– GÉOPOLITIQUES : relations internationales, zones géographiques …
– DÉFENSES : militaire, sécurité intérieure, terrorisme …
– ÉCONOMIES : entreprise, industrie, technologie ….

Par Jacques Raimond

  • GÉOPOLITIQUES 
  1. Synthèse de l’actualité internationale de septembre 2018
  2. Démographie et société, par-delà les chimères – Regards croisés d’Hakim El-Karoui et de Bruno Tertrais
  3. La Turquie rejoindra-telle l’Organisation de la coopération de Shangai ?
  • DÉFENSES 
  1. Après sa modernisation au standard 3, l’hélicoptère d’attaque Tigre pourra communiquer avec les drones
  2. Coopération stratégique de défense entre les Etats-Unis et la France
  3. Barkhane : inauguration d’un puits dans une école de Gao
  • ÉCONOMIES 
  1. Nouvelles menaces sur les aires protégées africaines
  2. Achat du système de défense russe S-400 : l’Inde défie clairement les Etats-Unis
  3. Les Etats-Unis veulent limiter les échanges commerciaux de la Chine
  • TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPÉCIALISÉS

 

GÉOPOLITIQUES

 

1 – Synthèse de l’actualité internationale de septembre 2018 (Diploweb, Axelle Degans)

Les Etats-Unis au cœur des négociations commerciales

Alors que Washington avait annoncé son intention de renégocier les accords de l’ALENA – zone de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique – un accord vient d’être signé en septembre 2018 avec le Mexique. Le texte n’a pas été publié, mais il semble que le Mexique établirait un salaire minimum et laisserait davantage de place aux syndicats. Cela correspondrait à la volonté de Donald Trump de revenir sur le libre-échange tel qu’il existe jusqu’à présent, en raison des effets négatifs sur les emplois de la classe ouvrière des Etats-Unis, laminée par la concurrence d’une main d’œuvre mexicaine bien moins chère. Deux inconnues demeurent : la ratification de l’accord par le Congrès des Etats-Unis et le choix – ou non – du Canada de rejoindre cet accord. Les Etats-Unis établissent de nouvelles mesures protectionnistes visant la Chine. Il s’agit d’inciter les entreprises à revenir produire sur le sol américain, et de recréer des emplois pour la classe ouvrière – qui a souvent voté Trump aux dernières élections présidentielles – fragilisée par les délocalisations aussi bien au profit du Mexique que des pays asiatiques.

Les tensions sont nombreuses en Asie

Les enquêteurs de l’ONU ont conclu en septembre 2018 à une responsabilité des militaires birmans dans ce que la justice internationale qualifie de « génocide » de la minorité musulmane des Rohingyas. Plus de 700 000 d’entre eux ont préféré fuir la Birmanie en 2017, en grande partie pour le Bangladesh voisin. La Chine populaire a procédé en septembre 2018 aux premiers essais en mer de son premier porte-avions de technologie chinoise à partir du port de Dalian. Un nouveau porte-avions est déjà en cours de construction. Il s’agit à l’évidence d’un moyen de projection de puissance dans des mers de Chine particulièrement convoitées. Elle admoneste Londres dont un navire a croisé en mer de Chine méridionale dans des eaux des iles Paracels revendiquées par Pékin comme Hanoï. La Chine populaire s’est non seulement convertie à la vidéosurveillance de sa population mais resserre aussi la discipline intérieure au parti communiste pour renforcer son monolithisme. Hong Kong, qui a réintégré le giron de la Chine continentale en 1997, vient d’interdire un parti nationaliste accusé de menacer la sécurité nationale. L’ONG Human Rights Watch dénonce le passage d’un seuil « historique » contre les libertés à Hong Kong. Beaucoup craignent une mise au pas plus poussée de l’ile par Pékin.

Les élections européennes du printemps 2019 déjà en filigrane

L’Europe fédérale est désormais battue en brèche par des Européens souverainistes comme l’italien Matteo Salvini ou le Hongrois Viktor Orban. Leurs points d’accord sont nombreux : réaffirmation des frontières extérieures de l’Union plus grande fermeté de la politique migratoire – dossiers sur lesquels les rejoignent des pays comme l’Autriche ou le groupe de Visegrad – et un « front souverainiste » se dessine face aux tenants de l’Europe supranationale plus libérale d’Emmanuel Macron ou Angela Merkel. En Suède, les élections législatives de septembre 2018 ont vu la percée historique du parti des Démocrates de Suède de Jimmie Akesson, un parti d’extrême-droite qui obtient près de 17% des suffrages contre moins de 1% au début de notre siècle. Il a centré sa campagne sur la dernière vague migratoire, que le pays a accueillie assez généreusement. Dans un discours assez policé, il dénonce les migrants qui ne veulent pas s’intégrer refusant pour certains d’apprendre la langue suédoise ou la mixité des écoles, les opposant à ceux qui ont adopté une vraie démarche d’intégration. Un « modèle » scandinave qui se lézarde ? 

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-de-septembre-2018.html

 
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2 – Démographie et société, par-delà les chimères – Regards croisés d’Hakim El-Karoui et de Bruno Tertrais ( Institut Montaigne, blog)

Hakim El Karoui, Senior Fellow à l’Institut Montaigne et auteur pour l’Institut Montaigne du rapport La Fabrique de l’islamisme, et Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et auteur pour l’Institut Montaigne de la note Le Défi démographique : mythes et réalités, ont débattu des nouvelles dynamiques démographiques entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. L’évolution du monde arabo-musulman et de l’islam en Europe, l’immigration d’Afrique subsaharienne vers le Vieux continent et les débats que ces dynamiques y nourrissent ont structuré leur discussion.

La démographie : facteur structurant de l’évolution du monde arabo-musulman et de l’islam en Europe 

Bruno Tertrais

La démographie est un facteur essentiel dans l’analyse de l’évolution du monde arabo-musulman et, dans une certaine mesure, celle de la question islamiste. Nous pouvons par exemple voir dans les Printemps arabes une conséquence, en partie, de la “modernisation démographique” de la plupart des pays où ils ont eu lieu. Il convient également de s’interroger sur le lien existant entre la remontée récente des taux de fécondité de certains pays de la région, comme en Algérie ou en Egypte, et le renouveau des pratiques religieuses. 

Hakim El Karoui 

Si la hausse du taux de fécondité en Algérie peut être associée à la fin de la guerre des années 1990, elle peut également l’être à l’emprise de l’idéologie islamiste sur une partie de la population. Cette influence est présente dans d’autres pays, comme l’Égypte. La transformation de l’islamisme d’une simple théorie politique créée dans les années 1920, à un phénomène politique de masse dans les années 1980, est directement liée à la question démographique. On peut interpréter l’islamisme comme la réponse des hommes à l’émancipation des femmes dans le monde arabo-musulman, qui s’était notamment manifestée par la baisse du taux de fécondité et la hausse du niveau éducatif. Cette émancipation a commencé suivant les pays à la fin des années 70 et pendant les années 80. En Europe, et selon ce qu’a constaté le rapport de l’Institut Montaigne sur l’islam de France en 2016, la démographie est essentielle car elle nous permet d’affirmer à ceux qui agitent cette menace qu’il n’y aura pas d’islamisation du continent. Il n’y a pas de mouvement de conversion à la foi musulmane. Il y a deux fois plus de sortants que d’entrants dans la religion musulmane en France par exemple. La progression de l’islam en Europe ne s’appuie donc que sur l’immigration de populations musulmanes. Même avec les prédictions du Pew Research Center, le taux de musulmans en Europe ne dépassera pas 11,2 % d’ici 2050, contre 4,9 % aujourd’hui.

L’immigration d’Afrique subsaharienne : défi pour l’Europe et le Maghreb 

Bruno Tertrais

Stephen Smith, dans La ruée vers l’Europe : la jeune Afrique en route pour le Vieux Continent, a réussi à dépassionner le débat démographique sur l’immigration africaine en Europe. François Héran lui a récemment répondu dans une analyse publiée par l’Institut national d’études démographiques. Sa réponse est tout aussi dépassionnée et l’on ne peut que se féliciter de ce débat. Il me semble toutefois que l’analyse de François Héran s’attache trop aux dynamiques démographiques actuelles et ne se projette pas assez dans le temps. En effet, s’il rappelle à juste titre que l’immigration africaine est aujourd’hui majoritairement intracontinentale, il ne détaille pas suffisamment l’évolution de ces tendances : davantage de migrations, et surtout davantage d’émigration extracontinentale, y compris vers l’Europe. A l’inverse, Stephen Smith semble quant à lui trop accentuer cette dernière tendance, en prévoyant que 20 % à 25 % de la population européenne pourrait être directement d’origine africaine d’ici quelques décennies, ce qui est pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde. La migration transcontinentale annuelle de l’Afrique subsaharienne ne représente aujourd’hui qu’entre 0,07 % et 0,1 % de la population africaine totale. Les scénarios prévoyant une “submersion” sont donc déraisonnables.  Smith caractérise l’Afrique comme “le Mexique de l’Europe”, prévoyant ainsi des flux comparables aux flux Sud-Nord du 20ème siècle sur le continent nord-américain. Il a raison de souligner que, comme pour le Mexique, c’est le développement du pays qui pousse à l’émigration, contrairement à ce que l’on pense souvent. Mais cette comparaison me semble exagérée. D’abord, le Sahara et la Méditerranée seront toujours plus difficiles à franchir que le Rio Grande ou le désert de Sonora. Ensuite, si l’Europe a un “Mexique”, c’est plutôt le Maghreb, et l’émigration structurelle depuis cette région a “déjà eu lieu”. L’émigration africaine sera d’abord… un problème pour le Maghreb.

Hakim El Karoui

En effet, les pays du Maghreb ne disposent ni du cadre juridique ni du modèle économique pour devenir, non plus des pays d’immigration, mais des pays d’accueil. Ils ne désirent d’ailleurs pas entreprendre cette mutation. La région manque encore de maturité politique pour faire de l’immigration africaine et de sa gestion un levier politique face à l’Europe, comme le fait la Turquie avec les réfugiés moyen-orientaux. En outre, les débats identitaires qui animent déjà les sociétés maghrébines promettent d’être musclés en cas d’arrivée massive de migrants. La culture antiraciste n’existe pas dans les pays du Maghreb. Les concepts de “métissage” et de “pays d’accueil” n’y sont pas répandus. La nationalité n’est d’ailleurs que rarement octroyée aux personnes issues de l’immigration qui sont souvent traitées comme des individus de deuxième zone, surtout quand ils viennent d’Afrique subsaharienne. L’Europe ne doit donc pas compter sur les pays maghrébins pour limiter l’immigration africaine sur le Vieux Continent. Cependant, et comme le dit Bruno, le consensus européen selon lequel l’aide au développement économique freinera l’immigration africaine a depuis été fortement remis en cause par Stephen Smith. En effet, il a démontré que la croissance du PIB par habitant d’un pays donné encourageait l’émigration des classes moyennes de ce pays : ce développement pourrait donc au contraire se traduire par une augmentation de l’immigration africaine en Europe. 

Bruno Tertrais

La logique selon laquelle le développement de l’Afrique conduira à une baisse de l’émigration africaine est une illusion largement partagée, notamment en Europe. La question qui se pose aux Européens n’est pas d’aider ou de ne pas aider le continent africain, mais de s’assurer que leurs investissements sont efficaces et bien ciblés. Par exemple, ils peuvent contribuer à créer des business models attractifs aux yeux de ceux qui sont aujourd’hui tentés de se lancer dans le business très lucratif, hélas, du passage des migrants. Ce sont de telles politiques qui aideront à réguler l’immigration africaine vers Europe.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.institutmontaigne.org/blog/demographie-et-societe-par-dela-les-chimeres-regards-croises-dhakim-el-karoui-et-de-bruno-tertrais

 

3 – La Turquie rejoindra-telle l’Organisation de la coopération de Shangaï ? (Télos, Florent Parmentier)

Au milieu de l’été, en pleine crise entre Washington et Ankara, la tentation turque de rejoindre l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS), groupe construit autour de la Chine et de la Russie pour répondre à des enjeux sécuritaires, a refait surface. Sommes-nous à la veille d’un basculement stratégique?

Les dessous d’une tentation revendiquée

Le 11 août dernier, le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé dans le New York Times ses doutes sur le partenariat entre son pays et les États-Unis, exprimant clairement qu’il entrevoyait la possibilité de partenariats alternatifs avec d’autres pays. Cette prise de position est probablement l’une des conséquences du coup d’État manqué du 15 juillet 2016 en Turquie, qui ne manque pas de connaître des répliques : la reprise en main complète de l’appareil d’État (une série de purges ayant conduit à limoger plus de 150 000 fonctionnaires) ainsi que la chasse aux gülenistes, accusés d’avoir contribué au coup d’État. Les gülenistes sont poursuivis jusqu’en Moldavie, où sept enseignants ont été expulsés fin septembre 2018, sur le modèle des expulsés du Kosovo de mars 2018. Sans nul doute, ce développement interne ne manque pas d’influencer les orientations géopolitiques de la Turquie, les dirigeants ayant fait part de leurs motivations de se rapprocher de nouvelles structures, comme les BRICS ou l’Organisation de la Coopération de Shanghai – une demande déjà émise il y a quelques années. Aussi, la problématique de l’élargissement n’est pas l’apanage unique de l’Union européenne ou de l’OTAN : les nouvelles institutions ont connu également ce type de défis. Les BRIC sont devenus BRICS suite à l’intégration de l’Afrique du Sud fin 2010, grâce à l’appui décisif du Brésil et de l’Inde. Quant à l’OCS, au moment où le Brexit frappait l’Europe fin juin 2016, elle a accueilli l’Inde et le Pakistan dans ses rangs au même moment, pour une entrée officielle en 2017. Si la Turquie entretient avec la Russie une relation énergétique forte, tandis que les Ouïghours comptent parmi les minorités turcophones de Chine, force est de constater que les deux États fondateurs craignent également d’ouvrir la porte à un nouveau concurrent géopolitique – tous les États centre-asiatiques étant turcophones à l’exception du Tadjikistan, persanophone. À ce stade, il semble que la candidature turque manque de soutien au sein de ces deux blocs pour pouvoir intégrer ces deux clubs, faute d’un lobbying efficace et de soupçons d’arrière-pensées. Faut-il y voir une réelle tentation de la Turquie, c’est-à-dire un témoignage de sa volonté d’émancipation, ou un message envoyé à ses partenaires de l’OTAN, Américains comme Européens ?

La redéfinition des relations extérieures de la Turquie

La crise diplomatique turco-américaine actuelle est probablement la plus grave depuis celle apparue au sujet de l’intervention turque à Chypre en 1974. En cause notamment : l’émoi autour du sort du pasteur Andrew Brunson, accusé de terrorisme et d’espionnage. Ce dernier a été ouvertement soutenu par Donald Trump, au grand dam du président Erdogan. Depuis l’annonce par le président américain du doublement des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium turcs, une sévère crise économique et financière a frappé ce pays, la livre ayant dévissé (chute de 16% par rapport au dollar le vendredi 10 août). De fait, les relations avec l’OTAN deviennent également plus compliquées, en dépit du fait que la Turquie accueille une base militaire américaine, hébergeant plusieurs bombes atomiques B6 sur son sol. Outre le froid avec les États-Unis, la Turquie est à la fois acteur, témoin et voisin de la guerre civile syrienne. La situation sur le terrain a conduit à des convergences nouvelles entre la Russie, la Turquie et l’Iran, se traduisant par une implication dans le processus d’Astana, discussions de paix lancées après l’intervention militaire russe de 2015, ou encore la création d’une zone démilitarisée russo-turque dans la région d’Idlib à la mi-septembre 2018. Le fait que les États-Unis s’appuient sur les milices kurdes dans le conflit constitue également, du point de vue d’Ankara, un véritable casus belli. Les relations avec l’Union européenne sont certes moins froides mais guère aisées non plus. Lors de son discours à l’occasion de la semaine des Ambassadeurs, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que la candidature turque d’adhésion à l’UE n’est pas d’actualité. Peut-on réellement continuer la négociation « quand le projet chaque jour réaffirmé du président turc (…) est un projet panislamique régulièrement présenté comme antieuropéen, dont les mesures régulières vont plutôt à l’encontre de nos principes ? Résolument pas. » Pour autant, la position européenne sur l’Iran diffère des États-Unis, ce qui constitue une opportunité de rapprochement avantageux pour chaque partie à l’heure du refroidissement des relations turco-américaines et euro-américaines. Comment, dès lors, une approche prospective permet-elle d’envisager le rapprochement entre la Turquie et l’OCS au cours des cinq prochaines années ?

Les scénarios d’un rapprochement entre la Turquie et l’OCS

L’évolution des relations entre la Turquie et l’OCS dépend de deux types de facteurs : l’un a trait au statut de la Turquie au sein de l’organisation (rejetée, intégrée, hybridée), l’autre aux évolutions de l’organisation elle-même (maintien de la spécialisation sécuritaire, diversification). Un premier scénario, « bluff à l’OCS », part de l’idée que l’affichage d’un rapprochement avec l’OCS n’est qu’une manœuvre turque à destination du partenaire américain et des Européens. Dans ce cadre, l’évocation régulière d’un rapprochement avec l’Union économique eurasiatique, l’OCS ou les BRICS n’a qu’une fonction déclaratoire.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.telos-eu.com/fr/la-turquie-rejoindra-t-elle-lorganisation-de-la-co.html

 

 

DÉFENSES

 

1 – Après sa modernisation au standard 3, l’hélicoptère d’attaque Tigre pourra communiquer avec les drones (OPEX 360, Laurent Lagneau)

En mai dernier, la ministre des Armées, Florence Parly, avait annoncé le lancement du programme visant à porter l’hélicoptère d’attaque Tigre au standard 3 (ou Mk3) à l’occasion de sa modernisation à mi-vie [mid-life upgrade, MLU]. Ce qui était attendu étant donné que, à cette fin, l’Organisme conjoint de coopération en matière d’armement [OCCAr] avait notifié, en 2015, et au nom de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne, un contrat d’étude à Airbus Helicopters. Mais ce programme n’a pas exactement été lancé au moment où il a été annoncé par Mme Parly. Il aura en effet fallu le 26 septembre pour voir l’OCCAr notifier à Airbus Helicopters, Thales et MDBA le marché relatif à cette modernisation. À cette occasion, la Direction générale de l’armement [DGA] et l’armée de Terre ont donné quelques précisions sur les capacités futures du Tigre. Ainsi, l’accent sera mis sur le combat en réseau. Il s’agira de connecter les 70 hélicoptères de ce type en service au sein de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] au système d’information et de communication [SICS] du programme Scorpion. Ce qui n’est pas vraiment une surprise… Mais il est aussi question de leur donner la possibilité d’utiliser le système satellitaire de positionnement européen Galileo… en complément du GPS américain. À noter que ce sera également le cas pour le futur drone européen MALE RPAS. Justement, une autre nouveauté pour le Tigre sera qu’il sera en mesure de communiquer directement avec des drones. Pour cela, il devrait être doté du système de gestion aéroporté MUM-T, récemment expérimenté par Airbus Helicopters, avec un H145 et un Camcopter S-100. Cette capacité donnerait, par exemple, l’opportunité au Tigre de disposer d’un capteur déporté, ce qui lui permettrait de reconnaître une zone dangereuse (ou inaccessible) sans avoir à s’exposer. Le système MUM-T « ajoute une capacité opérationnelle extrêmement précieuse », avait fait valoir Mark R. Henning, directeur de programme chez Airbus Helicopters, lors des essais réalisés avec un H-145 et un drone Camcopter S-100. Par ailleurs, l’armement constituera l’autre axe de modernisation des Tigre, avec, explique l’armée de Terre, « l’intégration d’un nouveau missile air-sol, de CONTACT et d’un missile air-air en remplacement du MISTRAL. »

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2018/10/05/apres-sa-modernisation-au-standard-3-lhelicoptere-dattaque-tigre-pourra-communiquer-avec-les-drones/

 

 2 – Coopération stratégique de défense entre les Etats-Unis et la France (Défense, ASP M Genua, Dicod)

Florence Parly, ministre des Armées, a reçu mardi 2 octobre 2018 à l’Hôtel de Brienne le secrétaire à la Défense des États-Unis d’Amérique, James Mattis. Après un entretien avec le président de la République, ils ont donné une conférence de presse commune afin de réitérer leur engagement mutuel dans une coopération de défense internationale. La coopération entre la France et les États-Unis n’est pas nouvelle. La France était déjà à leur côté lors de la guerre d’indépendance américaine. Selon Florence Parly, cette amitié de longue date « ne doit pas être défaite quelles que soientt les circonstances, les craintes, les menaces ». La ministre des Armées est revenue sur ce partenariat international et le rôle de l’Europe de la Défense, en soutien de l’OTAN L’enjeu majeur de la collaboration de défense entre la France et les États-Unis reste la sécurité internationale. Les deux pays sont unis pour lutter contre le terrorisme et le non-respect des normes fondamentales de l’humanité. Florence Parly a tenu à signaler qu’ils avaient d’ailleurs « averti ensemble », en avril dernier, le régime Assad en Syrie contre l’utilisation d’armes chimiques. Une stratégie de défense conjointe mais aussi un engagement des forces commun sur les théâtres d’opération. Comme l’a précisé Florence Parly, les forces françaises et américaines « se connaissent et agissent ensemble, côte à côte, partout dans le monde du Levant au Pacifique, des Caraïbes au Sahel », avant d’ajouter « que le terrorisme sait qu’il n’aura aucun répit et que nous sommes déterminés à le terrasser ». La ministre a d’ailleurs tenu à remercier le soutien précieux qu’apportent les États-Unis à l’opération Barkhane (voir encadré). Au sujet de l’Europe de la Défense, Florence Parly a tenu à répéter devant l’assemblée que « L’OTAN est le fondement de notre défense collective » et que l’objectif des initiatives européennes de défense est de consolider et renforcer l’action de l’OTAN : « [Ces initiatives] nous permettront de répondre plus facilement et plus fortement à des menaces communes qui pèsent sur nos états et se jouent des frontières comme le terrorisme, les menaces cyber, les stratégies de puissance ou la course à l’armement. » Aux yeux de la ministre, l’Europe se présente comme une partie de la solution au terrorisme.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.

 

3 – Barkhane : inauguration d’un puits dans une école de Gao (Défense, DICoD)

Le 28 septembre, une foule importante se réunit pour inaugurer un puits dans une école de la ville de Gao.

Célébrée en présence des autorités locales, cette inauguration a rassemblé plusieurs acteurs locaux comme le directeur du centre d’animation pédagogique, les enseignants de l’école, les élèves et leurs parents. Principal point d’approvisionnement d’eau pour l’école, le puits était obstrué depuis de nombreuses années. Mis en place sous l’impulsion des équipes des forces armées maliennes et de Barkhane, ce projet de rénovation a été réalisé par les acteurs économiques locaux du quartier. Inscrit dans la continuité des actions visant à améliorer la vie quotidienne des populations, ce projet marque la volonté partagée de favoriser l’accès à l’éducation. En effet, de nombreux élèves habitent loin de l’école et, compte tenu du climat, le fait de disposer d’un point d’eau directement dans l’enceinte de l’école est souvent déterminant pour que les parents y envoient leurs enfants. Avec ce puits, les professeurs ont constaté le retour d’élèves. Comme pour remercier ce nouveau confort de vie à l’école, les enfants, dont la rentrée scolaire était imminente, étaient nombreux pour cette inauguration, une façon de remercier les parties prenantes au projet.  Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 000 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces  armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.

 
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ÉCONOMIES 

 

1 –  Nouvelles menaces sur les aires protégées africaines (IRIS, Pierre Jacquemot)

 Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) projette le classement d’une « zone à intérêt pétrolier » dans deux parcs nationaux, celui de la Salonga qui s’étend sur une superficie de 33 350 km2 dans 3 provinces, ce qui en fait le plus grand parc national forestier du continent et le deuxième plus grand parc forestier tropical du monde, et celui de la Virunga, le plus ancien parc national d’Afrique, qui s’étend sur 7,800 km2 à cheval entre les provinces des Kivus et le Rwanda. La zone d’intérêt pétrolier qu’il est prévu d’installer concerne au total 172 075 hectares soit 21,5 % de la surface totale des deux parcs pourtant classés au patrimoine mondial par l’UNESCO. Dans le parc de la Virunga, les réserves pétrolières sont estimées à 6 758 milliards de barils avec des recettes budgétaires attendues de sept milliards de dollars. Les ONG locales et internationales avaient demandé l’arrêt de ces projets, dénonçant « des conséquences catastrophiques » pour l’environnement. Le parc de la Salonga abrite en effet près de 40 % de la population mondiale de bonobos, une espèce de primates de la famille des Hominidés en voie de disparition, tandis que celui des Virunga constitue un habitat vital pour de nombreuses espèces protégées, les hippopotames, les éléphants et certains – parmi les derniers -, gorilles des montagnes au monde. En Centrafrique, un recensement aérien a été réalisé pour mesurer l’impact du récent conflit sur la faune sauvage du Nord de la République centrafricaine (RCA). Les résultats montrent que les populations de grands mammifères ont été décimées dans de larges zones de leur domaine vital. Quelques populations de girafes de Kordofan, d’élans de Derby, de buffles, d’antilopes rouannes et autres espèces phares subsistent cependant en petit nombre. Aucun éléphant, ni trace de présence n’ont été observés durant le recensement. Le braconnage et le trafic illégal de la faune, impliquant autant des groupes armés circulant entre les frontières que des chasseurs locaux, ont fortement affecté la zone. Une pression significative par les transhumants et par l’exploitation minière artisanale a été mise en évidence. Par leur gravité, ces situations attirent de nouveau l’attention sur l’avenir de la faune sauvage africaine. Partout sur le continent, la biodiversité est de plus en plus menacée. 19 % de la faune africaine est considérée comme menacée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Parmi les 2 970 espèces en voie de disparition, 555 sont « en danger critique d’extinction » et 1 029 sont « en danger ». Les habitats des animaux ont été réduits par suite de l’extension de l’agriculture, du pastoralisme itinérant et de la déforestation. La chasse et le braconnage sont à l’origine de la raréfaction de nombreuses espèces. Au parc de la Virunga, des milices armées ont trouvé refuge et s’adonnent régulièrement à des activités de braconnage ou d’extraction illégale de minerais. L’argent qu’ils en retirent sert généralement à payer leurs armes. Depuis 1994, plus de 170 rangers ont été tués alors qu’ils tentaient d’arrêter ces miliciens et aujourd’hui encore, la situation est périlleuse dans cette zone. Le commerce de l’ivoire a considérablement réduit le nombre d’éléphants. Chaque année, 30 000 pachydermes sont abattus en Afrique, pour une population évaluée en 2017 à 450 000 animaux. Les premiers importateurs mondiaux d’ivoire sont le Vietnam et la Chine. Le nombre de produits en ivoire vendus dans le sud de l’empire du Milieu, en particulier dans les villes de Guangzhou et de Fuzhou, a plus que doublé durant la seconde partie de la décennie 2000, la plupart commercialisés illégalement. Le marché asiatique est aussi très preneur de la corne de rhinocéros, qui, une fois réduite en poudre, est utilisée en médecine alternative. Les vertus de cette corne sont pourtant contestées. Les deux kilogrammes de corne de rhinocéros qui justifient que l’on abatte un animal qui pèse deux tonnes n’ont pas plus de propriétés – analgésiques, antispasmodiques, anti-inflammatoires ou aphrodisiaques – que la poudre de perlimpinpin. Une autre filière existe, car la corne sert de manche de poignard – le djambia – au Yémen et dans d’autres pays arabes. Le prix de la corne de rhinocéros atteint des sommets. Sur le marché noir, elle s’échange entre 50 000 et 70 000 euros le kilo, soit jusqu’à 200 000 euros pour une seule corne ! En Afrique du Sud, un gramme de corne vaut plus qu’un gramme de cocaïne.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.iris-france.org/120081-nouvelles-menaces-sur-les-aires-protegees-africaines/

 
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2 – Achat du système de défense russe S-400 : l’Inde défie clairement les Etats-Unis (La Tribune)

L’Inde, qui a toujours été proche de la Russie, défie clairement les Etats-Unis. New Delhi a acheté vendredi à Moscou le système de défense antiaérienne S-400 à l’occasion de la visite en Inde du président russe Vladimir Poutine. Ce contrat va à la fois agacer et embarrasser les Etats-Unis en montrant les limites de sa politique de sanctions. “Les parties ont salué la conclusion du contrat pour la fourniture du système de missiles sol-air longue portée S-400 à l’Inde”, a rapporté le texte d’un communiqué conjoint. La transaction s’élève à 5,2 milliards de dollars, selon des responsables diplomatiques indiens joints par l’AFP. Ni Vladimir Poutine, ni le Premier ministre indien Narendra Modi n’ont annoncé publiquement ce contrat lors de leur allocution conjointe à la presse à l’issue de leurs pourparlers. Il a fallu attendre la publication de la déclaration commune une demi-heure plus tard pour trouver, enfouie dans le texte, une confirmation officielle de ce contrat auquel s’opposent les États-Unis. “Le contrat S-400 a été signé aujourd’hui à 11H00 par un haut responsable des affaires étrangères et le directeur général de Rosoboronexport de Russie”, a déclaré à l’AFP un haut responsable gouvernemental. Les livraisons doivent débuter d’ici à fin 2020, a précisé cette source.

Que vont faire les Etats-Unis?

Les négociations pour l’acquisition de ce système de missiles sol-air étaient en cours depuis de nombreux mois mais butaient sur les menaces de sanctions brandies par les États-Unis en cas d’achat d’armement russe. Le Congrès américain a adopté en 2017 une loi afin de punir la Russie pour son attitude en Ukraine et pour son ingérence présumée dans l’élection présidentielle américaine. Cette législation impose des sanctions économiques contre toute entité ou pays qui conclut des contrats d’armement avec des entreprises russes.

Que vont faire les Etats-Unis ?

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/achat-du-systeme-de-defense-russe-s-400-l-inde-defie-clairement-les-etats-unis-792915.html

 

3 –  Les Etats-Unis veulent limiter les échanges commerciaux de la Chine (L’Orient le Jour, Reuters)

Les Etats-Unis pourraient se montrer de plus en plus intransigeants avec leurs partenaires commerciaux, comme ils l’ont fait avec le Canada et le Mexique pour le nouvel Aléna, afin d’accentuer la pression sur la Chine, a déclaré vendredi le secrétaire américain au Commerce dans un entretien à Reuters. Une disposition du nouvel accord commercial tripartite Etats-Unis-Mexique-Canada (AEUMC, USMCA en anglais), qui doit remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), vise à empêcher tout accord de libre-échange avec des pays n’ayant pas le statut d’économie de marché, ce qui cible particulièrement la Chine selon des analystes. D’après cette clause, si l’une des parties de l’AEUMC négocie un accord commercial avec un pays n’ayant pas le statut d’économie de marché, les autres parties peuvent se détacher de l’AEUMC sous six mois et conclure leur propre accord bilatéral. “C’est une sorte de pilule empoisonnée”, avec pour but de “combler les lacunes” qui ont permis à la Chine de légitimer ses pratiques commerciales, a confié Wilbur Ross, précisant qu’une telle disposition pourrait être étendue à de futurs accords commerciaux des Etats-Unis. “Nous allons voir. Il est certainement bénéfique que le Mexique et le Canada aient signé (…) Les gens peuvent arriver à la conclusion que cela est l’une des conditions préalables à la conclusion d’un accord”, a-t-il ajouté. Si Washington venait à fixer une clause identique dans ses négociations commerciales avec l’Union européenne et le Japon, il pourrait alors isoler davantage Pékin, conformément au souhait du président Donald Trump qui veut mettre fin à la liberté prévalant dans les échanges commerciaux dans le monde. Wilbur Ross a dit ne pas s’attendre à une avancée dans les discussions commerciales sino-américaines avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis prévues dans un mois. D’après lui, les représentants chinois ne semblent pas d’humeur à négocier actuellement. Faisant référence à une stratégie prêtée à plusieurs représentants chinois, il a par ailleurs déclaré que Pékin se trompait en imaginant que Donald Trump ressortirait affaibli des élections au Congrès le 6 novembre. Le mois dernier, devant le Conseil de sécurité de l’Onu, Donald Trump a accusé la Chine de chercher à s’ingérer dans le processus des élections de mi-mandat afin de nuire à l’administration américaine. Son vice-président Mike Pence s’est montré jeudi très virulent avec la Chine, estimant que Pékin menait une campagne d’influence sophistiquée contre le Parti républicain en représailles à la politique commerciale de Trump.

 

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPÉCIALISÉS 

 

« Blocus du Qatar : l’offensive manquée », de François Chauvancy
https://portail-ie.fr/resource/bibliographie/1952/blocus-du-qatar-loffensive-manquee-de-francois-chauvancy

Trump veut débarrasser l’armement américain du “Made in China”
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/10/05/97002-20181005FILWWW00300-trump-veut-debarrasser-l-armement-americain-du-made-in-china.php?utm_source=app&utm_medium=sms&utm_campaign=fr.playsoft.lefigarov3

Stratégie, guerre et rationalité
https://www.diploweb.com/Strategie-guerre-et-rationalite.html

Cybersécurité : les Etats devront choisir entre balkanisation ou coopération
http://www.economiematin.fr/news-cyber-securite-etats-devoir-choisir-entre-balkanisation-cooperation

Une stratégie géopolitique de la Turquie à multiples tranchants potentiellement réversibles
https://infoguerre.fr/

Et quelques textes officiels à consulter au journal officiel :

Décret n° 2018-832 du 1er octobre 2018 relatif au Conseil supérieur de la réserve militaire  (JO du 3 octobre 2018)
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1DD8AD1ACE7C87F004940A935FD6E867.tplgfr22s_2?cidTexte=JORFTEXT000037457781&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000037457637

Décret n° 2018-833 du 1er octobre 2018 modifiant le décret n° 2016-1364 du 13 octobre 2016 relatif à la garde nationale

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1DD8AD1ACE7C87F004940A935FD6E867.tplgfr22s_2?cidTexte=JORFTEXT000037457792&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000037457637

Arrêté du 1er octobre 2018 relatif à l’organisation et au fonctionnement du secrétariat général de la garde nationale
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1DD8AD1ACE7C87F004940A935FD6E867.tplgfr22s_2?cidTexte=JORFTEXT000037457845&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000037457637

Décret du 1er octobre 2018 portant affectations d’officiers généraux
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1DD8AD1ACE7C87F004940A935FD6E867.tplgfr22s_2?cidTexte=JORFTEXT000037458213&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000037457637

Arrêté du 3 octobre 2018 portant nomination (administration centrale)
(Nomination du contre-amiral Anne de Clauzade de Mazieux)
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=2C0F121444C973B84E133B2A1CB1CB24.tplgfr31s_3?cidTexte=JORFTEXT000037466710&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000037466182


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