A La une : Le Golfe :
milieu d’attentions

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André Dulou (*)
Conseiller Mémoire et Patrimoine

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Evoquer à nouveau le Golfe persique, c’est se pencher sur des questions qui font l’objet, d’un point de vue diplomatique, d’attentions de la part de la Russie, comme de l’Amérique. Comment donc ne pas regarder comment les « Etats du pétrole » ont évolué, au cours de ces années où le pétrole, mais aussi de nombreuses dissentions sont apparues, au point de générer de véritables conflits, des arcs de crise et des conditions incompréhensibles de la part d’observateurs ? De fait, l’émergence d’Etats qui se sont éloignés de Washington, mais également de Moscou, qui ont affirmé une volonté d’indépendance marquée, au sein même du monde arabe, doit nous inciter à analyser une situation complexe, pour donner de la voix et rechercher de nouvelles structures de sécurité, pourquoi pas en se dégageant également de l’Iran, pour se tourner vers la Turquie, voire en négociant avec Israël.

Bonne lecture
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La région du Golfe, vers une nouvelle architecture diplomatique et de sécurité
(IRIS, Jean-Paul Ghoneim)


La région du Golfe fait actuellement l’objet de beaucoup d’attentions de la part des Russes et des Américains. Chacune des parties essaie d’infléchir la position de « neutralité » bienveillante à l’égard de la Russie ou d’accentuer le ressentiment à l’égard des États-Unis.
Les six monarchies du Conseil de coopération du Golfe arabo-persique (CCG) ont pris conscience de leur vulnérabilité liée à leur dépendance à leur allié américain dont les intérêts ne concordent plus avec ceux de la région.
Le 41e sommet du CCG de janvier 2021 avait ainsi été marqué par la déclaration d’Al-Ula, une déclaration de portée générale qui avait réaffirmé la nécessité de l’unité et de la stabilité au sein du CCG, de la réconciliation avec le Qatar et du respect de la souveraineté des États membres. Le but était de parvenir à préserver la structure du Conseil, de définir une architecture de sécurité pour les États membres du CCG et une coordination des positions sur les questions régionales et internationales en mettant les profondes dissensions sous le boisseau.
Cette réconciliation avec le Qatar a été essentiellement voulue par l’Arabie saoudite, en partant d’un constat pragmatique :  le boycott et l’isolement du Qatar décidé en 2017 par plusieurs pays membres du CCG n’ont pas atteint les objectifs souhaités. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas de profondes dissensions, voire des rivalités au sein du Conseil. Les relations entre Riyad et Abou Dabi se sont considérablement refroidies sur fond de rivalité et d’ego. Cela n’empêche pas ces deux pays de revendiquer une indépendance toujours plus affirmée dans leurs discours et leurs prises de position publiques.
Le Qatar mène sa barque discrètement, mais n’a pas véritablement infléchi sa politique. Oman est toujours dans sa position de neutralité affichée et revendiquée, rôle qui lui est reconnu et qui peut s’avérer utile. Quant au Koweït, il a beaucoup perdu de sa capacité à agir en médiateur depuis la disparition en 2020 de l’émir Sabah Al-Ahmad. Le royaume de Bahreïn est, pour sa part, trop petit pour peser réellement sur le cours des évènements.

Une nouvelle ère pour les pays du Golfe qui s’émancipent de Washington/
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Les pays du CCG sont entrés dans une nouvelle ère, qui coïncide avec l’arrivée au pouvoir de l’administration Biden et de nouveaux souverains décomplexés, animés d’une vision moderne (Mohammed Ben Salman en Arabie saoudite et Mohammed Ben Zayed aux Émirats arabes unis) pour leur pays et ne s’estimant plus liés par les engagements de leurs aînés.
Désormais, la politique du Golfe ne sera plus dictée à Washington ou ailleurs, mais selon les intérêts des pays de la région.
La Russie a bien compris l’avantage qu’elle avait à enfoncer un coin dans la relation historique de cette région avec l’Occident. Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a effectué deux déplacements remarqués dans les pays du CCG en l’espace de trois semaines (Oman, le 11 mai, puis Bahreïn et l’Arabie saoudite les 30 et 31 mai) où il a pris part aux travaux de la 5e réunion ministérielle sur le dialogue stratégique entre le CCG et la Russie.
Sur la guerre en Ukraine, à l’issue de cette réunion, Sergueï Lavrov a annoncé que les pays ne s’associeraient pas aux sanctions contre la Russie. Les pays du CCG ont été plus circonspects et ont appelé au respect du droit international et à la nécessité de trouver une solution diplomatique à la crise. Pour faire bonne figure et ne pas paraître trop alignés sur les positions de Moscou, les ministres du CCG ont eu également un entretien avec le ministre des Affaires étrangères ukrainien par visioconférence.
Une visite de Joe Biden en Arabie saoudite est prévue les 15 et 16 juillet prochains à l’invitation du Roi. Le président américain rencontrera le Roi Salmane et son fils Mohammed Ben Salmane (MBS), jusque-là ostracisé. Il s’agit ainsi d’un sérieux revirement de la politique américaine. Jusqu’alors, seul Khaled Ben Salmane, frère de MBS et très proche de lui, vice-ministre de la Défense et ancien ambassadeur aux États-Unis, avait été reçu à Washington le 20 mai pour s’entretenir avec Lloyd Austin, le secrétaire d’État à la Défense, et Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine. De même qu’un entretien téléphonique avait eu lieu entre Antony Blinken et son homologue saoudien, Fayçal Ben Farhan, la veille de l’arrivée de Sergueï Lavrov dans la région.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.iris-france.org/168245-la-region-du-golfe-vers-une-nouvelle-architecture-diplomatique-et-de-securite/

 


LA PAGE D’HISTOIRE DE LA REVUE D’ACTUALITE
Il y a 82 ans : Pour l’honneur de la France …

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Dans les archives de Match – Le 18 juin 1940, raconté par De Gaulle
(Paris Match, Clément Mathieu)

Il y a 80 ans, De Gaulle appelait les Français à continuer le combat contre l’Allemagne. En 1970, notre magazine avait publié les souvenirs du Général sur cette journée décisive… Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match.

17 juin 1940. Pétain vient d’être nommé président du Conseil après la démission de Paul Reynaud. L’armée française, considérée comme l’une des plus puissantes au monde, a été laminée en six semaines par la guerre éclair des troupes allemandes. Les erreurs tactiques et stratégiques du haut commandement ont provoqué l’une des plus graves défaites de l’histoire : 90 000 soldats français ont péri, 1,5 million sont faits prisonniers, six millions de civils errent sur les routes fuyant l’avancée des Allemands. Réfugié à Bordeaux, le gouvernement hésite entre la poursuite de la guerre en Afrique du Nord et la demande d’armistice défendue par les « flanchards », comme les désigne le sous-secrétaire d’Etat à la guerre Charles de Gaulle. A 12H30, le maréchal Pétain, 84 ans, déclare d’une voix chevrotante à la radio : « C’est le coeur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat ».

La majorité des Français, épuisés et terrifiés, accueillent le discours du héros de 14-18 avec soulagement. D’autres sont révulsés, comme Germaine Tillion, Daniel Cordier, Edmond Michelet et Charles Tillon. Ils formeront bientôt les premiers réseaux de résistance. Farouche opposant à l’armistice, le général de Gaulle embarque dans un avion britannique. « Dans ce petit avion, écrira Winston Churchill dans ses Mémoires de guerre, de Gaulle emportait avec lui l’honneur de la France ».

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Appel-18-juin-1940-histoire-raconte-par-De-Gaulle-1690183

A Mérignac, juste dans une petite place à côté de la BA 106, se trouve une stèle où tous les ans, est commémoré cet envol, avec toute l’humilité et la reconnaissance des armées et de la Nation.

 


REVUE DE PRESSE ESPRIT SURCOUF n°192

SOMMAIRE 


GEOPOLITIQUE
:

  • L’armée russe dans le conflit ukrainien : quelles premières leçons ?
  • Le secrétaire général de l’OTAN donne un aperçu de la réunion des ministres de la défense des pays de l’OTAN
  • China Trends# 13 : Chine-Japon : le périmètre d’une confrontation


ECONOMIE :

  • La diplomatie économique, entre outil d’influence et arme de guerre
  • La BCE veut tenter d’éviter une nouvelle crise de l’Euro  
  • La FED et la BCE à la manœuvre face à l’inflation

 

DEFENSE ET SECURITE :

  • Prévôts : des gendarmes aux côtés de nos armées en opérations extérieures
  • Euro-Satory 2022 : Nextzer et MBDA renforcent leur lutte anti-drone
  • La Force Barkhane a capturé un cadre important de l’Etat islamique au Grand Sahara 


TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL


GEOPOLITIQUE

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On en parle : au cœur d’un conflit, l’armée tient une place majeure, alors que les autres aspects de défense semblent passer à des rangs de préoccupation inférieurs. Cependant, à analyser la situation en Ukraine, la part historique et culturelle de l’armée russe, issue de l’armée soviétique, démontre combien il est utile de se pencher sur l’aspect global du conflit, pour tenter de comprendre les graves tendances vers lesquelles l’Occident surestiment la puissance militaire russe ; l’OTAN, dans le cadre des discussions entre responsables de l’Alliance revoit, à l’aune des conclusions des services, une posture qui paraît ferme et structurée ; enfin, entre Chine et Japon, les menaces précises font craindre une confrontation, qui, pour certains auteurs, est déjà commencée.
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1 – L’ARMEE RUSSE DANS LE CONFLIT UKRAINIEN : QUELLES PREMIERES LECONS ?
(Diploweb, Cyril Gloaguen)
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L’armée russe a été pensée et conçue pour une guerre de destruction des forces armées de l’OTAN, pas pour une guerre d’occupation sur un territoire aussi étendu que celui de l’Ukraine. C’est l’un des nombreux paradoxes de cette armée : elle peut mille fois atomiser l’Europe ou les Etats-Unis, mais, faute de forces conventionnelles en nombre suffisant, elle piétine pendant trois mois devant les lignes de défense de l’armée ukrainienne.
Alors que la relance de la guerre russe contre l’Ukraine s’inscrit dans le temps long, C. Gloaguen présente un tableau remarquablement documenté de l’armée russe.

« Le facteur militaire a joué et continuera à jouer un rôle important pour garantir les intérêts russes dans l’arène internationale »
Igor Ivanov, ancien ministre russe des Affaires étrangères (Krasnaya Zvezda du 19 novembre 1996)

« La particularité de l’Ukraine nazifiée moderne est sa nature amorphe et ambivalente, qui permet au nazisme de se dissimuler sous une aspiration à l’“indépendance” et à une voie de “développement” (en réalité, de dégradation) “européenne” (occidentale, pro-américaine).
Dmitri Medvedev, ancien président de la Fédération russe (cité par F. Thom)

L’UKRAINE n’aura pas été prise en quelques jours, le gouvernement Zelensky après quelques bombardements et un assaut héliporté contre l’aéroport de Hostomel le 24 février 2022 au matin ne se sera pas enfui à l’étranger après avoir ordonné aux forces armées ukrainiennes (FAU) de déposer les armes. Bien au contraire, trois mois après le début du conflit les FAU résistent toujours aux attaques d’une armée russe pourtant supérieurement équipée, après avoir réussi à forcer cette dernière à modifier considérablement son dispositif initial. Pour les spécialistes des forces russes, la surprise est de taille. Si la plupart ne méconnaissaient pas les progrès faits par les FAU depuis l’annexion russe de la Crimée en 2014, tous, étrangers comme français, militaires comme civils, ont en revanche surestimé la capacité de celles-ci à réduire la résistance ukrainienne dans le temps court, très politique, exigé par le Kremlin. Comment auraient-ils pu ne pas se tromper ? Cette armée russe, comme l’ont montré les grands exercices stratégiques de ces dix dernières années, notamment les deux derniers, Zapad et Vostok, est en effet censée disposer dans tout le spectre tactique à stratégique d’une puissance offensive et défensive impressionnante, unique en Europe géographique, voire dans le monde. Cette armée n’a-t-elle pas réussi l’exploit de déployer en quelques mois le long de la frontière avec l’Ukraine depuis des unités parfois basées à plus de 9000 km de leur zone d’opération quelque 150.000 hommes et des milliers de blindés ? Tout cela, rétorquera-t-on, n’est qu’affaire de logistique de temps de paix et ne montre nullement les capacités réelles de cette armée à combattre un adversaire déterminé, équipé et entraîné à l’occidentale, pas plus que ne le montraient ces multiples exercices « endogames  » contre un ennemi fictif combattant dans le cadre d’un schéma tactique préétabli et de doctrines nationales d’emploi des forces. Certes. Mais ne serait-ce pas commettre un excès inverse en ne voyant plus dans cette armée russe, sous l’effet de l’émotion et des échecs, réels ou supposés, qu’elle rencontre en ces premiers mois du conflit, qu’un « village Potemkine » ou une « puissance militaire fantasmée » ? Si de nombreuses sources évoquent, à raison, une armée et des officiers vivant en vase clos, cachant derrière un discours nationaliste très enraciné dans le passé soviétique des tactiques, des procédures de commandement et des formations très formatées, certains disent même sclérosées , reconnaissons que cette armée n’est pas celle d’un pays du Tiers-Monde, mais une armée structurée autour d’une culture militaire forte, dont les racines plongent profondément dans des traditions séculaires, qui dans le passé, y compris récent, a su produire des doctrines d’emploi et des armements novateurs, faire preuve de résilience, de surprise tactique et stratégique, et pensée pour accomplir des missions de combat interarmes et interarmées dans un espace géographique gigantesque .

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.diploweb.com/L-armee-russe-dans-le-conflit-ukrainien-quelles-premieres-lecons.html

DIPLOWEB est répertorié dans la rubrique REVUES ET LETTRES  de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

2 –  LE SECRETAIRE GENERAL DE L’OTAN DONNE UN APERCU DE LA REUNION DES MINISTRES DE LA DEFENSE DES PAYS DE L’OTAN
(NATO actualités)
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Ces mercredi et jeudi (15 et 16 juin 2022), les ministres de la Défense des pays de l’OTAN se réuniront à Bruxelles pour examiner comment renforcer l’OTAN et continuer à soutenir les pays partenaires. Les ministres seront rejoints ce soir par leur homologue ukrainien, M. Oleksiï Reznikov, qui fera un point de situation aux Alliés sur les besoins les plus pressants de l’Ukraine.

Les Alliés et les partenaires ont déjà fourni pour plusieurs milliards de dollars de matériel militaire à l’Ukraine, ainsi qu’une aide économique et humanitaire.  Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré : « Les Alliés sont déterminés à continuer de fournir à l’Ukraine le matériel militaire dont elle a besoin pour prendre le dessus, y compris des armes lourdes et des systèmes à longue portée. » M. Stoltenberg a indiqué qu’il compte bien que les Alliés approuveront un ensemble complet de mesures d’assistance en faveur de l’Ukraine au sommet de Madrid. Ces mesures aideront l’Ukraine, à plus long terme, à passer des équipements de l’ère soviétique aux équipements OTAN modernes, et à améliorer son interopérabilité avec l’OTAN. La Géorgie, la Suède, la Finlande et l’Union européenne s’associeront ce soir aux débats des ministres des pays de l’Alliance.

Les ministres de la Défense des pays de l’OTAN s’entretiendront aussi de la nécessité de renforcer sensiblement la posture de dissuasion et de défense de l’Alliance. En réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le nombre des groupements tactiques de l’OTAN a été doublé pour passer à huit ; plus de 40 000 soldats sont désormais sous le commandement direct de l’OTAN. Voici ce qu’a déclaré M. Stoltenberg :  « Nous allons maintenant prendre des décisions concernant la dimension et la nature de notre posture pour le plus long terme. Pour faire en sorte de pouvoir défendre chaque mètre carré du territoire des Alliés.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.nato.int/cps/fr/natohq/news_196655.htm?selectedLocale=fr

Le site de l’OTAN est répertorié dans la rubrique INSTITUTIONS FRANÇAISES, EUROPÉENNES ET INTERNATIONALES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

3 – CHINA TRENDS#13 : CHINE-JAPON : LE PERIMETRE D’UNE CONFRONTATION
(Institut Montaigne, Mathieu Duchatel, Shinji Yamaguchi, Viviana Zhu)
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Commençons par une observation factuelle. Pour l’Europe, ces dernières années, la politique à l’égard de la Chine relève de moins en moins de la gestion des relations bilatérales avec Pékin que d’efforts croissants de coordination et de coopération avec des partenaires et alliés face au défi chinois. C’est là l’aboutissement inévitable de l’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui les relations entre l’Union européenne et la Chine, mais aussi des trajectoires de gouvernance de la Chine de Xi Jinping et du risque de guerre dans le détroit de Taiwan. Depuis que la Russie a lancé sa guerre d’agression contre l’Ukraine, même les décideurs politiques européens les plus optimistes, profondément convaincus jusqu’à récemment qu’une guerre dans le détroit était impensable car « son coût serait trop élevé« , commencent à prendre ce risque très au sérieux.

Ce contexte doit inciter les Européens à soigneusement observer la dynamique de la relation Chine-Japon et à prêter attention à la manière dont les experts chinois appréhendent les choix faits par le Japon dans sa politique à l’égard de la Chine. Les initiatives du Japon ont des implications en matière de gestion de l’environnement de sécurité en Asie orientale et dans l’Indopacifique, mais elles sont aussi mues par l’ambition plus large de contribuer à façonner l’ordre international. L’approche adoptée par Tokyo offre en cela un point de référence pertinent pour évaluer les actions entreprises par l’Europe. Elle constitue aussi une source d’inspiration et un moyen de tester nos idées et d’améliorer nos propres politiques publiques, tout en ayant une valeur de signal d’alarme quant à la réalité du risque de guerre en Asie orientale.

Au-delà de la profondeur des interactions humaines et des relations commerciales qui lient entre elles les sociétés chinoise et japonaise, et à la lumière d’une histoire faite à la fois de profonds échanges culturels et de guerres tragiques, il n’est pas exagéré d’affirmer que le Japon appréhende la Chine sous l’angle de la grande stratégie – son propre positionnement dans le système international – et non seulement sous l’angle des opportunités économiques. Un certain nombre de questions sont tout simplement vitales pour la stabilité, la paix et la prospérité du Japon en tant qu’économie industrielle avancée. La Chine choisira-t-elle la guerre ou la paix dans le détroit de Taiwan ? Comment articulera-t-elle ses différends territoriaux avec le Japon en mer de Chine orientale ? La prochaine vague d’innovations technologiques sera-t-elle dominée par la Chine ou par l’Occident ? Dans quelle mesure l’influence chinoise s’étendra-t-elle dans la région Indopacifique ? Toutes ces questions d’ordre existentiel expliquent pourquoi la politique japonaise à l’égard de la Chine est conçue comme s’inscrivant dans une stratégie qui a pour horizon l’avenir de l’ordre international.

Ce numéro de China Trends explore les débats qui portent aujourd’hui en Chine sur trois pans distincts des politiques menées par le Japon.

Tout d’abord, les relations sino-japonaises sont, souvent, en premier lieu définies par des aspects de compétition en matière de sécurité et relatifs au domaine militaire. Au moment où le président Biden était au Japon en mai dernier, des bombardiers stratégiques chinois et russes ont survolé la zone d’identification de défense aérienne japonaise, réponse directe de la Chine à cette visite officielle américaine à Tokyo. Ce fut là un symptôme sans équivoque du fait que la Chine perçoit aujourd’hui l’alliance nippo-américaine et le rôle central du Japon dans le maintien du statu quo en Asie orientale comme des menaces, et comme une forte contrainte sur son propre espace stratégique.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.institutmontaigne.org/publications/china-trends-13-chine-japon-le-perimetre-dune-confrontation


ECONOMIE


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L’on veut tout tenter pour juguler cette inflation qui paraît représenter la menace majeure d’une véritable guerre économique d’aujourd’hui. Puissant outil commercial, la diplomatie économique n’en demeure pas moins particulièrement activé, et semble détenir des clés majeures pour la poursuite d’une politique aux accents élargis, non seulement par la mondialisation, ou la démondialisation, mais également par le fait que les flux génèrent autant d’inflation que de décisions qui avec leur lot d’individualisme nous ramènent à des errements que l’on croyait dépassés.

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1 – LA DIPLOMATIE ECONOMIQUE, ENTRE OUTIL D’INFLUENCE ET ARME DE GUERRE
(le Portail de l’IE, Alexandre Jeandat)
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La diplomatie est une notion à multiples facettes. Dans l’imaginaire collectif, le terme renvoie couramment à la négociation, au compromis, à l’évitement des conflits. Mais il en est tout autre pour la diplomatie économique, qui peut être tout à la fois vecteur de coopération et redoutable outil d’influence ou de coercition.

Cette branche des relations internationales, souvent négligée des milieux universitaires, est un puissant outil de rayonnement et de soft power – influence qui n’implique pas de moyens punitifs. Pourtant, les guerres commerciales des années passées ainsi que l’incandescente actualité ukrainienne donnent à l’expression une coloration martiale. La diplomatie économique est d’une importance capitale, en ce que l’économie tend à devenir l’un des principaux déterminants de toute politique étrangère. Comment l’expliquer ? À l’origine de ce phénomène, la capacité de l’économie à diffuser culture et progrès, à resserrer les liens entre les peuples, mais aussi à se transformer en arme pour abattre un concurrent ou un adversaire.

L’économie… n’est pas qu’économique

L’économie ne se résume pas à la production, l’échange, la distribution et la consommation de biens et de services. Elle s’imbrique en permanence avec une multitude d’autres sciences sociales et est profondément impactée par des éléments difficiles à observer, mesurer ou quantifier. Ainsi, il convient de l’aborder sous un angle bien plus large, en dépassant le cadre des indicateurs macro et micro économiques, et en prenant en compte des facteurs comme la psychologie, l’histoire ou la culture.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/petrole-l-opep-ouvre-davantage-ses-vannes-face-a-la-flambee-des-prix-5b0533edc518c74ede2d8ca38857564d

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2– LA BCE VEUT TENTER d’EVITER UNE NOUVELLE CRISE DE L’EURO
(Economie Matin, Charles Sannat)

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Je vous parle très régulièrement des taux d’intérêt, notamment et en particulier ceux de la zone euro qui commencent à diverger de manière conséquente.

Je vous disais dans l’édition d’hier, que les taux notamment le 10 ans italien venait de passer la barre symbolique des 4 %.

Ce n’est pas rien 4 % à payer sur sa dette quand elle représente presque 160 % du PIB ! Cela veut dire en gros que si toute la dette italienne coûtait « 4 % » il faudrait rien que pour payer les intérêts de la dette de la péninsule débourser chaque années l’équivalent de presque 7 % du PIB ! Vous imaginez ? 7 % de votre PIB chaque année ? Impossible à financer en réalité.

Ce serait la faillite de la 3ème économie de la zone euro.

Il y a plus de 10 ans, lors de la précédente crise de la dette de la zone euro, il s’était passé la même chose.

Les taux avaient commencé à diverger, puis la panique s’était emparée des marchés ce qui était éminemment prévisible, comme cela l’est également cette fois-aussi, les mêmes causes provoquant les mêmes effets.

Je le sais. Vous le savez. La BCE le sait aussi, et cette fois, elle ne cache pas le risque, car tout le monde le sait y compris les marchés, surtout les marchés.

Une réunion d’urgence de la BCE hier. 

Alors, dans ce contexte de pré-panique, la BCE a tenu un Conseil des gouverneurs « non prévu ».

Les équipes de la BCE vont plancher sur un dispositif pour éviter un trop grand écartement entre les coûts d’emprunts d’Europe du Nord et du Sud.

Au menu de cette réunion exceptionnelle, le mouvement de vente massive des obligations d’Etats européens qui a fait flamber les taux d’emprunts des différents pays de la zone euro ces dernières semaines.

Le problème est très facile à comprendre et cela fait des années que je vous en parle très régulièrement.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
http://www.economiematin.fr/news-crise-euro-risque-bce-reunion-economie-sannat
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3 – LA FED ET LA BCE A LA MANŒUVRE FACE A L’INFLATION
(RFI, Dominique Baillard)
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Aux États-Unis comme en Europe, les banques centrales étaient sur le pont, ce mercredi 15 juin, pour tenter de mater l’inflation. Avec des priorités très différentes de part et d’autre de l’Atlantique.

La Réserve fédérale (Fed) a opté pour la manière forte en relevant ses taux directeurs au-delà de ce qu’elle avait laissé entendre lors de sa précédente réunion : 0,75% de hausse des taux. C’est historique. On n’avait pas vu une telle remontée depuis presque trente ans. La Banque centrale européenne (BCE) a surpris les investisseurs en convoquant une réunion dans l’urgence, pour se pencher, non pas sur l’inflation, mais sur l’envolée des taux d’intérêts de l’Italie. Son emprunt à dix ans a dépassé la barre des 4% et l’écart avec les taux allemands a atteint le seuil d’alarme il y a quelques jours. Un seuil qui indique un fort risque de crise de la dette. 2022 a soudain le parfum de 2012.

Les derniers chiffres indiquent que l’inflation a dépassé les 8% aux États-Unis et en Europe. Pourtant, les banques centrales n’agissent pas au même rythme. Ce qui les éloigne dans la réaction, c’est la nature de cette inflation, selon l’économiste Julien Marcillly de GSA. Aux États-Unis, l’inflation est généralisée, avec des répercussions sur les salaires, poursuit-il. Il y a donc urgence à faire rentrer le dentifrice dans le tube, à faire baisser les prix, y compris par les moyens les plus agressifs.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/aujourd-hui-l-%C3%A9conomie/20220616-la-fed-et-la-bce-%C3%A0-la-man%C5%93uvre-face-%C3%A0-l-inflation

 


DEFENSE ET SECURITE

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N’oublions pas que nos forces doivent disposer de moyens juridiques, judiciaires et adaptés aux opérations en cours, que ce soit sur le plan intérieur, comme sur celui des réponses à la discipline, sur le plan individuel ou/et collectif. Eurosatory qui se déroule actuellement met l’accent sur la lutte anti-drones : nouvelle inflexion de l’innovation, qui entre en compétition sur le plan international. Enfin, un succès de l’armée française démontre que l’on ne se défait pas des accords internationaux, dans une intervention, quelle qu’elle soit..
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1 –   PREVOTS : DES GENDARMES AUX COTES DE NOS ARMEES EN OPERATIONS EXTERIEURES
(Gend Infos, CNE Marine Rabastié)

Alors que vient de s’achever le premier stage de préparation de l’année, retour sur la prévôté qui constitue l’ancrage militaire le plus ancien de la gendarmerie nationale.

A l’occasion de sa création, au XIIIe siècle, la maréchaussée qui exerce la justice au sein des armées se voit confier la mission de garantir la discipline des troupes et de protéger la population contre les déprédations des gens de guerre. Neuf siècles plus tard, la gendarmerie nationale, qui en est l’héritière, assure toujours cette mission dont le champ s’est étendu à la protection des armées et de nos soldats contre les atteintes dont ils peuvent être victimes sur les théâtres d’opérations extérieures. Il existe deux types d’unités prévôtales. D’une part, les prévôtés permanentes, adossées aux forces de présence, comme à Djibouti, en Allemagne, ou encore aux Émirats arabes unis ; d’autre part, les prévôtés de circonstances, déployées dans le cadre d’opérations extérieures, comme c’est le cas, par exemple, au Mali, en Centrafrique, au Liban ou en Estonie.

Devenir prévôt

Placées sous le contrôle opérationnel du chef d’état-major des Armées, les unités prévôtales sont armées par des officiers et des sous-officiers de la gendarmerie nationale. Actuellement, 78 prévôts, hommes et femmes, sont en mission dans 15 pays. Avant d’être projetés sur un théâtre extérieur, les futurs prévôts doivent suivre une formation préparatoire, organisée par le Commandement de la gendarmerie prévôtale (CGP), à l’instar de celui que viennent de suivre 87 stagiaires, dont 5 sous-officières.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.gendinfo.fr/actualites/2022/prevots-des-gendarmes-aux-cotes-de-nos-armees-en-operations-exterieures

 

2 – EUROSATORY 2022 : NEXTER ET MBDA RENFORCENT LEUR LUTTE ANTI-DRONE
(Air & Cosmos, Jean-Marc Tanguy)

Les deux industriels français exposent à Eurosatory 2022 des véhicules optimisés pour la lutte antidrone (LAD), une tendance de fond discernable sur bien d’autres stands étrangers.

Nexter Serval équipé de missiles MBDA Mistral
Nexter présente un Serval équipé de missiles Mistral sur tourelle Atlas-RC (télépilotée) de MBDA. Avantages : les forces en progression sont couvertes par la bulle du missile, et les servants sont protégés de la ferraille du champ de bataille. Une mitrailleuse est couplée à la tourelle. Comme pour ses autres offres, Nexter indique pouvoir neutraliser des missiles impétrants, des drones, et des munitions rôdeuses dont l’ubiquité est rappelée par la guerre en Ukraine. Egalement visibles chez l’industriel, un système ARX30 utilisant le canon 30 M781 du Tigre, et le Rapidfire mobilisant le 40 mm à munition télescopée de CTA, monté sur le même châssis que le canon Caesar MkII. Le premier offre une bulle de 1500 m et sera disponible « à l’horizon 2025 » indique Nexter. Il est présenté couplé à un radar Matia.

ARX30 et antenne Hydra 300

Le Rapidfire étend la portée offerte à 4000 m. Cette arme est proposée aussi en version navale, pour équiper notamment les bâtiments de ravitaillement des forces (BRF) de la Marine, mais sur le premier en tout cas, c’est le Mistral de MBDA, en version téléopérée (SIMBAD-RC) qui équipera le BRF n°1, le Jacques Chevalier. Nexter doit en effet disposer de munitions adaptées (Airburst) pour plus d’efficacité et pour l’heure, le développement n’est pas terminé. Rien n’indique que ce sera le cas pour le BRF n°2 suivant ne peut entrer en service sans armes. L’ARX30 est proposé sur un véhicule Titus mission doté aussi du radar Matia et de brouilleurs hyperfréquences Nerdo F5 de MC Technologies. Enfin l’industriel français propose aussi l’antenne Hydra 300 de Cerbair sur la tourelle T40 du VBCI MkII (version exportation).

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://air-cosmos.com/article/eurosatory-2022-nexter-et-mbda-renforcent-leur-lutte-antidrone-39319

 

3 – LA FORCE BARKHANE A CAPTURE UN CADRE IMPORTANT DE L’ETAT ISLAMIQUE AU GRAND SAHARA (OPEX 360, Laurent Lagneau)

Étant donné qu’elle a dénoncé le Traité de coopération en matière de défense avec la France ainsi que l’accord concernant le statut des forces françaises au Mali [SOFA, Status of Force Agreements], la junte malienne estime que la force Barkhane n’a plus de base légale pour poursuivre ses opérations au Mali.

Sauf que Paris ne l’entend pas ainsi, la convention de Vienne sur le droit des traités donnant en effet un préavis de douze mois avant la rupture définitive d’un accord, sauf si l’une des partie a commis une violation manifeste, auquel cas la dénonciation peut être immédiate. D’où les accusations « d’espionnage » et de « subversion » lancées par Bamako contre Barkhane. Accusations qui, pour les autorités françaises, n’ont aucun fondement.

Aussi, malgré l’attitude de la junte malienne, les forces françaises continuent de mener des opérations contre les groupes armés terroristes [GAT], en particulier pour sécuriser leur retrait du Mali et, plus largement, leur « réarticulation » au Sahel. Alors qu’elle a récemment transféré la base avancée de Ménaka à l’armée malienne, Barkhane vient d’annoncer qu’elle venait de capturer un certain Oumeya Ould Albakaye, décrit comme étant un cadre de haut niveau de l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :

http://www.opex360.com/2022/06/15/la-force-barkhane-a-capture-un-cadre-important-de-letat-islamique-au-grand-sahara/

OPEX 360 est répertorié dans la rubrique  REVUES ET LETTRES de la Communauté « Géopolitique, Économie, Défense et Sécurité » d’ESPRITSURCOUF

 

 


 

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISEES

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ESPRIT SURCOUF vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité

Pacifique : malgré les doutes, la Chine déterminée à s’imposer
(Asialyst, Sandrine Teyssonière)

Le ministre chinois des Affaires étrangères a terminé le 4 juin une visite de dix jours dans huit nations du Pacifique. Une tournée destinée à imprimer le sceau de la Chine sur la région alors que la fracture entre les démocraties libérales et l’axe Pékin-Moscou se précise en Europe comme en Asie. Si la région reste dubitative face à l’offre chinoise, Pékin reste un maître au jeu de la patience. L’alliance Aukus entre Australie, États-Unis et Royaume-Uni sur les rails depuis septembre 2021, les conjectures vont bon train sur ce que l’élection du travailliste Anthony Albanese le 21 mai dernier changera à la politique australienne dans la région. Alors que l’invasion russe de l’Ukraine ne trouve pas de porte de sortie et que le président américain joue avec le vocabulaire en insinuant une défense de Taïwan contre une invasion du même type, la Chine n’a pas attendu que la nouvelle administration à Canbera pose les bases de son action dans le Pacifique pour envoyer son ministre des affaires étrangères Wang Yi en mission auprès de huit nations îliennes. Stratégiquement, les îles visitées constituent une série de barrières complémentaires de celles qui entourent l’espace chinois en mer de Chine et au-delà du Japon, toutes destinées à dénier à la Chine l’accès à la mare nostrum américaine. La Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) constitue l’extrémité nord à la fois de la première barrière, qui englobe la Nouvelle-Calédonie, et de la seconde, qui englobe les îles Salomon, le Vanuatu et la totalité de la Nouvelle-Zélande. Ces barrières sanctuarisent le continent australien, bien arrimé aux États-Unis par Aukus. La question de la reconnaissance ou non de Taïwan est aussi une nouvelle fissure exportée par la Chine dans la région. Quant à la coopération Sud-Sud, elle implique que la deuxième économie mondiale se fasse passer pour un pays en développement, ce qui ne convainc personne mais joue sur les sensibilités océaniennes vis-à-vis de l’histoire coloniale.

https://asialyst.com/fr/2022/06/10/oceanie-face-doutes-nations-pacifique-chine-determinee-imposer/

 

Fédéralisme et droit de veto
(Télos, Jacques Fayette)

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Lorsqu’en juillet 1968 Maurice Couve de Murville fut nommé Premier ministre, quelques mois après avoir occupé pendant dix ans le ministère des Affaires étrangères et quelques semaines le ministère de l’Economie et des Finances, Altiero Spinelli faisait observer que les fonctionnaires du Quai d’Orsay s’étaient toujours opposés à la construction européenne initiée dans le Salon de l’Horloge par Robert Schuman le 9 mai 1950.

Couve de Murville avait lui-même, en 1965, provoqué la politique de « la chaise vide » pour s’opposer à la proposition de passer du vote à l’unanimité au vote à la majorité qualifiée. À l’époque la CEE ne comprenait que six membres et il n’a donc pas fallu attendre une UE à 27 membres pour constater l’immobilisme engendré par la règle. Finalement, le « compromis de Luxembourg » mit fin à la querelle en janvier 1966, chaque pays étant juge des « intérêts essentiels » qui pouvaient justifier son veto. Depuis cette époque, les traités, notamment celui de Lisbonne, stipulent les modalités de décision au sein du Conseil européen et du Conseil de l’Union.

Au fil des années, l’unanimité requise est devenue paralysante, alors que les crises diverses exigent une UE capable de décider rapidement et efficacement, avec des opinions publiques qui rejettent sur « Bruxelles » des atermoiements imputables à 27 capitales.

Nous voudrions tout d’abord procéder à quelques réflexions sur le droit de veto, puis passer aux moyens utilisés pour l’atténuer ou le contourner, en terminant par les propositions de la Conférence sur le Futur de l’Europe. Nous répondrons ainsi à ceux qui, comme l’ancien ambassadeur Gérard Araud[1], estiment que le fonctionnement actuel de l’UE est satisfaisant et donc qu’il ne faut pas toucher aux traités, position partagée par 13 « petits pays ».

https://www.telos-eu.com/fr/federalisme-et-droit-de-veto.html


 

PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

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Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité
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Arrêté du 13 juin 2022 modifiant l’arrêté du 21 octobre 2015 relatif à l’habilitation au sein de services spécialisés d’officiers ou agents de police judiciaire pouvant procéder aux enquêtes sous pseudonyme
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045917941

Décret n° 2022-889 du 14 juin 2022 pris pour l’application de l’article 523 du code de procédure pénale
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045917970

Arrêté du 7 juin 2022 modifiant l’arrêté du 25 septembre 1992 fixant la liste des unités, formations et services du ministère des armées ouvrant droit à l’indemnité pour services aériens
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045918112

Ordonnance n° 2022-883 du 14 juin 2022 relative au transfert à la direction générale des finances publiques de la gestion de la taxe d’aménagement et de la part logement de la redevance d’archéologie préventive
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045911487

Décret n° 2022-886 du 14 juin 2022 portant application de l’article 4-1 de l’ordonnance n° 58-1360 du 29 décembre 1958 portant loi organique relative au Conseil économique, social et environnemental
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045911565

Ordonnance n° 2022-887 du 14 juin 2022 portant prise en charge partielle par l’Etat, dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental, des coûts associés à la conversion des usages des réseaux de gaz de pétrole liquéfié à l’électricité ou aux énergies renouvelables
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045911797

Arrêté du 25 mai 2022 relatif à la formation préalable des avocats honoraires exerçant des fonctions juridictionnelles au sein des cours criminelles départementales
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045905550

Arrêté du 2 juin 2022 modifiant l’arrêté du 27 août 2010 relatif aux brigades de recherche et d’intervention, antennes de l’Office central de lutte contre le crime organisé
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045897124

 

Bonne lecture et rendez-vous le vendredi 01 juillet 2022
avec le n°193
D’ici là, pour une bonne santé, prenez soin de vous.
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