GÉOPOLITIQUE
DÉFENSE
ECONOMIE

de Jacques Raimond

GÉOPOLITIQUE

  • Synthèse de l’actualité internationale d’avril 2019
  • Migrations, un horizon qui se dérobe
  • La France à l’ONU aujourd’hui, une action positive ?

DÉFENSE

  1. Attentat déjoué contre les forces de sécurité : les quatre suspects envisageaient de s’en prendre aussi à l’Elysée
  2. Cyberdéfense : de la force en réserve
  3. Chammal : le désengagement, un nouveau défi pour la TF Wagram

ECONOMIE

  1. La guerre économique pour la conquête du ciel
  2. Aux Etats-Unis, le chômage au plus bas depuis 50 ans
  3. Gel des exportations d’armes vers Ryad : Berlin fait boire la tasse à Airbus
  4. Europe : les prix du blé évoluent dans des sens contraires

TOUR D’HORIZON

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

GÉOPOLITIQUE

ESPRIT SURCOUF.fr, cette semaine, a relevé pour ses lecteurs la synthèse de l’actualité internationale, parue sur le site Diploweb, remarquable exercice mensuel, qu’on ne peut manquer ; deux autres sujets concernent les migrations, article qui pose le thème des déplacements ancestraux, à travers les défis humains de notre monde ; enfin, la place de la France à l’ONU a retenu l’attention de par son rôle éminemment positif.

1- SYNTHÈSE DE ACTUALITÉ INTERNATIONALE D’AVRIL 2019 ( Diploweb, Axelle Degans)


Voici une synthèse de l’actualité internationale d’avril 2019 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique, voire préparent les oraux d’un concours. Pour ne rien manquer, et recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb (+ de 12 800 followers)

Le sort des urnes

En Slovaquie, la libérale Zuzana Caputova devient en avril 2019 la première femme à occuper la magistrature suprême. Elle a fait de la lutte contre la corruption l’un de ses principaux chevaux de bataille.  En Ukraine, est élu en avril 2019 à la présidence Volodymir Zelensky (avec près de 73 % des suffrages exprimés) qui n’a pas davantage d’expérience politique que la nouvelle présidente slovaque, mais est issu, lui, du monde du spectacle. Il s’est imposé face au président sortant (Petro Porochenko) et l’égérie de la révolution orange, Ioulia Timochenko, ancienne premier ministre. C‘est révélateur de l’étendue du discrédit de la classe politique ukrainienne incapable de faire face aux défis géopolitiques du pays (annexion de la Crimée, guerre de basse intensité dans le Donbass…) et de résister à une corruption qui gangrène le pays.  En Israël, Benjamin Netanyahu est reconduit en avril 2019, à la suite des élections législatives, dans ses fonctions de premier ministre. Il forme une nouvelle coalition. En Indonésie, Joko Widodo, président sortant, est réélu. Son challenger le général Prabowo Subianto conteste les résultats de l’élection présidentielle.  Le Japon s’apprête à une transition impériale. Fait extraordinaire, l’empereur Akihito – fils d’Hirohito l’empereur de la Seconde Guerre mondiale – annonce son désir d’abdiquer pour des raisons de santé. Il laisse le trône à son fils Naruhito, âgé de 58 ans, avec qui se prolonge la plus ancienne dynastie du monde. La date est fixée au 30 avril qui voit la fin de l’ère Heisei et le début de l’ère Reiwa placée sous le signe de la bonne fortune -Rei – et de l’harmonie – wa- dans un pays qui reste très attaché à l’empereur qui incarne l’âme japonaise et la cohésion de la nation. 

Toujours la violence

Le Sri Lanka a été ensanglanté en avril 2019 par un terrible attentat, revendiqué par l’EI qui a fait plus de deux cents cinquante morts et plus de blessés encore. Le Sri Lanka n’a pas encore fini de panser ses plaies de la longue guerre civile (1983-2009) qui a opposé les cingalais bouddhistes (majoritaires sur l’ile) et les Tigres tamouls hindous. Elle a fait plus de cent mille morts et a été à l’origine de l’assassinat du premier ministre indien Rajiv Gandhi, fils d’Indira. Beaucoup craignent que la fragile paix civile ne vole en éclat. Si les ressorts ne sont pas les mêmes, cette ile n’en demeure pas moins encore habitée par la violence. Les autorités srilankaises estiment qu’un mouvement autochtone – le NTJ – en serait responsable. Ces attentats qui ont ciblé les catholiques de l’ile, où ils sont minoritaires (environ 7% des srilankais), ont été perpétré par des kamikazes musulmans qui représentent moins de 10% de la population et plutôt issus des couches aisées. Ces tristes événements mettent en lumière les progrès de l’islam radical parmi les travailleurs srilankais émigrés en Arabie saoudite qui reviennent chez eux avec une lecture et une pratique de l’islam influencée par le wahhabisme. 

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.diploweb.com/Synthese-de-l-actualite-internationale-d-avril-2019.htm

2- MIGRATIONS, UN HORIZON QUI SE DEROBE (Orient XXI, Mohamed Samih Beji Okkaz)


La mer Méditerranée, qui a représenté le centre du monde pendant des siècles, a de tout temps vu déferler sur ses rives de gigantesques vagues de migration qui ont fait émerger ou décliner des civilisations. Les flux de migration ne se sont jamais arrêtés depuis que le premier homme s’est frayé un chemin à la découverte de son environnement. Ces flux ont évolué avec l’histoire de l’humanité, pour répondre à de nouveaux besoins et prendre en compte de nouveaux risques ; les motivations et les destinations ont changé, poussant les migrants à relever sans cesse de nouveaux défis. En cette fin de deuxième décennie du deuxième millénaire, la mémoire de l’humanité regorge d’images de migrants de toutes races et religions ayant pour dénominateur commun leur bagage de voyageur. Ils étaient pourtant différents par leur histoire personnelle, leurs récits, leurs itinéraires, les raisons de leur départ et la fin de leur périple. La migration est un phénomène dont la vision est souvent brouillée par des idées erronées et de fausses perceptions quant à sa nature et ses causes. Elle représente aujourd’hui l’unique espérance pour des millions de personnes et un spectre qui hante les responsables gouvernementaux, confrontés à des défis politiques, économiques, sociaux et sécuritaires. Elle constitue aussi un sujet intarissable pour les organisations internationales et les médias. Le rapport de l’agence des Nations unies pour les migrations pour l’année 2018 indique que le nombre des migrants est passé de 84 millions en 1970 à 244 millions en 2015, un chiffre qui équivaut à 3,3 % de la population totale du globe. Mais les trajectoires des migrants ne cantonnent pas aux voyages entre deux pays. Le même rapport indique que pour l’année 2015 plus de 740 millions de personnes se sont déplacées au sein de leur pays d’origine, pour des raisons principalement liées à la pauvreté, aux changements climatiques ou aux catastrophes naturelles. Une dynamique interne qui représente la cause principale du développement des villes et de leur expansion, et qui pose en même temps le dilemme de l’extension de l’urbanisation sauvage, de quartiers entiers totalement ignorés par les services publics C’est pour tenter d’éclairer les diverses facettes de ce phénomène que le présent dossier a été élaboré, fruit d’une coopération entre les revues en ligne membres du réseau Médias indépendants sur le monde arabe : 7iberAl-JumhuriyaAssafir Al-ArabiBabelmedMada Masr,Mashallah NewsNawaat et Orient XXI. Les journalistes qui ont participé à ce dossier n’ont pas repris à leur compte les idées toutes faites sur le sujet. Ils ne se sont pas contentés de décrypter les graphiques et les données chiffrées. Ils ont essayé de saisir la réalité sensible du phénomène, en suivant sur le terrain différents types de migrants, en multipliant les points de vue, afin de mieux cerner la pluralité des motivations et des causes de départ et de mieux appréhender cette aventure humaine, depuis les préparatifs jusqu’à l’étape finale de l’intégration socio-économique dans les pays d’accueil, en passant par la description détaillée des périples

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://orientxxi.info/dossiers/migrations-un-horizon-qui-se-derobe,3037

3- LA FRANCE A L’ONU AUJOURD’HUI, UNE ACTION POSITIVE ? (IRIS, Chloé Maurel)

 
Grâce au général de Gaulle, la France bénéficie depuis 1945 d’un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, avec le droit de veto, comme les quatre autres puissances vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine, Russie). Quel bilan tirer de la place et du rôle de la France à l’ONU aujourd’hui ?

La France a un rôle positif à l’ONU : elle n’a pas exercé son droit de veto depuis plus de 25 ans, et depuis 2013, elle milite pour la suspension du droit de veto en cas d’atrocités de masse. En effet le veto a bien souvent paralysé l’ONU, ayant par exemple été utilisé à plusieurs reprises par la Russie ces dernières années pour empêcher une action des Casques bleus en Syrie. Depuis la fin de la Guerre froide, ce sont les Etats-Unis qui ont le plus utilisé le veto. Cette initiative de la France pour suspendre le veto est suivie par une centaine de pays aujourd’hui, ce qui montre que la France est écoutée et approuvée. Et le discours de Dominique de Villepin devant le Conseil de sécurité en 2003, s’opposant à la guerre des Etats-Unis en Irak, a eu un retentissement énorme et a marqué positivement les esprits. De plus, la France a accueilli en 2015 la COP 21 et soutenu l’Accord de Paris sur le climat. Sous la présidence de Jacques Chirac déjà, ce dernier avait proposé la création d’une nouvelle agence de l’ONU spécialisée sur l’environnement (il existe déjà le Programme des Nations unies pour l’environnement, PNUE, créé en 1972, il s’agirait ainsi de le renforcer en le plaçant au rang d’organisation internationale). Et aujourd’hui, la France porte à l’ONU le projet d’un « Pacte mondial pour l’environnement », sur le modèle du Pacte mondial sur les réfugiés et du Pacte mondial sur les migrations, récemment adoptés. En outre, notre pays soutient l’idée du renforcement des Casques bleus, qui mènent les opérations de maintien de la paix (OMP) de l’ONU depuis 1948. Dans la continuité des idées exprimées par le Secrétaire général Boutros Boutros-Ghali en 1992 dans son Agenda pour la paix, la France promeut l’idée de forces armées des Nations unies permanentes, bien équipées, armées et entraînées, et prêtes à intervenir à tout moment sur n’importe quel terrain de conflit du monde. C’est d’ailleurs l’esprit de la Charte de l’ONU, de 1945, qui prévoit dans son article 47 un Comité d’Etat-major de l’ONU, qui existe effectivement depuis 1945 mais est en sommeil… L’actuel Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a le projet de renforcer le rôle des Casques bleus. La participation de la France aux réflexions sur le rôle des Casques bleus est importante, puisque avec l’adoption par l’ONU en 2005 de la doctrine de la « responsabilité de protéger », c’est en quelque sorte l’universalisation de la notion française de « droit d’ingérence », et cela ouvre un champ d’action plus large pour l’ONU et ses Casques bleus. Depuis leur création, les Casques bleus ont opéré 71 opérations de la paix, dont 14 en cours actuellement (7 en Afrique et 4 au Moyen Orient aujourd’hui), et ont bien souvent réussi à atténuer les violences et le nombre de morts et de blessés dans les conflits. En 2019, l’Allemagne étant élue pour 2 ans membre non permanent du Conseil de sécurité, la France a organisé avec ce pays une présidence franco-allemande, jumelée, du Conseil de sécurité : France et Allemagne se montrent soudées et ont organisé des présidences jumelées, chose inédite jusqu’alors, au Conseil de sécurité, en mars et avril 2019. Cela cimente le « couple franco-allemand ». De plus, ces deux pays ont lancé en avril 2019 à New York une « Alliance pour le multilatéralisme », aspirant à rassembler les pays de bonne volonté pour renforcer l’ONU. Par contre, l’idée, lancée par certains dirigeants allemands, de transformer le siège français au conseil de sécurité en un siège de l’Union européenne, apparaît irréaliste et irraisonnée, comme l’a jugé l’ambassadeur français à l’ONU François Delattre. A l’Assemblée générale en revanche, l’Union européenne bénéficie du statut d’observateur depuis 2011, et constitue l’un des groupes régionaux les mieux organisés. La France, qui en 2021 pourrait devenir, du fait du Brexit et du roulement des pays, le seul pays de l’Union européenne au Conseil de sécurité (alors qu’ils sont 5 aujourd’hui), participe aux réflexions sur la réforme de la représentativité du Conseil de sécurité : comme l’avait proposé Kofi Annan en 2005, on pourrait procéder à un élargissement, augmentant le nombre de membres de 15 à 24, en faisant une répartition géographique équitable entre les continents, soit en augmentant le nombre de membres non-permanents, soit en créant un statut de membres semi-permanents. Il s’agit de permettre aux pays du G4 (Brésil, Inde, Allemagne, Japon), voire à d’autres comme l’Afrique du Sud, de devenir membres permanents ou semi-permanents du Conseil de sécurité.

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http://www.iris-france.org/136254-la-france-a-lonu-aujourdhui-une-action-positive/

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DEFENSE

Question liée directement à la sécurité : la défense intérieure a conduit nos forces .à arrêter quatre suspects qui préparaient un attentat ; la cyberdéfense organise également ses éléments, avec une réserve de qualité ; quant à l’opération Chammal, les formations qui se désengagent relèvent les défis de leur retour en France.

1- ATTENTAT DÉJOUÉ CONTRE LES FORCES DE SÉCURITÉ : LES QUATRE SUSPECTS ENVISAGEAIENT DE S’EN PRENDRE AUSSI A L’ELYSÉE (OPEX 360,  Laurent Lagneau)


Le 26 avril, quatre individus, âgés de 17 à 39 ans et soupçonnés de préparer un attentat contre les forces de sécurité, ont été arrêtés dans la région parisienne et placés en garde à vue par la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI]. Et cela dans le cadre d’une enquête prélimimaire ouverte près de trois mois plus tôt. Selon le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, ces quatre suspects, appartenant à la mouvance jihadiste, avaient l’intention de commettre un « attentat terroriste extrêmement violent ». Et, a-t-il ajouté, toutes les indications que nous avions nous ont conduits à les interpeller pour neutraliser ce risque. » Selon le Parisien, la DGSI a eu recours à des « techniques de surveillance très intrusives » pour suivre de près cette cellule terroriste, dont les membres communiquaient entre eux via une messagerie chiffrée. Lors de leur garde à vue, à l’issue de laquelle ils ont été mis en examen et écroués, les suspects ont précisé leurs intentions. Ainsi, des « sources concordantes » sollicitées par l’AFP ont confirmé une information livrée par le Parisien et selon laquelle ils envisageaient de viser le palais de l’Élysée ainsi que le commissariat de police d’Aulnay-sous-Bois. En effet, il ressort des investigations menées par la DGSI que les 4 hommes avaient effectué des repérages dans la rue du Faubourg-Saint-Honoré, où est située la présidence de la République. Cependant, il n’est pas encore établi si leur intention était de s’attaquer aux forces de sécurité qui en assurent la surveillance et la protection ou de s’en prendre aveuglément à l’Élysée. Toutefois, selon Le Parisien, l’un des suspects aurait « évoqué l’idée de chercher une entrée de service. » A priori, ce groupe, qui revendique une affiliation avec Daesh [État islamique ou EI] prévoyait de passer à l’action à l’occasion du début du ramadan. C’est ce qui aurait précipité leur arrestation, avance l’AFP.

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
http://www.opex360.com/2019/05/02/attentat-dejoue-contre-les-forces-de-securite-les-quatre-suspects-envisageaient-de-sen-prendre-aussi-a-lelysee/

2- CYBERDEFENSE : DE LA FORCE EN RÉSERVE (ZDnet.fr, Corentin Durand)


Sécurité : Fidèle à la tradition militaire et pour répondre à des enjeux et crises irrégulières, le cybercommandement s’est doté d’une réserve. Ils seraient plus de 4 000 réservistes à cumuler un rôle dans la société civile et dans l’armée. Une double casquette gagnante pour tous ?

Avec la militarisation au forceps de la cyberdéfense française, le ministère de la Défense a créé une réserve. À l’instar de celle de la marine ou encore de l’armée de terre, la réserve cyber accueille des personnalités qualifiées souhaitant participer, irrégulièrement, au fonctionnement des armées. La réserve cyber se distingue en deux formules : la première, la plus visible, est la réserve citoyenne inspirée par la garde nationale créée après l’attentat de Nice, quand la seconde, plus protégée des regards, est la réserve opérationnelle.  La première regroupe des personnalités au contact avec le public qui peuvent agir en intermédiaire entre la société et le cybercommandement : ils sont chargés de « ​ contribuer à la diffusion de l’esprit de défense et au renforcement du lien armées-Nation » écrit le ministère.

Ainsi, Jérôme Notin, directeur général de la plateforme cybermalveillance.gouv.fr, qui œuvre à la sensibilisation des particuliers et entreprises, est un réserviste citoyen du commandement cyber. Il en va de même pour certains universitaires, à l’instar de Kevin Limonier, maître de conférences à l’Université Paris VIII, qui vont eux collaborer à la formation des cadres militaires. Aude Géry, doctorante en droit international public à l’Université de Rouen, fait également partie de cette réserve citoyenne. Cette spécialiste du droit international participe à des formations d’officiers sur les sujets qui lui sont propres. Ces volontaires assurent pour le cyber commandement un lien avec la société et la recherche précieux. 

Opérationnelle et citoyenne : deux facettes d’une même pièce

La seconde, la réserve opérationnelle, moins documentée, est plus proche des réservistes de l’imaginaire collectif… Regroupés eux aussi sous la coupe de la garde nationale, comme les réservistes de la place Beauvau, les réservistes ​ opérationnels sont conduits à participer à des opérations militaires. Dans le cadre du cybercommandement et selon les doctrines de celui-ci, ils peuvent collaborer à une réponse défensive en urgence, développer des compétences précises, etc. «Constituée de jeunes professionnels ou d’étudiants [la réserve opérationnelle]​ pourrait intervenir, encadrée par des spécialistes du ministère de la Défense, du ministère de l’Intérieur et de l’ANSSI, pour rétablir les systèmes attaqués » au sein des ministères, mais également auprès des opérateurs d’importance vitale (OIV) tels que les industries, la santé ou l’énergie selon le Pacte de défense cyber de 2014. Les réservistes opérationnels seraient, en 2019, 400 contre 4000 réservistes citoyens.  Le ministère des Armées insiste sur la participation à la réserve opérationnelle de jeunes professionnels et esprits sortant des écoles et à la recherche d’une expérience reconnue. Pour les étudiants, la réserve permet non seulement d’agrémenter un ​ curriculum vitae, mais aussi de se frotter à des enjeux de défense d’importance majeure. En complément d’une formation, c’est une expérience ​ in media res recherchée par les employeurs. En outre, le réserviste n’échappe pas à l’apprentissage d’un savoir-vivre militaire et sera amené à comprendre son engagement sous des termes qui peuvent échapper à la routine du privé : défense des intérêts de la Nation quasi bénévolement. Qu’importe la façon dont les jeunes diplômés peuvent imaginer l’Armée avant de s’y engager, ils y découvriront un univers et des codes qu’ils ne retrouveront pas dans la grande entreprise qu’ils rejoindront probablement par la suite. 

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien :
https://www.zdnet.fr/actualites/cyberdefense-de-la-force-en-reserve-39883927.htm

3- CHAMMAL : LE DÉSENGAGEMENT, UN NOUVEAU DÉFI POUR LA TF WAGRAM (DICOD)


Pendant 30 mois, la Task force (TF) Wagram a été engagée en Irak dans la lutte contre Daech dans le cadre de l’opération Chammal, volet français de l’opération Inherent Resolve. Elle a, depuis septembre 2016, appuyé avec ses canons CAESAR les troupes engagées au sol contre Daech, aux côté des artilleries américaines et iraquiennes. Une fois le dernier bastion physiquement tenu par Daech tombé le 23 mars dernier, la TF Wagram a reçu l’ordre de se désengager. Le désengagement d’une force est un défi, il s’agit d’une opération complexe et délicate qui revêt deux volets : un volet tactique et un volet technique. « Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force » explique le colonel Marc, commandant la TF Wagram. La TF Wagram était en effet répartie sur quatre emprises : la fire base, base d’appui feux située en territoire iraquien au plus près des combats, la base tactique avancée d’Al Qaim en charge de l’approvisionnement en munitions et vivres de la fire base, la base d’Al Assad Air Base (3AB) accueillant l’échelon de soutien national et le groupe de commandement situé à Bagdad. Pendant dix jours, cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes, ont transporté l’ensemble du matériel et du personnel de la fire base vers Al Qaim. Le 30 mars, la descente des couleurs sur la fire base a marqué la fin de la présence française sur ce site. Les artilleurs américains étaient aux côtés de leurs camarades français pour ce moment symbolique. Le lendemain, après 7 heures de route, les canons CAESAR ont rejoint la base d’Al Assad, amorçant le second temps de la manœuvre, le volet technique, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif de la TF sur ce site. Toutes les énergies ont été mobilisées pour « empoter » et « coliser » un nombre important de matériel. Au total, il a fallu un mois et sept convois successifs pour faire le bond vers cette vaste base irakienne, et acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. Le 28 avril, avec l’aide de renfort logistique venus de France, le regroupement sur 3AB était finalisé et l’ensemble du personnel de la TF Wagram enfin rassemblé.

Le 29 avril, les militaires ont participé avec émotion à la cérémonie de dissolution de la Task force Wagram.

Dès le lendemain, les premiers d’entre eux ont embarqué dans l’A400M qui les a ramenés en France. A cette heure, la manœuvre de désengagement de la TF se poursuit depuis 3AB. Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal représente le volet français de l’Opération Inherent Resolve (OIR) au sein d’une coalition de 79 pays et organisations. A la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, l’opération Chammal vise, à apporter un soutien militaire aux forces locales engagées dans le combat contre Daech sur leur territoire.
L’opération Chammal repose sur deux piliers complémentaires : un pilier ” appui ” destiné à appuyer les troupes engagées au sol contre Daech et à frapper les capacités militaires de Daech ; un pilier ” formation” au profit des forces de sécurité irakiennes. A ce jour, le dispositif complet de l’opération Chammal compte 1 100 militaires. Il comprend également plus d’une centaine de militaires projetés à Bagdad pour la formation et le conseil des états-majors et unités irakiennes.

Le site DICOD est répertorié dans la rubrique INSTITUTIONS GOUVERNEMENTALES de la "Communauté Défense et Sécurité" d'ESPRITSURCOUF.fr
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ECONOMIE

Cette semaine, la guerre économique intéresse Esprit Surcouf, avec ses composantes à la fois traditionnelles et modernes. Que ce soit la conquête du ciel, la réduction du chômage aux Etats-Unis, les questions d’embargo sur les armes, et les prix du blé, les combats sont rudes et on peut constater des victoires et des défaites. Cet aspect de la défense globale ne peut échapper aux lecteurs.

1- LA GUERRE ECONOMIQUE POUR LA CONQUETE DU CIEL (Infoguerre, Daniel Chan yuk)


Dimanche 10 mars 2019, le vol ET302 d’Ethiopian Airlines avec ses 157 passagers dont 9 Français, diverses délégations des Nations-Unies ou d’ONG, disparait 6 mn après son décollage de l’aéroport d’Addis-Abeba vers Nairobi.  Pour un initié  de l’aviation civile, la vraie surprise de cet accident meurtrier vient du type d’avion concerné, un Boeing B737 Max 8 tout neuf (mis en service à mi-novembre 2018) et ultra-moderne.

Les conséquences du crash de l’Ethiopan Airlines

Le B737, biréacteur depuis son 1er vol, le 9 avril 1967 et sa mise en service, le 10 février 1968, en est à sa quatrième génération équipé de moteurs de dernière génération Leap construits par le consortium CFM composé des motoristes leaders mondiaux Safran (France) et General Electric (Etats-Unis), d’avionique top niveau et du nouveau système MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System). Avec l’Airbus A320, il partage à égalité le marché du moyen courrier. Les enjeux industriels pesant sur Boeing sont très importants et les annonces s’enchaînent à grande vitesse. Le carnet de commande du B737 se montent à 4.661 exemplaires à fin janvier 2019 et est supérieur à celui de son concurrent européen Airbus A320 NEO. Jamais un modèle ne sera autant vendu. Les interdictions de vol bloquent toutes les livraisons des avions neufs qui s’accumulent sur les parking du constructeur. A la bourse de New-York, le titre Boeing perd immédiatement 10% à l’annonce des interdictions. Le 25/03/19, Boeing sous pression des marchés annonce bruyamment la modification de son système MCAS et sa mise en œuvre rapide.  Néanmoins, quelques jours après, elle est jugée insuffisante par la FAA. Les livraisons sont arrêtées et la production est ralentie de 10 appareils par mois (52 avant l’accident).

 La rivalité  Boeing- Airbus : une guerre inter-nations, technologique et stratégique de 60 ans

Boeing et Airbus sont les deux vainqueurs incontestés qui se partagent à 50-50 le marché de l’aviation civile mondiale  à l’issue d’une course technologique depuis environ six décennies, même si les sous-traitants sont de plus en plus partagés, qui exige une concentration capitalistique exacerbée en recherche et développement (Boeing: 2,8 milliards dollars; Airbus: 3,2 milliards dollars) 10.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://infoguerre.fr/2019/05/guerre-informationnelle-conquete-ciel/

2AUX ETATS-UNIS, LE CHOMAGE AU PLUS BAS DEPUIS 50 ANS (Le huffington Post, avec AFP)


Le président américain Donald Trump s’est réjoui de ces excellents chiffres en trois mots: “Jobs, jobs, jobs!”

ÉTATS-UNIS – Pour la première fois depuis presque cinquante ans, le taux de chômage aux États-Unis est tombé à 3,6% en avril, reculant de deux dixièmes de points par rapport à mars.

Les créations d’emplois ont de nouveau été très soutenues à 263.000, dépassant largement les attentes des analystes qui étaient de 200.000, selon les chiffres officiels de l’emploi publiés par le département du Travail ce vendredi 3 mai. Ce plus faible taux de chômage depuis décembre 1969, où il était à 3,5%, reflète de solides embauches dans de nombreux secteurs, allant des services professionnels aux entreprises au bâtiment en passant par la santé ou l’assistance sociale.

De nombreux travailleurs à temps partiel

Un léger recul pour le deuxième mois d’affilée du taux de participation au marché du travail, qui est passé de 63% en mars à 62,8% en avril, a un peu aidé à faire baisser le taux de sans-emplois. Le nombre de chômeurs a fléchi de 387.000 pour atteindre 5,8 millions, tandis que les travailleurs ne trouvant qu’un emploi à temps partiel restent nombreux à 4,7 millions. La rémunération horaire moyenne a augmenté de 6 cents, installant la hausse sur un an à 3,2%, ce qui est significativement au-dessus de l’inflation. Celle-ci s’est inscrite à 1,5% en mars sur an, selon l’indice PCE. Le ministère a légèrement révisé en baisse les créations d’emplois pour mars qui s’établissent finalement à 189.000 contre 196.000 estimées initialement.

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.huffingtonpost.fr/entry/chomage-etats-unis-record-1969-donald-trump_fr_5ccc499ee4b0548b73590905?utm_hp_ref=fr-homepage

3- GEL DES EXPORTATIONS D’ARMES VERS RYAD : BERLIN FAIT BOIRE LA TASSE A AIRBUS (La Tribune, Michel Cabirol)


La suspension prolongée des licences d’exportation de matériels de défense à l’Arabie saoudite par Berlin s’est traduit par un impact financier de 297 millions d’euros sur les comptes d’Airbus au premier trimestre 2019. Paris compte arriver à un accord avec Berlin sur des principes partagés d’exportation au moment du lancement du SCAF (Système de combat aérien du futur). Pour Airbus, l’addition, qui s’élève à 297 millions d’euros, est sévère. La suspension prolongée des licences d’exportation de matériels de défense à l’Arabie saoudite par Berlin s’est très concrètement traduit par un impact financier sur les comptes du groupe européen au premier trimestre 2019. Cette décision du gouvernement allemand pèse sur l’EBIT du groupe à hauteur d’une provision de 190 millions, à laquelle se sont ajoutées des pertes de change, selon le nouveau directeur financier d’Airbus, Dominik Asam. Ces “ajustements” ont fait fondre le bénéfice net à seulement 40 millions d’euros. Soit 86% de moins que sur la même période il y a un an (283 millions d’euros). Actuellement, le constructeur européen ne peut plus livrer certains éléments du système de surveillance des frontières qu’il a vendu en 2009 à l’Arabie Saoudite pour 2,5 milliards d’euros environ. “Nous sommes pieds et poings liés et nous ne pouvons pas exécuté comme prévu le contrat export saoudien”, a regretté Dominik Asam, ajoutant que les discussions se poursuivaient toutefois avec Ryad. “Nous devons maintenant regarder de près ce qui se passe dans l’environnement politique”, a-t-il expliqué, précisant qu’il était “trop tôt pour faire un commentaire sur un éventuel impact” sur le contrat. “Nous devons évaluer la probabilité pour nous de vraiment assurer le contrat exactement tel que convenu” à la signature, a-t-il affirmé.

Berlin bloque les exportations de Londres et Paris

Décidé après l’assassinat du journaliste Jamal Kashoggi le 3 octobre, le gel des ventes d’armes à l’Arabie saoudite suscite des crispations avec les principaux alliés de Berlin, en première ligne la France et la Grande-Bretagne. Le gel allemand est également lié à l’implication de l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen qui a fait plus de 10.000 morts depuis 2015. Des systèmes communs avec la France et le Royaume-Uni sont concernés en raison de la présence de composants allemands. Airbus est très affecté par ce gel, notamment dans le cadre du contrat de surveillance des frontières. 

Retrouvez l’intégralité de cet article avec ce lien :
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/gel-des-exportations-d-armes-vers-ryad-berlin-fait-boire-la-tasse-a-airbus-815968.html

4- EUROPE : LES PRIX DU BLÉ ÉVOLUENT DANS DES SENS CONTRAIRES (l’Expression)


Les prix du blé évoluaient dans des sens contraires vendredi à la mi-journée, en raison d’une forte demande soutenant l’échéance rapprochée, et d’intempéries en Europe pesant sur les cours des échéances plus lointaines. Vers 13H00 (11H00 GMT) sur Euronext, la tonne de blé regagnait donc 1,25 euro sur l’échéance rapprochée de mai à 187,50 euros et, à l’inverse, reculait de 75 centimes d’euro sur l’échéance de septembre à 171 euros, pour un peu plus de 10.000 lots échangés. La tonne de maïs, elle, était stable, dans un marché extrêmement calme. Elle regagnait 25 centimes d’euro sur l’échéance de juin à 167 euros et 25 centimes également sur le contrat d’août à 171 euros, pour moins de 100 lots échangés.

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPÉCIALISÉS



ESPRIT SURCOUF.fr vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité

Le Black bloc, qu’est-ce que c’est exactement ? ( La Tribune, Bryan Muller et Hugo Melchior)
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/black-bloc-qu-est-ce-que-c-est-exactement-816087.html

La Marine royale canadienne renforce l’interopérabilité avec le Groupe aéronaval de la Marine nationale française (45° Nord, la rédaction)
http://www.45enord.ca/2019/05/marine-royale-canadienne-renforce-interoperabilite-groupe-aeronaval-marine-nationale-francaise/

Venezuela: l’opposant Guaido veut toujours rallier l’armée à sa cause (RFI)
http://www.rfi.fr/ameriques/20190504-venezuela-caracas-manifestations-samedi-opposition-unir-forces

Les habitants pris au piège dans la province d’Idleb (L’Orient le Jour, caroline Hayek)
https://www.lorientlejour.com/article/1169002/les-habitants-pris-au-piege-dans-la-province-didleb.html

Paris justifie son soutien au maréchal Haftar, qui « fait partie de la solution » à la crise libyenne (OPEX 360, Laurent Lagneau)
http://www.opex360.com/2019/05/03/paris-justifie-son-soutien-au-marechal-haftar-qui-fait-partie-de-la-solution-a-la-crise-libyenne/

PARUS AU JOURNAL OFFICIEL 


Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité.

Décret n° 2019-406 du 2 mai 2019 relatif aux relations entre le service de santé des armées et les autres acteurs du système de santé 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=9069D60F635261815F2BB8B42D59AE82.tplgfr38s_2?cidTexte=JORFTEXT000038437984&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038437728

Décret du 29 avril 2019 portant promotion et nomination en faveur des militaires appartenant à l’armée active
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=9069D60F635261815F2BB8B42D59AE82.tplgfr38s_2?cidTexte=JORFTEXT000038431135&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038431131

Décret du 29 avril 2019 portant promotion et nomination en faveur des militaires n’appartenant pas à l’armée active 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=9069D60F635261815F2BB8B42D59AE82.tplgfr38s_2?cidTexte=JORFTEXT000038431137&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038431131

Décret n° 2019-380 du 29 avril 2019 portant création d’un délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie 
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=9069D60F635261815F2BB8B42D59AE82.tplgfr38s_2?cidTexte=JORFTEXT000038429197&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038429136

Décret n° 2019-375 du 26 avril 2019 relatif à l’expérimentation de la mise à disposition des régions de fonctionnaires et d’agents de l’Etat exerçant dans les services et établissements relevant du ministère chargé de l’éducation nationale
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=9069D60F635261815F2BB8B42D59AE82.tplgfr38s_2?cidTexte=JORFTEXT000038424783&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038424482

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