Spécial N° 200
La Chine,
un danger potentiel ?

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André Dulou (*)
Conseiller Mémoire et Patrimoine
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Ce qui domine l’actualité cette semaine

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Dans ce numéro spécial, consacré à la Chine, il est apparu préférable de laisser la plume à celles et ceux qui peuvent donner un avis éclairé sur le sujet. C’est cependant en un court éditorial que se donne une introduction sur le sujet. On a beaucoup disserté sur la place de la Chine, et des Chinois, sur la scène internationale. Cette culture, posée entre communisme et capitalisme, entre diplomatie et totalitarisme, entre impérialisme territorial, maritime, et des idées, voilà des thèmes qui ne peuvent rester étrangers à la réflexion de défense et de sécurité.

Les dangers d’une Chine 100 % Xi Jinping
(Institut Montaigne, François Godement)

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Tout a été dit ces derniers jours sur le XXème Congrès du PCC, antithèse parfaite du XXème Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) qui vit Nikita Khrouchtchev prononcer son célèbre discours « secret » contre Staline et le culte de la personnalité. L’auteur de ces lignes avait précédemment douté d’une influence quelconque de factions s’opposant à Xi Jinping, à l’exception possible de divergences de ligne économique sur le rythme et les directions d’un effort de relance de l’économie par le crédit et la politique monétaire. La seule interrogation que posait le Congrès, c’était le dosage entre affiliés notoires et exclusifs de Xi Jinping et dirigeants pourvus d’une expérience technocratique plus large. 

Le Congrès et Xi Jinping lui-même ont répondu à cette interrogation – en même temps qu’ils faisaient tomber d’un seul coup ceux qu’on pourrait qualifier de « faction économiste ». Des sept membres sortants du Comité permanent du Bureau politique, quatre ne reviennent pas : Li Keqiang, Premier ministre et engagé, quoiqu’avec retenue, au printemps 2022 dans un débat économique sur la relance ; Wang Yang, président du Conseil consultatif du PCC, aux origines réformatrices indéniables quoique très silencieux depuis une décennie ; Han Zheng, vice-Premier ministre, ancien secrétaire du Parti de Shanghai et dernier membre de l’ex-faction Jiang Zemin ; et Li Zhanshu, président de l’Assemblée nationale populaire et allié de Xi. Les deux premiers cités n’avaient pas atteint l’âge de 68 ans, et il s’agit donc bien d’une élimination politique. Derrière eux, plusieurs dirigeants économiques ne sont pas reconduits au Comité central : Liu He, aux vues économiques naguère plus libérales et préposé au dialogue avec les États-Unis ; Guo Shuqing, président de la Commission de régulation bancaire, et Yi Gang, gouverneur de la Banque centrale. Les deux derniers n’avaient pas atteint la limite d’âge. Au Bureau politique, le « jeune » Hu Chunhua (59 ans), patron du Guangdong et réputé proche de Hu Jintao, est également évincé. 

Des sept membres sortants du Comité permanent du Bureau politique, quatre ne reviennent pas.

C’est évidemment par contraste que deux nouveaux venus au Comité permanent ont prouvé récemment leur loyauté à Xi : Li Qiang, désormais numéro 2 dans l’ordre protocolaire du Parti, premier secrétaire de Shanghai qui a appliqué sans faiblesse la politique du « zéro Covid » dans une agglomération assez réticente au printemps dernier ; Cai Qi, premier secrétaire de Pékin et ex-collaborateur de Xi au Fujian et au Zhejiang qui aura reçu quatre promotions en quatre ans ; Ding Xuexiang, directeur du Bureau général du Comité central et ex-secrétaire particulier de Xi, et Li Xi, nouveau patron de la redoutée Commission centrale de Contrôle de la Discipline.

Il y succède à Zhao Leji, proche allié de Xi qui reste au Comité permanent, ainsi que Wang Huning : ce dernier, ex-académique, a tenu un rôle d’inspirateur doctrinal auprès de Jiang Zemin, Hu Jintao et Xi, et peut être considéré comme le Souslov chinois par sa longévité et son primat sur l’idéologie. Il est désormais à la tête du Département du Front uni, un organe essentiel pour l’action internationale de la République populaire.

On pourrait continuer à l’infini, notamment à propos de l’âge élevé des membres du Comité permanent : visiblement, Xi mise sur la loyauté mais pas sur les jeunes, à l’inverse de certains de ses discours. Ce choix implique déjà de retarder l’émergence de tout successeur possible, au-delà bien sûr de son troisième mandat. Ou bien sûr à propos de l’éviction de Hu Jintao, le prédécesseur de Xi, de la tribune du Congrès devant les caméras du monde entier. Pour la première fois depuis l’ère maoïste, il n’y a pas de faction discernable autre que le cercle constitué par Xi Jinping. Et les orientations données par celui-ci vont à la fois vers un nouveau durcissement politique et une primauté plus affichée d’une économie commandée depuis le centre du PCC, accompagnée d’un mouvement vers le socialisme. La « lutte contre la pauvreté » n’est plus dans la Constitution du Parti, la « prospérité commune » y entre. La « modernisation socialiste » succède à « l’aisance moyenne » dans la bouche de Xi Jinping. Le contrôle, la lutte contre la corruption, l’obligation d’étudier l’histoire du PCC, la loyauté au Parti et à Xi et leurs instruments sont les aspects les plus mis en avant, avec le marxisme et, faut-il ajouter, la référence à la « culture chinoise » : ce dernier registre demeure, alors que disparaissent presque les mentions de la réforme et de l’ouverture. La place accrue au sein du Bureau politique, relevée par les observateurs, de dirigeants issus de la Sécurité publique et de la Sécurité d’État est évocatrice des perspectives sombres que trace Xi Jinping dans le domaine international : c’est clairement celle de conflits à venir, même si les documents du Congrès n’abordent pratiquement jamais la politique étrangère. Mais l’affirmation appuyée par le ministre des Affaires étrangères Wang Yi d’un soutien à la Russie laisse peu de place à l’équivoque.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.institutmontaigne.org/analyses/les-dangers-dune-chine-100-xi-jinping


REVUE DE PRESSE ESPRIT SURCOUF
N°200


SOMMAIRE

 

UN RAPPEL HISTORIQUE 

     LES ILES SENKAKU 

GEOPOLITIQUE 

  1. 20ème CONGRES DU PARTI COMMUNISTE CHINOIS : UN VERROUILLAGE AU DEVANT DES DEFIS ?
  2. EN S’ENGAGEANT A DEFENDRE TAÏWAN CONTRE TOUTE ATTAQUE CHINOISE, BIDEN REND LA GUERRE PLUS PROBABLE
  3. OLAF SHOLZ JUSTIFIE SA VISITE EN CHINE, UN »PARTENAIRE IMPORTANT » SELON LUI

ECONOMIE 

  1. CROISSANCE EN ASIE : LA CHINE N’EST PLUS LE MOTEUR, L’ASIE DU SUD-EST ET L’INDE PRENNENT LE RELAIS
  2. HONG-KONG : OPERATION SEDUCTION LORS D’UN SOMMET BANCAIRE CRITIQUE
  3. FOSUN : LA MAISON MERE DU CLUB MED FACE AU MUR DE LA DETTE

DEFENSE ET SECURITE 

  1. UN ANCIEN PILOTE DE CHASSE AMERICAIN ARRETE EN AUSTRALIE POUR SES LIENS PRESUMES AVEC LA CHINE
  2. LE PROCHAIN PORTE-AVIONS CHINOIS SERAIT NUCLEAIRE
  3. LA GRANDE STATION SPATIALE CHINOISE EST COMPLETE

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

 

Découvrez le dernier Sémaphore (N°27 du 28 octobre 2022) en cliquant ICI
Thème : Un monde en « arcs de crise » ?

 

 (*) Colonel (ER) André Dulou, auditeur de l’IHEDN (156ème session régionale) est le président de la Gironde de la Société des membres de la Légion d’honneur et le président d’Aquitaine des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de leur vie. Il est également le responsable de la revue de presse « Défense » de l’Union des associations d’auditeurs de l’IHEDN et rédacteur en chef de la revue « Floréal an X ». Auteur chez Edilivre, il est Directeur Média, Mémoire et Patrimoine d’ESPRITSURCOUF. Il est rédacteur de la revue d’actualité d’ESPRITSURCOUF et du Sémaphore d’Espritscors@ire

LA PAGE D’HISTOIRE DE LA REVUE D’ACTUALITE

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LES ILES SENKAKU : conflit latent, conflit ouvert ?
(
Ministère des affaires étrangères du Japon)


Q1. Sur quelles bases s’appuie la souveraineté territoriale du Japon sur les îles Senkaku ?


En janvier 1895, après avoir scrupuleusement vérifié qu’il n’existait aucune trace d’une occupation antérieure des îles Senkaku par un autre État, le gouvernement japonais rattacha ces îles au territoire japonais par des mesures légales et en conformité avec le cadre juridique international de l’époque.
Après la Seconde Guerre mondiale, le Traité de paix de San Francisco plaça les îles Senkaku sous administration américaine en tant que partie d’Okinawa, réaffirmant ainsi l’appartenance japonaise des îles.
En outre, les îles Senkaku furent inclues dans l’Accord sur la restitution d’Okinawa de 1972 entre les États-Unis et le Japon, comme faisant partie de la zone sur laquelle l’autorité administrative du Japon était rétablie. Ces faits démontrent que les îles Senkaku font partie intégrante du territoire japonais selon l’ordre international de l’après-guerre et conformément au droit international.

Q2. De quelle façon le Japon administre-t-il les îles Senkaku et y maintient-il son autorité effective ?

Une fois les îles Senkaku rattachées au territoire japonais, des civils japonais s’installèrent sur les îles auparavant inhabitées après avoir obtenu l’autorisation des autorités. Ces pionniers développèrent des activités comme la fabrication de bonite séchée ou la collecte de plumes d’oiseau. À un moment donné, plus de 200 personnes vivaient sur ces îles et étaient assujetties à l’impôt.
Le gouvernement japonais continue de contrôler et d’administrer ce territoire en y effectuant des patrouilles et en y maintenant l’ordre.

Q3. La Chine a-t-elle également reconnu l’appartenance des îles au territoire japonais ?

Après le rattachement des îles Senkaku en 1895, le gouvernement chinois ne contesta pas la souveraineté japonaise sur ces îles pendant plus de 75 ans. Tout changea dans les années 70, lorsque les îles suscitèrent un intérêt croissant en raison de la possible présence de gisements pétroliers en mer de Chine orientale.
Même après que le Traité de paix de San Francisco eut placé les îles Senkaku sous administration américaine comme faisant partie du territoire japonais et que les États-Unis les eurent utilisèrent partiellement comme terrains de tir, les îles Senkaku continuèrent d’être traitées comme une partie du territoire japonais dans les publications du Parti communiste chinois et sur les cartes chinoises.

https://www.fr.emb-japan.go.jp/territory/senkaku/about.htm


GEOPOLITIQUE

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On lira avec intérêt ces trois articles : la spécificité chinoise dans les relations internationales donne le ton. L’après-congrès doit conduire à une vigilance accrue dans le domaine global géopolitique.


1 – 20ème CONGRES DU PARTI COMMUNISTE CHINOIS : UN VERROUILLAGE AU DEVANT DES DEFIS ?
(Le portail de l’IE, Guilhem Garnier)

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Le 16 octobre 2022 s’est ouvert au Palais du Peuple à Pékin le 20e Congrès du Parti Communiste Chinois (PCC). Pendant près d’une semaine, les 2300 délégués se sont réunis pour réaffirmer la ligne à suivre pendant les cinq prochaines années et renouveler l’appareil dirigeant du Parti. XI Jinping, à la tête de la République Populaire de Chine (RPC) depuis 2012, s’est vu renouveler pour un troisième mandat inédit. Xi Jinping se retrouve donc en position de quasi-monopole du pouvoir, aux commandes d’une des plus grandes puissances de la planète, faisant face à de nombreux défis.

Un verrouillage du pouvoir. 

Pré-Congrès, la composition du comité permanent du bureau politique du PCC (Politburo) était la question qui intéressait les observateurs internationaux. Cette composition est révélatrice de l’avancement du verrouillage du pouvoir opéré par XI Jinping et sa faction au sein de l’appareil d’Etat au chinois. Après ce dimanche 23 octobre, on peut dire que ce verrouillage a bel et bien fonctionné.

Pré-Congrès, les observateurs internationaux s’accordaient sur certains scénarios de composition du comité central du Politburo, plus ou moins probables. Tristan Kenderdine, directeur de recherche chez le cabinet australien FutureRisk, avait développé plusieurs scénarios, publiés sur The Diplomat.

“Forever Xi”

Le premier, “Forever Xi”, développait un comité central dans lequel Xi Jinping devait composer avec les autres factions, notamment à travers Li Keqiang. Ce dernier, ex-numéro 2 du parti et membre de la faction “Tuanpai” (les jeunesses communistes, proches de l’ancien secrétaire général Hu Jintao), était supposément en conflit avec Xi Jinping concernant la gestion de la pandémie de COVID-19. 

“Wilhelmine Sun”

Le second, « Wilhelmine Sun”, développait un comité central dans lequel Xi Jinping nommait un cercle proche (tous membres de la faction de la “Nouvelle Armée du Zhejiang”), prêts à le suivre dans la continuation des politiques “zéro-covid” et dans la réunification violente avec Taiwan. Ce scénario tend à comparer la situation actuelle de l’Empire du Milieu à celle de l’Allemagne de 1914, essayant de se forger une “place au soleil” (entendre colonisation), face aux autres puissances occidentales, notamment l’Empire Britannique et la France. Il est lié à théorie du “piège de Thucydide” se refermant sur les Etats-Unis et la Chine développée par Graham Allison dans son livre “Vers la guerre : l’Amérique et la Chine dans le piège de Thucydide”. 

Plus tard, en février 2022, Tristan Kenderdine a approfondi son analyse pour proposer une composition plus affinée du comité central. Dans cette dernière, tous les noms du comité central désigné le 23 octobre y apparaissent avec les supposées factions d’appartenance, bien que les postes ne soient pas exacts. 

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://portail-ie.fr/analysis/4123/20e-congres-du-parti-communiste-chinois-un-verrouillage-au-devant-des-defis

2 – EN S’ENGAGEANT A DEFENDRE TAÏWAN CONTRE TOUTE ATTAQUE CHINOISE, BIDEN REND LA GUERRE PLUS PROBABLE
(Les crises, Michael D.Swaine  Responsible Statecraft)

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Le président Biden nous a fait faire un grand pas vers un conflit avec la Chine. Lors d’une interview accordée à l’émission 60 Minutes, il a répété ses déclarations passées selon lesquelles les États-Unis entreraient en guerre avec la Chine si celle-ci attaquait Taïwan. En faisant cela dans le cadre d’un entretien préparé (et non, comme par le passé, comme une remarque apparemment spontanée et improvisée), il a maintenant levé toute ambiguïté quant à savoir s’il pensait vraiment ce qu’il a dit à ces autres occasions. Il ne fait plus aucun doute que cela représente un changement dans la politique américaine.

Tous les Américains et les alliés des États-Unis devraient considérer la déclaration du président avec une grande inquiétude, pour de nombreuses raisons. Premièrement, il a engagé les États-Unis dans ce qui serait une guerre majeure (et avec une puissance nucléaire, rien de moins) sans avoir obtenu l’approbation du Congrès, comme l’exige la Constitution des États-Unis. Même dans le cas de plusieurs traités de sécurité officiels, signés avec des alliés tels que le Japon et la Corée du Sud, les États-Unis ne s’engagent qu’à « …agir pour faire face au danger commun conformément à leurs procédures constitutionnelles. »

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.les-crises.fr/en-s-engageant-a-defendre-taiwan-contre-toute-attaque-chinoise-biden-rend-la-guerre-plus-probable/

3 –OLAF SHOLZ JUSTIFIE SA VISITE EN CHINE, UN »PARTENAIRE IMPORTANT » SELON LUI
(Euractiv, Julia Dahm)

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Dans un commentaire publié mercredi (2 novembre), le chancelier allemand Olaf Scholz a défendu sa visite en Chine prévue ce jeudi, qui ferait de lui le premier chef de gouvernement occidental à se rendre dans le pays depuis la réélection du président chinois Xi Jinping.

Xi Jinping a été réélu pour son troisième mandat le 23 octobre dernier et depuis lors, aucun chef de gouvernement occidental ne lui a rendu visite à ce jour.

« La Chine est et reste un partenaire important », explique M. Scholz dans un commentaire publié mercredi (2 novembre) par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le chancelier a été critiqué pour son projet de voyage à Pékin en compagnie d’une délégation commerciale. Certains ont mis en avant des inquiétudes concernant la dépendance économique vis-à-vis de la Chine, la situation des droits de l’homme dans le pays et la rhétorique menaçante de Beijing vis-à-vis de Taïwan.

Le choix de la date de ce voyage a également été critiqué, car il intervient peu de temps après que le président chinois se soit assuré une emprise encore plus absolue sur le pouvoir lors du récent Congrès du Parti communiste.

Dans sa réponse à ces critiques, M. Scholz a déclaré qu’il aborderait des « sujets difficiles » avec le dirigeant chinois, notamment le respect des libertés civiles, les droits des minorités ethniques au Xinjiang et le commerce mondial libre et équitable.                                                                               

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.euractiv.fr/section/monde/news/olaf-scholz-justifie-sa-visite-en-chine-un-partenaire-important-selon-lui/


ECONOMIE

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L’économie, cette semaine, dans ce numéro spécial consacré à la Chine, nous montre une situation incertaine sur le plan économique et financier : les rendez-vous incontournables réussiront-ils à rassurer les investisseurs ?

1 – CROISSANCE EN ASIE : LA CHINE N’EST PLUS LE MOTEUR, L’ASIE DU SUD-EST ET L’INDE PRENNENT LE RELAIS
(Asialyst, Hubert Testard)

Le FMI et la Banque Mondiale viennent de publier leurs prévisions économiques pour cette année et pour l’année prochaine. En Asie, le paysage dessiné par les institutions internationales est sans précédent depuis quarante ans. La Chine n’est plus le moteur de l’économie asiatique, l’Asie du Sud-Est et l’Inde prennent le relai avec vigueur. Le ralentissement de l’économie mondiale et la crise énergétique ont cependant un prix. Quelques pays à la périphérie du continent asiatique n’y résistent pas et s’enfoncent dans la crise. Pour juger si ce nouveau paysage n’est que conjoncturel, il faudrait être dans la tête de Xi Jinping, et savoir si le retour au pragmatisme est possible en Chine.

Le verdict du FMI et de la Banque mondiale dans leurs estimations d’octobre 2022 est sans appel pour la Chine. Sa croissance en 2022 ne dépassera pas 3,2 % ou 2,8 % selon leurs prévisions respectives. Les chiffres de troisième trimestre qui viennent d’être publiés ne remettent pas en cause ce scénario : ils confirment une croissance de 3 % sur les 9 premiers mois de l’année. C’est à peu près le niveau de la croissance mondiale, ce qui veut dire que la Chine n’est plus en phase de rattrapage en 2022, une situation que l’empire du milieu n’a pas connue depuis 1976, sous la présidence de Mao Zedong. Les prévisions des deux institutions pour 2023 restent médiocres, autour de 4,5 %. Dans le même temps, l’Asie du Sud-Est et l’Inde se montrent résilientes face au ralentissement de l’économie mondiale.

LE RALENTISSEMENT DURABLE DE L’ÉCONOMIE CHINOISE

La croissance potentielle de l’économie chinoise est désormais évaluée à 4,5 % par le FMI jusqu’en 2027, soit un demi-point de moins que les estimations antérieures. Ce n’est pas la fin du rattrapage, mais on n’en est plus très loin. Les raisons principales de ce pessimisme sont d’ordre interne. La Chine s’est tiré deux balles dans le pied en pratiquant une politique de tolérance zéro à l’égard du Covid-19 qui lui coûte très cher économiquement – sans doute un à deux points de PIB actuellement – et en resserrant brutalement les conditions du financement de l’immobilier à partir de 2020. Un certain nombre de promoteurs n’y ont pas résisté et la confiance des ménages est désormais durablement atteinte : tous les indices du secteur continuent à se dégrader.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://asialyst.com/fr/2022/10/29/croissance-asie-chine-plus-moteur-asie-sud-est-inde-prennent-relai/

2– HONG-KONG : OPERATION SEDUCTION LORS D’UN SOMMET BANCAIRE CRITIQUE
(RFI, Pauline Gleize)

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Un sommet bancaire s’est ouvert le 2 novembre à Hong Kong. De grands noms de la finance mondiale sont réunis, y compris des dirigeants de Wall Street. Les présidents de Goldman Sachs, de JP Morgan Chase ou encore du plus important gestionnaire d’actifs au mondeBlackrock y interviennent. La priorité pour Hong Kong lors de ce rendez-vous est de rassurer les financiers et redonner du lustre à la réputation de la place hongkongaise. 

Il faut rassurer, car ces dernières années ont été houleuses. Après les manifestations pro-démocratie réprimées en 2019la pandémie de Covid-19 est arrivée et les restrictions sanitaires avec. Cela a provoqué un exode des talents et pesé sur l’économie de la ville.

Au troisième trimestre, le PIB de Hong Kong a chuté de 4,5%, selon des données préliminaires. La Bourse a même été l’une des moins performantes du monde. Elle accuse une baisse de plus de 50% cette année et a atteint son pire niveau depuis 2009. La place financière est même descendue du podium du Global Financial Centres Index. En septembre 2022, dans ce classement qui évalue la compétitivité des centres financiers, Hong Kong a été relégué à la quatrième place.

Singapour prend la troisième place mondiale et la première place financière d’Asie

Singapour a été plus prompt à assouplir les mesures sanitaires liées au Covid-19. Et peut-être n’est-ce qu’un hasard du calendrier, au lendemain de la publication de ce classement, John Lee, le chef de l’exécutif de Hong Kong annonçait la suppression de la quarantaine obligatoire pour les personnes arrivant de l’étranger. C’est un point essentiel pour les entreprises. Mais toutes les mesures n’ont pas disparu port du masque à l’extérieurpasse vaccinal, tests fréquents à l’arrivée et interdiction d’aller dans des bars ou des restaurants les trois premiers jours.

Les invités de ce sommet bancaire bénéficient d’un régime de faveur. Pas de bars en ville, mais ils peuvent déjeuner ensemble à l’hôtel dans des espaces réservés, et un banquet d’ouverture était prévu. S’ils sont testés positifs pendant leur séjour, ils peuvent aussi partir sans passer par la case quarantaine à condition de le faire en vol privé.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/aujourd-hui-l-%C3%A9conomie/20221103-hong-kong-op%C3%A9ration-s%C3%A9duction-lors-d-un-sommet-bancaire-critiqu%C3%A9

3 – FOSUN : LA MAISON MERE DU CLUB MED FACE AU MUR DE LA DETTE
(The conversation, Jérôme CABY)

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Connu en France pour ses participations dans le Club Méditerranée, le groupe de luxe Lanvin (qui comprend également les maisons Sergio Rossi ou Wolford) ou la margarine Saint-Hubert, Fosun, le conglomérat du milliardaire chinois Guo Guangchang, connaît des difficultés financières majeures. Ces difficultés récentes se sont d’ailleurs traduites par une dégradation importante de son cours boursier (-45 % en un an quand l’indice Hang Seng de la bourse de Hongkong baissait de 34 %).

Fondé en 1992 avec un siège social à Shanghai, une cotation boursière à Hongkong et une holding de tête dans les îles Vierges britanniques, le groupe s’est constitué par rachats successifs. Il est aujourd’hui présent dans de très nombreux domaines d’activité : finance, banque, assurance, sidérurgie, divertissement, tourisme, santé, etc. et emploie près de 96 000 personnes.

Une dégradation importante de la solvabilité

L’origine de ses difficultés est à rechercher du côté de la dégradation de sa situation financière avec une érosion de sa marge d’exploitation. Ce ratio, qui rapporte le résultat d’exploitation (issu de la production seulement) au chiffre d’affaires et mesure ainsi la performance opérationnelle devient négatif à partir de 2019. La rentabilité du conglomérat apparaît ainsi davantage d’ordre financier qu’économique, celle-ci étant dopée par un effet de levier, c’est-à-dire à un recours à l’endettement plutôt qu’aux capitaux propres pour financer ses investissements.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://theconversation.com/fosun-la-maison-mere-du-club-med-face-au-mur-de-la-dette-193236


DEFENSE ET SECURITE

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Trois sujets relatifs à la défense chinoise, le recrutement d’anciens officiers occidentaux et deux sujets de défense chinois, l’un maritime et nucléaire, l’autre spatial.
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1 – UN ANCIEN PILOTE DE CHASSE AMERICAIN ARRETE EN AUSTRALIE POUR SES LIENS PRESUMES AVEC LA CHINE
(OPEX 360, Laurent Lagneau)
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La semaine passée, le Royaume-Uni a fait part de sa détermination à mettre un terme au recrutement par la Chine d’anciens pilotes de chasse ayant servi au sein de ses forces armées. Ce phénomène ne concerne pas les seuls Britanniques, dont une trentaine auraient franchi le pas en acceptant de juteuses rémunérations allant jusqu’à 240’000 livres sterling par an. En effet, d’autres pays occidentaux sont visés, comme l’Australie [qui a annoncé l’ouverture d’une enquête à ce sujet], le Canada [qui en a fait autant] et la France.

Selon des informations avancées par le site spécialisé Intelligence Online en mai dernier, le recrutement d’anciens pilotes de chasse occidentaux par le compte de l’Armée populaire de libération [APL] se ferait par l’intermédiaire de la société sud-africaine « Test Flying Academy of South Africa ». Ce qu’a confirmé un ancien de l’aéronavale française auprès du quotidien Le Figaro.

« L’offre était très alléchante. Ils cherchent des instructeurs qualifiés pour l’appontage sur porte-avions », a expliqué cet ex-officier. En effet, le contrat qui lui fut proposé par cette filière sud-africaine de recrutement prévoyait une rémunération de 20’000 euros par mois, nette d’impôts pour former des pilotes chinois durant trois ans. Une offre que cet ancien pilote de Super Étendard Modernisé [SEM] a déclinée. « J’ai failli tenter l’aventure. Ce n’est pas une opportunité courante d’avoir un chasseur entre les mains, et là, on me propose le manche d’un J-11 », a-t-il confessé

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http://www.opex360.com/2022/10/26/un-ancien-pilote-de-chasse-americain-arrete-en-australie-pour-ses-liens-presumes-avec-la-chine/

opex360.com est répertorié dans la rubrique REVUES ET LETTRES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

2 – LE PROCHAIN PORTE-AVIONS CHINOIS SERAIT NUCLEAIRE
(Capital, Thomas Romanace)
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Une avancée historique pour la marine chinoise. Le conglomérat China State Shipbuilding Corporation, qui a bâti la majorité de la flotte de guerre de Pékin, a annoncé vouloir faire une percée dans la technologie nucléaire d’ici 2027. Le South Morning China Post a relayé cette déclaration qui était d’abord parue sur un réseau social chinois consacré aux affaires militaires. Certains analystes sont sceptiques quant à la capacité de la Chine de produire un réacteur nucléaire adapté pour un navire en aussi peu de temps. Toutefois, la République populaire a déjà terminé la conception de son quatrième porte-avions qui devrait être mis à l’eau en 2027, ce qui correspondrait à l’annonce publiée par la China State Shipbuilding Corporation.

Avoir un porte-avions à propulsion nucléaire serait un avantage majeur pour la Chine. Même si Pékin possède déjà la plus grande marine militaire du monde en nombre de navires, elle n’a pour l’instant aucun porte-aéronefs à propulsion nucléaire

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https://www.capital.fr/economie-politique/le-prochain-porte-avions-chinois-serait-nucleaire-1448675

3 – LA GRANDE STATION SPATIALE CHINOISE EST COMPLETE
(Air et Cosmos, Pierre-François Mouriaux)
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Un rendez-vous en 13 heures

C’est à nouveau un lanceur Longue Marche 5B, mis en œuvre le 31 octobre depuis la base de Wenchang, sur l’île de Hainan (extrême sud de la Chine), qui a placé sur orbite basse le troisième et dernier élément de la grande station chinoise CSS (Chinese Space Station) – après les modules Tianhe (Rivière céleste), satellisé en avril 2021, et Wentian (Quête céleste), en juillet dernier.

Le lancement de Mengtian a été maintenu malgré l’approche de la tempête tropicale Nalgae, qui s’était abattue sur les Philippines deux jours auparavant.

L’amarrage sur le port avant de Tianhe est intervenu un peu moins de 13 heures après le décollage (à 20 h 27 UTC).

Un complexe de 68 tonnes

Comme Wentian, Mengtian (Rêve céleste) est un module-laboratoire d’environ 23 tonnes au décollage, qui mesure 17,9 mètres de long pour 4,2 mètres de large.

Son volume pressurisé est de 110 m3, dont 32 m3 sont habitables.

Il est divisé en quatre sous-modules (un module pressurisé, un module pour les charges utiles, un module de service et un sas cargo), et contient d’ores et déjà 10 baies de recherche, sur une capacité de 13.

Sa durée de vie minimale est de 10 ans.

Assemblée en seulement 18 mois, la CSS pèse ainsi quelques 68 tonnes (hors ravitailleurs Tianzhou et vaisseaux d’équipage Shenzhou).

Elle évolue actuellement sur une orbite de 380 × 387 km, occupée depuis le 5 juin par les taïkonautes de la mission Shenzhou 14 (Chen Dong, Liu Yang et Cai Xuzhe).

Ces derniers doivent être relevés le 26 novembre prochain.

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https://air-cosmos.com/article/la-grande-station-spatiale-chinoise-est-complete-62704


TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

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ESPRIT SURCOUF vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité
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LPM 2024-30 : M. LECORNU SUSPEND TOUTES LES TRANSFORMATIONS EN COURS DU SERVICE DE SANTE DES ARMEES
(OPEX 360, Laurent Lagneau)

Professionnalisation des armées, avec la fermeture de plusieurs hôpitaux d’instruction des armées [HIA] à la clé, Révision générale des politiques publiques [RGPP], plan SSA 2020… Toutes ces réformes font que, actuellement, le Service de Santé des Armées ne représente plus que seulement 1% de l’offre de soins en France, alors qu’il reste soumis une intense activité opérationnelle.

Cette situation a été maintes fois dénoncée dans des rapports parlementaires ainsi que par le Haut comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM], pour qui toutes ces réformes étaient allées beaucoup trop loin, au point d’aller jusqu’à mettre en garde contre une « dégradation de l’accès aux soins des militaires et de leurs familles »

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http://www.opex360.com/2022/11/02/lpm-2024-30-m-lecornu-suspend-toutes-les-transformations-en-cours-du-service-de-sante-des-armees

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Synthèse de l’actualité internationale d’octobre 2022
(Diploweb, Axelle Degans)

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Le sort des urnes

DES élections se sont tenues en octobre 2022 en Bosnie-Herzégovine, un pays phagocyté par la corruption, l’inflation et au bord de l’éclatement du fait des forces centrifuges serbes et croates. Le pays est dirigé par une troïka qui forme une présidence représentative des trois composantes ethniques du pays. Le président serbe, Milorad Dodik a été reconduit dans ses fonctions, Sefik Dzaferovic (musulman) , et Zeljko Komsic (Croate) composent la nouvelle présidence de Bosnie-Herzégovine. Beaucoup espèrent qu’une intégration dans l’Union européenne pourrait résoudre leurs problèmes. Alors que depuis 2010 l’UE est incapable de ramener la Hongrie d’Orban dans le chemin de l’État de droit, cet espoir peut laisser dubitatif. Pour l’heure, la Bosnie-Herzégovine conserve le statut de candidat potentiel.

En Irak, le Parlement a nommé en octobre 2022 à la présidence de la République Abdel Latif Rachid, appartenant à la communauté kurde. Ce mandat de quatre années est surtout honorifique.

Au Brésil, quelques 156 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour désigner le nouveau président de la République. Fin octobre 2022, le second tour oppose deux anciens présidents : Lula et Jair Bolsonaro. L’ancien président Lula est sorti il y a peu de prison où il purgeait une peine pour corruption. Le président sortant, Bolsonaro, doit faire oublier sa gestion calamiteuse de la crise sanitaire et ses positions très conservatrices qui heurtent nombre de ses compatriotes. Lula remporte, à 77 ans, les élections avec une très courte avance. Il entame donc un troisième mandat à la tête de l’exécutif de son pays. L’abstention (plus de 20%, alors que le vote est obligatoire) est forte, ce qui montre la désillusion des Brésiliens, en particulier la frange la plus pauvre qui pense avoir été flouée par les années Lula.

La Première ministre britannique Liz Truss démissionne en octobre 2022 après seulement 44 jours dans sa fonction. C’est le Premier ministre qui a occupé son mandant le moins de temps dans l’histoire contemporaine britannique. Cette démission intervient après la présentation du budget qui actait les promesses faites de diminuer significativement les impôts. Les marchés financiers ont réagi, face à un budget dont le financement apparaissait peu probant, en dégradant les conditions de l’accès de la couronne britannique aux marchés financiers, alors que la livre sterling plongeait. Les démissions du ministre des Finances puis celle du ministre de l’Intérieur ont fini de ruiner la crédibilité d’un gouvernement déjà de plus en plus impopulaire. L’échec est cuisant pour celle qui se présentait comme la nouvelle « Dame de fer », image de Margareth Thatcher. La dette britannique devenait plus risquée que celle de l’Italie alors que le Royaume est bien moins endetté que ne l’est Rome : les marchés financiers ont balayé Liz Truss. Les conservateurs au pouvoir veulent éviter l’organisation d’élections qui risqueraient de leur être défavorables. Alors que certains analysent le « suicide » du parti conservateur, celui-ci choisi en son sein un remplaçant à Liz Truss en la personne de Rishi Sunak qui a déjà été Ministre des Finances.

En Italie, la coalition victorieuse des dernières élections législatives compose en octobre 2022 un gouvernement autour de Giorgia Meloni. Cette quadragénaire est la première femme à occuper la tête de l’exécutif en Italie. Elle nomme son allié Matteo Salvini à la tête du ministère des Infrastructures et vice-président, titre qu’il partage avec Antonio Tajani, ex-président du Parlement européen, aussi ministre des Affaires étrangères. Un proche de Mario Draghi Premier ministre sortant, Giancario Giorgetti devient ministre de l’Économie. Ce gouvernement rassure donc les marchés financiers, Bruxelles et l’OTAN.

https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-d-octobre-2022.html

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CARBURANTS & OPEX : DES CREDITS SUPPLEMENTAIRES POUR COMPENSERL’IMPACT DE LA GUERRE EN UKRAINE
(Home FOB, Nathan Gain)

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Peu visibles dans le premier projet de loi de finances rectificative, les conséquences financières de la guerre en Ukraine pour les armées le sont cette fois bel et bien dans le second, présenté hier en Conseil des ministres. Parmi les mesures proposées en faveur de la mission « Défense », des crédits supplémentaires pour compenser l’inflation des prix des carburants et couvrir les surcoûts des opérations extérieures.

Après une légère accalmie durant l’été, les prix des carburants sont globalement repartis à la hausse. Ce PLFR de fin de gestion se devait donc d’acter la prolongation de l’effort gouvernemental au profit des populations et de certains opérateurs ministériels. Consommateur majeur engagé dans une activité opérationnelle toujours plus soutenue, les armées bénéficieront ainsi d’une rallonge de 200 M€ pour l’achat de carburants opérationnels. 

Derrière cette ouverture de crédits, l’activation potentielle de l’article 5 de la loi de programmation militaire 2019-2025. Une première pour cet article, qui stipule qu’ « en cas de hausse du prix constaté des carburants opérationnels, la mission Défense bénéficiera de mesures financières de gestion et, si la hausse est durable, des crédits supplémentaires seront ouverts en construction budgétaire, pour couvrir les volumes

https://www.forcesoperations.com/carburants-opex-des-credits-supplementaires-pour-compenser-limpact-de-la-guerre-en-ukraine/

Pour aller plus loin, un article à consulter en langue étrangère :

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China stands ready to elevate all-round strategic cooperation with Pakistan, inject new impetus into ties, Xi says in meeting with Pakistani PM
(Global Times)
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China has always placed Pakistan as a priority in its neighborhood diplomacy and is willing to enhance the level of all-round strategic cooperation with Pakistan, Chinese President Xi Jinping said in meeting with Pakistani Prime Minister Shehbaz Sharif in Beijing on Wednesday, during which the two sides reiterated their « ironclad » friendship amid profound world changes.
China views China-Pakistan relations from a strategic and long-term perspective, and Pakistan has always been a high priority in China’s neighborhood diplomacy. China is ready to work with Pakistan to elevate the level of all-round strategic cooperation, speed up efforts to build a closer China-Pakistan community with a shared future in the new era, and inject new impetus into their all-weather strategic cooperative partnership, Xi stressed. 

https://www.globaltimes.cn/page/202211/1278563.shtml


PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

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Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité

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Décret n° 2022-1395 du 2 novembre 2022 modifiant les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives aux traitements de données à caractère personnel provenant des caméras individuelles des agents de police municipale.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046514124

LOI n° 2022-1382 du 31 octobre 2022 autorisant la ratification de la convention portant création de l’Organisation internationale pour les aides à la navigation maritime (1)
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046510515

LOI n° 2022-1383 du 31 octobre 2022 autorisant l’approbation de l’accord de siège entre le Gouvernement de la République française et la Banque des règlements internationaux relatif au statut et aux activités de la Banque des règlements internationaux en France et de l’accord de sécurité sociale entre le Gouvernement de la République française et la Banque des règlements internationaux (1)
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046510517

LOI n° 2022-1384 du 31 octobre 2022 autorisant la ratification du Traité entre la République française et la République italienne pour une coopération bilatérale renforcée (1)
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046510520

Arrêté du 24 octobre 2022 relatif aux modalités et aux fréquences des vérifications des règles mises en place par le responsable d’une activité nucléaire
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046510788

 

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