GÉOPOLITIQUE
DÉFENSE
ÉCONOMIE

de Jacques Raimond
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GEOPOLITIQUE :

  • Communiqué conjoint des ministres des affaires étrangères de la France et de l’Irak
  • Dans le contexte de l’opération militaire turque « Source de paix », retour sur les ressources agricoles et pétrolières du Rojava : les Kurdes syriens, maîtres d’atouts stratégiques majeurs
  • Soudan, Alégrie, Egypte, Irak, révoltes arabes : quelques remarques sur la nouvelle séquence en cours

DEFENSE :

  • Le service de santé des armées disposera de VAB sanitaires modernisés pour les opérations extérieures Prise d’armes du chef d’état-major des armées
  • Les gendarmes s’investissent dans le livre blanc de la sécurité intérieure

ECONOMIE :

  • Embargo sur les armes ou coordination e la politique d’exportation d’armes – Y voir clair.
  • Pékin face au ralentissement de l’économie.
  • Energies renouvelables : un trou noir pour l’économie

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL
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GEOPOLITIQUE


ESPRIT SURCOUF, conscient des préoccupations de l’actualité, reprend deux grands thèmes de celle-ci. D’une part, l’éclairage apporté par la position de la France dans la région du Nord de l’Irak, partagée par cet Etat, et le point relatif aux données géostratégiques en matière agricole et pétrolière de la zone des combats ; d’autre part, on lira avec beaucoup d’intérêt les remarques du site IRIS, en ce qui concerne les prolongements et les nouvelles donnes des mouvements conflictuels intérieurs des pays arabes.


1- COMMUNIQUE CONJOINT DES MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA France ET DE L’IRAK (Minetran)


Le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères M. Jean-Yves Le Drian s’est rendu, à la tête d’une délégation, les 17 et 18 octobre en Irak. Des consultations bilatérales approfondies ont été menées, entre la République française et la République d’Irak, sur les questions politiques et régionales dans un esprit d’amitié, de renforcement des relations bilatérales et de volonté d’échanger sur les questions du moment. La France et l’Irak ont exprimé leur détermination à préserver les acquis des cinq années de combat menées ensemble contre Daech, aujourd’hui gravement remis en cause du fait de la déstabilisation du nord-est syrien par l’offensive turque. La France et l’Irak ont exprimé leur forte préoccupation concernant les conséquences humanitaires de cette opération en Syrie et leurs répercussions en Irak, et s’engageront dans une coopération très étroite pour faire face aux conséquences de cette situation. D’ores et déjà, la France se prépare à mobiliser dix millions d’euros pour répondre à cette urgence, y compris, en tant que de besoin, au bénéfice de ceux qui seraient contraints de se réfugier en Irak. La France et l’Irak sont également fortement préoccupés par la perspective d’une résurgence de Daech, en raison de la menace que représentent ses combattants passés dans la clandestinité et des conséquences de la déstabilisation du nord-est syrien sur les combattants aujourd’hui retenus dans cette région. Le devenir des combattants de Daech est une question cruciale pour la sécurité de la France et de l’Irak : les deux parties poursuivront leur dialogue en vue de trouver rapidement des mécanismes qui garantissent l’absence d’impunité, la justice et la sécurité collective. En tant que partenaires au sein de la Coalition contre Daech, les deux parties ont exprimé leur souhait de participer ensemble dans les prochains jours à la réunion ministérielle de cette alliance. Nous souhaitons qu’elle permette de définir les nouvelles modalités de la poursuite de la lutte contre Daech dans ce nouveau contexte, et les solutions à apporter à la problématique de tous les combattants terroristes. La France demeurera aux côtés de l’Irak, non seulement à travers une étroite coopération aux plans sécuritaire et politique, mais aussi via son soutien à l’Etat et au gouvernement irakien, à l’action humanitaire, à la stabilisation et à la reconstruction du pays, et à la mise en œuvre des réformes attendues par la jeunesse irakienne, au bénéfice de laquelle la France mène des efforts particuliers en matière éducative et culturelle. Les deux pays entendent renforcer leur coopération dans tous les domaines pour bâtir un véritable partenariat stratégique, et faire de cette relation un facteur d’équilibre et de stabilité pour le Moyen-Orient.

 2 – DANS LE CONTEXTE DE L’OPÉRATION MILITAIRE TURQUE SOURCE DE PAIX, RETOUR SUR LES RESSOURCES AGRICOLES ET PÉTROLIÈRES DU ROJAVA : LES KURDES SYRIENS, MAÎTRES D’ATOUTS STRATÉGIQUES MAJEURS
(Les Clés du Moyen-Orient, Emile Bouvier)


« Ils font des affaires de façon tout à fait pragmatique, voilà tout », affirme le professeur de Science politique à l’Université américaine de Beirut Hilal Khashan (1), après qu’on lui ait demandé son avis, le 10 février dernier, sur les rumeurs indiquant que les Kurdes syriens vendaient du pétrole extrait de la région de Deir Ez Zor au régime de Damas. De fait, après avoir reconquis l’est de l’Euphrate à l’Etat islamique ces dernières années, les Kurdes syriens et leur structure politique de gouvernement, l’Administration autonome du nord-est syrien (AANES), se retrouvent désormais maîtres d’un territoire notoirement riche en hydrocarbures mais aussi en produits agricoles et en infrastructures énergétiques. Alors que l’intention des Kurdes est d’installer une région autonome au sein d’une Syrie fédérale, à l’instar de la Région autonome du Kurdistan irakien (RAK), certains médias, tels que l’hebdomadaire britannique The Economist, estiment que l’AANES se transforme progressivement « en véritable Etat indépendant » (2). Qu’importe : qu’il s’agisse d’une région autonome ou d’un Etat souverain, la question des ressources et de l’indépendance qu’elles procurent se pose pour les Kurdes. Cet article ambitionne donc de dresser un état des lieux des atouts géographiques du territoire de l’AANES (I), puis d’analyser l’usage que les Kurdes syriens en tirent dans le contexte géopolitique très particulier qui est le leur (II).

Voici une synthèse de l’actualité internationale de septembre 2019 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, suivent la spécialité HGGSP voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 13 600 followers)

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Dans-le-contexte-de-l-operation-militaire-turque-Source-de-paix-retour-sur-les.html

3 – SOUDAN, ALGERIE, EGYPTE, IRAK, REVOLTES ARABES : QUELQUES REMARQIES SUR LA NOUVELLE SEQUENCE EN COURS (IRIS, Didier Billon)


Près de neuf ans après les débuts de l’onde de choc politique qui s’était répandue à une vitesse fulgurante dans les mondes arabes à partir de l’épicentre tunisien, il apparaît que l’année 2019 ouvre une nouvelle étape de la séquence ouverte en 2010. Les révoltes citoyennes au Soudan, en Algérie, en Égypte et maintenant en Irak le rappellent sans ambages. On se souvient qu’après l’abondant usage du terme de « printemps », il fut, au cours des dernières années, de bon ton d’évoquer les « hivers arabes ». La conjoncture politique actuelle indique pourtant que les métaphores météorologiques ne parviennent décidément pas à rendre compte de processus sociaux qui, par essence, ne peuvent être ni linéaires ni être réduits à des raisonnements binaires. Le nouvel élan auquel nous assistons depuis plusieurs mois – après, il est vrai, l’amorce d’un véritable reflux politique en 2013, qui persiste dans plusieurs pays (Syrie, Libye, Yémen, Bahreïn, etc.) –, confirme que les mouvements révolutionnaires de 2011 ne constituaient pas de brèves phases d’espoir de démocratisation sans lendemain ; ils incarnaient, en réalité, la phase initiale de processus de long terme alimentés par la crise structurelle, sociale et politique, des États de la région. D’autant qu’en dépit du moment de réaction qui se cristallise en 2013, les contestations sociale et politique n’ont jamais véritablement cessé, et que des mouvements de colère localisés n’ont cessé d’éclater en Irak, en Jordanie, en Tunisie, au Maroc, en Jordanie, etc. La résurgence de processus révolutionnaires appelle alors quelques remarques susceptibles de mieux les saisir dans leur complexité. Si les mêmes causes fondamentales permettent de saisir l’origine des mouvements en cours, nous pouvons constater, une fois de plus, la diversité de leurs déclinaisons. Les causes directement politiques, comme en Algérie, constituent parfois le facteur déclenchant. Ailleurs, ce sont plus directement des causes économiques, comme en Égypte et en Irak, ou une combinaison des deux niveaux, comme au Soudan. Bien sûr, ces distinctions sont en partie artificielles, tant ces nouvelles vagues de révolte procèdent des mêmes aspirations : justice sociale, libertés démocratiques, dignité sont en effet partout revendiquées avec force, comme elles l’avaient été il y a près de neuf ans. Il est frappant de constater que les régimes en place, à l’instar de ce qui s’était passé en 2011 là encore, réagissent trop peu et trop tard face aux aspirations de leur propre peuple, exprimant leur incompréhension des dynamiques en cours et la méconnaissance de la société réelle de leur pays. Tentant de colmater les brèches en concédant quelques maigres réformes qui ont pour but de préserver l’essentiel de leurs prérogatives, le compte n’y est pourtant pas. Si cela peut contribuer dans certains cas à différer les affrontements, comme en Algérie et au Soudan, ces concessions ne sont néanmoins pas en mesure de répondre à la radicalité des revendications exprimées. Ainsi le jugement ou l’internement de responsables politiques et/ou économiques – Abdelaziz Bouteflika et son clan en Algérie, Omar El-Bechir et ses proches au Soudan – font certes sauter des fusibles, mais ne remettent pas en cause les véritables responsabilités.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.iris-france.org/141012-soudan-algerie-egypte-irak-revoltes-arabes-quelques-remarques-sur-la-nouvelle-sequence-en-cours/

Le site IRIS est répertorié dans la rubrique THINKTANKS de la "Communauté Défense et Sécurité" d'ESPRITSURCOUF.fr
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DEFENSE


Esprit Surcouf,  propose à ses lecteurs les trois thèmes centraux d’une actualité  de défense globale : tout d’abord, concernant la présence de VAB sanitaires en opérations doit marquer la volonté de rassurer le combattant, susceptible d’être blessé ; Ensuite, le chef d’état-major des armées rappelle, dans son ordre du jour du 15 octobre, la nécessité de l’exemplarité ; enfin, les travaux du livre blanc sur la sécurité intérieure ont débuté, et les gendarmes en sont partie prenante à part entière.

1 – LE SERVICE DE SANTE DES ARMEES DISPOSERA DE VAB SANITAIRES MODERNISES POUR LES OPERATOIONS EXTERIEURES ( OPEX 360, Laurent Lagneau)


Depuis 1976, le Service de Santé des Armées [SSA] utilise des Véhicules de l’avant blindé [VAB] en version sanitaire [VABSAN]. Au moment de l’entrée en service de ces derniers, il était envisagé un conflit symétrique devant se dérouler dans une zone géographique définie [en Allemagne, ndlr]. Et les soins basiques délivrés aux blessés, que l’on attendait nombreux, devait se faire à bord d’un VABSAN par des auxiliaires sanitaires. La durée du transport vers des antennes médicales situées « à l’arrière » ne devait pas excéder 15 km. Avec les engagements en Afghanistan, puis au Mal, la doctrine du SSA a évolué [elle avait en réalité commencé à évoluer depuis le début des années 1980, avec le RETEX du conflit aux Malouines, ndlr]. Les menaces aussi… contrairement aux VABSAN. « Le VAB a connu plusieurs modifications en 1998 : boîte automatique, suspensions ou surblindage. Le conflit afghan conduisit à améliorer significativement la protection contre les IED [engins explosifs improvisés, ndlr], avec la création d’une version ULTIMA pesant 17 tonnes, soit 4 tonnes de plus que la version initiale. Ces évolutions n’ont cependant concerné que les véhicules destinés à l’infanterie et au génie », rappelle un article de la revue « Médecine et armées », parue en 2018. Le renouvellement des blindés de l’armée de Terre, via le programme SCORPION, permettra au Service de santé des Armées de disposer de nouveaux véhicules, notamment des Griffon et des Serval. Mais cela ne se fera pas dans l’immédiat, le premier Griffon médicalisé étant attendu en 2023. Aussi, pour répondre aux besoins les plus immédiats, en particulier sur les théâtres extérieurs, des solutions ponctuelles ont été trouvées, comme avec la médicalisation, au Mali, de Véhicules blindés de combat d’infanterie [VBCI] et de VAB Ultima, grâce à des kits sanitaires mis au point par la Section technique de l’armée de Terre [STAT] et le bureau emploi de la division opérations de la Direction centrale du SSA.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2019/10/16/le-service-de-sante-des-armees-disposera-de-vab-sanitaires-modernises-pour-les-operations-exterieures/


2 – PRISE D’ARMES DU CHEF D’ETAT-MAJOR DES ARMEES (Défense, EMA)


Le général d’armée François Lecointre, chef état-major des armées (CEMA) a présidé le vendredi 11 octobre une prise d’armes sur la place d’armes principale de Balard. Le commandement des troupes était assuré par le colonel Valérie Gaudin, commandant militaire de Balard. Au cours de cette cérémonie le CEMA a procédé à une remise de décorations, de la Légion d’honneur, de l’Ordre national du mérite, de la Croix de la valeur militaire et de la Médaille de l’aéronautique. Il a ensuite prononcé son ordre du jour, dont le thème principal était: « L’exemplarité ».

Ordre du jour :

« Je voudrais vous parler ce matin d’une exigence forte du métier militaire : l’exemplarité. Cette vertu est superbement incarnée par l’image de Napoléon Bonaparte à la bataille du pont d’Arcole. Alors que l’armée d’Italie est en fâcheuse posture, il descend de cheval, tire son sabre, saisit un drapeau et s’élance à la conquête du pont, suivi de sa troupe galvanisée par son exemple. Mais l’exemplarité n’est pas une qualité pour les seuls chefs sur le champ de bataille. C’est avant tout une exigence individuelle et quotidienne : il appartient à chacun de se montrer consciencieux, compétent et honnête dans l’exercice de ses responsabilités. Dans les armées, où il nous est commandé de mettre en œuvre la force de manière délibérée, cet impératif moral s’appelle l’honneur. Alfred de Vigny décrivait ainsi cette éthique très militaire : « l’honneur, c’est la conscience, la conscience exaltée. C’est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu’à la plus pure élévation et jusqu’à la passion la plus ardente ». Mettre son honneur dans les tâches quotidiennes comme dans les opérations, voici le sens de la droiture militaire, à même de garantir en toutes circonstances l’efficacité des armées. L’exemplarité est aussi une exigence vis-à-vis de ses pairs en ce qu’elle favorise la confiance mutuelle. Dès lors que ce climat est instauré entre le chef et ses subordonnés, la loyauté, la camaraderie et l’initiative peuvent se développer pour assurer à la fois courage et résilience dans l’adversité. Car l’élément premier de la cohésion est l’exemple du chef qui commande en se tenant non pas au-dessus de ses hommes, mais au milieu d’eux, partageant les vicissitudes de l’état de soldat. C’est ainsi qu’il insuffle l’esprit de corps, qui unit et démultiplie à la fois les énergies, et où chacun peut puiser le réconfort les soirs de doute, de découragement ou de fatigue. De l’exemplarité enfin procède l’harmonie. Un chef rayonne par sa droiture, il donne le cap, rassemble, assume, et stimule, tout en ayant à cœur de veiller à l’épanouissement de chacun des siens. Ici, à Balard, je mesure combien nous avons besoin de telles qualités pour mener à bien tous les chantiers, mais aussi pour veiller à mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle. Je ne doute pas que nous y parvenions, ensemble, dans nos travaux quotidiens d’état-major. La mise à l’honneur de plusieurs d’entre nous est aujourd’hui l’occasion de rendre publique cette vertu de droiture qu’ils ont su incarner, chacun dans leurs fonctions. Puisse leur exemple nous inspirer et, faisant chacun de nous plus attaché à l’honneur, rendre meilleur encore notre service de la Patrie. »

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3 – LES GENDARMES S’INVESTISSENT DANS LE LIVRE BLANC DE LA SECURITE INTERIEURE ( l’Essor)


Ses travaux doivent être bouclés d’ici le début d’année 2020. Les gendarmes s’investissent dans le chantier du livre blanc de la sécurité intérieure. Ce projet stratégique pour la Place Beauvau vient d’être présenté par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, ce lundi 14 octobre. On retrouve plusieurs gendarmes impliqués dans les travaux de ce livre blanc. La direction générale a dépêché dans l’équipe chargée des travaux le colonel Eric Steiger, le chef du pôle stratégie et prospective.

Quatre groupes de travail

Quatre autres gendarmes s’investiront dans les travaux de chaque groupe de travail. Le colonel Ghislain Rety, pour celui consacré à l’organisation des services. Le colonel Patrick Henry, sous-directeur adjoint de la sécurité publique et de la sécurité routière, se penchera sur les travaux relatifs aux partenariats. Deux généraux, Edouard Hubscher et Francis Formell, suivront les travaux du groupe consacré aux ressources humaines et matérielles. Le lieutenant-colonel Benoît Tonanny, conseiller technique innovation au cabinet du patron des gendarmes suivra de son côté les travaux du groupe dédié à la technologie. Enfin, le général d’armée (2S) Jean-Régis Véchambre sera l’un des trois membres du haut conseil du livre blanc. Outre ces officiers, les gendarmes de terrain seront consultés via les instances de concertation. Le ministère de l’Intérieur a effet annoncé la constitution de “panels de terrain”. “Chaque grade sera représenté et les groupes de travail consulteront régulièrement les panels de terrain”, précise l’Intérieur.


ECONOMIE

 
A l’interrogation des conditions de l’arrêt des exportations d’armement en direction de la Turquie, voici des éléments de réponse concernant la décision européenne ; Pékin voit son économie ralentir, mais on retiendra que la demande intérieure n’y est pas pour rien ; enfin, la réalité des sommes dépensées pour les énergies renouvelables sont-elles à la mesure de l’enjeu ? Michel Gay tente une réponse pleine de sens économique.

1 – EMBARGO SUR LES ARMES OU COORDINATION DE LA POLITIQUE D’EXPORTATION D’ARMES ? Y VOIR CLAIR ( B2, Nicolas Gros-Verheyde)


Les Européens ont finalement décidé lundi (14 octobre) de coordonner leurs positions sur les exportations d’armes vers la Turquie plutôt que d’imposer un embargo sur les armes (1). Pourquoi ? Quelle est la différence ? Comment cela s’applique ? Quelle est la différence entre un embargo sur les armes et une coordination des politiques en matière d’exportation d’armes ? Elle est importante. L’embargo est une décision européenne impérative qui définit précisément ce qui est permis ou n’est pas permis. Elle est prise à l’unanimité, fait l’objet d’un texte publié au journal officiel qui peut être soumis au contrôle de la Cour de justice ou des tribunaux nationaux. Ce sont les États membres qui sont chargés ensuite de transposer et d’appliquer cette mesure (pas les institutions communautaires). La coordination des politiques d’exportation d’armes ne nécessite pas de décision européenne au sens juridique des termes, juste une décision politique. Son application est décidée par chaque État membres, soit de façon générale, soit au cas par cas. Chaque État demeure libre de son interprétation. Les licences d’exportation n’étant pas toutes publiées, la discrétion règne. Quelques principes communs ont bien été définis dans une position commune datant de 2008 (qui vient d’être révisée il y a quelques semaines), mais ils sont assez généraux. Aucun contrôle juridictionnel n’est prévu. Coordonner les politiques d’exportation ressort donc davantage de l’incitation que d’une obligation impérative.


Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.bruxelles2.eu/2019/10/17/embargo-sur-les-armes-ou-coordination-des-licences-dexportation/


2 – PEKIN FACE AU RALENTISSEMENT DE L’ECONOMIE ( Les Echos, Frédéric Schaeffer)


L’économie chinoise a fortement ralenti au troisième trimestre, à 6 % sur un an, contre 6,2 % au trimestre précédent, selon les chiffres publiés ce vendredi par Pékin. La croissance de la Chine se situe maintenant à un niveau comparable à celui du début des années 1990.La guerre commerciale avec les Etats-Unis, le refroidissement de l’industrie et une demande intérieure modérée ont pesé sur le PIB chinois, entraînant un nouveau coup dur pour la croissance mondiale. Les autorités chinoises vont devoir redoubler d’effort pour stabiliser la deuxième économie de la planète. L’économie chinoise a fortement ralenti au troisième trimestre, à 6 % sur un an, contre 6,2 % au trimestre précédent, selon les chiffres publiés ce vendredi par le Bureau national des statistiques. Ce ralentissement est un peu plus fort qu’anticipé par les analystes, dont le consensus se situait à 6,1 %. La  guerre commerciale avec les Etats-Unis , le refroidissement de l’industrie et une demande intérieure modérée ont pesé sur le PIB chinois, entraînant un nouveau coup dur pour la croissance mondiale.

Niveau comparable à celui du début des années 90

La croissance de la Chine se situe maintenant à un niveau comparable à celui du début des années 90, même si la taille globale de l’économie chinoise rend impossible un retour aux croissances à deux chiffres du tournant des années 2000. « Etant donné les conditions économiques difficiles en Chine et à l’étranger, l’économie subit une pression baissière de plus en plus forte », a reconnu le porte-parole du Bureau des statistiques, Mao Shengyong. Ce ralentissement n’est toutefois pas de nature à mettre en péril l’objectif – très politique – d’une croissance située entre 6 % et 6,5 % en 2019 fixé par le Premier ministre, Li Keqiang, en mars. Sur les neuf premiers mois de l’année, la croissance moyenne s’est située à 6,2 %.

« Redoubler d’effort »

« Le pays doit redoubler d’effort pour renforcer la résilience de l’économie et accroître les créations d’emploi », avait estimé Li Keqiang, lors d’une réunion sur la situation économique lundi dernier. Ces derniers mois, Pékin a renforcé son soutien à l’économie par d’importantes réductions de charges fiscales et sociales en direction des particuliers et des entreprises, tandis que les grandes banques ont été encouragées à augmenter les crédits aux PME. Mais les autorités chinoises peinent, pour l’heure, à relancer la consommation intérieure, alors que la guerre commerciale mine la confiance des ménages et des entreprises et que  l’inflation grève le pouvoir d’achat des Chinois . En pleine épidémie de grippe porcine, le prix de la viande de porc, la plus consommée en Chine, a bondi de 70 % en un an. Quant aux petites banques locales, vers qui les PME avaient l’habitude de se tourner pour financer leur activité, elles sont directement impactées par la politique d’assainissement du système financier et la lutte contre le « shadow banking ».


Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.lesechos.fr/monde/chine/pekin-face-au-defi-du-ralentissement-de-leconomie-chinoise-1141069


3 – ENERGIES RENOUVELABLES : UN TROU NOIR POUR L’ECONOMIE ( Tribune) (Le Monde de l’énergie, Michel Gay)


Les énergies renouvelables constituent un trou noir pour les économies mondiales en absorbant des sommes colossales (plusieurs centaines de milliards d’euros) sans rien restituer en retour.  Ce trou noir a même englouti l’esprit et le bon sens de nombreux responsables et élus qui voient dans les éoliennes et les panneaux solaires des outils électoraux à court terme… en perdant de vue l’intérêt général. Les subventions abyssales destinées aux énergies renouvelables (la Cour des Comptes dénonce un coût de 7 à 8 milliards d’euros par an)  appauvrissent irrémédiablement les peuples à long terme en leur faisant miroiter des bénéfices immédiats.

5,9% d’augmentation en juin 2019
Le premier juin 2019, les tarifs réglementés d’EDF ont augmenté de 5,9%.Une augmentation de plus après celles de 2018, sur le gaz notamment. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, via son ministre de la Transition écologique, cette hausse ne provient pas de l’augmentation des coûts de production d’EDF dont le parc nucléaire assure une production stable à faible coût. Près de la moitié de la hausse résulte de l’obligation faite à EDF par la Commission européenne de… ne pas être compétitif vis-à-vis de ses nouveaux concurrents au nom de la sacro-sainte idéologie libérale. La Commission européenne impose aux états membres du marché unique européen d’appliquer partout une concurrence « libre, loyale et non faussée », notamment dans le domaine de l’électricité qui a des spécificités. En particulier cette « marchandise » ne se stocke pas, donc la production doit en permanence égaler la consommation. C’est, de plus, un service public vital qui nécessite une planification de long terme et de lourds investissements nationaux. Les gouvernements français successifs, phagocytés par des idéologues antinucléaires au sein d’agences d’état comme l’ADEME, ont accepté ces directives européennes. Une concurrence artificielle a donc été organisée en France dans le marché de l’électricité. Ainsi, des fournisseurs « alternatifs » d’électricité sont apparus comme Engie, Total Direct énergie,…

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.lemondedelenergie.com/energies-renouvelables-un-trou-noir-pour-leconomie-tribune/2019/10/18/


TOUR D’HORIZON
DE MEDIAS SPECIALISES :


ESPRIT SURCOUF.fr vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité


Une Amérique latine recentrée par l’Argentine ? (IRIS,  Jean-Jacques Kourliandsky)
https://www.iris-france.org/141019-une-amerique-latine-recentree-par-largentine%e2%80%89/

Désormais, les chambrées de militaires du rang seront réduites à quatre lits (OPEX 360, Laurent Lagneau)
http://www.opex360.com/2019/10/17/desormais-les-chambrees-de-militaires-du-rang-seront-reduites-a-quatre-lits/

Les chiens militaires en compétition à Suippes du 21 au 23 octobre (Lignes de défense, Philippe Chapleau) http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/10/17/les-chiens-militaires-s-affrontent-a-suippes-20545.html

Autant en emporte le Levant (La voix de l’épée, Michel Goya)
https://lavoiedelepee.blogspot.com/

Pression islamiste : quelles leçons de la guerre froide et du “containment” de la menace intérieure communiste ? (Atlantico, avec Alain Rodier, Thierry Wolton, Pierre Conesa)
https://www.atlantico.fr/decryptage/3581379/pression-islamiste–quelles-lecons-de-la-guerre-froide-et-du-containment-de-la-menace-interieure-communiste–alain-rodier-pierre-conesa-thierry-wolton-

France : budgets publics à crédit (Contrepoints, Jean-Philippe Delsol)
https://www.contrepoints.org/2019/10/09/355337-france-budgets-publics-a-credit


PARUS AU JOURNAL OFFICIEL


Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité.


LOI n° 2019-1063 du 18 octobre 2019 relative à la modernisation de la distribution de la presse (1)
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=05908584401F1C39464BE3C61291C997.tplgfr23s_2?cidTexte=JORFTEXT000039241255&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039241252

Décret n° 2019-1058 du 17 octobre 2019 relatif au conseil d’évaluation de l’école
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=05908584401F1C39464BE3C61291C997.tplgfr23s_2?cidTexte=JORFTEXT000039234082&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039233994

Arrêté du 10 octobre 2019 fixant la liste des emplois relevant du ministère des armées soumis à l’obligation de transmission d’une déclaration d’intérêts prévue à l’article 2 du décret n° 2016-1967 du 28 décembre 2016 relatif à l’obligation de transmission d’une déclaration d’intérêts prévue à l’article 25 ter de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=05908584401F1C39464BE3C61291C997.tplgfr23s_2?cidTexte=JORFTEXT000039229513&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039229495

Arrêté du 2 octobre 2019 portant création de zones protégées
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=05908584401F1C39464BE3C61291C997.tplgfr23s_2?cidTexte=JORFTEXT000039216536&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039216402

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ESPRITSURCOUF parait tous les quinze jours
Prochaine parution le lundi 4 novembre 2019

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ESPRITSURCOUF est aussi
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