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« Notre armée aujourd’hui.»
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Pour la Cour des comptes, et dans le contexte contraint qui est celui du monde, de l’Europe et de la France, les questions budgétaires afférentes aux dépenses de l’Etat pour ce qui est des armées relève désormais d’un objectif de réponse à des menaces inédites. Face à une véritable compétition militaire, mais également civile et économique, c’est une défense stratégique dont l’analyse nous interroge fortement sur la révision nécessaire de la Loi de programmation militaire, dont l’échéance est éloignée de plus de trois ans aujourd’hui. Or, les nouveaux besoins en hommes, en matériels, en technologies n’ont pas été programmés. Si la pandémie a pu « cacher » certaines nécessités, il n’en demeure pas moins que les risques demeurent dans une fragilisation évidente de la LPM. Les questions liées directement à la compétence, mais également la suffisance des équipements, doivent constituer un nouvel enjeu dans la construction non seulement de la LPM, mais également en tenant compte absolument des nouvelles menaces et des données majeures qui nous assaillent. Plus que jamais l’anticipation amène à choisir. Ces choix stratégiques, liés à la condition géopolitique, impactent fortement et les décisions, et ce qu’il faudra investir pour les réaliser.

André Dulou (*)

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Au moment où les auteurs tentent de tirer des leçons d’un conflit né il y a à peine trois mois, il est question de budget, d’augmentations, de diminutions, de matériels, d’innovations, mais également de cette « haute intensité », qui rappelle bien des faits de cette histoire que l’on enseigne aux militaires, et aux autres, et qui semble se répéter. Certes, la France possède une armée solide, un « outil de défense » propre à assurer ce que les différents apports, textuels, organisationnels, structurels, matériels nomment « initiative stratégique ». Certes également, la volonté, la détermination à défendre, ce que le général de Gaulle cite comme « l’Esprit de Résistance », présente, tant au sein de la population que dans les motivations que l’on décèle au sein des relations entre le commandement et la base, traduites sans aucun doute dans les rapports sur le moral, sont bien présents au sein des forces, qu’elles soient d’active, de réserve, ou/et, par anticipation, chez les futures recrues.

Il n’en demeure pas moins que des signaux apportent avec eux des inquiétudes, qui paraissent fondées. Un nouveau ministre, qui a porté l’uniforme, va-t-il écarter notre budget des armées de la culture de variable d’ajustement ?

Mais il y a bien plus angoissant, à examiner ce qui se passe en Ukraine. La haute intensité, dont il est capital de tenir compte, avec le concept développé par le chef d’état-major des armées, son anticipation, et les conditions d’une défense élargie à la fois à l’espace et aux menaces « cyber », doivent nous inciter à cette vigilance spécifique, qui est, tout simplement, militaire.

L’autre question que l’on doit se poser également est de comprendre que notre armée doit s’adapter à la fois aux conflits asymétriques et à la haute intensité, tout en conservant l’appui qu’elle offre à l’intérieur.

Quand on sait que la faculté d’adaptation des militaires est une capacité professionnelle dont le niveau élevé compte dans l’évaluation de chacune et de chacun, on doit considérer que les recrutements, les formations, l’exercice même du métier des armes, revêtent le caractère global que l’on prête à l’esprit de défense.

 

Les articles cités ci-dessous nous offrent des analyses d’une grande valeur : bonne lecture.

 

👉 ARMEMENT, LOGISTIQUE, CYBERDEFENSE … CE QUE LA GUERRE EN UKRAINE NOUS APPREND SUR L’ARMEE FRANÇAISE

(France-Info, Miren Garaicorchea)

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La France est préparée pour des conflits asymétriques, mais pas pour une guerre inter-étatique comme celle qui oppose la Russie à l’Ukraine. Des experts analysent ce que le conflit révèle de nos armées et des défis qui les attendent.

A 1 300 km de l’Hexagone, les combats font rage. L’attaque russe contre l’Ukraine, lancée en février, a provoqué un électrochoc au sein de l’Otan. Depuis trois mois, les alliés occidentaux de Volodymyr Zelensky, dont la France, fournissent armes et équipements en nombre à Kiev. Aucun n’envoie cependant de troupes sur le terrain, de peur que le conflit ne devienne frontal avec Vladimir Poutine.

>> Guerre en Ukraine : suivez la situation en direct

Si la France entrait directement dans une guerre « à haute intensité », elle pourrait compter sur le soutien de ses alliés militaires et, en dernier recours, sur la dissuasion nucléaire. Sans être « la plus probable », cette hypothèse extrême « ne peut plus être exclue », prévenait un rapport de l’Assemblée nationale sur la préparation à la haute intensité publié une semaine avant l’invasion russe de Ukraine. La France doit se préparer à tous les scénarios. C’est ce que s’accordent à dire les experts interrogés par franceinfo. Ces spécialistes de la défense ont décortiqué ce que le conflit en Ukraine nous apprend de nos armées.

Une « masse » insuffisante en cas de conflit à haute intensité

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Chars, blindés, hélicoptères… La guerre en Ukraine engloutit les équipements lourds par centaines. Moscou a perdu à ce jour plus de 670 tanks, une quarantaine d’hélicoptères et près de 120 avions, selon le blog spécialisé Oryx (en anglais) recense les véhicules russes détruits, abandonnés ou capturés par les forces ukrainiennes. 

La France est loin de disposer d’autant de matériel, selon un rapport de l’Institut français des relations internationales (Ifri) consacré à la « masse dans les armées françaises ». Entre 1991 et 2021, le nombre de chars a été divisé par 6 (222 chars contre 1 349 il y a 20 ans), les avions de combat par 2,7 (254 contre 686). Les effectifs militaires sont en outre deux fois moins nombreux (203 000 contre 453 000), les réservistes, dix fois moins nombreux (41 000 contre 420 000).

Le rapport parlementaire publié en février pointe aussi un potentiel problème de stock de certaines munitions, dont la durée de vie est de dix ans. Pour reconstituer un stock de missiles, par exemple, il faudrait parfois compter jusqu’à trois ans entre la commande et la livraison.

Une production de temps de paix, difficile à accélérer :

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« La France produit aujourd’hui en cadence de paix, garantie par l’arme nucléaire »
, note Léo Péria-Peigné, chercheur à l’Ifri, spécialiste de l’armement. En cas de guerre à haute intensité, ni les stocks ni les cadences de production ne seraient suffisantes. A titre d’exemple, « les 150 avions Rafale risqueraient de disparaître en une à deux semaines » s’ils étaient engagés dans un tel conflit.

Si la France devait produire en masse face à une attaque, plusieurs mois ou années seraient nécessaires, selon les modèles. « Dassault dépend de plus de 200 sous-traitants, dont certains ne produisent que certaines pièces, qu’ils sont les seuls à produire », illustre Léo Péria-Peigné. Sans compter les armes coproduites avec d’autres pays européens, comme l’hélicoptère EC665 Tigre, ou celles que le pays ne produit plus, comme les armes d’infanterie, achetées l’étranger.

De quoi rappeler au passage que l’argent demeure aussi le nerf de la guerre. Le budget 2022 de la défense française, hors pensions, s’élève à 40,9 milliards d’euros, selon le ministère de la Défense, en hausse de 8,5 milliards depuis 2017. La loi de programmation militaire promulguée en 2018 par Emmanuel Macron fixait l’objectif de porter le budget de la défense à 2% du PIB d’ici à 2025. Une cible dépassée dès 2020, selon la Banque mondiale, mais qui reste bien inférieure aux dépenses de la Russie, qui a consacré 4,3% de son produit brut intérieur à sa défense en 2020, de l’Ukraine (4,1%) et des Etats-Unis (3,7%).

« Pour renforcer les capacités d’armement de la France, recruter et fidéliser nos troupesil faut plus de budget », défend Patricia Mirallès, députée LREM de l’Hérault et corapporteuse de la mission dédiée à l’Assemblée nationale. « Le meilleur moyen d’éviter la guerre, c’est de s’y préparer, déclare l’élue. Même si nous ne partirions pas en guerre seuls. »

💻Pour accéder à la totalité de l’article : https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/armement-logistique-cyberdefense-ce-que-la-guerre-en-ukraine-nous-apprend-sur-l-armee-francaise_5120518.html

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Sur l’armée elle-même :

👉 ENQUETE – COMMENT L’ARMEE FRANÇAISE SE PREPARE AUX GUERRES DE DEMAIN

(Emile Sciences Po alumni, Romain Mielcarek)

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Dans les armées, on parle d’ « anticipation stratégique ». Une fonction à part entière qui vise à imaginer les risques et les menaces de demain pour préparer les forces à même d’y faire face. Un défi particulièrement complexe : alors que la nature et la variété des conflits évoluent toujours plus vite, les programmes d’armement s’étalent, eux, sur de longues décennies.

Dans les années 2040, des populations refusant d’être « pucées » se regroupent progressivement au sein de la « P-Nation », un pays sans territoire qui regroupe les apatrides et les pirates dans des villes flottantes. En 2042, ces marginaux prennent pour cible un lanceur Ariane œuvrant au déploiement de l’ascenseur spatial européen qui prend pied en Guyane. Des combattants pirates, soutenus et armés par une puissance hostile, fragilisent le contrôle des armées sur ce territoire, mettant en péril ce projet pharaonique, crucial pour l’économie européenne. Les militaires mobilisent des unités mixtes composées de marins, de commandos et de spécialistes de la cyberguerre pour traquer les petits groupes hostiles, capables de coupler insurrection dans la jungle et hautes technologies.

Cette vision de ce que pourrait être la guerre entre 2040 et 2060 a été proposée par la Red Team1, un collectif d’auteurs de science-fiction, d’artistes et de chercheurs qui ont été mandatés par le ministère des Armées pour imaginer les conflits de demain. L’idée, inspirée de pratiques états-uniennes, consiste à dire que militaires, industriels et fonctionnaires travaillant sur les questions de défense et de sécurité ont des esprits déjà trop formatés pour imaginer l’inimaginable. Un certain nombre de ces réflexions occupent en réalité déjà les esprits des prospectivistes.

Vers de nouveaux conflits entre puissances ?

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Pour décider de ce à quoi ressemblera l’armée du futur, il faut d’abord évaluer les menaces auxquelles elle devra faire face. Un exercice d’anticipation délicat dont tous ceux qui le pratiquent commencent par un avertissement : on ne sait pas de quoi demain sera fait. Une conviction s’impose tout de même chez de nombreux observateurs : les affrontements entre puissances pourraient redevenir une réalité, à plus ou moins court terme.

Pour les prospectivistes, le risque d’une poursuite des tensions avec la Russie et la Chine2, éventuellement jusqu’à des combats de haute intensité, est crédible. « Un conflit majeur n’est plus de la science-fiction », explique le colonel Rémi3, chef de section préparation de l’avenir au bureau Plans de l’état-major de l’armée de terre. « C’est plausible. À partir du moment où l’on imagine qu’il y a une telle menace, nous n’avons pas le droit de ne pas nous y préparer. La logique est de dire que dès maintenant, nous devons préparer nos armées à gagner la guerre à un horizon 2030 ou 2040. »

Au-delà des géants russe et chinois, les militaires s’inquiètent d’une prolifération des armes permettant un « déni d’accès ». Des missiles, notamment, qui empêchent l’accès à un territoire, réduisant les capacités de manœuvre des flottes occidentales. Ces technologies, de plus en plus accessibles, permettent à de plus en plus d’États de refuser les conditions du dialogue international tel qu’il s’est imposé au cours du XXe siècle : désormais, chacun a les armes pour faire entendre sa voix et contester celle des autres.

💻 Pour accéder à la totalité de l’article :https://www.emilemagazine.fr/article/2021/9/23/enquete-armee-de-demain#:~:text=Le%20combattant%20de%20demain%20sera,tactique%20et%20sur%20l’ennemi.

Sur les questions de l’innovation, de l’industrie, des conditions capacitaires :

👉 PREPARER LE FUTUR

(Défense, DGA)

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Pour faire la différence sur les théâtres d’opérations et à l’export, garantir la supériorité technologique et opérationnelle de nos armées, la France doit développer une force d’ingénierie et d’innovation.

Nos succès présents sont le fruit des investissements du passé.

Innover est vital pour la défense.

Innover est vital pour la défense. Vital au sens propre pour nos soldats qui doivent garder un « coup d’avance » pour faire la différence sur les théâtres d’opérations. Vital au plan économique pour permettre aux entreprises de gagner de nouveaux marchés et de faire face à la concurrence.

Pour la DGA, innover c’est trouver des réponses aux menaces de demain en y travaillant dès aujourd’hui. Pour cela la DGA investit chaque année près d’1 milliard d’euros dans des recherches et études technologiques. L’objectif est clair : découvrir les ruptures technologiques utiles aux équipements de demain, qu’elles soient d’origine militaire ou civile. Confiées à des laboratoires, des industriels et des PME, les travaux de recherche permettent aussi de maintenir la compétitivité de notre tissu industriel.

Innover c’est également savoir accélérer le passage de l’idée au produit en prenant des risques pour faire émerger de nouvelles solutions techniques et scientifiques. Enfin, l’innovation s’appuie sur l’excellente connaissance du tissu technique et scientifique national que la DGA entretient à travers son financement de la recherche.

Définir avec les armées les systèmes futurs

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La préparation du futur des systèmes de défense vise à doter la France des moyens nécessaires à sa politique de défense et de sécurité, avec le niveau d’autonomie souhaité dans le respect de ses engagements internationaux.

Pour préparer l’avenir, la DGA veille à la pérennité de la Base industrielle et technologique de défense (BITD), en développant des stratégies en matière de Recherche et de développement technologique (R&T) et de coopération.

Dans ce cadre, la DGA élabore avec l’État-major des Armées (EMA) une vision prospective de la menace, de son évolution à court terme et à long terme, et du système de défense.

Aux côtés des Armées, l’action prospective de la DGA vise à identifier les menaces auxquelles le pays risque d’être confronté dans les décennies à venir et à identifier les technologies nécessaires à la construction du système de défense de demain. Cette analyse prospective fournit des orientations pour la recherche de défense et permet de préparer les plans d’équipement des armées.

Les technologies de défense et de sécurité étant largement communes, la DGA apporte, tant au plan interministériel qu’au plan européen ses compétences en matière de recherche de sécurité, ses compétences techniques (sécurité des systèmes d’information, menaces chimique et bactériologique, drones, vulnérabilité face aux armes, traitement de l’information, armes à létalité réduite, etc.) et ses compétences méthodologiques (prospective, analyse capacitaire, définition du besoin et maîtrise d’ouvrage, etc.).

Générer et capter l’innovation

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L’orientation de l’innovation de Défense est mise en œuvre au ministère des Armées par l’Agence de l’innovation de Défense (AID), sous la responsabilité du Délégué général pour l’armement. L’AID fédère les initiatives d’innovation en assurant la coordination et la cohérence de l’ensemble des démarches d’innovation.

L’orientation de l’innovation s’inscrit dans le temps long comme dans le temps court. Elle porte sur l’identification des technologies émergentes, potentiellement porteuses de ruptures et sur les investissements structurants pour la préparation des futures capacités de nos forces armées. Elle porte aussi sur l’innovation proposée par les innovateurs du ministère (innovation participative) ou encore sur la réponse aux irritants immédiats des armées, la captation d’opportunités issues en particulier du secteur civil et l’introduction d’innovations d’usage.

Pour accéder à la totalité de l’article : 💻https://www.defense.gouv.fr/dga/nos-missions/preparer-futur


Sur les questions stratégiques et internationales :

👉 QUE NOUS APPREND LA GUERRE EN UKRAINE ? QUE LA DECONSTRUCTION DE « L’ORDRE DU MONDE » S’ACCELERE !

(Revue Conflits, Xavier Guilhou)

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La guerre en Ukraine témoigne de l’accélération de la déconstruction du monde. À l’affrontement ancien entre les Etats-Unis et la Russie, s’ajoutent une guerre économique et une guerre de l’énergie. De nouveaux acteurs montent en force, comme la Chine, l’Iran et la Turquie.

Comme l’écrivait Camus « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. Et justement la grande misère humaine … c’est le mensonge».  Le suivi de l’actualité sur la guerre en Ukraine ne nous épargne pas dans ce domaine… Joe Biden n’a pas fait dans la nuance à l’égard de Vladimir Poutine en le qualifiant de « boucher » et en insistant pour que son « indignation morale » serve de référence à une nouvelle « guerre juste » contre le mal. Les Russes ne sont pas en reste et entretiennent auprès des opinions publiques l’image d’un « Occident décadent » otage de « néoconservateurs américains affairistes »… Aucun des deux ne sortira gagnant de ce combat sur cette marche des empires régulièrement disputée depuis 1 000 ans entre occidentaux et orientaux …

Nous connaissons tous les vertus du « bouc émissaire » quand nous ne souhaitons pas traiter sur le fond une question vitale. Cette guerre en Ukraine est à ce titre assez éloquente des biais de représentation et des erreurs historiques qui ont été commises depuis 30 ans par toutes les parties prenantes le long de cet « intermarium » européen qui va de la Baltique au Monténégro. Chaque fois des populations sont prises en otage, avec un minimum de 3 à 6 millions de réfugiés, et toutes les atrocités propres aux guerres s’invitent sur nos écrans plasmas… Ce qui change c’est la singularité de la communication avec une virtualisation de plus en plus hystérique des situations sur le plan médiatique. Le « brouillard de la guerre » devient de plus en plus opaque et il est devenu difficile, même pour les experts, de prendre un peu de recul sur les évènements. Que pouvons-nous honnêtement décrypter au-delà le bruit ambiant ? Comment se situent les signaux faibles et les vrais marqueurs en termes de rapports de force ? Et que pouvons-nous percevoir des conséquences à terme de ce conflit ?

Personne ne sait véritablement, mais tout le monde commente

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Nous dissertons en flux continu sur une réalité pour laquelle nous n’avons pas d’informations fiables. Pourtant les dossiers sur la nature de ce conflit] et sur les occurrences de risques existent. Il est vraisemblable que tout ce qui est actuellement communiqué sur cette guerre d’Ukraine en termes de chiffrage morbide des victimes, de destructions civiles et d’évaluation de l’attrition des capacités militaires des uns et des autres soit faux. Nous retrouvons les mêmes méthodes qu’en Syrie depuis 2011 avec les comptages douteux de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme[vi] (OSDH), que tout le monde prenait pour une agence onusienne… Ce fut la même chose lors des opérations au Kosovo en 1999 avec les informations officielles, mais erronées qui étaient délivrées par l’OTAN] … De fait chacun y va de son opinion, beaucoup plus que de l’observation de faits vérifiés et authentifiés. C’est le cas pour les évaluations sur l’échec de la « blitzkrieg » et sur « l’enlisement » de l’armée russe ou sur les « buts de guerre » de Vladimir Poutine, comme si nos experts avaient accès aux bureaux les plus confidentiels de Moscou… Il n’est pas étonnant que les débats sur les réseaux sociaux soient aussi passionnels, voire hystériques. Pour le moment, faute de vrais renseignements, la rumeur, la surenchère et l’outrance sont privilégiées afin de tenir les opinions en état de sidération.

Pour accéder à la totalité de l’article : 💻 https://www.revueconflits.com/que-nous-apprend-la-guerre-en-ukraine-que-la-deconstruction-de-lordre-du-monde-saccelere/#:~:text=La%20guerre%20en%20Ukraine%20t%C3%A9moigne,l’Iran%20et%20la%20Turquie

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