GÉOPOLITIQUE
ÉCONOMIE
DÉFENSE et SÉCURITÉ

Jacques Raimond

GEOPOLITIQUE :

  • Géopolitique d’une reprise en main
  • Le vaste flop du forum de Paris pour la paix
  • (Perspectives navales) Vers un problème naval turc ?

ECONOMIE :

  • (Allemagne) Des ventes d’armement à haut risque ?
  • L’intelligence artificielle est plus humaine et collective que vous ne le pensez
  • L’électricité verte est opaque

DEFENSE et SECURITE:

  • Armes autonomes : la difficile lecture du cas français
  • « Je suis au bout de mes capacités » (Général d’armée François Lecointre
  • Signature de la convention cyber entre le ministère des armées et 8 grands industriels de défense

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

GEOPOLITIQUE


ESPRIT SURCOUF s’intéresse, cette semaine, à trois grands thèmes géopolitiques d’actualité, dont le caractère pessimiste est présent, autant dans l’analyse que dans l’idée globale que l’on peut se faire aujourd’hui, concernant les zones potentielles de conflits : la résurgence d’une idéologie totalitariste chinoise, alors que le forum de Paris pour la paix ne recense pas tous les participants attendus, et que la Turquie engage une crispation régionale – au moins – par des manœuvres navales inédites.

1- GEOPOLITIQUE D’UNE REPRISE EN MAIN (École de management de Grenoble, JF Fiorina)


Focalisés sur la crise de Hongkong qui retient l’attention des médias depuis l’été dernier, nous aurions tort de négliger l’autre point chaud asiatique de ce second semestre : les tensions récurrentes entre Pékin et Taipei, dans la perspective de l’élection présidentielle taïwanaise de janvier 2020… Deux poussées de fièvre qu’on ne peut séparer de la grande reprise en main idéologique et diplomatique engagée par Xi Jinping, potentiellement président à vie depuis la réforme de la constitution chinoise du printemps 2018, laquelle ne fixe plus de limites à la reconduction de ses mandats.  Dans un pays où les journalistes devront, à partir de l’an prochain, se soumettre à des tests de connaissance du « marxisme léninisme » – obligation inédite depuis la Révolution culturelle de 1966 ! -, où les entreprises sont priées de former leurs salariés à la « pensée Xi Jinping » et où les citoyens sont soumis à un système de « crédit social » visant à évaluer leur « comportement » (lire p.3), quelles peuvent être les répercussions économiques et géopolitiques de cette mise au pas généralisée sur fond de guerre commerciale sino-américaine ?  La crise politique qui sévit à Hongkong depuis le mois de juin dernier donne des sueurs froides aux multinationales bien implantées sur le marché chinois, que Pékin accuse, à tort ou a raison, de soutenir les manifestants. Ces derniers, rappelons-le, protestent contre la loi autorisant la justice locale à extrader vers la Chine continentale des ressortissants hongkongais. Une disposition revenant à annuler le principe de l’autonomie politique et judiciaire du territoire, pourtant proclamée lors de sa rétrocession par la Grande Bretagne, en 1999, dans le cadre du modus vivendi « un pays, deux systèmes ». Que, même à titre privé, des salariés d’entreprises étrangères critiquent la répression qui frappe les contestataires, et le couperet tombe aussitôt : un appel au boycott lancé par des associations de consommateurs de Chine continentale, aussitôt relayé par les médias officiels. En 2018, la marque italienne Dolce et Gabbana a ainsi vu ses ventes s’effondrer en Chine après un mot d’ordre analogue lancé à la suite d’une publicité jugée « dégradante » par les autorités de Pékin – on y voyait une jeune femme chinoise vêtue d’une robe rouge de soirée tenter de manger une pizza avec des baguettes…  Or le marché chinois représente aujourd’hui un tiers du chiffre d’affaires mondial réalisé dans le secteur du luxe, part qui devrait atteindre 40% en 2024 selon le cabinet américain Boston Consulting Group (voir à ce sujet l’enquête de Frédéric Schaeffer dans Les Échos du 5 novembre 2019). Un poids devant lequel cède même le géant Apple qui, à la demande des autorités de Pékin, a promptement retiré une application permettant de localiser en temps réel la police de Hongkong…

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://notes-geopolitiques.com/geopolitique-dune-reprise-en-main

2- LE VASTE FLOP DU FORUM DE PARIS POUR LA PAIX (Mondafrique, La Redaction)


La deuxième édition du Forum de Paris sur la Paix qui s’est tenue à Paris du 12 au 13 novembre 2019 et à laquelle n’assista qu’une minorité de présidents africains, laisse une appréciation mitigée.

Placée sous la présidence de Pascal Lamy, l’ancien patron de l’Organisation mondiale du commerce, et sous la direction générale de Justin Vaïsse, historien et ancien responsable du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du Quai d’Orsay, cette réunion internationale due à Emmanuel Macron cherche à promouvoir une nouvelle gouvernance mondiale. Vaste défi ! Pour Emmanuel Macron, le nouveau monde doit rapidement être consolidé au niveau planétaire, afin de se prémunir contre les unilatéralismes se nourrissant d’un populisme en pleine expansion.
Le multilatéralisme revisité – Le multilatéralisme devrait donc s’appuyer sur une nécessaire meilleure prise en compte des pays du sud et de leur population en forte progression. Les autres questions posées concernent, à la fois, la protection des biens publics mondiaux qui ne peut plus se circonscrire dans un espace territorial limité, la recherche d’une approche multi acteurs dans la protection de la cybersécurité, les liens entre l’art et de la culture avec la politique notamment dans le perspective de la restitution des biens spoliés durant la colonisation, la consolidation de l’égalité au travers des questions de genre, la protection de l’environnement et la question centrale des changements climatiques, la maitrise de la gouvernance d’internet et l’intelligence artificielle. Quatre-vingts débats sur ces sujets ont été, peu ou prou, éclairés par des experts reconnus sur ces différentes questions. Se voulant incubateur de projets répondant à ces défis mondiaux, la deuxième édition du Forum a permis de présenter 114 projets permettant de donner des réponses à ces questions de gouvernance mondiale. Une dizaine ont été retenus pour être financés.

Voici une synthèse de l’actualité internationale de septembre 2019 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, suivent la spécialité HGGSP voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 13 600 followers)

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https://mondafrique.com/le-vaste-flop-du-forum-de-paris-pour-la-paix/

3- (PERSPECTIVES NAVALES) VERS UN PROBLEME NAVAL TURC ? (FMES, Arnaud Peyronnet)


La marine turque a conduit en mars 2019 sa plus grande séquence d’entraînement de ces 20 dernières années. Cet exercice dénommé Mavi Vatan 2019, s’est tenu en mer Égée, en mer noire et en Méditerranée orientale, mobilisant une centaine d’unités dont la quasi-totalité de ses bâtiments de 1er rang. Cette démonstration de puissance navale est inédite et intervient dans un contexte de crispation régionale liée aux enjeux gaziers offshore de la Méditerranée Orientale. En outre, cet activisme naval s’inscrit dans une politique turque de plus en plus autonome, parfois proche d’un « néo-pan-ottomanisme » centrée sur le renouveau de l’influence turque au Moyen-Orient (Syrie, Qatar, Libye, corne de l’Afrique). Ce nouvel activisme turc pose de véritables difficultés au camp occidental. En effet, et même si la Turquie est toujours membre de l’OTAN, ses relations politiques sont restées détériorées avec certains membres de l’Alliance (Grèce notamment) et des différends sont toujours non résolus (question de Chypre, délimitations maritimes en mer Égée). Or la politique plus « agressive » de la Turquie sur ces différentes questions radicalise aussi, en réaction, les positions des différents acteurs. En outre, la Russie profite de ces dissensions et tente de se rapprocher de la puissance turque afin à la fois d’affaiblir l’OTAN de l’intérieur mais également de mieux « verrouiller » les accès occidentaux à la mer noire. Dans ce cadre, la Turquie risque-t-elle de poser un problème naval à l’Occident dans les prochaines années ?

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http://fmes-france.org/perspectives-navales-vers-un-probleme-naval-turc-par-arnaud-peyronnet/

ECONOMIE


A chercher à comprendre les mécanismes complexes des économies on se surprend à découvrir que les États prennent des risques qui peuvent les desservir : c’est semble-t-il le cas de l’Allemagne, avec des ventes d’armement ; alors que l’on s’extasie sur les questions d’intelligence artificielle, on doit constater que les progrès que cette nouvelle forme impose contraignent également l’économie ; enfin, il convient d’analyser avec un esprit critique de qualité ce que l’électricité verte coûte sans être vraiment efficace

1- (ALLEMAGNE) : DES VENTES D’ARMEMENT A HAUT RISQUE ? (Le portail de l’IE, Thimothé Lopez)


Alors que l’Allemagne déclarait en septembre prolonger son embargo sur les matériels de guerre à destination de l’Arabie saoudite, le gouvernement a laissé ses industries contourner les interdictions par l’usage de filiales à l’étranger. Cette stratégie permettrait à l’Allemagne de se repositionner dans ce secteur comme acteur majeur mais n’est pas dénuée de risques. Les ventes d’armements en Europe connaissent dans l’ensemble une forte croissance, hormis l’Allemagne de 2013 à 2017. Alors détrônée par la France, ses exportations étaient en baisse passant de 7,86 milliards d’euros en 2015 à 6,85 milliards en 2016. Or, la stratégie allemande adoptée en conséquence lui a permis de relancer ses ventes tout en freinant ses concurrents européens. En effet, de janvier à septembre 2019, les exportations allemandes représentants 6,35 milliards d’euros, soit une hausse de 75% par rapport à l’année précédente, sont proches d’établir un nouveau record. Pour se repositionner sur l’échiquier face à une baisse des exportations au détriment de la France, l’Allemagne a utilisé à son avantage l’affaire Khashoggi, journaliste saoudien assassiné par les services de son gouvernement, pour instaurer un embargo sur ses ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et l’étendre à toutes armes qui contiendraient des composantes allemandes. L’Allemagne justifie sa décision sur les fondements de la Position commune européenne sur les ventes d’armement de 2008 et le Traité sur le commerce des armes de 2014 qui interdisent les transferts dans les zones où ces armes seraient utilisées en violation des règles du droit international humanitaire. La situation visée par l’Allemagne est celle du conflit au Yémen où les violations des forces de la coalition de l’Arabie Saoudite sont dénoncées.  Les champions européens MBDAArquusNexter et Airbus sont particulièrement impactés par le blocage allemand des licences d’exportations. Ainsi, Airbus enregistre en conséquence 190 millions d’euros en négatif sur son EBIT en avril 2019. En outre, la France, qui réalise 9 milliards d’euros en 2018 et se positionnant comme 3ème exportateur mondial, est particulièrement visée par des ONG qui dénoncent ses ventes à l’Arabie Saoudite alors que l’Allemagne se place comme bon élève. Les exportations allemandes connaissent un essor, car les concurrents sont ralentis alors que l’industrie allemande contourne l’embargo.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://www.economiematin.fr/news-intelligence-artificielle-collective-humaine


2- L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EST PLUS COLLECTIVE ET HUMAINE QUE VOUS NE LE PENSEZ ( Economie matin, Hugo cornu)


Connaissez-vous les célébrités du monde de l’intelligence artificielle ? Moi non plus ! La communauté scientifique est un des plus beaux exemples d’intelligence collective (IC) : des milliers de chercheurs ajoutent chaque année leur pierre à un édifice commun qui dépasse les frontières, les langues, les idéologies. Mais la science est aussi le terrain du génie individuel comme Curie, Einstein ou Hawking qui à eux seuls ont révolutionné la pensée collective de leur époque. L’intelligence artificielle (IA) progresse différemment : il n’y a pas de héros ou de star Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, la discipline est encore jeune. Ensuite, et surtout, les passionnés d’apprentissage machine (Machine Learning) sont des passionnés d’apprentissage tout court. En effet, les data scientists forment une communauté remarquable par sa capacité à mêler compétition, entraide et partage de connaissance : les maîtres d’un sujet sont eux-mêmes élèves sur les autres. Bien sûr, cela peut être dit de beaucoup de communautés professionnelles, mais c’est d’autant plus marqué en IA que la matière première est collective par essence. Par exemple, pour apprendre à une machine à recommander de bons articles, il faut mesurer les comportements de milliers de lecteurs. Entraîner une IA est donc toujours un travail d’équipe et ouvert sur le monde. Tandis que les algorithmes (et leurs auteurs) sont entraînés, remplacés, interchangés à un rythme effréné, les données restent et s’accumulent. Plus que toutes autres ressources, elles représentent un capital auquel nous, grand public, contribuons collectivement. Malgré des appels en faveur de l’Open Data, les gisements de données les plus riches appartiennent à de grandes multinationales et c’est dommage. Mais que ces données soient privées ou publiques, nous devons cultiver à leur égard un sentiment de responsabilité, car elles sont le reflet de notre intelligence collective, bonne ou mauvaise. Par exemple, Microsoft a dû suspendre son IA conversationnel “Tay” après les efforts coordonnés de plusieurs centaines d’utilisateurs pour abuser de son système d’apprentissage et le faire répondre de manière inappropriée.
 
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http://www.economiematin.fr/news-intelligence-artificielle-collective-humaine


3- L’ELECTRICITE VERTE EST OPAQUE (Contrepoints, Michel Gay)


L’État pousse des opérateurs au développement de l’électricité verte par des mécanismes financiers sophistiqués qui les rendent opaques pour le public… et la représentation nationale. Ils impliquent pourtant des montants importants sur le long terme (plusieurs dizaines de milliards d’euros) qui feront défaut pour d’autres besoins prégnants (santé, justice, sécurité…). Cette électricité verte fortement subventionnée par les contribuables et les consommateurs remplit-elle au moins son rôle affiché de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour lequel tant d’argent a été, et sera versé, selon la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) ? Le soutien au développement des énergies renouvelables (EnR) électriques (et accessoirement au biogaz) s’apparente à l’alimentation d’une vache sacrée. Mais l’opinion publique ignore les mécanismes de financements et, surtout, les montants astronomiques attribués. Il est sans doute sage, pour les parties prenantes, de les maintenir dans un brouillard de règlementations. Et cela d’autant plus que l’efficacité du dispositif en matière de réduction des émissions de GES (qui est sa finalité affichée) est faible, voire nulle. En effet, les productions électriques des EnR se substituent le plus souvent à celles de l’hydraulique et du nucléaire qui en émettent encore moins… Alors que l’hôpital public se voit accorder avec parcimonie des suppléments budgétaires, il est au moins un secteur où l’État ouvre les vannes, celui des subventions aux EnR électriques. Aucun débat sur le bien-fondé de cette libéralité n’occupe la scène médiatique. Elles ne suscitent pas davantage de joutes verbales à l’Assemblée et au Sénat à l’occasion de la discussion du budget. Pourtant, il s’agit ici de presque 8 milliards d’euros par an, soit plus de dix fois ce qui vient d’être accordé aux hôpitaux sur trois ans. L’efficacité financière ne préoccupe guère les décideurs. La nouvelle PPE offre même des perspectives inédites au développement des EnR électriques et la législation évolue pour réduire les possibilités de recours contre leurs implantations.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.contrepoints.org/2019/11/16/357858-lelectricite-verte-est-opaque


DEFENSE et SECURITE

Esprit Surcouf, retient des conditions stratégiques liées directement aux objectifs poursuivis par les armées pour donner à la défense son caractère global : le ,développement de la robotique, en matière militaire doit laisser à l’humain toute sa valeur dans la décision ; les capacités des armées françaises doivent être réévaluées à la hausse ; la signature d’une convention cyber avec les 8 grands de ,l’industrie de défense montre tout l’intérêt porté à l’espionnage économique.

1- ARMES AUTONOMES : LA DIFFICILE LECTURE DU CAS FRANÇAIS (IRIS, Martin Antonini)


« La France refuse de confier la décision de vie ou de mort à une machine qui agirait de façon pleinement autonome et échapperait à tout contrôle humain. De tels systèmes sont fondamentalement contraires à tous nos principes. Ils n’ont aucun intérêt opérationnel pour un État dont les armées respectent le droit international, et nous n’en déploierons pas ». Voilà ce que déclarait Florence Parly au mois d’avril dernier à Saclay lors de son discours consacré au rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la défense. Dans son discours, la ministre des Armées confirma les déclarations du chef de l’État sur la nécessité pour la France d’investir massivement dans l’intelligence artificielle, avec l’ambition de devenir l’un des pays leaders de cette technologie qui est amenée à bouleverser tous les pans de nos sociétés. Cependant, comme elle le rappelait alors, l’utilisation de l’IA devrait s’effectuer dans le respect du droit international et sans franchir certaines lignes rouges comme le développement de SALA (système d’arme létal autonome). Pourtant, si de nombreuses déclarations, côté français, se rejoignent pour confirmer l’opposition de la France au développement et à l’utilisation d’armes autonomes[2], les doutes persistent. Beaucoup d’ONG membres de la campagne « Stop Killer Robots » émettent des doutes quant à la sincérité de la position française.[3] Doutes qui semblent justifiés. En effet, depuis 2013, la question des armes autonomes est débattue au sein des institutions internationales, notamment dans le cadre de la CCAC (Convention sur Certaines Armes Classiques), où la France a d’abord affiché son opposition au développement de telles armes. Les représentants français se sont même montrés favorables à l’instauration de mesures contraignantes pour interdire le déploiement des SALA. Toutefois, le pays s’est peu à peu éloigné de cette position initiale pour, finalement, s’opposer à toute mesure contraignante qui pourrait limiter le développement de systèmes armés autonomes. La France s’aligne ainsi sur la position de l’ensemble des grandes puissances militaires (Chine, États-Unis, Russie ou encore Royaume-Uni).

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.iris-france.org/141899-armes-autonomes-la-difficile-lecture-du-cas-francais/

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2- « JE SUIS AU BOUT DE MES CAPACITES » (Général François Lecointre, chef d’état-major des armées) (La Tribune, Michel Cabirol)


“Nous devons nous demander si le modèle (des armées, ndlr) que nous concevons aujourd’hui sera à même de répondre, avec nos alliés, aux sollicitations futures”, s’interroge le Chef d’état-major des armées, le général François Lecointre. Face à la multiplication des théâtres d’opération et à leur intensité, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, estime que l’actuel modèle des armées n’est plus suffisant. C’est notamment le cas pour les frégates de premier rang où la marine est “au bout” de ses capacités. La démonstration est éloquente. Détaillée et précise. Le chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, a estimé lors de son audition du 16 octobre au Sénat que le modèle actuel de l’armée française n’était plus vraiment suffisant face à la multiplication des théâtres d’opération et à leur dureté. S’il est bien conscient que la loi de programmation militaire (LPM) qui couvre la période 2019-2025 va “permettre de réparer les lacunes et les carences capacitaires consenties lors des précédentes lois de programmation, de moderniser notre armée et de répondre à l’Ambition 2030”, il a fait part de ses doutes devant les sénateurs sur l’actuel modèle des armées confirmé par la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale en 2017 : “La masse sera-t-elle suffisante à l’horizon 2030, au regard de l’ambition que nous nous sommes fixée et de l’accélération de la dégradation des relations internationales ?” “Le projet de loi de finances pour 2020 lance à mes yeux résolument la modernisation. Cette deuxième annuité est conforme aux dispositions de la LPM : elle consacre bien, à périmètre constant, une nouvelle marche de 1,7 milliard d’euros, portant le budget total à 37,5 milliards d’euros. Cette hausse importante nous permettra de porter l’effort de défense à 1,86 % du PIB en 2020”, rappelle le Chef d’état-major des armées De telles observations avaient valu à son prédécesseur, le général Pierre de Villiers, une mise au point en public, qui s’était terminée par la démission fracassante du CEMA suivie d’une crise entre les armées et le président de la République, Emmanuel Macron.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/je-suis-au-bout-de-mes-capacites-general-lecointre-chef-d-etat-major-des-armees-833039.html


3- SIGNATURE DE LA CONVENTION CYBER ENTRE LE MINISTERE DES ARMEES AIRBUS ARIANE GROUPE DASSAULT AVIATION NAVAL GROUPE NEXTER SAFRAN ET THALES ( DICOD, discours de Florence Parly)


Messieurs les présidents et directeurs généraux, Mesdames et messieurs les officiers généraux, Mesdames et messieurs, Notre histoire commune est longue. Notre histoire commune est belle et nécessaire. L’industrie de défense est le terreau de notre souveraineté. Elle est au cœur de la supériorité opérationnelle de nos armées. Car sans base industrielle et technologique de défense forte, impossible de concevoir et développer des systèmes d’armes plus performants et plus audacieux que nos voisins. Avoir notre propre façon d’innover est indispensable et c’est ce que l’État soutient depuis plus de 50 ans, notamment grâce à l’engagement et au travail constant de la direction générale de l’armement dont j’ai souvent l’occasion de saluer l’immense qualité. Ce que notre présence dit ici aujourd’hui, c’est que nous avons aussi un bel avenir. Un avenir fait d’innovation, de dépassement et de prouesses au profit de la sécurité de tous, en tout temps et en tout lieu. Et le cyber ne fait pas exception. Certains parlent désormais de « cyber Pearl Harbour », d’autres parlent de « cyber blackout », et nous le savons : c’est un domaine hautement stratégique où les attaques et les risques se multiplient. Chaque système d’arme, chaque ordinateur, chaque smartphone, et désormais chaque objet connecté, peut-être, à l’insu même de son propriétaire, non seulement une cible, mais aussi un vecteur de cyberattaques. Ce n’est un secret pour personne, le ministère des Armées est une cible privilégiée d’acteurs malveillants : plus de 830 incidents de sécurité ont visé nos systèmes en 2018, c’est 20% de plus qu’en 2017. Nous ne les avons pas encore, mais j’attends avec impatience les statistiques de 2019. Nous le savons également, le ministère est une cible « par ricochet ». Notre industrie de défense est une cible de plus en plus convoitée, au même titre que les chaînes de sous-traitance, qui peuvent devenir des passeurs d’attaques. Nous ne sommes pas naïfs : plus le ministère renforce ses pare-feu, plus nos industriels fournisseurs sont visés, par effet de ricochet. Chaque faille dans le système d’un de nos partenaires est une brèche dans notre propre système de sécurité. Alors c’est évident, cette cybermenace doit être prise en compte collectivement. Toute la communauté de défense doit se protéger et être protégée. C’est pourquoi en janvier dernier lors du Forum international de la cybersécurité, j’ai plaidé en faveur d’un engagement mutuel fort entre le ministère et les acteurs industriels de défense, en appelant à construire une cyberdéfense « de bout en bout ». Une cyberdéfense « de bout en bout », c’est construire une forteresse robuste pour nos systèmes d’informations, couper tous les ponts et toutes les passerelles qui pourraient atteindre l’un d’entre nous. Par la convention que je m’apprête à signer avec les représentants de 8 grands maitres d’œuvre industriels de la défense, nous nous engageons à formaliser des engagements mutuels en matière de cybersécurité, et j’en suis ravie.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse/discours/discours-de-florence-parly/discours-de-florence-parly_signature-de-la-convention-cyber-entre-le-ministere-des-armees-et-les-representants-de-8-grands-maitres-d-oeuvre-industriels-de-la-defense

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TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES :


ESPRIT SURCOUF.fr vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité

Le Lobbying ne date pas d’aujourd’hui, mais du XVIIème siècle (Slate, Robin Tutenges)
http://www.slate.fr/story/184176/histoire-lobbying-xvii-siecle-compagnie-britannique-indes-orientales

Au Sahel, la flambée des sentiments antifrançais (Orient XXI, Rémi Crarayol)
https://orientxxi.info/magazine/au-sahel-la-flambee-des-sentiments-antifrancais,3406

Podcast – La guerre en ville, ultime champ de bataille ( Conflits, Jean-Baptiste Noé)
https://www.revueconflits.com/guerre-zone-urbaine/

Ils s’instruisent autrement pour vaincre ( La voix de l’épée, Michel Goya)
https://lavoiedelepee.blogspot.com/

Quand le Hezbollah a peur de son ombre (L’Orient le Jour, Elie Fayad)
https://www.lorientlejour.com/article/1195203/quand-le-hezbollah-a-peur-de-son-ombre.html

PARUS AU JOURNAL OFFICIEL


Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité.

Arrêté du 5 novembre 2019 fixant la tenue d’uniforme des fonctionnaires du corps préfectoral
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6D8CB7AF7C60126B489AB35E3DA0A507.tplgfr33s_1?cidTexte=JORFTEXT000039357964&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039357621

Décret n° 2019-1166 du 12 novembre 2019 portant suppression du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6D8CB7AF7C60126B489AB35E3DA0A507.tplgfr33s_1?cidTexte=JORFTEXT000039364096&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039363919

Arrêté du 7 novembre 2019 portant nomination au conseil d’administration de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6D8CB7AF7C60126B489AB35E3DA0A507.tplgfr33s_1?cidTexte=JORFTEXT000039364134&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039363919

Décret du 12 novembre 2019 portant maintien en fonctions et nomination de membres du conseil de l’ordre national de la Légion d’honneur
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6D8CB7AF7C60126B489AB35E3DA0A507.tplgfr33s_1?cidTexte=JORFTEXT000039373111&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039373107

Ordonnance n° 2019-1169 du 13 novembre 2019 relative aux marques de produits ou de services
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6D8CB7AF7C60126B489AB35E3DA0A507.tplgfr33s_1?cidTexte=JORFTEXT000039373287&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039373107

Ordonnance n° 2019-1170 du 13 novembre 2019 relative au régime juridique du schéma d’aménagement régional
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6D8CB7AF7C60126B489AB35E3DA0A507.tplgfr33s_1?cidTexte=JORFTEXT000039373396&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039373107

Décret du 13 novembre 2019 portant nomination de la directrice de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice – Mme MALDONADO (Valérie)
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6D8CB7AF7C60126B489AB35E3DA0A507.tplgfr33s_1?cidTexte=JORFTEXT000039378780&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039378471

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