70 JOURS SOUS LES MERS…

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Richard Labévière (*)
Journaliste


Cela ressemble à un roman de Jules Verne. Cela a la saveur d’un roman de Jules Verne. Mais cela est bien réel, tout à fait réel ! Ce témoignage de l’un de nos grands commandants de SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) constitue un véritable événement éditorial  pour essentiellement trois raisons : 1) très factuellement et sans affect ni parti pris, il restitue les fondamentaux nationaux et géopolitiques de la dissuasion nucléaire ; 2) il nous fait partager le quotidien opérationnel d’une mission de 70 jours sous les mers, des nécessités du commandement et de la culture d’équipage ; 3) ce grand reportage nous livre justement, avec élégance et modestie, la « météo des hommes », c’est-à-dire, le vécu – contraintes, difficultés et joies – des marins qui assurent notre défense au large, sous toutes les mers du monde. Avec une plume périscopique des plus sûres, ce livre nous embarque en mission.

L’auteur, l’amiral François Dupont, n’est pas un perdreau de l’année. Il a d’abord été commandant de sous-marins d’attaque, avant d’armer et de prendre le commandement du sous-marin de nouvelle génération Le Triomphant. Il a ensuite dirigé l’enseignement militaire supérieur, l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et le Centre des hautes études militaires (CHEM). Il est grand officier de la Légion d’honneur. Alliant les plus hautes qualités professionnelles et humaines, c’est – comme dirait Hubert Lyautey – un « grand chef ».

L’héritage du général De Gaulle
Préambule incompressible, au-delà de toute considération idéologique et géopolitique – François Dupont nous dit: « en vérité, nous sommes tous les enfants d’une même histoire, celle qui, au mitan du XXème siècle, à l’issue d’une guerre qui coûta la vie à 50 millions de civils et de soldats, partagea le monde en deux blocs ennemis – l’Ouest et l’Est. Pour ne pas risquer d’être détruits par celui d’en face, ces deux ennemis ont inventé le concept le plus paradoxal au monde : la dissuasion nucléaire. L’arme vouée à n’être jamais dégainée, car elle réduirait à néant celui qui tirerait le premier comme celui qui riposterait. ‘Tu peux me faire disparaître de la carte, mais attention, si tu le fais, je peux, en représailles, t’arracher moi aussi plus qu’un bras ou une jambe. Alors, pèse ton gain ! Tel est le message de la dissuasion nucléaire. On peut dénoncer les milliards que coûte à nos pays cette surenchère de puissance en vue d’une bataille qui n’aura jamais lieu. Ou, au contraire s’en féliciter : si le prix à payer est lourd, la paix qui en résulte à cette seule condition ne vaut-elle pas tous les sacrifices ? ». Un pari pascalien qui s’enracine dans un passé historique douloureux, sinon tragique.

Amiral François Dupont : Commandant de sous-marins – Du Terrible au Triomphant, la vie secrète des sous-marins. Editions Autrement, octobre 2019.

L’effondrement de mai 1940. Le 14 juin, les troupes hitlériennes défilent dans Paris. Ecartée en 1945 à Yalta et à Postdam des tables de négociations, notre pays va recouvrer l’intégralité de sa dignité grâce au général de Gaulle, au point d’accéder au statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU), issue de l’adoption de la Charte de San Francisco, le 26 juin 1945. François Dupont : « cette renaissance de ses cendres, c’est en partie à l’arme nucléaire que la France la doit. Et si elle fait désormais entendre sa voix pour contribuer à asseoir la paix dans le monde, elle le doit aussi à ses SNLE, du Redoutable en 1972 au Triomphant d’aujourd’hui. Voilà ce qui occupe mes pensées, et j’aime à me souvenir que le général de Gaulle, homme profondément religieux, si respectueux de la vie des hommes, partageait la certitude qui m’habite ».

Certes Amiral, mais allons plus loin : la dissuasion nucléaire s’est d’autant imposée comme une contrainte géopolitique « objective », qu’hormis les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies – Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume uni et France, tous puissances nucléaires -, le Pakistan a également fabriqué sa propre bombe atomique grâce à des transferts américains de technologies pour faire pièce à l’Inde qui avait conçu la sienne avec l’aide de l’URSS. Grâce aux dirigeants de la IVème République française, Israël a installé – à partir de 1957 – sa centrale atomique dans le désert du Néguev, à 13 km au sud-est de Dimona et à 20 km à l’ouest de la Mer Morte, à 25 kilomètres à l’ouest de la Jordanie, à 75 kilomètres à l’est de l’Égypte, et à 85 kilomètres au sud de Jérusalem. Le site comprend non seulement une centrale nucléaire, mais encore d’autres installations essentielles au développement du programme nucléaire  israélien qui alignerait aujourd’hui quelques 300 têtes. Pour les autorités de Tel-Aviv, le nucléaire militaire est demeuré un tabou qui relève plus de la doctrine stratégique que du secret technique : en dépit du témoignage d’un ex-agent – Mordechai Vanunu – en 1986, les  divers sites nucléaires israéliens sont encore aujourd’hui officiellement  secrets.

La dernière péripétie de la dissuasion est plus récente : le 8 mai 2018, le président américain Donald Trump annonce le retrait des Etats-Unis de l’accord de Vienne du 14 juillet 2015 sur le nucléaire iranien, ainsi que le « niveau le plus élevé de sanctions économiques possibles » à l’encontre de Téhéran. Dommage, parce que cet accord – ayant demandé plus de quinze ans d’âpres négociations en format 5 +1 (cinq permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne) convenait bien aux pays européens, d’autant qu’il était placé sous le contrôle permanent de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique).

Et le ministre iranien des Affaires étrangères n’avait pas complètement tort en disant : « nous cherchons à sanctuariser la sécurité de notre pays après une guerre extrêmement meurtrière avec l’Irak de Saddam Hussein (1980-1988), à l’époque soutenu par les pays occidentaux, notamment dans l’usage d’armes chimiques. En fait, les Iraniens d’aujourd’hui cherchent à faire ce que le général de Gaulle a fait pour la France dans les années soixante ».

Quatre SNLE


Bien calé au fond de sa forme, reposant sur sa ligne de tins,  Le Triomphant va être mis en eau : 138 mètres de longueur – 18 de plus qu’un terrain de foot -, 13 000 tonnes, près de deux fois la tour Eiffel.

« Central, chassez dix secondes aux ballasts 1 et 6 ». 
Immenses réservoirs situés le long du bateau entre sa coque épaisse et sa coque mince, les ballasts contiennent de l’air en surface et de l’eau en plongée.        
« Bâtiment déséchoué ».                                                                             
Le Triomphant accepte de pivoter. Ne reste plus qu’à le glisser dans le port – retenir cette masse, la guider. Les moteurs des remorqueurs hurlent, toute leur puissance en arrière. Nous voilà partis. Nous n’avons rien senti. Les hommes passent les aussières[1], signal du départ de l’île Longue.
François Dupont : « debout sur le massif, bien calé contre le garde-corps, je regarde la côte défiler, savourant avec mon bateau la liberté retrouvée. A tribord, la silhouette familière du Petit Minou, le phare qui depuis cent cinquante ans surveille l’entrée de la rade de Brest, annonce notre sortie du Goulet et notre entrée dans l’océan ». A quelques milles devant, la frégate Latouche-Tréville monte la garde, prête à s’interposer au moindre danger. Plus loin encore, en éclaireur le SNA (sous-marin nucléaire d’attaque) Saphir – en plongée profonde – ouvre la route, veillant à ce que nul visiteur indiscret ne se rapproche du Triomphant pour en espionner les caractéristiques, ou pire, lui porter atteinte.

Pendant 70 jours, il s’agit d’assurer la sécurité de la France, et de dire au monde que notre pays n’entend pas déroger à son rang. Quittant la surface pour rejoindre les abysses, l’ordre est de demeurer un peu plus de deux mois sans jamais revoir le soleil, sans donner signe de vie, sans être repéré. Destination ? Nulle part ! La mission ? Se tenir prêt !

Le SNLE Triomphant est bien davantage qu’un sous-marin. C’est une base de lancement de missiles, qui a pour vocation de se dissimuler au fond de l’eau soixante-cinq jours durant. Et le feu qu’il porte à son bord équivaut à des centaines de fois celui de Little Boy, la bombe A, larguée le 6 août 1945 sur Hiroshima.

Candidate à la magistrature suprême en 2007, Madame Ségolène Royal s’était pourtant laissée prendre en flagrante ignorance du nombre et des missions des SNLE… Pas brillant pour un aspirant à la fonction présidentielle, dont l’un des pouvoirs suprêmes s’exerce justement sur notre dissuasion nucléaire. Afin d’assurer sa permanence à la mer, notre pays dispose de quatre SNLE. Ils sont armés de 16 missiles nucléaires, initialement de la classe M-20 (3000 kilomètres de portée), puis de la classe M-4, d’une portée de 4 à 5000 kilomètres, enfin du fameux M51 (missile balistique mer-sol français, dont l’ogive contient six têtes nucléaires ayant chacune une trajectoire différente)..

François Dupont : « il est un rituel qui appartient à tous les commandants et nous est particulièrement cher : l’écriture des ordres pour la nuit. La journée terminée, avant de rejoindre ma bannette (ndlr : couchette), c’est au PCNO que je viens m’installer pour l’accomplir. J’y dispose d’un siège que me réserve une règle tacite. Situé dans la partie centrale, légèrement en surplomb mais aussi en retrait, il symbolise ma fonction ». Le PCNO est le saint des saints du bateau, son cerveau. Ici aboutissent les millions de terminaisons nerveuses de ce cétacé géant – des dizaines de consoles et centaines de points lumineux qui en disent à chaque seconde l’état du fonctionnement, toujours sous haute surveillance.

Quittant la surface pour rejoindre les abysses, l’ordre est de demeurer un peu plus de deux mois sans jamais revoir le soleil. Photo marine nationale

Le drame du KourskAvec cent onze hommes réunis dans un espace étroit – Le Village – où s’imbriquent un million de pièces, l’accident peut venir de partout et tourner à la catastrophe à la première erreur, la moindre hésitation. François Dupont : « au village, chacun a son rôle prédéfini. Pompier, chef d’équipe, brancardier… Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Le feu et la fumée, nos pires ennemis dans cet espace clos, donnent matière à quantité de simulations ». Au village, la règle nécessite avant tout de rester vigilant, à toute heure du jour et de la nuit.

Ayant rappelé les deux tragédies de La Minerve (27 janvier 1969) et de l’Eurydice (4 mars 1970), l’amiral-écrivain nous livre sa lecture du drame du Kursk – sous-marin nucléaire russe de type Oscar qui appareille le 12 août 2000 pour prendre part à un exercice en mer de Barents. Le jour même, une première explosion est enregistrée par les sismographes. Elle provient du Kursk, qui est, deux minutes plus tard, le siège d’une deuxième explosion.

François Dupont : « l’impossibilité pour les bâtiments de surface d’entrer en contact avec le sous-marin conduit les autorités russes à conclure à un accident grave ayant entraîné le sous-marin vers le fond, soit une immersion de 110 mètres dans cette partie de la mer de Barents. Un certain nombre d’hommes ont survécu aux explosions, qui se manifestent en frappant sur la coque des coups parfaitement perceptibles en surface. La thèse qui sera, avec le temps, implicitement reconnue par les russes eux-mêmes, est celle de détonations engendrées par l’explosion d’une torpille à ergol liquide. Vingt-trois marins se sont réfugiés dans l’un des compartiments arrière et, pendant quelques jours, le monde entier va suivre les opérations de sauvetage. Elles n’aboutiront malheureusement pas, malgré l’aide proposée dès les premières heures de l’accident par les Britanniques et les Norvégiens, seuls capables à cette époque de surmonter les grandes difficultés d’une telle opération. Mais les Russes n’admettront que trop tard que cette assistance leur était indispensable ».

Compte rendu factuel et sobre qui nous épargne les habituelles salves lâchées sur le Kremlin malgré la fin officielle de la Guerre froide ! Elégance, effectivement d’une douleur partagée par tous les gens de mer, tellement différente des vociférations anti-russes d’un ami d’enfance perdu – Marc Dugain – qui a consacré un « roman-réquisitoire » à ce drame du Kursk. La presse de l’époque ne fut pas en reste, crachant aussitôt tout son venin antisoviétique ressurgi d’une autre époque ; autant de symptômes éclairant à l’envi pourquoi les pays occidentaux – au premier rang desquels les Etats-Unis – furent incapables d’instaurer un nouveau système de sécurité collective en Europe après la chute du Mur de Berlin…  

Le Pacte de Varsovie fut démantelé, tandis que Washington poussait les anciens pays de l’Est à rejoindre l’OTAN !

La cabane


Aucun sous-marinier, aucun marin ne peut être indifférent à ce qui est arrivé à leurs homologues du Kursk. Autant de considérations ouvertes qui accompagnent gestes et réflexions de certains techniciens du bord. Lors de chaque embarquement, l’auteur de ces lignes est toujours admiratif de la variété des métiers en action – une quarantaine – et, aussi de cette soif de toujours apprendre. En mer plus qu’ailleurs, on est toujours frappé par cette joie spinoziste de la connaissance… François Dupont : « louée la Marine qui s’y entend à repérer, accompagner et hisser ceux qui le méritent ».  

Crédit :
Photo Marine Nationale

Retour au réel : le jour attendu de milieu de mission est arrivé ! François Dupont : « ce franchissement du col, ce retournement de sablier, porte le nom de ‘cabane’ chez les sous-mariniers. Mais notre cabane à nous n’est pas en bois et n’évoque ni forêts, ni écureuils. Dans le jargon marin, le verbe ‘cabaner’ signifie chavirer : mât sous l’eau, quille en l’air, le bateau a fait le grand tour, de même que notre sablier, aujourd’hui. Désormais, chaque journée nouvelle nous rapproche du retour, au lieu de nous éloigner de l’appareillage. Cette grande fête, chacun la rêve depuis des semaines avant le départ ». Et, cette année, le milieu de la patrouille coïncide peu ou prou avec Noël (J-37).

Le reportage de l’amiral Dupont est exemplaire, non seulement parce qu’il restitue la vie quotidienne à bord des SNLE, mais aussi parce qu’il ponctue son récit d’une vingtaine d’encadrés clairs et pédagogiques, de cultures sous-marinières et plus généralement maritime[2] dans ses multiples composantes.

Cette maïeutique très particulière restitue aussi une psychologie, sinon une forme tout aussi spécifique de savoir-vivre :

« J’ai préféré venir te chercher. Je ne voudrais pas que tu te perdes en venant à l’arrière tout seul, depuis le temps qu’on ne t’y a pas vu… ».

François Dupont : « cette boutade mille fois répétée appartient au folklore séculaire des bateaux. Tant qu’il y aura des bateaux, il y aura ceux de l’arrière et ceux de l’avant. Les ‘bouchons gras’ et les seigneurs du pont. Ceux qui font tourner l’hélice, dans la chaleur suffocante de la machine ; ceux qui, du haut de la passerelle, fouettés par le vent ou à l’abri d’une verrière panoramique, donnent les ordres. Ceux qui sont en combinaison de travail ; ceux qui sont en grand uniforme. Pour l’occasion, j’ai troqué ce matin ma tenue habituelle contre une combinaison ignifugée. Ceux de l’arrière vont rarement à l’avant, et réciproquement ».

Plus loin : « voir surgir un mécanicien à la passerelle surprend toujours, de même qu’un transmetteur s’aventurant du côté des machines passe pour s’être égaré. A bord, chacun reste chez soi ».

De ce folklore et de ces légères moqueries affleure toujours une extrême politesse, une façon aux marins – bien à eux – d’exprimer que par-delà la rationalité des procédures et protocoles, ils restent des êtres humains, très humains.

Tendresse fraternelle


Comme nous l’a souvent rappelé l’amiral Yves Joly – 40 ans de marine dont 20 ans embarqués, ancien préfet maritime de Méditerranée -, « les marins ne sont pas monomaniaques, exclusivement concentrés sur les mers et les océans. Leur mission accomplie, ils reviennent toujours au port, à terre… ».

François Dupont : « revenir dans la vie d’avant demandera de la patience. Nous nous croyons les héros de la mer, mais les vraies héroïnes nous attendent de l’autre côté de la baie. Sans nouvelles de nous depuis soixante-neuf jours, commandants sans casquette ni galon, elles ont fait face, seules, aux petites risées du quotidien comme à ses plus forts coups de vent, dont nous ignorons encore tout. Nous devrons humblement réapprendre à tenir notre place auprès d’elles, sans impatience ni précipitation – si tant est qu’elles veuillent encore de nous ».

Et cette « tendresse fraternelle », sans laquelle ne peut pas tourner le bateau, se retrouve dans toutes les choses de la vie. C’est en tout cas l’un des enseignements de ce grand reportage du fin fond des mers : à l’anatomie des qualités professionnelles et humaines d’un pacha, il ajoute justement quelques secrets de l’art du commandement. Les derniers mots de l’amiral François Dupont sont éloquents : « sans transcendance, il n’est pas de commandement ». Dont acte ! Merci pour ce grand livre, et nos respects Commandant !   

Bonne lecture, avec une pensée particulière pour les quelques milliers de marins français qui assurent notre sécurité au large, sous et sur mer, dans les airs et sur terre.

Le livre de l’Amiral Dupont est dans la rubrique LIVRES.

(*) Richard Labévière est rédacteur-en-chef du site « Proche et Moyen-Orient ». Il a été rédacteur-en-chef à TSR (Télévision Suisse Romande) et à RFI (Radio France Internationale). Il a aussi assuré la rédaction en chef de la revue Défense de 2003 à 2011. Il exerce depuis 2010 comme consultant en relations internationales et en question de Défense et Sécurité. Il écrit dans le mensuel « Afrique Asie » et est vice-président d’Espritcors@ire. Il est officier de réserve opérationnelle de la Marine nationale.
Son prochain ouvrage « Reconquérir par la mer » paraitra ce mois-ci aux éditions Temporis.

Le site « Proche et Moyen Orient » http://prochetmoyen-orient.ch/ est répertorié dans la rubrique Revues et Lettres de la “Communauté Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité” d’Espritsurcouf.  

Bonne lecture et rendez-vous le 10 février 2020
avec le n°131 d’ESPRITSURCOUF

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