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CHINE, RUSSIE,
ETATS-UNIS, EUROPE

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Il semble difficile de porter un jugement sur une entité en mouvement. Encore que la science nous invite à discerner quelques équations, ou encore à prendre en compte des probabilités qu’une ou plusieurs actions soient observables et donc puissent être décrites avec plus ou moins de corrélations de ce que l’on veut nommer « vérités ».

« On » en parle, « on » en décrit les contours, « on » veut en faire partie ; la vérité sur la puissance se trouve en chacune et chacun. Les formules abondent. Guerre et paix forment des titres évocateurs. Richesse et pauvreté se côtoient. Amour et haine s’affrontent. De quoi demain sera-t-il fait ?

Les marchands de bonheur sont nombreux, depuis l’Antiquité, à vouloir donner aux habitants de la cité le résultat d’une quête à la fois personnelle et collective, où la quiétude engendrée par la philosophie, la religion, la sociabilité reposerait sur des relations acceptées par tous, que ce soit d’une manière endogène ou exogène.

Comme nous l’indique Raphaël Chauvancy dans son article paru le 12 avril 2022 dans la revue Conflits, la définition de la puissance doit être cernée avec une parfaite hauteur de vues, afin que les intérêts définis par chaque part de société puissent participer au jeu international de ce que l’on nomme « puissances ».

Cet article fort intéressant appelle à la réflexion globale, ce qui évidemment, conduit à ce que l’amiral Castex a nommé « l’esprit de défense », et qui doit inciter chaque lecteur à un approfondissement de sa propre philosophie, de son engagement personnel, et de sa position sociétale. Il n’en faut pas moins pour être un acteur de défense.

Bonne lecture.

André Dulou

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👉 La puissance comme grille de lecture #12
(Revue Conflits, Raphaël Chauvancy)

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En préférant l’administration des choses au gouvernement des hommes, nos contemporains ont caressé le rêve d’un village global apaisé. Les intérêts croisés devaient se substituer aux rapports de domination. Le retour fracassant de l’histoire a balayé ce rêve. Les interdépendances n’empêchent pas les affrontements. Le Kremlin développe ses armes de pointe avec des composants européens ; les Américains fabriquent leurs avions avec les minerais rares chinois tandis que les Ukrainiens se chauffent avec le gaz des Russes qui tuent leurs enfants.

L’intérêt matériel pur et les idéologies ont donc échoué à pacifier le monde aussi bien qu’à expliquer ses soubresauts. Aussi faut-il chercher ailleurs le moteur du système stratégique mondiale. Décriée par des auteurs comme Bertrand Badie, dont la fragilité conceptuelle tient à la gageure intenable de vouloir expliquer les relations internationales sans parler de stratégie, la notion de puissance et ses mécanismes offrent justement une grille de lecture globale et cohérente. Encore faut-il s’entendre sur sa définition.

La puissance est une relation stratégique

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L’homme est un être social projeté dans le temps. C’est-à-dire un animal politique et historique dont l’action collective épouse les formes de la stratégie. Corps collectifs organisés, les sociétés poursuivent leurs objectifs propres, dont le premier est d’assurer la pérennité et la prospérité d’une communauté définie sur un territoire donné. Leur multiplication a progressivement amené leurs intérêts à se croiser, à s’entrechoquer.

👉 A lire aussi  : Qu’est-ce que la puissance ? Réflexions croisées. Série spéciale de Conflits

L’aire mondiale s’est ainsi convertie en un système stratégique animé par les rivalités de puissance, cette relation multiforme et synergétique qui est, tenant compte de la nécessité, l’effet de la projection dans l’espace et dans le temps d’une volonté stratégique raisonnée sur l’environnement matériel et immatériel.

Or, la puissance est une relation comparative à somme nulle. Dans un monde en mouvement, une puissance qui ne progresse pas court le risque de régresser mécaniquement. C’est pourquoi elle ne peut être pensée en dehors des conditions de son accroissement dans un cadre de compétition, de contestation ou d’affrontement entre les seuls acteurs qui en réunissent l’ensemble des attributs, les États.

Les mécanismes de la puissance s’appuient sur trois principes égaux, intemporels et communs à toutes les sphères culturelles : la nécessité, la volonté et la légitimité. Ils se subdivisent eux-mêmes en facteurs et en éléments.

La nécessité est le poids des données de départ, des éléments quantifiables. Objective, elle rassemble aussi bien des données physiques que cognitives. Elle recouvre la géographie, la démographie ou les ressources économiques d’un pays et détermine les rapports de force concrets. Elle est le bras.

👉 A lire aussi : Penser la puissance. Entretien avec Rémi Brague #4

Principe moteur, la volonté est la capacité à concevoir un plan stratégique, elle détermine le but à atteindre, dicte la marche à suivre et initie l’action. Elle tire avantage des opportunités, pallie les contraintes, contourne les obstacles ou force les résistances. Elle est la tête, avec tout ce que l’esprit humain comporte de rationalité, mais aussi d’erreurs ou d’imprévus.

La légitimité, enfin, assure la cohésion d’une société autour de valeurs ou de croyances partagées et lui donne le sentiment d’accomplir une action, juste, belle, bonne ou du moins nécessaire. Elle se rapporte aux forces morales. Elle est le cœur.

Cartographie et dynamiques de puissance

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Il est possible de cartographier cinq grands types de reliefs de puissance.

Au sommet se trouve le cercle restreint des superpuissances, comme l’URSS hier, les États unis aujourd’hui, la Chine demain. Elles ont toutes les cartes en main pour imposer leur direction mondiale.

Viennent ensuite les puissances moyennes à vocation globale comme la France ou l’Angleterre, que pourraient rejoindre un jour l’Inde ou l’Allemagne. Si l’histoire leur a parfois offert l’illusion d’une hégémonie possible, elles ont appris à mesurer le poids de la nécessité et à connaître leurs limites.

Le troisième étage regroupe les puissances régionales, comme le Brésil ou l’Australie, difficilement contournables dans une sphère délimitée.

Ces niveaux regroupent les puissances actives. Les plaines et les combes qui viennent ensuite sont le domaine des puissances passives.

On y retrouve les nations faibles, mais prospères, attachées à leurs seuls intérêts immédiats, comme beaucoup de pays européens. Faute de volonté, elles constituent un simple enjeu entre les grands qui s’en disputent la clientèle.

L’étage le plus bas est celui des États faibles et pauvres, qui n’ont que des intérêts locaux. Leurs déficiences dans tous les domaines sont telles, qu’ils ne forment qu’un terrain vague où s’opposent plus ou moins librement les grandes puissances ; on y trouve un certain nombre de pays d’Afrique noire, d’Amérique latine ou d’Asie.

D’autres facteurs interviennent naturellement. Ils pourraient se rapporter au climat de la puissance. Les puissances froides sont conservatrices. Elles ont intérêt à geler plus ou moins la scène mondiale et sont par définition stabilisatrices, comme la France ou le Maroc qui mènent des politiques de souveraineté, d’influence et d’équilibre.

Pour lire l’intégralité de l’article, suivre ce lien :
💻 https://www.revueconflits.com/raphael-chauvancy-puissance/

Pour aller plus loin :

👉 Les grandes puissances au XXIème siècle 
(Cairn infos, Karl KaiserDavid Rochefort)

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Voici 100 ans, nul n’aurait prévu les conflits et sanglantes catastrophes du xxe siècle, qui furent toutes des conséquences des relations entre grandes puissances de l’époque. Un siècle plus tard, toute anticipation du xxie siècle doit se méfier de la capacité de l’humanité à surprendre. Une estimation des grandes tendances du début de notre siècle, susceptibles d’influer sur les relations entre grandes puissances, peut cependant être envisagée avec une précision raisonnable. Quelques conclusions se dessinent déjà à partir de nos connaissances actuelles.

Nous définissons comme « grandes puissances » ce petit groupe d’États possédant des ressources et une population telle qu’ils peuvent faire valoir leur influence à un niveau mondial, en incluant à leur nombre les États en passe d’atteindre ce statut avec une certitude raisonnable. Il s’agit des actuels membres permanents du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), et des pays pouvant être candidats à un élargissement du Conseil : la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie, ainsi que l’Afrique du Sud, l’Allemagne, le Brésil, l’Inde et le Japon[1][1]Environ, 71 % de la population chinoise et 76 % de la…. Le Brésil ou l’Afrique du Sud ne jouent certes pas dans l’immédiat un rôle fort au niveau mondial ; c’est en revanche le cas de l’Inde. À plus long terme, un second pays africain pourrait se joindre au groupe. De plus, certains de ces pays sont liés par des relations d’alliance ou – dans le cas de l’Union européenne (UE) – par un système d’intégration, qui affectent leur comportement.

Pour lire l’intégralité de l’article, suivre ce lien :
💻 https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2007-3-page-619.htm

👉 Classement PIB : quels sont les puissances mondiales en 2022 ?
(JDN, Pauline Château)

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👉 [PUISSANCE MONDIALE] Découvrez les prévisions de croissance pour 2022 du Fonds Monétaire International pour 30 pays, représentant à eux seuls plus de 80% de la richesse mondiale.


SOMMAIRE

A quoi ressemble le classement des pays les plus riches du monde alors que la crise sanitaire du coronavirus perdue ? Le Fonds Monétaire International (FMI) a publié ses prévisions de croissance pour 2022 dans son traditionnel World Economic Outlook, en octobre dernier. Après avoir connu une année 2020 difficile et un fort rebond en 2021, la plupart des économies mondiales confortent leur croissance en 2022. La Chine devrait connaître une croissance à 5,1%, selon l’institution. Le FMI estimait que le PIB de la Russie atteindrait 1 703 milliards de dollars courants en 2022, soit une prévision de croissance de 2,9% par rapport à l’année précédente. Une prévision qu’il convient désormais de nuancer, compte tenu de l’invasion menée par Moscou en Ukraine depuis le 24 février. Retrouvez le classement complet des pays les plus riches dans notre dossier ci-dessous.

Pour lire l’intégralité de l’article, suivre ce lien :
💻 https://www.journaldunet.com/patrimoine/guide-des-finances-personnelles/1209268-classement-pib/

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