de la presse.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://portail-ie.fr/short/4044/vivendi-lagardere-une-opa-amicale

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2– LA CROISSANCE MONDIALE DEVRAIT ÊTRE LIMITEE A 3,6% EN 2022
(Economie Matin, Anton Kunin)

La croissance mondiale devrait s’établir à tout juste 3,6% en 2022 et 2023, après 6,1% en 2021, anticipe le Fonds monétaire international (FMI) dans la dernière publication de ses prévisions économiques.

En zone euro, la croissance est désormais prévue à 2,8%

La guerre russo-ukrainienne bouleverse les chaînes d’approvisionnement, renchérit les denrées alimentaires et accélère l’inflation. Conséquence : la croissance sera inévitablement bridée en 2022 : 3,6% seulement contre les 4,4% anticipés en janvier 2022, estime désormais le Fonds monétaire international (FMI). Une croissance de 3,6% maximum devrait encore être au rendez-vous en 2023, avant un ralentissement durable à 3,3% au-delà, estime l’institution.

En zone euro, la croissance devrait s’établir à 2,8%, contre les 3,9% anticipés en janvier 2022. En Allemagne, locomotive européenne, elle est désormais prévue à tout juste 2,1%, contre les 2,9% anticipés en janvier 2022. La France, elle, dégringole de manière spectaculaire, avec une croissance de tout juste 2,9% anticipée en 2022, puis 1,4% en 2023. Cela, après une croissance de 7% en 2021.

L’inflation devrait s’accélérer encore, partout dans le monde

Quant à l’inflation, après 3,1% en 2021, elle devrait s’établir à 5,7% en moyenne dans les pays riches. Là aussi, le FMI relève son estimation : en janvier 2022, il l’anticipait à tout juste 3,9%. Les pays émergents et en voie de développement devraient connaître une inflation de 8,7% (contre 5,9% estimés en janvier 2022).

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://www.economiematin.fr/news-croissance-mondiale-previsions-fmi-2022-inflation
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3 – LE CONFLIT EN UKRAINE CHAMBOULE L’AGENDA DU G20 A WASHINGTON
(Boursorama, AFP)

Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 sont réunis mercredi dans l’ombre de la guerre en Ukraine, qui risque de paralyser les discussions et compromettre tout progrès sur la mise en œuvre du cadre commun pour restructurer la dette des pays les plus pauvres.

C’est la première fois que les grands argentiers du G20 se retrouvent depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février.

Ils s’étaient quittés à Djakarta, en Indonésie, le 18 février, quelques jours avant le déclenchement de l’offensive russe, sur une promesse de se coordonner pour une reprise mondiale « plus forte ».

L’offensive russe a considérablement assombri les perspectives, aggravant l’inflation et provoquant une crise alimentaire.

L’Indonésie, qui préside le G20, a répété qu’elle resterait impartiale après les appels pressants à exclure la Russie des réunions du groupe des vingt grandes économies mondiales dont les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, le Japon, la France et l’Allemagne.

Mais certains ministres dont la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen et son homologue français Bruno Le Maire ont décidé de manifester leur mécontentement en boycottant une partie des sessions mercredi.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/le-conflit-en-ukraine-chamboule-l-agenda-du-g20-a-washington-cf3ab4e7fb899a61765daaa8ef5ab058


DEFENSE ET SECURITE

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Les armées françaises conduisent des phases d’anticipation, à cause à la fois des retours d’expérience et des prospectives à court, moyen et long terme, notamment en ce qui concerne les approvisionnements, et les effets de masse à attendre d’un renforcement de moyens de défense appropriés, tels les cyber, et les PPT.

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1 –   ARMEEE DE TERRE : NEXTER REUNIT SES PARTENAIRES INDUSTRIELS DU PROGRAMME SCORPION SUR SON SITE DE ROANNE
(OPEX 360, Laurent Lagneau)

Pour les acteurs de la Base industrielle et technologique de défense [BITD] française [voire européenne], le contexte actuel n’incite pas à l’optimisme. À peine commençaient-ils à se remettre des difficultés provoquées par la pandémie de covid-19 qu’ils doivent désormais faire face aux conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, dont le renchérissement du coût du l’énergie, les difficultés d’approvisionnement en matières premières [comme le titane et l’acier, par exemple] ou encore la pénurie persistante de semi-conducteurs. Ce qui risque de donner lieu à des retards dans les livraisons ainsi qu’à des surcoûts…

Et comme cela ne suffisait pas, il leur faut aussi composer avec le projet de « taxonomie » qui, porté par la Commission européenne, prévoit – pour le moment – de classer les industries de l’armement parmi les activités « socialement nuisibles ». Et cela aurait pour effet de compliquer leur financement par les banques. À l’heure où la plupart du Vieux Continent ont fait part de leur intention d’augmenter significativement leurs dépenses militaires, une telle épée de Damoclès sur les industriels européens ne pourrait que profiter à leurs concurrents [notamment américains], qui n’ont pas à affronter de telles difficultés.

Retrouvez la totalité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2022/04/19/armee-de-terre-nexter-reunit-ses-partenaires-industriels-du-programme-scorpion-sur-son-site-de-roanne/

OPEX360 est répertorié dans la rubrique REVUES ET LETTRES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

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2 – RETEX : LA GUERRE EN UKRAINE FAIT LA DEMONSTRATION DE NOTRE MANQUE DE MASSE
(Lignes de défense, Philippe Chapleau)

La guerre en Ukraine constitue une, très attendue, source d’informations sur l’armée russe ; elle offre de quoi ravir tous les spécialistes occidentaux du renseignement sur les capacités avérées des forces « colossales » héritières de l’Armée rouge.

Mais ce conflit interétatique conventionnel s’avère être aussi un bon moyen de confirmer les hypothèses récentes sur le combat dit de haute intensité. L’enjeu pour l’armée française, comme le martèle le chef d’état-major des armées, le général Burkhard, est d’être « prêt à aller à l’affrontement si nécessaire » et d’accepter des engagements majeurs face à des adversaires d’un calibre égal, voire supérieur, au nôtre.

D’où l’observation attentive du déroulement des opérations en Ukraine et, par exemple, du recours intense aux drones et aux moyens cyber. D’où une réflexion sur la vulnérabilité des postes de commandement au ciblage électromagnétique et sur la problématique de la logistique du fait des engagements humains et matériels massif puisqu’en Ukraine, « on a affaire à des volumes exceptionnels à commander et à soutenir », explique un officier français du Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC).

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/04/18/retex-la-guerre-en-ukraine-fait-la-demonstration-de-notre-ma-22984.html

LIGNE DE DEFENSE est répertorié dans la rubrique REVUES ET LETTRES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

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3 – CONTRATS EN CASCADE A LA SIMMT
(HOME FOB, Nathan Gain)

En seulement quelques jours, la Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT) a rendu officiels plusieurs contrats d’acquisition et de maintien en condition opérationnelle pour un total de 580 M€. Dont un marché majeur pour le soutien en service de la flotte de porteurs polyvalents terrestres (PPT).

442 M€ pour le soutien des PPT

Cette dizaine de contrats notifiés entre novembre 2021 et mars 2022 ont seulement été diffusés la semaine dernière par la SIMMT. Parmi ceux-ci, le principal reste celui relatif au soutien en service des camions PPT (MSS PPT) de l’armée de Terre. Un contrat attribué le 17 mars à l’entreprise italienne IVECO Defence Vehicles, co-traitant du marché avec la société française Soframe.

Adopté depuis une décennie pour le soutien des parcs de VBCI, Leclerc ou encore des canons CAESAR, le marché type MSS se caractérise par sa souplesse contractuelle et une plus grande implication des industriels. La durée et l’ampleur de ces marchés varient d’un parc à l’autre, mais ceux-ci comprennent généralement la fourniture forfaitaire des pièces de rechange, la réparation des équipements et la veille des obsolescences.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.forcesoperations.com/contrats-en-cascade-a-la-simmt/


TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES 

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ESPRIT SURCOUF vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité.

Roumanie : un détachement néerlandais dans le battlegroup français à l’été
(HOME FOB, Nathan Gain)

Les Pays-Bas vont à leur tour intégrer le groupement tactique « Tiger » créé en Roumanie suite à l’invasion russe de l’Ukraine et placé sous commandement français. Les militaires néerlandais participeront à renforcer le flanc oriental de l’OTAN au moins jusqu’en 2023.

Les Pays-Bas comptent envoyer 200 militaires en Roumanie dans le courant de l’été. Ils seront stationnés à Cincu, dans le centre du pays. Le mandat court pour une durée de 12 mois, soit trois rotations successives de quatre mois.

« Cette unité contribue à la dissuasion de l’OTAN par sa présence en Roumanie et les exercices qui y sont menés. Les militaires peuvent agir rapidement pour protéger l’espace de l’OTAN si nécessaire », annonce la Défense néerlandaise.

Ce détachement de la taille d’une compagnie sera issu de la 11ème brigade aéromobile. Environ 150 bérets rouges sont déjà présents en Roumanie depuis le 28 février, où ils s’entraînent aux côtés des militaires roumains et américains. Leur présence a été prolongée jusque fin avril.

Le contingent attendu à l’été fera partie du groupement tactique « Tiger » mené par la France et composé, selon la Défense néerlandaise, de 900 militaires. Ils pourraient être précédés par 85 militaires du génie déployés dès le mois prochain. Leur mission durant six mois ? Préparer les infrastructures nécessaires à l’accueil des différentes unités, tant hollandaises qu’étrangères.

Décorrélé du groupement conduit par la France, le déploiement de sapeurs reste néanmoins « soumis à la planification française et au besoin potentiel d’une capacité de génie », explique le ministère de la Défense.
https://www.forcesoperations.com/roumanie-un-detachement-neerlandais-dans-le-battlegroup-francais-a-lete/


L’Europe renforce sa législation sur le numérique, Apple double ses dépenses en lobbying à Bruxelles
(Le portail de l’IE, Arnaud Sers)

Alors que la semaine dernière fut l’occasion de démontrer la capacité des Européens à agir vite et de manière solidaire pour poser les bases d’une réglementation des géants du numérique (les gatekeepers) avec l’adoption du Digital Market Act, les manœuvres de lobbying et d’influence des GAFAM pour rogner le texte sont plus fortes que jamais en 2022.

Tentatives pour améliorer leur image en Europe, rencontres entre les membres de la direction de la Commission européenne et les représentants des leaders du numérique (américain d’abord, mais aussi chinois), tentatives pour diluer les textes… Autant d’actions mises en œuvre par les GAFAM à la Commission européenne entre 2021 et 2022 alors que l’agenda législatif européen a été plus chargé que jamais, en particulier dans le secteur du numérique, actions qui se traduisent par une explosion des dépenses en lobbying du géant du secteur. 

Les déclarations au registre de transparence de l’UE peuvent sembler être des outils obscurs, mais permettent de constater l’explosion des actions de lobbying des GAFAM entre mars 2021 et mars 2022.

Si Apple est l’exemple le plus emblématique en doublant son budget d’influence à la Commission européenne, qui passe de 3,5 millions d’euros en 2019 et 2020, à 7 millions entre 2021 et 2022, ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Les GAFAM américains investissent pas loin de 100 millions d’euros dans les actions d’influence à la Commission européenne et emploient 1452 personnes pour des actions d’influence à Bruxelles. Ainsi, Google a investi 6,5 millions, suivi par Facebook (5,5 millions) Microsoft (5,5 millions) puis par Amazon (3,5 millions). Dans les grands mécènes de l’Europe, on peut encore retrouver Vodafone, Qualcomm ou IBM…
https://portail-ie.fr/analysis/4043/leurope-renforce-sa-legislation-sur-le-numerique-apple-double-ses-depenses-en-lobbying-a-bruxelles


Après la fin de Barkhane, le Sahel à l’épreuve du conflit en Ukraine
(Revue Conflits, Catherine Van Offelen)

Au Sahel central, l’annonce du retrait partiel de l’opération militaire française Barkhane laisse la région face à des défis sécuritaires majeurs dans le contexte d’une progression des groupes armés terroristes dans la région et d’une recrudescence des attaques. À ces incertitudes s’ajoutent les possibles répercussions dans la région de la récente offensive russe en Ukraine, l’attention de la France et de ses alliés européens ayant pivoté vers l’est de l’Europe au détriment de l’Afrique. Importateur de matières premières agricoles et énergétiques, le Sahel subit en outre une hausse des prix importante avec un risque de contestation sociale et de détérioration sécuritaire à la clé.

Huit ans après son lancement, en août 2014, dans la continuité de l’opération Serval au Mali, Barkhane va bientôt s’achever sous sa forme actuelle[1], signant la fin de la plus importante opération extérieure française du XXIe siècle. En 2013, la France était intervenue pour enrayer la progression d’une colonne de près de 600 véhicules de rebelles touaregs et islamistes armés menaçant la capitale Bamako et avait ensuite mis sur pied une vaste opération régionale, Barkhane, déployant jusqu’à 5 100 soldats pour lutter contre les franchises locales d’Al-Qaïda et du groupe État islamique au Sahel.

Fin de l’opération Barkhane au Sahel et retrait des troupes françaises au Mali
https://www.revueconflits.com/apres-la-fin-de-barkhane-le-sahel-a-lepreuve-du-conflit-en-ukraine/


PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

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Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité

Décret n° 2022-520 du 11 avril 2022 fixant les contingents de croix de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de l’ordre national du Mérite à l’occasion du 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045545714

Ordonnance n° 2022-533 du 13 avril 2022 définissant la nature, les conditions et les modalités d’octroi par le Gouvernement de privilèges, immunités et facilités à des organisations internationales, des agences décentralisées de l’Union européenne et à certaines associations ou fondations
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045570469

Décret n° 2022-539 du 13 avril 2022 relatif à la compensation carbone et aux allégations de neutralité carbone dans la publicité
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045570611

Arrêté du 5 avril 2022 relatif à l’expérimentation d’une signalisation routière d’information relative à la règle du corridor de sécurité
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045570824

Arrêté du 12 avril 2022 désignant les mesures de transformation des états-majors, directions, services et établissements publics relevant du ministère des armées ouvrant droit aux dispositifs indemnitaires d’accompagnement
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045582372

Décret n° 2022-557 du 14 avril 2022 modifiant diverses dispositions relatives aux sapeurs-pompiers
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045590826

Décret n° 2022-561 du 16 avril 2022 portant application au ministère de l’Europe et des affaires étrangères de la réforme de la haute fonction publique et modifiant le décret n° 69-222 du 6 mars 1969 relatif au statut particulier des agents diplomatiques et consulaires
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045592729



Bonne lecture et rendez-vous le vendredi 06 mai 2022
avec le n°189

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