A La une :
ANTICIPER, RENSEIGNER, MEDIATISER :
contraintes et fils rouges.

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André Dulou (*)
Conseiller Mémoire et Patrimoine

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Revenir aux fondamentaux consiste à connaître son adversaire, son ennemi, souvent dans le moindre détail, dans la plus mince évaluation comme dans la plus imposante doctrine des emplois qu’il entend faire usage, au cœur de la coercition mise en œuvre dans le conflit. La guerre qui s’est installée en Ukraine est-elle la conséquence d’une imprévision, d’une impréparation, qu’elle devient en elle-même la source de responsabilités, où le partage flou de ce que l’on peut médiatiser est susceptible d’être reproché ensuite, non à celles et ceux qui pratiquent, mais bien à ceux qui déclenchent l’œuvre par laquelle l’information, devenue renseignement, est largement diffusée. Dans cet exercice, déjà appliqué auparavant, l’Europe est tributaire des services de l’OTAN, donc des Américains. Dans ces conditions, le privilège de la diplomatie que l’on attribue en France, alors que l’on livre des armes à l’Ukraine, peut apparaître risqué. Le renseignement, dans sa médiatisation, est aussi une arme dangereuse à utiliser.
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L’article de l’IRSEM ci-dessous évoque les défis de cette pratique.

Médiatisation du renseignement et guerre en Ukraine (IRSEM, Damien Van Puyvelde) Note stratégique N°37

Avec la guerre en Ukraine, le renseignement occidental s’affiche à des fins stratégiques de lutte informationnelle. L’auteur décrit et analyse cette mise en communication ouverte et délibérée du renseignement comme soutien aux stratégies mises en œuvre. 

La guerre en Ukraine a propulsé les services de renseignement occidentaux sur le devant de la scène médiatique et souligné leur importance dans la lutte informationnelle. Lorsque les conditions le permettent, le renseignement peut être utilisé comme outil de communication publique afin de soutenir les stratégies adoptées par les décideurs politiques. Le déclenchement de la guerre en Ukraine, et la montée des tensions qui l’a précédé, ont donné lieu à une vague de déclassification et de médiatisation du renseignement. Aux États-Unis, l’administration du président Biden utilise des briefings quotidiens pour publiciser du renseignement [1] sur la situation en Ukraine. Cette médiatisation du renseignement pose deux questions essentielles : celle de la place du renseignement dans le débat public et celle de son usage public à des fins stratégiques. A posteriori, les grands changements qui marquent la scène internationale apparaissent souvent comme des événements qui auraient pu ou dû être anticipés. Cette impression ne manquera pas de s’appliquer à la guerre en Ukraine. La guerre en Géorgie (2008) et le conflit en Crimée (depuis 2014) ont ainsi constitué de sérieux avertissements quant aux velléités d’invasion russe. Dans une rhétorique déjà largement convoquée lors de ces conflits, le président Poutine soulignait publiquement dans un discours de juillet 2021 « l’unité historique des Russes et des Ukrainiens ».

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :

https://www.irsem.fr/publications-de-l-irsem/breves-strategiques/breve-strategique-n-37-2022.html#:~:text=Le%20d%C3%A9clenchement%20de%20la%20guerre,sur%20la%20situation%20en%20Ukraine.

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Pour aller plus loin :

Ukraine : quelles perceptions du conflit par les think tanks occidentaux ? Convergences et divergences
(Diploweb, Alex Delorme, Marc Versini – Campinchi)
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Quelle est la perception de différents think tanks occidentaux du conflit russo-ukrainien ? Cette présentation non exhaustive mais significative des analyses émises autour de cette situation géopolitique permet d’apprécier les convergences et – rares – divergences.

APRES avoir reconnu l’indépendance des « républiques populaires » de Donetsk et de Louhansk le 21 février 2022, la Russie a envahi l’Ukraine trois jours après, le 24 février 2022. Cette invasion signe alors la relance d’une guerre d’agression russe engagée en mars 2014 par l’annexion russe de la Crimée, en dépit de ses engagements internationaux, notamment par le mémorandum de Budapest (1994) quant aux frontières de l’Ukraine. Nous aborderons ici la perception de différents think tanks occidentaux du conflit russo-ukrainien, ceci dans le but d’établir une présentation non exhaustive mais significative des analyses émises autour de cette situation géopolitique.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.diploweb.com/Ukraine-quelles-perceptions-du-conflit-par-les-think-tanks-occidentaux-Convergences-et-divergences.html


SOMMAIRE 

 

GEOPOLITIQUE :

  • L’Afghanistan sous le régime Taliban : où en est-on ?
  • Le secrétaire général (OTAN) délégué ouvre la première conférence internationale sur la cyberdiplomatie
  • Guerre en Ukraine : le divorce émotionnel du monde

ECONOMIE :

  • Les entreprises françaises, quelle exposition aux risques d’espionnage ?
  • Cacao : la question des prix à nouveau sur la table
  • Air France – KLM : CMA CGM Leader mondial du transport maritime va entrer au capital  

DEFENSE ET SECURITE :

  • Exotrail au service du commandement de l’espace sport 
  • La direction générale de l’armement va renforcer la surveillance de ses sites d’essais avec des drones captifs
  • Simuler la pression médiatique et sociétale pour mieux communiquer lors des exercices de sécurité nucléaires 

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES
TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL


GEOPOLITIQUE

 

Si l’on analyse avec quelque froideur les questions internationales, la géopolitique nous ouvre des horizons peu compatibles avec une quête qui serait celle du bonheur de l’humanité. Que ce soit en Asie, où les Talibans profitent de l’échec américain pour asseoir leur vision obscurantiste, dans les domaines les plus avancés, comme celui de la cybersécurité, où « tout devient cyber », ou encore sur les émotions d’une opinion publique internationale, liées à la guerre en Ukraine, le monde offre une image destructrice de l’humanité. Réagir, certes, mais comment ? les divergences l’emporteront-elles sur les convergences d’humanisme ? Le doute est bien présent.
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1 – L’AFGHANISTAN SOUS LE REGIME TALIBAN : OU EN EST-ON ?
(IRIS, le point de vue de Georges Lefeuvre)
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Les talibans, de retour au pouvoir depuis août 2021, font face à de nouveaux défis et voient leur légitimité remise en question. Quels sont les effets de ce bouleversement politique sur la population afghane ? Quelle est la situation économique du pays, alors que les talibans ont relancé leur guerre contre l’opium, le pavot étant une ressource rurale majeure ? Quid de la situation sécuritaire alors que les attentats se multiplient et que les tensions s’accroissent avec le voisin pakistanais ? Le point avec Georges Lefeuvre, chercheur associé à l’IRISspécialiste de l’arc de crise Afghanistan-Pakistan.

Quelle est la situation économique actuelle du pays sous l’autorité du chef Haibatullah Akhunzada ? Quels sont les effets de ce bouleversement politique sur la population afghane ?
Vingt ans après avoir gouverné l’Afghanistan de 1996 à 2001, les talibans ont repris le pouvoir le 15 août 2021 au terme d’une reconquête éclair qui a surpris le monde entier et les talibans eux-mêmes. Certes l’échec américain était déjà inscrit dans l’accord de Doha, signé le 29 février 2020 entre le représentant américain Zalmay Khalilzad et le négociateur taliban Mollah Baradar, mais personne n’imaginait que l’État afghan, construit et financé par la communauté internationale à coup de milliers de milliards de dollars depuis 2001, était fragile au point de s’effondrer comme un château de cartes en quelques heures et sans résistance, alors que les talibans n’étaient pas encore entrés dans Kaboul !

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.iris-france.org/167558-lafghanistan-sous-le-regime-taliban-ou-en-est-on/

IRIS est répertorié dans la rubrique THINKTANKS de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

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2 – LE SECRETAIRE GENERAL (OTAN) DELEGUE OUVRE LA PREMIERE CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA CYBERDIPLOMATIE
(NATO nouvelles)
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Ce mardi (17 mai 2022), le secrétaire général délégué de l’OTAN, Mircea Geoană, a prononcé une allocution d’ouverture à la première Conférence internationale sur la cyberdiplomatie, qui était organisée par l’Institut national de recherche et développement en informatique (ICI Bucharest), en partenariat avec le ministère roumain des Affaires étrangères. M. Geoană a remercié la Roumanie pour ses précieuses contributions à l’Alliance et pour la diligence avec laquelle le pays met en œuvre l’engagement de l’OTAN en faveur de la cyberdéfense.

« Nous dépendons chaque jour un peu plus des moyens numériques, avec pour corollaire une plus grande vulnérabilité aux attaques et aux incidents cyber », a expliqué le secrétaire général délégué qui, s’exprimant à propos de la cyberdéfense de l’OTAN, a rappelé combien il était important de renforcer la défense cyber et la résilience à tous les niveaux. Nous en avons eu récemment l’illustration en Ukraine, où l’OTAN a aidé à renforcer la résilience face aux cyberattaques dans le cadre du soutien qu’elle apporte à la réforme du secteur de la défense et de la sécurité dans ce pays.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.nato.int/cps/fr/natohq/news_195445.htm?selectedLocale=fr

OTAN est répertorié dans la rubrique INSTITUTIONS INTERNATIONALES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

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3 – GUERRE EN UKRAINE : LE DIVORCE EMOTIONNEL DU MONDE
(Institut Montaigne, Dominique Moïsi)
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Le conflit ukrainien a mis en lumière une nouvelle opposition qui scinde la planète en deux camps : eux et nous. Les pays qui soutiennent la Russie d’une part, le camp de l’ »Ouest » de l’autre. Une « divergence des émotions » dangereuse pour l’avenir, souligne Dominique Moïsi.

The West and the Rest of Us (L’Occident et nous, les autres). C’était le titre d’un essai de l’essayiste et critique nigérian, Chinweizu, publié en 1975. Alors que la guerre en Ukraine apparaît comme un révélateur, sinon un accélérateur des divergences émotionnelles existant dans le monde, le titre de l’ouvrage me revient à l’esprit.

Face au retour de la guerre en Europe et au risque d’engrenage qu’elle contient, il y a comme un fossé entre le regard occidental et celui des « autres », un « nous et eux » manifeste. On ne saurait l’expliquer de manière strictement géographique, politique et économique.

Bien sûr, les Finlandais et les Suédois se sentent en première ligne face au retour de l’Ours russe et ne voient pas d’autre choix que leur entrée dans l’ Otan . Poutine aura ainsi transformé la mer Baltique en un lac de sécurité atlantique.

« Plus jamais ça »

Mais au-delà des réalités objectives, il y a le poids des émotions. Si les Britanniques sont en Europe ceux qui se sentent parmi les plus proches de l’Ukraine, c’est peut-être parce que les images du métro de Kyiv leur rappellent celles du métro de Londres pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans la mémoire collective des Britanniques, la résistance des Ukrainiens face à un ennemi plus puissant qu’eux, les ramène plus de quatre-vingts ans en arrière, dans la gloire de leur « finest hours« .

S’il est glorieux pour les Britanniques, ce retour du passé est aussi déstabilisant pour l’inconscient européen. N’avions-nous pas brandi un gigantesque « plus jamais ça » au-dessus de nos têtes, dont la garantie la plus spectaculaire avait été la réconciliation franco-allemande, clé de la construction européenne ? La guerre, c’était pour les « autres ». Cela n’était que justice après le suicide de l’Europe entre 1914 et 1945. L’histoire se choisissait d’autres proies, ailleurs, loin de nous.

Certes, au-delà de la Hongrie illibérale, l’extrême droite et l’extrême gauche européennes, gardent de la sympathie pour la Russie de Poutine par un mélange d’antilibéralisme, d’antiaméricanisme et d’anticapitalisme. Mais pour l’essentiel, la Russie se retrouve très isolée dans le monde occidental.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.institutmontaigne.org/blog/guerre-en-ukraine-le-divorce-emotionnel-du-monde

 


ECONOMIE

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La menace de l’intelligence économique semble ne plus suffire au domaine cyber, pour les entreprises, exposées de plus en plus à un espionnage mortifère : la collecte de renseignements devient récurrente, et il est urgent de se protéger, au niveau économique, contre l’aspect ciblé des luttes clandestines. RFI nous montre, dans sa rubrique des matières premières, combien la question des prix demeure dans la volonté de déterminer une valeur décente à ces matières premières. Quant à Air France-KLM, la diversification des objectifs fait entrer dans son capital le géant du transport maritime : ce n’est donc plus « combien de divisions », mais « combien de dimensions »…

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1 – LES ENTREPRISES FRANCAISES, QUELLE EXPOSITION AUX RISQUES D’ESPIONNAGE ?
(Le portail de l’IE)
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En mars 2022, une cyberattaque a ciblé une dizaine d’entreprises françaises appartenant au secteur du BTP (Bâtiment, Travaux Publics). Cette attaque a été menée sous la forme d’un mail déguisé contenant un document Word pirate. Avec ce type d’opération, les attaquants étaient en mesure de mener des actions de sabotage ou d’espionnage économique. La France possède un savoir-faire industriel et technologique indéniable, ce qui la désigne comme cible de beaucoup d’attaques relatives à l’espionnage économique.
L’espionnage est la collecte clandestine de renseignements sensibles ou secrets au profit d’une puissance étrangère, d’un groupe, d’une organisation, d’un individu ou alors d’une entreprise. Dans cette optique, l’espionnage industriel vise à s’approprier de manière clandestine des informations commerciales, industrielles ou technologiques au bénéfice d’un ou plusieurs autres acteurs concurrents.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://portail-ie.fr/analysis/4067/les-entreprises-francaises-quelle-exposition-aux-risques-despionnage
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2– CACAO : LA QUESTION DES PRIX A NOUVEAU SUR LA TABLE
(RFI, Marie-Pierre Olphand)
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Le Ghana et la Côte d’ivoire annoncent une opération transparence sur le prix du cacao, pour provoquer un sursaut du côté des multinationales.

L’ambition n’a pas suffi. C’est le constat des représentants des filières cacao ivoiriennes et ghanéennes.

La volonté initiale était de payer mieux les producteurs et de compenser la fluctuation permanente des prix sur le marché, par une participation des multinationales qui broient et vendent les fèves aux chocolatiers. Cela s’est concrétisé par l’instauration de ce qu’on appelle Différentiel de revenu décent, (DRD), plus connu sur le nom de LID, en anglais : une prime de 400 euros la tonne versée par les broyeurs de cacao et censée s’ajouter au prix mondial du marché.

Mais trois ans après la mise en place de ce mécanisme, le bilan n’est pas bon. « Ce qui a été donné d’une main a été repris de l’autre », résume un acteur de la filière. Depuis que les multinationales ont accepté de payer les 400 dollars, la prime pays, qui est une autre composante du prix, s’est, elle, effondrée. Les fèves de cette origine ont perdu entre 500 et 600 dollars depuis le lancement du DRD, comme si le cacao ivoirien et ghanéen avaient vu leur réputation se ternir.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chronique-des-mati%C3%A8res-premi%C3%A8res/20220518-cacao-la-question-des-prix-%C3%A0-nouveau-sur-la-table

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3 – AIR France – KLM : CMA CGM LEADER MONDIAL DU TRANSPORT MARITIME, VA ENTRER AU CAPITAL
(Economie matin, Victoire de Fonclare)
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Air France-KLM et CMA CGM sont sur le point de signer un partenariat stratégique. Pour l’instant fixé pour dix ans, le partenariat permettrait aux deux sociétés de devenir des acteurs majeurs du fret aérien mondial. 

« Il s’agit d’une étape clé qui permettra de renforcer et de développer de manière significative la position du groupe dans le secteur du fret aérien », développe Ben Smith, directeur général d’Air France-KLM. En entrant au capital de la compagnie aérienne, CMA CGM peut en détenir une part allant jusqu’à 9%, ce qui en ferait le quatrième actionnaire le plus important, après l’État français, la compagnie China Eastern airlines, et l’État néerlandais. 

De bon augure pour Air France-KLM 

Alors que le trafic aérien était quasiment à l’arrêt en 2021, la compagnie aérienne a encore du mal à se ressaisir. Pour laisser entrer CMA CGM, elle doit procéder à une augmentation du capital. Et pour cela, bénéficier de plus de fonds. L’État français, qui a déjà beaucoup investi dans Air France-KLM pendant la crise, se rétracte. Quant aux autres actionnaires de la compagnie, ils ne se sont pas encore prononcés. Des doutes subsistent quant à China Eastern. Dans un contexte où la Chine subit de plein fouet une nouvelle vague d’épidémie, la compagnie aérienne ne pourra peut-être pas investir. Il faut donc chercher de nouveaux actionnaires. Si le partenariat finit par aboutir, Air France-KLM peut espérer renforcer ses fonds propres pour rembourser les 3,5 milliards restant sur les 4 milliards de son PGE (Prêt Garanti à l’État). 

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://www.economiematin.fr/news-air-france-klm-cma-cgm-capital-fret-a%C3%A9rien
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DEFENSE ET SECURITE

 

Demeurons dans le syndrome des questions d’influence, cette semaine, avec les protections spécialisées, offertes par les conditions de la troisième dimension, et par la valeur accordée aux décisions et aux moyens mis en œuvre pour parer aux réactions de toute nature, notamment humaine. Ce sont trois articles majeurs, dont les termes mêmes déterminent un aujourd’hui d’enjeux qu’il est nécessaire de maîtriser.

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1 –   EXOTRAIL AU SERVICE DU COMMANDEMENT DE L’ESPACE
(Air et Cosmos, Pierre-François Mouriaux)
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La startup spécialisée dans la mobilité dans l’espace va fournir au CDE un logiciel de simulation et d’analyse de l’environnement spatial.

Une version adaptée aux besoins du CDE

La startup francilienne Exotrailspécialisée dans la mobilité dans l’espace depuis sa création en 2017, a annoncé le 10 mai avoir signé un contrat avec l’Agence de l’Innovation de Défense (AID), pour la fourniture d’un logiciel de simulation et d’analyse de l’environnement spatial au profit du Commandement de l’Espace (CDE), le service interarmées de l’Armée créé en septembre 2019 pour garantir à la France son autonomie stratégique spatiale.

Le contrat concerne une version adaptée d’ExoOPSTM – Mission Design, le logiciel « Software-as-a-Service » (logiciel en tant que service) de simulation et d’analyse de missions spatiales développé et commercialisé par Exotrail, et notamment utilisé par le CnesThales Alenia Space et Eutelsat.

Cette version doit répondre aux besoins spécifiques du CDE, en fournissant des capacités de simulation et de compréhension à ses opérateurs et décideurs, en particulier pour la caractérisation des manœuvres de satellites.

Retrouvez la totalité de l’article avec ce lien :
https://air-cosmos.com/article/exotrail-au-service-du-commandement-de-l-espace-35984

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2 – LA DIRECTION GENERALE DE L’ARMEMENT VA RENFORCER LA SURVEILLANCE DE SES SITES D’ESSAIS AVEC DES DRONES CAPTIFS
(OPEX 360, Laurent Lagneau)
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Entre le ballon captif et le drone filaire, la Direction générale de l’armement [DGA] a choisi le second, nettement moins coûteux et plus facilement déployable. En effet, pour renforcer la surveillance de ses sites relevant de ses centres d’expertises « Essais de missiles » [DGA EM] et « Essais en vol » [DGA EV], elle a notifié un contrat cadre à l’entreprise Elistair pour se procurer des drones filaires Orion 2.

« Le marché a été passé pour répondre aux besoins des sites Landes et Méditerranée de DGA EM et des sites Méditerranée et Aquitaine de DGA EV », a en effet indiqué Elistair, via un communiqué publié ce 17 mai. La valeur du contrat n’a pas été précisée.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2022/05/17/la-direction-generale-de-larmement-va-renforcer-la-surveillance-de-ses-sites-dessais-avec-des-drones-captifs

OPEX360 est répertorié dans la rubrique REVUES ET LETTRES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

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3 – SIMULER LA PRESSION MEDIATIQUE ET SOCIETALE POUR MIEUX COMMUNIQUER LORS DES EXERCICES DE SECURITE NUCLAIRES
(Lignes de défense, Philippe Chapleau)

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Le ministère des Armées veut établir un accord-cadre (de 48 mois) ayant pour objet « l’organisation de la pression médiatique et sociétale simulée des exercices de sécurité nucléaire au profit du ministère des Armées. »

Il s’agira pour le titulaire d’évaluer la stratégie de communication adaptée à la situation, les actions de communication, les productions orales et écrites produites par les cellules joueuses (DICOD, ASND, site militaire, etc.), la capacité à répondre aux journalistes en leur donnant des contenus adaptés.

L’évaluation devra également présenter un volet dédié à la manière de répondre à la pression sociétale.

Les exercices de sécurité nucléaire auront lieu dans les villes suivantes : Avord (18) , Saint-Dizier (52), Istres (13),  Valduc (21), Cherbourg (50), Toulon (83), Brest (29), Paris (75).

Comme le rappelle l’avis du 17 mai, « le but des exercices de sécurité nucléaire conduits sur les sites intéressant la défense est d’entraîner l’ensemble des services concernés par une éventuelle situation accidentelle à appliquer les plans d’urgence prévus par les pouvoirs publics pour protéger les populations et l’environnement, en cas d’accident sur un réacteur ou sur une arme nucléaire. Ces exercices permettent, en particulier, de vérifier l’aptitude de l’organisation de crise à en contrôler et en limiter les conséquences. La gravité de ces scénarios est volontairement portée à son plus haut niveau, pour pouvoir mettre en œuvre toute la gamme des moyens existants, ceux des Armées comme ceux des autres ministères : industrie (CEA), intérieur (Sécurité civile) et santé (IRSN) notamment. »

La gestion de la communication fait partie intégrante des exercices de crise. Ces exercices doivent à cet effet comporter une composante communication avec pressions médiatique et sociétale simulées.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/05/18/comment-simuler-la-pression-mediatique-et-societale-lors-des-23063.html

LIGNES DE DEFENSE est répertorié dans la rubrique REVUES ET LETTRES  de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES :

ESPRITSURCOUF vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité
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 Prendre l’avantage dans les conflits cognitifs
(Revue Conflits,  DAMIEN CONCÉ ET DOMINIQUE SZEPIELAK)
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La guerre se joue aussi dans les conflits cognitifs, les réseaux, les perceptions. Développer des systèmes de contre-insurrection est donc essentiel pour les Etats et les armées afin de répondre aux nouveaux défis posés par cette conflictualité.

La notion japonaise de « sen no sen » est un concept d’anticipation du combat qui désigne une attaque qui se produit alors que l’adversaire n’a pas encore développé totalement la sienne : une attaque dans l’attaque.

Cette notion peut être employée utilement pour élaborer une « contre-ingénierie sociale et psychologique », comme David Galula développa une théorie de « contre-insurrection ». En effet l’époque contemporaine connait, elle aussi, une effervescence d’affrontements hybrides qui, avec l’avènement des réseaux sociaux, a changé de nature par rapport aux années 1960.

Aujourd’hui la guerre informationnelle[1] et la « cognitive warfare[2] », font rage des sables du Mali aux plaines ukrainiennes et dans tout l’espace informationnel. Elles dépassent aussi le cadre des « concurrences, compétitions et contestations » entre puissances, pour toucher les secteurs industriels stratégiques de résilience et de souveraineté.

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L’Europe se dote d’un hub d’innovation de défense
(home FOB, Nathan Gain)
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Après la DARPA américaine, l’AID française, les Innovation Hub et DIANA de l’OTAN, l’Europe se dote à son tour d’un organisme dédié à l’innovation de défense. Un « Hub for EU Defence Innovation » (HEDI) qui sera piloté par l’Agence européenne de défense (AED).

Une priorité de la Boussole stratégique

C’était l’une des 12 priorités de la Boussole stratégique adoptée en mars par les pays européens. La création de HEDI, actée aujourd’hui par les 26 pays membres de l’AED, aura pour objectif de « stimuler, faciliter et soutenir la coopération en matière d’innovation dans le domaine de la défense entre les États membres tout en garantissant des synergies avec les activités connexes de la Commission européenne ». 

À la fois « catalyseur et amplificateur », HEDI opérera à la croisée des initiatives déjà lancées par l’AED et en cohérence avec le dispositif otanien DIANA. Ce hub se concentrera sur les priorités établies par l’Europe en matière de développement capacitaires, de R&D et de compétences, de technologies et de production.  
https://www.forcesoperations.com/leurope-se-dote-dun-hub-dinnovation-de-defense/

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PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

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Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité
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Décret du 16 mai 2022 relatif à la cessation des fonctions du Gouvernement
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045802689

Décret du 16 mai 2022 portant nomination du Premier ministre
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045802692

Arrêté du 16 mai 2022 portant cessation de fonctions et nomination à la présidence de la République
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045802696

Arrêté du 13 mai 2022 portant création des formations spécialisées en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail d’emprise et de risque métier

Décret n° 2022-821 du 16 mai 2022 relatif à la labellisation des centres de référence maladies rares et des filières de santé maladies rares
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045803493

Arrêté du 23 décembre 2021 modifiant l’arrêté du 27 novembre 2020 fixant les unités ouvrant droit au bénéfice de l’avantage spécifique d’ancienneté accordé à certains militaires de la gendarmerie nationale affectés dans les quartiers urbains particulièrement difficiles
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045797727

Arrêté du 13 mai 2022 fixant la liste des postes difficiles et très difficiles prévus par le décret n° 2010-1102 du 21 septembre 2010 portant création d’une indemnité de responsabilité et de performance allouée aux fonctionnaires du corps de conception et de direction de la police nationale et à certains emplois des services actifs de la police nationale et de la préfecture de police
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045796064

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