» BARKHANE, AU MALI : SE POSITIONNER AUTREMENT ? « 

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Les nouvelles conflictualités nous apprennent que la probabilité pour s’engager obéit d’abord non pas à la position de l’ennemi, mais plutôt à ce qu’il est possible d’engager contre cet ennemi. Or, si cette manœuvre n’est pas nouvelle, elle donne lieu à des interrogations de fond dans la conduite de la guerre, redevenue multiforme. Aux succès bruyamment annoncés succèdent des plages d’incertitudes, alors que les belligérants semblent persister dans des postures plus ou moins difficiles à cerner, pour donner à cet engagement la valeur que la Nation en attend. La menace intérieure dépend alors de l’action extérieure, et la vertu des armes revient à sa signification initiale, celle de rechercher puis de maintenir la paix. En ce qui concerne l’intervention française au Mali, de Serval à Barkhane, avec Takuba, force est de constater que le désengagement annoncé depuis le début de l’année 2021, commencé il y a quelques jours avec un reportage diffusé à une heure de grande écoute, revêt tous les aspects non d’un abandon mais celui d’un redéploiement.

En réalité, il n’y a pas de fin de l’opération Barkhane. Cet engagement français continue de montrer son efficacité, d’engranger des succès militaires, et, au-delà de l’aspect politique, toujours présent dans les négociations interétatiques, le réaménagement de la présence française au Mali apparaît particulièrement nécessaire, que ce soit pour les deux partenaires, comme pour la régularité des relations à la fois au niveau régional, et au niveau international.

Il y va de la lutte antiterroriste, et de la stabilité intérieure de la France.

Pour aborder le sujet :


👉 LE MALI ET LE REPOSITIONNEMENT MILITAIRE FRANÇAIS
(RFI, Arnaud Jouve)

L’annonce du repositionnement de l’armée française au Sahel a été diversement accueillie par les États de la région. Quatre mois après cette annonce, ce qui devait être une simple reconfiguration du dispositif militaire français s’est transformée en une sorte de déflagration politico-militaire, occasionnant une crise particulièrement vive avec le Mali. Entretien avec Nicolas Normand, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et
stratégiques (Iris).

Le jeudi 10 juin 2021, le président de la République française, Emmanuel Macron, annonce des modifications du dispositif militaire au Sahel et évoque la fin de l’opération Barkhane en précisant : « Cette transformation se traduira par un changement de modèle. »

Dans cette perspective, les 5 000 soldats français présents au Sahel seront ramenés à 3 000. Les Français se retirent des bases militaires au Mali de Tessalit, Kidal et Tombouctou. L’ensemble des forces sont redéployées sur la zone dite des trois frontières, à partir principalement de la base de Gao au Mali et de la base aérienne 101 de Niamey au Niger.

Nicolas Normand, normalien, ingénieur agronome et énarque, a consacré l’essentiel de sa carrière à l’Afrique subsaharienne et a été ambassadeur de France au Mali (2002- 2006), au Congo (2006-2009), au Sénégal et en Gambie (2010-2013), puis directeuradjoint de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Il est aujourd’hui chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Il a publié « Le grand livre de
l’Afrique » (Eyrolles, 2019).

RFI : Quatre mois après l’annonce de la reconfiguration des forces françaises au Sahel, la présence militaire française est toujours fortement contestée. Comment expliquez-vous que l’on soit arrivé à une telle situation de crise avec le Mali ?

Nicolas Normand : La crise avec le Mali était latente depuis plusieurs années, et ce, bien avant l’arrivée de Chogel Maïga comme Premier ministre, et les déclarations du président Macron sur la réorganisation de Barkhane, malheureusement interprétées comme la fin de Barkhane, ont suscité une ambiguïté malheureuse.

Avant ces déclarations, il y avait déjà un problème d’acceptation et de compréhension du dispositif militaire français pas seulement au Mali, mais aussi au Niger et au Burkina Faso. L’approche militaire française, technique et sécuritaire, n’a guère tenu compte de l’aspect politique, de sa perception par les populations locales et par les autorités des pays du Sahel. Lorsqu’un dispositif militaire étranger, de surcroît venant de France, l’ancienne puissance coloniale, se maintient plusieurs années – et cela fait huit ans maintenant au Sahel –, il y a une perception qui est
forcément négative.

Pour lire la totalité de l’article :
💻 Le Mali et le repositionnement militaire français (rfi.fr)

Pour aller plus loin :


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👉 BARKHANE/MALI : L’ÉTAT MAJOR DES ARMEES CONFIRME L’ELIMINATION DU CHEF DE LA KATIBA DU GOURMA
(OPEX 360, Laurent Lagneau)

Un peu moins d’une semaine après avoir fait savoir, via les réseaux sociaux, que cinq membres affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM, lié à al-Qaïda] venaient d’être « neutralisés » lors d’une opération de la force Barkhane, l’État-major a confirmé que l’un d’entre eux était bien le chef de la katiba du Gourma. L’annonce de la mort de ce dernier avait été faite, il y a quelques jours, par Fahad Al Almahmoud, le secrétaire général du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés [GATIA], une milice pro-Bamako. Selon les précisions apportées par l’EMA, l’opération a eu lieu le 15 octobre, après qu’un véhicule transportant cinq individus a été repéré par un drone, alors qu’il roulait en direction d’Hombori. Le travail de renseignement a alors permis de déterminer la présence, à bord, de Nasser al-Tergui [alias Saghid Ag Alkhoror].

Les cinq hommes ont ensuite fait une halte près d’un campement de nomades pour y passer la nuit. Puis, ils ont repris leur retour le lendemain, en début de matinée. C’est alors que, après une nouvelle confirmation de la présence de Nasser al-Tergui parmi eux, la force Barhane a décidé d’intercepter leur véhicule.

Pour lire la totalité de l’article :

💻Barkhane/Mali : L’État major des armées confirme l’élimination du chef de la katiba du Gourma – Zone Militaire (opex360.com)

👉 Sur le même sujet par Lignes de défense de Philippe Chapleau :
💻Une double frappe de drone neutralise Nasser Al Tergui, chef de la Katiba du Gourma du RVIM : Lignes de défense (ouest-france.fr)


👉 OPERATION BARKHANE : LES SOUTIENS : BARKHANE – LE DETACHEMENT MARFIL DE L’ARMEE DE L’AIR ESPAGNOLE EN SOUTIEN A LA FORCE BARKHANE.
(Défense, EMA)

Le 21 septembre 2021, un Casa espagnol a transporté des militaires de la Force Barkhane en effectuant plusieurs rotations pour rallier Tessalit et Tombouctou depuis Gao. Le détachement Marfil de l’armée de l’Air espagnole apporte un soutien opérationnel à la Force depuis 2013. Composé de 66 militaires de différentes unités de l’armée de l’Air, le détachement opère avec deux Casa C-295. L’équipage du Casa espagnol a transporté, en quatre rotations, une trentaine de militaires de la Force à destination de Tessalit et de Tombouctou ainsi que près de 10 t de fret. L’équipage était constitué de trois pilotes, de deux loadmasters et de trois militaires constituant une force de protection.

Dirigé par le commandement des opérations espagnol (MOPS), le détachement effectue des missions de transport aérien logistique intrathéâtre et de ravitaillement en vol au profit de la Force. Le détachement, stationné dans les installations des Éléments français au Sénégal (EFS) à Dakar, appuie également les autres missions internationales au Sahel (MINUSMA, EUTM Mali, FCG5 Sahel). Tout comme l’ensemble des vecteurs aériens de la Force Barkhane, c’est le Joint force air com.

Pour lire la totalité de l’article :

💻BARKHANE – Le détachement Marfil de l’armée de l’Air espagnole en soutien à la Force Barkhane (defense.gouv.fr)


🎥 et quelques vidéos a regarder :

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👉 MALI : LE TRANSFERT DE LA BASE DE KIDAL ILLUSTRE LE DESENGAGEMENT DE LA FRANCE AU SAHEL

(YouTube, avec France 24)
💻 Mali : le transfert de la base de Kidal illustre le désengagement de la France au Sahel – YouTube


👉 TAKUBA : AU MALI AVEC LES FORCES SPECIALES EUROPEENNES
(Youtube avec #JDEF)
💻Takuba : au Mali avec les forces spéciales européennes (#JDEF) – YouTube

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(*) Colonel(ER) André Dulou

Président de la Gironde de la société des membres de la Légion d’honneur, président d’Aquitaine des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de leur vie.
Il a travaillé dans une grande entreprise de construction navale, puis Ancien élève de l’école militaire d’administration, il devient Chancelier, chef de cabinet, spécialiste des questions d’événements graves, il quitte le service actif avec le grade de colonel.
Diplômé technique, breveté, il est auditeur du CFRH et de l’IHEDN.
Écrivain, historien, rédacteur en chef de la revue Floréal an X.
Il est Conseiller Mémoire et Patrimoine d’ESPRITSURCOUF.
André Dulou est l’auteur de nombreux romans….plusieurs ont été présentés dans la rubrique LIVRES d’ESPRITSURCOUF dans les numéros 116 du 15 juillet 2019 « Campagne interdite », 133 du 09 mars 2020  « Amère Discipline » et 149 du 19 octobre 2020 son dernier ouvrage « Cyber-Caprices »

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