CHAQUE CITOYEN
EST UN COMBATTANT

Général (2S) Henri Pinard Legry (*)
Président de l’ASAF
(Association de Soutien à l’Armée Française)

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Avec la crise économique et financière qu’engendre la Covid, le terrorisme qui frappe, l’impuissance stratégique de l’Europe et les ambitions croissantes de certaines puissances, la France vit une période difficile, qui risque de durer et probablement de se durcir. Il ne s’agit pas de jouer les oiseaux de mauvais augure mais de regarder les réalités en face, nous dit l’auteur. Et chacun a un rôle à jouer, ajoute-t-il, il faut agir.


Aucune victoire dans la guerre contre l’islamisme ou dans la lutte contre la Covid ne sera acquise sans l’engagement déterminé de chaque Français. S’il faut naturellement des chefs clairvoyants et courageux, une armée, des forces de sécurité et un service de santé efficaces, l’adhésion et le soutien de toute la Nation sont indispensables, car chacun d’entre nous porte une part de son destin. Chacun doit donc prendre conscience de la situation et savoir ce qu’il peut et doit faire, dans l’action collective, pour servir au mieux le bien commun et rejeter les intérêts personnels, catégoriels ou communautaristes.

Les Grecs nous ont appris que l’indépendance de la Nation est la première condition de la liberté individuelle. Cette liberté est fille de la victoire sur ce qui peut nous asservir politiquement, économiquement ou religieusement. La condition pour rester libres individuellement est d’abord de combattre collectivement et, dans ces combats où la France est engagée, il importe que tous les citoyens agissent localement.

Agir face au virus


Chacun d’entre nous a le devoir d’appliquer rigoureusement les mesures d’hygiène de base inlassablement répétées depuis des mois, pour au moins une raison : si un attentat important se déroulait à nouveau, pourrions-nous accueillir dans les services d’urgence les dizaines voire les centaines de blessés gravement atteints alors que nos hôpitaux sont à flux tendu ? Il conviendrait déjà de retrouver dès à présent des capacités en réserve de réanimation. Cela dépend uniquement de l’application stricte, par chacun de nous, de ce qu’il est convenu d’appeler les gestes barrières. C’est simple, peu onéreux et efficace.

S’armer contre la désinformation


Les moyens de communication massifs et non contrôlés facilitent la guerre informationnelle capable de déstabiliser, endoctriner voire terroriser la population. Cette action psychologique via les médias vise à miner notre volonté de résistance. Il faut donc prendre conscience de cette action subversive et sensibiliser notre entourage à cette réalité peu perceptible mais mortifère qui s’attaque insidieusement à la volonté de combattre de chacun d’entre nous. Il nous faut être vigilants : la vérification de la source des informations et de leur crédibilité doit être systématique. Cela passe par un enrichissement permanent de notre culture générale, par la lecture et la visite de sites fiables.

Lutter contre le défaitisme et le neutralisme, le doute et la démission, et renforcer nos forces morales, notre volonté de combattre et de vaincre comme ont su si bien le faire nos aïeux durant les deux guerres mondiales, est le premier acte de résistance. Ils se sont battus pour nous laisser un pays libre ; à notre tour de faire front et vaincre pour laisser en héritage à nos enfants un pays toujours libre et prospère.

Combattre par le renseignement


De même que les armées combattent les islamistes à l’extérieur du territoire national et les forces de sécurité sur le sol métropolitain, les services de renseignement – DGSE et DGSI – mènent des actions « de renseignement et d’entrave » en amont pour réduire les risques d’attentats. La recherche de renseignement est un élément clef du succès dans cette guerre ; tous les citoyens ont dans ce domaine un rôle à jouer. Chacun doit se sentir acteur dans la lutte antiterroriste ».

Là où nous sommes, quartier, village, zone pavillonnaire, il ne s’agit pas de jouer aux espions, ni de faire de la délation, mais de relever les comportements inhabituels et autres indices suspects. La DGSI propose un numéro vert, disponible sur internet (le 0 800 005 696 administré par le Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR).

Il ne faut pas hésiter à s’en servir si l’on pense avoir une information susceptible d’orienter les recherches des services spécialisés. C’est un acte de combat.

En tenue civile, chaque citoyen doit être un combattant ; Il s’agit là d’un véritable service national.
 

Rédigé le 11décembre 2020
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(*) Henri Pinard Legry, entré à Saint Cyr en 1969, nommé général de brigade en 1999 a quitté le service actif à sa demande en 2002 pour raisons personnelles. Il a essentiellement servi dans les rangs de la Légion Etrangère. Au sein de l’administration centrale, il a assumé  les fonctions de chef du bureau presse du SIRPA de l’armée de Terre, (1990-1993) et a servi à la Direction du renseignement militaire (1996-2001). Breveté de l’Ecole supérieure de guerre, auditeur de l’IHEDN, il est titulaire d’un DEA d’histoire militaire et études de défense (université Paul Valéry de Montpellier).
Délégué général des associations de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (2007- 2010), il est depuis 2009 président de l’Association de Soutien de l’Armée Française (ASAF).

(*) L’ASAF, Association de Soutien à l’Armée Française, est une association loi de 1901 créée en 1983. Elle regroupe tous les citoyens qui estiment que l’armée doit demeurer au « cœur de la Nation », c’est-à-dire une priorité pour l’Etat et une préoccupation pour les Français.
Indépendante de tout pouvoir, sans aucun caractère politique ou syndical, ne sollicitant aucune subvention de l’Etat, elle s’exprime en toute liberté, avec rigueur et sans polémique, dans le seul souci de l’intérêt supérieur du Pays.
Elle compte aujourd’hui plus de 4.000 adhérents, dont 500 associations, qui représentent  plusieurs centaines de milliers de personnes. Elle fait partie des « Grandes Instances du Monde Combattant » qui rassemblent les 12 associations les plus représentatives de ce monde associatif, régulièrement consultées par les Autorités Nationales.
Son but est de sensibiliser et d’informer tous les Français sur les questions militaires et de Défense, de défendre l’honneur de l’armée et de ses soldats s’ils sont injustement mis en cause pour des actions ordonnées par les autorités politique françaises, et d’affirmer son soutien envers eux.

L’ASAF, Association de Soutien à l’Armée Française est répertoriée dans la rubrique “Associations” de la “Communauté Défense et Sécurité” d’ESPRITSURCOUF.fr Cliquez ici

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