GÉOPOLITIQUE
DÉFENSE
ÉCONOMIE

de Jacques Raimond

GEOPOLITIQUE :

  1. Golfe. Un engrenage funeste
  2. Panorama des attitudes européennes sur la question de la dissuasion nucléaire
  3. Afghanistan, discussions de « paix », scrutin présidentiel, opportunités ou priorités ?

DEFENSE :

  1. En attendant le Blindé Serval « Cyno », le 132ème Bataillon cynophile de l’armée de terre devient un régiment
  2. Discours de Florence Parly, ministre des armées, à l’occasion du lancement de la frégate multi-missions Normandie
  3. La France renforce ses liens sécuritaires avec le Japon dans le cadre de l’ « axe indopacifique »

ECONOMIE :

  1. Armement : l’exportation vitale pour la souveraineté de la France
  2. Le programme SCAF pourrait souffrir des difficultés du futur car franco-allemand, prévient le PDG de Dassault Aviation
  3. La route de la soie numérique

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

GEOPOLITIQUE


ESPRIT SURCOUF, cette semaine, propose trois thèmes d’actualité, sur un axe de conflits thématique et géographique, qui engage la réflexion du sujets stratégiques, liés directement aux comportements culturels, voire cultuels, dont l’appréciation des auteurs les rapproche plus de la guerre moderne que d’effets que l’on pourrait qualifier de traditionnels. Et cependant, autant sur la tension dans le Golfe, et la multiplication d’incidents plus ou moins graves, que en ce qui concerne le comportement des Européens sur la question de la dissuasion, ou sur les espoirs d’une paix enfin au moins actée en Afghanistan, on en vient à émettre des avis tranchés, là où la mesure le dispute à la confiance en un « humanisme guerrier en faveur de la recherche de la paix ».

1 –   GOLFE. UN ENGRENAGE FUNESTE
( Orient XXI, Alain Gresh)

La guerre a déjà commencé ·
 Le sommet du G-20 s’ouvre vendredi 28 juin à Osaka. Parmi les sujets les plus sensibles, la crise dans le Golfe et les risques de guerre dans cette région, dont les effets seraient encore plus catastrophiques que l’invasion américaine de l’Irak en 2003. Les médias n’arrêtent pas de le ressasser : ni le président américain Donald Trump ni le Guide de la révolution l’ayatollah Ali Khamenei ne souhaitent déclencher des hostilités à grande échelle. Pourtant, la guerre a déjà commencé, comme en témoignent les incidents dans le Golfe et les cyberattaques américaines contre l’Iran. À l’origine, le retrait des États-Unis du traité sur le nucléaire iranien signé en juillet 2015, qu’ils avaient pourtant paraphé et qui avait été avalisé dans deux résolutions par le Conseil de sécurité des Nations unies. Et, surtout, Donald Trump a adopté une série de sanctions contre l’Iran, bien plus dures que celles en place avant 2015, frappant toute entreprise qui ferait affaire avec ce pays, qu’elle soit américaine ou non, interdisant de facto à Téhéran de vendre son pétrole et ses produits pétrochimiques. C’est un étranglement progressif d’un pays membre des Nations unies, une agression qui a suscité, il faut le reconnaître, bien peu de réactions de la « communauté internationale ». Cédant aux injonctions américaines, les entreprises européennes ont peu à peu quitté le pays, de Total à Renault, de Peugeot à Volkswagen et Daimler. Airbus a suspendu ses projets de vente d’avions de ligne, sans même attendre la création du mécanisme Instex (Instrument for Support of Trade Exchanges) créé par Londres, Berlin et Paris et censé protéger les sociétés européennes. Celles-ci savaient qu’il n’en serait rien, tant ce mécanisme apparaît comme une coquille vide. Pour qu’il en soit autrement, il aurait fallu qu’il existe une volonté politique d’affronter les États-Unis de Donald Trump, comme l’y engage l’ancien premier ministre Dominique de Villepin sur BFM. Son appel à « dire son fait à Donald Trump., (…) à élever la voix, (…) pour établir un rapport de force » n’a suscité aucune prise de conscience. Comme le note le chercheur Farhad Khosrokovar dans Le Monde du 28 juin, « L’Europe a, dès le début, rejeté la vision américaine de sortie de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran. Mais dans les faits, c’est comme si elle avait suivi l’Amérique : impuissante, elle a assisté au départ de ses industries et à la fin des relations économiques avec l’Iran. »

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://orientxxi.info/magazine/golfe-un-engrenage-funeste,3183

2 – PANORAMA DES ATTITUDES EUROPENNES SUR LA QUESTION DE LA DISSUASION NUCLEAIRE
( Géostratégia, Manuel Lafont Rapnouil, Tara Varma, Nick Witney)


Cet article aborde la question d’une autonomie stratégique nucléaire européenne. Les auteurs analysent cette question, avec pour trame de rapides évolutions du contexte international, des attitudes fortement contrastées, entre, comme au sein des états-membres, une réflexion stratégique européenne « délocalisée ». Dans ce contexte, une coopération franco-britannique renforcée sur le nucléaire pourrait-elle offrir une voie ? C’est la piste que les auteurs étudient et envisagent.

Introduction
L’édition allemande du Welt am Sonntag du 29 juillet a fait l’effet d’une bombe dans les kiosques à journaux. L’arme en question, peinte aux couleurs du drapeau allemand, illustrait le titre en première page : « Avons-nous besoin de la bombe ?». Dans l’article lui-même, on pouvait lire : « Pour la première fois depuis 1949, la République fédérale d’Allemagne n’est plus couverte par le parapluie nucléaire américain.». L’irruption de cette question sur le devant de la scène, dans une Allemagne pacifiste et anti-nucléaire, est certes remarquable. Mais il était grand temps. En 2018, l’ECFR a réalisé une étude très complète sur la position adoptée par les différents États membres de l’Union européenne sur les questions nucléaires. Cette étude a mis en évidence deux tendances. Premièrement, malgré l’insécurité internationale grandissante, les Européens refusent toujours d’admettre la nécessité accrue de réserver une place de choix à la dissuasion nucléaire dans leur réflexion stratégique. Deuxièmement, et en conséquence, les attitudes nationales sont pour l’essentiel restées inchangées depuis la fin de la Guerre froide, époque à laquelle la question de la dissuasion nucléaire est passée au second plan : en d’autres termes, les États membres affichent aujourd’hui des positions variées sur ce sujet, depuis ceux qui considèrent toujours la dissuasion nucléaire comme une composante fondamentale de la sécurité européenne, jusqu’aux partisans du désarmement nucléaire unilatéral. Cette question est loin d’être la seule sur laquelle est observée une telle hétérogénéité de positions nationales, et sur laquelle les États membres semblent vouloir rester dans le déni. Pour reprendre les termes d’un responsable interrogé par les auteurs de l’article : « L’Europe a externalisé non seulement sa sécurité, mais également sa réflexion stratégique en la matière ». Mais au vu des évolutions radicales observées dans l’environnement international de sécurité, les conclusions de cette étude sont sans appel : les Européens doivent de toute urgence relancer une réflexion et un débat sur la question de la dissuasion nucléaire. Le projet d’une « bombe allemande » a peu de chances de susciter l’adhésion – à commencer par les Allemands eux-mêmes. Les Européens doivent plutôt se demander sérieusement si un « parapluie nucléaire » franco-britannique constituerait une stratégie réalisable et souhaitable pour compléter ou remplacer la garantie de sécurité nucléaire actuelle, mise en place par les Etats-Unis au bénéfice de l’Europe. Ce rapport indique, en conclusion, que cette question revêt une importance réelle et doit être replacée dans un ensemble plus large, mais de réflexions concernant les armes nucléaires, sur lequel un débat européen soit être ouvert.
Indépendamment de la viabilité d’un éventuel accord sur un « Saint-Malo nucléaire » (selon les termes employés par un membre de l’équipe de recherche paneuropéenne de l’ECFR), une chose est sûre : au vu de la situation actuelle, les Européens ne pourront donner vie à leur ambition affichée d’assurer leur « autonomie stratégique » qu’en prenant des mesures concrètes sur le volet nucléaire. Or, l’absence de force de dissuasion européenne pourrait bien mettre à mal cet objectif. Outre les capacités nucléaires, de nombreuses options s’offrent à l’Europe pour atteindre cet objectif d’autonomie stratégique. Mais faut d’action sur ce plan, de nombreux Européens, sceptiques quant à la crédibilité de la garantie nucléaire américaine, continueront de penser que la Russie aura toujours le dessus en cas de conflit armé avec l’Europe. Et pourtant, la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) continuent de fermer les yeux sur la dimension nucléaire d’un environnement stratégique en mutation rapide

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.geostrategia.fr/panorama-des-attitudes-europeennes-sur-la-question-de-la-dissuasion-nucleaire/

3
AFGHANISTAN, DISCUSSIONS DE « PAIX », SCRUTIN PRESIDENTIEL : OPPORTUNITES OU PRIORITES ?
(IRIS, Olivier Guillard)

Dans le contexte sécuritaire sinistré que l’on ne présente plus – entre le 8 février et le 9 mai, l’ONU a recensé 5249 « incidents de sécurité[1] » à l’échelle du pays[2] –, deux thématiques cristallisent l’attention des acteurs du « Grand Jeu » afghan : l’organisation d’un scrutin présidentiel à l’automne et la poursuite de discussions de paix entre les multiples parties prenantes, domestiques (talibans, gouvernement) et extérieures (États-Unis, Russie, Chine, Pakistan). Originellement programmé le 20 avril 2019, avant d’être décalé une première fois au 20 juillet, le scrutin présidentiel est à cette heure « envisagé » fin septembre 2019. Sous réserve naturellement que les conditions de sécurité nécessaires à cette sensible entreprise soient réunies, ce qui ne saurait à cette heure aller de soi…  C’est peu dire de ce rendez-vous politique national qu’il se présente – huit mois après un scrutin parlementaire[3] ayant mis un semestre à valider ses résultats[4] – dans une configuration fébrile[5], renforcée par la défiance croissante de l’électorat afghan envers ses responsables politiques quels qu’ils soient, peu importe leur projet ou leurs (mé)faits d’armes passés. Le fait que le chef d’État au pouvoir depuis 2014[6], l’opiniâtre et disputé Ashraf Ghani, aurait constitutionnellement dû quitter ses fonctions le 22 mai 2019 – mais restera finalement à la présidence jusqu’à fin septembre… – et qu’il ait dernièrement remplacé, en amont du scrutin en question, diverses personnalités à des postes sensibles au ministère de la Défense et dans les rangs de la police, ne sert pas précisément l’image de l’administration en place et son très relatif souci de bonne gouvernance. Parallèlement, depuis fin 2018, divers acteurs afghans (talibans, anciens responsables gouvernementaux, société civile) et un florilège de capitales étrangères (Washington, Moscou, Pékin, Islamabad, Téhéran) s’activent en ordre dispersé sur de bien ténues discussions préliminaires de paix. Lesquelles sont notamment portées par la volonté de la Maison-Blanche et de son tempétueux locataire de retirer à terme (sous conditions) les troupes américaines (environ 8 000 hommes) du bourbier afghan et le principe de l’association à venir de l’insurrection talibane à la gestion des affaires nationales (en coopérant avec les acteurs politiques traditionnels) ; une perspective laissant bien des Afghans et des observateurs perplexes. Fin avril 2019, l’administration Ghani est parvenue à organiser dans la capitale une Loya Jirga (grande assemblée traditionnelle), forte de 3000 participants réunis cinq jours durant pour évoquer les conditions préparatoires à des discussions de paix avec les talibans ; une entreprise à laquelle le numéro 2 du gouvernement avait refusé de participer, à l’instar d’une majorité d’opposants au président Ghani, estimant que cette impressionnante assemblée servait en priorité ses desseins de réélection. Dans le communiqué final scellant les dividendes de cet événement, le président insistait sur divers points, notamment son souhait de convenir d’un cessez-le-feu (si les talibans y souscrivent également) ou encore la possibilité de remettre en liberté quelque 175 prisonniers talibans embastillés pour « créer de la confiance » entre les parties.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.iris-france.org/138650-afghanistan-discussions-de-paix-scrutin-presidentiel-opportunites-ou-priorites/


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DEFENSE

Esprit Surcouf constate que l’actualité de défense est particulièrement riche, notamment avec la création du 132ème RGT « Cyno », avec le lancement de la FREMM Normandie, et avec le renforcement des liens étroits entre France et Japon. Nos générations montantes vont prendre bientôt la responsabilité de notre défense, et il est rassurant de constater quelles aides le pouvoir entend apporter à nos armées, pour que l’outil militaire demeure fiable et performant.

1 – EN ATTENDANT LE BLINDE SERVAL « CYNO », LE 132ème BATAILLON CYNOPHILE DE L’ARMEE DE TERRE DEVIENT UN REGIMENT
( OPEX 360, Laurent Lagneau)

En 1977, il fut décidé de regrouper le Centre d’instruction des formations vétérinaires de Compiègne, le 54e groupe vétérinaire de Tarbes et le 24e groupe vétérinaire de Suippes au sein d’une seule unité, en l’occurrence le 132e Groupement cynophile de l’armée de Terre [GCAT], par ailleurs héritier des traditions du 132e Régiment d’Infanterie [RI], qui s’illustra notamment durant les guerres de la Révolution et du Premier Empire ainsi que lors de la Première Guerre Mondiale. Cette unité fut alors chargée de l’acquisition du « cheptel canin » au profit des trois forces armées et de la Gendarmerie. Mais, avec les besoins opérationnnels allant crescendo, le 132e GCAT devint le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT]. Depuis, ce dernier est constamment sollicité pour les opérations extérieures  auxquelles il fournit des équipes spécialisées dans l’appui cynotechnique au combat débarqué, l’appui aux opérations spéciales [SCAOS], la sécurisation de sites et, enfin, la recherche et la détection d’explosifs, d’armement ou de stupéfiants. ll en va de même pour les missions intérieures, comme Sentinelle. Là, le 132e BCAT déploie généralement des chiens détecteurs d’explosifs, afin de renforcer les dispositifs lors de grandes manifestations. Actuellement,  implanté à Suippes, où il dispose du plus grand chenil d’Europe,  le 132e BCAT compte 600 militaires [et autant de chiens] répartis selon 5 compagnies [2 d’intervention, une de détection et recherche d’explosif, une de commandement et de logistique et une de réserve] et 40 équipes déployées hors du territoire métropolitain. Or, le 1er juillet, cette unité va à nouveau changer d’appellation pour devenir le 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique [RIC].

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2019/06/28/en-attendant-le-blinde-serval-cyno-le-132e-bataillon-cynophile-de-larmee-de-terre-devient-un-regiment/

2 –  DISCOURS DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMEES, A L’OCCASION DU LANCEMENT DE LA FREGATE MULTIMISSIONS NORMANDIE (DiCOD)


Nous sommes au lendemain de la Guerre froide, en 1995, sous le soleil de Monaco. L’Aston Martin d’un gris métallique file sur les routes montagneuses de la côte méditerranéenne, une soirée au casino se profile pour l’agent secret le plus célèbre de la planète : son nom est Bond, James Bond, de retour dans GoldenEye. Plus tard dans la soirée, le regard de Pierce Brosnan se pose sur une Lorientaise. Une frégate lorientaise, pour être plus précise. En 1995, cette frégate a des allures futuristes, à la pointe de l’innovation. Son nom est aussi connu que James Bond ; et vous l’avez deviné, il s’agit de la frégate La Fayette. Première frégate furtive, sa mise en service fut un tournant, une véritable rupture technologique et industrielle. En France et à l’étranger, les frégates La Fayette ont fait rayonner Lorient, le savoir-faire et l’expertise des talents de la région. Voilà 25 ans que la classe La Fayette fait notre fierté. C’est désormais le programme FREMM ou frégate multi-missions, qui a repris le flambeau de cette classe d’exception. Mais avec une constante, Lorient demeure au coeur de l’innovation et au service de la modernisation de la Marine nationale. Le programme FREMM, ce sont des navires furtifs de nouvelle génération pensés pour être polyvalents, endurants et dotés d’automatismes voués à faciliter les tâches quotidiennes de l’équipage : in fine, le navire requiert un équipage moins important qu’une frégate La Fayette par exemple. Le programme FREMM n’est pas seulement une nouvelle prouesse d’innovation, c’est aussi un succès européen : celui d’une collaboration industrielle avec l’Italie depuis les années 2000 menée notamment grâce à l’organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAR) ; une organisation européenne qui contribue également à créer les conditions de la réussite des programmes MUSIS dans le domaine spatial et Tigre pour les hélicoptères de combat. A ce jour, les FREMM représentent le plus grand programme naval européen. La France a passé commande de 10 frégates, dont deux à destination de nos partenaires marocain et égyptien. Et je suis fière d’être ici aujourd’hui, à Lorient, où sont produites toutes les frégates multi-missions. Produire une frégate de 6 000 tonnes, intégrant les technologies dernier cri, c’est un travail titanesque. Ce sont des millions d’heures de travail durant lesquelles des milliers de personnes s’investissent pleinement. Vous préparez l’avenir de notre Marine nationale et vous n’économisez jamais vos efforts lorsqu’il s’agit d’offrir le meilleur à notre défense. Et je vous remercie infiniment de votre travail acharné, vous, mais aussi tous ceux qui ne sont pas présents à Lorient aujourd’hui, mais qui oeuvrent aussi activement à la réussite du programme FREMM. Ce programme est un des nombreux visages de l’Europe de la défense ; une des nombreuses facettes de nos coopérations et une pierre majeure de notre collaboration avec l’Italie. C’est une affaire de construction mais aussi de consolidation européenne : nous avons l’ambition de poursuivre cette coopération engagée avec l’Italie, sous l’égide de l’OCCAR, avec le programme de « bâtiments ravitailleurs de forces » qui prévoit de nouveaux pétroliers-ravitailleurs pour la Marine nationale.

Retrouvez l’intégralité du discours avec ce lien :
https ://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse/discours/discours-de-florence-parly/discours-de-florence-parly-ministre-des-armees-a-l-occasion-du-lancement-de-la-fregate-multi-missions-normandie


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3 – LA FRANCE RENFORCE SES LIENS SECURITAIRES AVEC LE JAPON DANS LE CADRE DE L’ « AXE INDOPACIFIQUE »
(IRIS, Edouard Pflimlin)

Le président français Emmanuel Macron a effectué une visite officielle au Japon du mercredi 26 au jeudi 27 juin 2019 avant le sommet du G20 d’Osaka. M. Macron a rencontré le Premier ministre Shinzo Abe, qu’il a déjà vu six fois depuis le début de son mandat. Le Japon et la France ont publié mercredi soir une feuille de route sur cinq ans pour la coopération bilatérale en matière de sécurité, de développement des infrastructures et de divers autres domaines. Comme le rappelle Le Mondela coopération en matière de sécurité et de défense n’est pas nouvelle. « Paris et Tokyo organisent déjà, depuis 2014, des rencontres annuelles entre leurs ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Un accord signé entre les deux gouvernements, relatif au transfert d’équipements et de technologies de défense est aussi entré en vigueur fin 2016, suivi par un accord d’acquisition et de soutien logistique en 2018, ouvrant la voie à des exercices conjoints plus ambitieux. Enfin, la cinquième session des consultations politico-militaires ministérielles, qui s’est tenue à Brest en janvier, a conduit à la décision de lancer un nouveau dispositif de dialogue sur les questions maritimes. » En réalité, la coopération est plus ancienne et trouve ses racines dans le développement du Japon au XIXe siècle comme je le soulignais à l’occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon en 2018. Les intérêts du Japon et de la France convergent. Pour Tokyo, il s’agit de diversifier ses alliés en s’appuyant notamment sur l’Inde, l’Australie ou la France. Pour Paris, il s’agit de développer sa présence dans une zone prioritaire, la zone indopacifique. Comme le rappelle le Quai d’Orsay : « L’espace indopacifique est pour la France à une réalité géographique. Elle y est présente avec ses territoires d’outre-mer et 93% de sa zone économique exclusive est située dans les océans Indien et Pacifique. Au total, 1,5 million de Français y résident, ainsi que 8 000 militaires en mission. Cette zone est en outre devenue une réalité géopolitique et géoéconomique. Le centre de gravité de l’économie mondiale s’est déplacé de l’Atlantique vers le Pacifique. »  « Face à cette réalité et dans un contexte de promotion par la France d’un ordre multipolaire stable fondé sur le droit, la zone indopacifique constitue une priorité de la diplomatie française et un partenaire incontournable. Dans son discours prononcé sur la base navale de Garden Island (Sydney, Australie) le 2 mai 2018, le Président de la République a exposé la stratégie française dans la zone indopacifique. Notre ambition est d’y assumer un rôle de puissance médiatrice, inclusive et stabilisatrice. » Cette stratégie repose sur plusieurs axes, dont le renforcement de nos partenariats stratégiques avec différentes puissances comme le Japon. La feuille de route publiée mercredi comporte une dimension sécuritaire non négligeable.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.iris-france.org/138716-la-france-renforce-ses-liens-securitaires-avec-le-japon-dans-le-cadre-de-l-axe-indopacifique/


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ECONOMIE :


C’est sur une note stratégique que l’on entame cette semaine le chapitre « économie » de cette revue de presse : il s’agit ici de conserver un niveau satisfaisant à l’export de nos industries d’armement ; on enchaîne ensuite directement sur les difficultés envisagées pour le futur avion franco-allemand, et on termine sur la part considérable que prennent les nouvelles technologies dans l’émergence des nouvelles routes de la soie.

1 – ARMEMENT : L’EXPORTATION, VITALE POUR LA SOUVERAINETE DE LA France
( La tribune, Patrick Cappelli)

Malgré les récentes plaintes des ONG concernant les exportations d’armes dans certains pays alliés, le ministère des Armées et les industriels ont réaffirmé à l’occasion de la sixième édition du Paris Air Forum organisé par La Tribune l’importance de ces ventes pour la France. Les discours des ONG sur les effets destructeurs des armes françaises employées sur certains terrains de conflit en général, et au Yémen en particulier, n’ont pas convaincu la ministre des Armées Florence Parly, ni les industriels de l’armement. Au Paris Air Forum, organisé le 14 juin par La Tribune, le directeur du développement international de la direction générale de l’armement (DGA), Thierry Carlier, l’a clairement expliqué : “les ONG sont dans leur rôle. Mais ces exportations sont vitales pour notre souveraineté car le marché européen est trop étroit, et nos alliés ne font pas assez d’efforts pour leur défense, certains acceptant une forme de dépendance (aux États-Unis, ndlr). Il nous faut donc exporter au-delà de l’Europe”. Le patron des exportations à la DGA a aussi rappelé in fine que la France “respecte les engagements internationaux sur la commercialisation des armes et les éventuels embargos”. Pour sa part, le directeur de Safran en charge de l’international et des relations institutionnelles, Stéphane Abrial, a salué “l’action des ONG, surtout celles qui pansent les plaies des populations”. Pour la directrice générale du développement de Thales, les exportations sont indispensables à l’industrie de défense si l’on veut atteindre les objectifs de souveraineté et d’autonomie stratégique. Elle a cité l’exemple du programme SCAF (système de combat aérien du futur) qui réunit dix grands groupes et 4.000 entreprises, “pilier d’un ensemble plus vaste de défense aéronautique et de l’espace qui représente 400.000 emplois et constitue un des rares secteur industriel où la France possède une position de leadership mondial”.
L’armée française, un label de confiance
Fondamentalement, la France a mis en place des mécanismes de contrôle robustes pour autoriser ou non les exportations d’armes. Le général Stéphane Abrial a précisé que les “débats d’une grande intensité” avec les membres des services de l’État dans le cadre de la commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG) s’appuient sur “des arguments solides qui rassurent les industriels, qui eux n’ont pas les moyens de contrôler le respect des Traités”. Ceux-ci étant susceptibles d’évoluer, Stéphane Abrial a assuré que Safran “s’adaptera”. Le directeur de Safran en charge de l’international et des relations institutionnelles reconnaît que son groupe a déjà essuyé des refus d’exporter, tout comme d’ailleurs Pascale Sourisse. Sans préciser lesquels et dans quels pays…

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-l-exportation-vitale-pour-la-souverainete-de-la-france-821349.html

2 –  LE PROGRAMME SCAF POURRAIT SOUFFRIR DES DIFFICULTES DU FUTUR CHAR FRANCO-ALLEMAND PREVIENT LE PDG DE DASSAULT AVIATION
(OPEX 360, Laurent Lagneau)


À l’occasion du dernier salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, le Système de combat aérien du futur [SCAF], programme conduit par la France, l’Allemagne et, désormais, l’Espagne, a franchi une étape importante, avec la signature d’un accord-cadre décrit par le ministère [français] des Armées comme étant un « véritable engagement juridique pour la construction d’un système complet d’avions de combat et de drones, qui entrera dans les forces armées d’ici 2040. » Dans le même temps, les industriels concernés, c’est à dire Dassault Aviation et Airbus, ont remis une offre industrielle conjointe aux gouvernements impliqués dans ce programme, dirigé par la France. Auparavant, les motoristes Safran et MTU avaient signé un accord de coopération industrielle relatif aux moteurs qui équiperont le New Generation Fighter [NGF], appelé à être la pierre angulaire du SCAF, qui sera un « système de systèmes ». Pour le moment, donc, ce programme suit son cours… Mais un autre connaît quelques difficultés : celui du char de combat du futur [MGCS, pour Main Ground Combat System], dont la maîtrise d’ouvrage a été confiée à l’Allemagne, celle du SCAF étant revenue à la France. Pour Paris, il est hors de question de déroger à la règle des 50-50 pour mener à bien le programme MGCS. Au départ, tout était simple dans la mesure où l’on s’attendait que sa conduite allait revenir à KNDS, la co-entreprise détenue à parts égales par par la famille Bode-Wegmann et Giat Industries [c’est à dire l’État français]. Seulement, Rheinemetall s’est invité dans la danse, ce qui complique une équation déjà difficile à résoudre, avec notamment les questions relatives à l’exportation. S’agissant du SCAF, le programme se « déroule bien, étant donné la volonté commune d’avancer de part et d’autre du Rhin », selon Éric Trappier, le Pdg de Dassault Aviation. « Je ne prétends pas que la vie soit un long fleuve tranquille : nous devons apprendre à nous connaître, à travailler ensemble. Les procédures et les états d’esprit sont différents, de même que les enjeux. La France a une bonne compréhension de ce qu’est l’autonomie stratégique, ce qui n’est pas toujours le cas du côté allemand où, ne le nions pas, les États-Unis exercent une pression très forte », a enchaîné M. Trappier, lors d’une audition à l’Assemblée nationale [et dont le compte-rendu vient d’être publié].

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2019/06/28/le-programme-scaf-pourrait-souffrir-des-difficultes-du-futur-char-franco-allemand-previent-le-pdg-de-dassault-aviation/

3 – LA ROUTE DE LA SOIE NUMERIQUE
(Infoguerre, Louis Ly, Marc Demerlé, Olivier Quillet, Philippe Ramoul)

La Chine séduit et fait peur. En 2017, sur 7,5 milliards d’individus dans le monde 1,38 sont chinois, et deux personnes sur trois sont asiatiques. On parle de pouvoir émergé et non pas de pays puissant, en considérant les facteurs de pouvoir tirés du livre « La fragmentation du monde » de Thierry Garcin qui sont : la politique et diplomatie, le pouvoir militaire, scientifique et économique. Il ressort de son analyse que comparée aux Etats-Unis, la Chine n’est pas un super pouvoir politique, pas un super pouvoir militaire, pas un super pouvoir scientifique. Sur le plan économique oui, la Chine est un super pouvoir, elle mise sur l’économie, avec l’ambition de devenir première puissance économique mondiale, et elle est déjà la première puissance exportatrice mondiale devant les US, qui la devance encore en termes de niveau de PIB. Selon les Études économiques de l’OCDE de 2019, « Les investissements directs à l’étranger constituent une source essentielle d’acquisition de technologies », et cela a permis à la Chine de prendre la première place mondiale dans les activités numériques. « L’économie numérique représente désormais environ un tiers du PIB de la Chine et un cinquième des emplois, et progresse rapidement »A l’instar des projets d’ouverture vers l’extérieur (zouchuqu), la route de la soie numérique fait son apparition dans le cadre du projet BRI et depuis la Chine investie en masse dans les technologies de l’information et de la communication. En quelques années la Chine est devenue un géant. L’ex-usine du monde, où se construisait grâce à des millions de bras les produits imaginés en Occident, a développé ses propres entreprises. Sans surprise les entreprises chinoises s’élèvent en tête dans la dernière étude annuelle Fortune Global 500.


TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES :

ESPRIT SURCOUF.fr vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité.

L’Iran porte plainte à l’ONU sur l’affaire du drone américain (45° Nord, AFP)
http://www.45enord.ca/2019/06/iran-porte-plainte-a-lonu-sur-laffaire-du-drone-americain/

Revers pour Haftar dans la bataille de Tripoli (L’Expression)
https://www.lexpressiondz.com/internationale/revers-pour-haftar-dans-la-bataille-de-tripoli-317509

Un nombre “faible” de cas de radicalisation dans les forces de sécurité (L’Essor, GT)
https://lessor.org/a-la-une/un-nombre-faible-de-cas-de-radicalisation-dans-les-forces-de-securite/

La Belgique commande 442 véhicules blindés à la France dans le cadre de la mise en place de l’accord de coopération stratégique entre les deux pays (Défense, DICOD)

https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/la-belgique-commande-442-vehicules-blindes-a-la-france-dans-le-cadre-de-la-mise-en-place-de-l-accord-de-cooperation-strategique-entre-les-deux-pays

Géopolitique de Daesh. Les prisons tadjikes, cheval de Troie de l’Etat Islamique en Asie centrale ? (Diploweb ? David Gaüzère)
https://www.diploweb.com/Geopolitique-de-Daesh-Les-prisons-tadjikes-cheval-de-Troie-de-l-Etat-Islamique-en-Asie-centrale.html


PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité.

Arrêté du 27 juin 2019 portant désignation des auditeurs diplômés de la première session nationale « souveraineté numérique et cybersécurité » (2018-2019) de l’Institut des hautes études de défense nationale et de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice
 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4B6A3B2C717AB58D0F348B17CAD76B98.tplgfr27s_3?cidTexte=JORFTEXT000038703079&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038702368

Arrêté du 11 juin 2019 relatif aux attributions et à l’organisation du commandement des réserves de la gendarmerie nationale
 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4B6A3B2C717AB58D0F348B17CAD76B98.tplgfr27s_3?cidTexte=JORFTEXT000038696139&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038695702

Décret n° 2019-637 du 25 juin 2019 relatif aux modalités de mise en œuvre du télétravail à l’égard de certains agents publics et magistrats
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4B6A3B2C717AB58D0F348B17CAD76B98.tplgfr27s_3?cidTexte=JORFTEXT000038682955&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038682802

Décret n° 2019-626 du 24 juin 2019 relatif au parquet antiterroriste 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4B6A3B2C717AB58D0F348B17CAD76B98.tplgfr27s_3?cidTexte=JORFTEXT000038677485&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038677475

Décret n° 2019-630 du 24 juin 2019 relatif à la création d’un congé de paternité en cas d’hospitalisation de l’enfant
 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4B6A3B2C717AB58D0F348B17CAD76B98.tplgfr27s_3?cidTexte=JORFTEXT000038677577&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038677475

On pourra consulter également le journal officiel du 26 juin 2019, en ce qu’il élève à la dignité de Grand Officier de la Légion d’honneur, promeut et nomme des militaires appartenant à l’armée active. (5 décrets)
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJO.do?idJO=JORFCONT000038682802


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