Guerre russo-ukrainienne
Situation actuelle et prospective

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Anatole Lhermite (*)
Étudiant en master Conflictualités et Médiations
Université catholique de l’Ouest


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Exceptionnellement, nous vous proposons deux articles du même auteur qui, dans le premier, dresse un bilan des opérations russes menées au cours de la période octobre 2022 -décembre 2023. Dans le second, l’auteur porte son regard sur ce que l’on peut attendre en 2024 quant à l’évolution de la situation en Ukraine.


Les opérations russes en Ukraine :

Bilan la période oct-déc. 2023

 

Le 1er novembre 2023, dans une interview publiée dans The Economist le général Valeri Zaloujny, commandant en chef des forces armées d’Ukraine, déclare que l’offensive estivale débuté le 4 juin 2022 dans le saillant est un échec et que le front est désormais dans une impasse.

Dans cet article, il admet sa responsabilité dans l’échec de l’opération, son armée n’ayant atteint aucun des objectifs stratégiques de la campagne. Il s’agissait alors de prendre Tokmak, Melitopol et Berdiansk. L’armée ukrainienne a tout de même mené une percée de 10-12 km

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La stratégie employée par l’Ukraine et ses alliés occidentaux a donc échoué. À l’inverse, la stratégie défensive employée par le Kremlin, depuis la retraite de Kharkov, a été un succès opérationnel. Ses forces ont complètement stoppé son adversaire et en le forçant à plonger dans une longue guerre d’attrition.

 Ces cartes réalisées par le think-tank étatsuniens Institute of Studies of War, montrent l’étendue de l’échec militaire de l’Ukraine, du 4 juin 2023 au 15 décembre 2023
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 Les retraites tactiques de Kharkov et Kherson

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Après la retraite de Kharkov en septembre-octobre 2022, puis de Kherson en novembre 2022, les forces armées russes se sont retrouvé en difficulté pour de multiples raisons. L’absence d’un commandement interservices unifié du théâtre d’opérations a conduit à un étirement de la ligne de front et à une dispersion des forces disponibles. À cela, il faut ajouter l’absence de forces complémentaires, amoindries par les lourdes pertes subies et le départ de ceux dont les contrats de mobilisation pour six mois arrivaient à leur terme.

Dès lors, les Russes étaient en position de grande faiblesse. Il a alors été nécessaire, dans l’urgence, d’appeler sous les drapeaux 300 000 réservistes pour stabiliser le front et stopper l’offensive ukrainienne. L’état-major russe a remis en question sa stratégie et établi un nouveau  plan de campagne pour la poursuite des opérations.

Le 8 octobre 2022, le général Surovikine est nommé par le président Poutine commandant en chef de l’opération militaire spéciale. Les objectifs fixés consistent à reprendre l’initiative stratégique, d’empêcher l’effondrement de la ligne qui existait à l’époque et de perturber la contre-offensive des forces armées ukrainiennes pour les mois suivants.

Le quartier général de Surovikine prédit une offensive en direction de Zaporozhye. La prédiction était simple à identifier. Zelensky et son gouvernement ont publiquement déclaré dans la presse internationale qu’ils comptaient réaliser une percée au Sud pour atteindre la Mer d’Azov et la Crimée, l’effet final recherché étant de briser en deux le dispositif militaire russe. Tout en libérant un maximum de territoire à l’occupant. Ceci est la grande erreur stratégique de l’Ukraine. On n’annonce jamais son plan à l’ennemi, pire devant la communauté internationale. Permettant ainsi à l’adversaire de se préparer au mieux de ses capacités.

La bataille de Bakhmout : le hachoir à viande
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Pour empêcher les forces armées ukrainiennes de percer sur le flanc sud en octobre 2022, il fallait les impliquer dans une contre-bataille, soit créer un point de fixation dans la ligne de front (plus de 1 000 km) loin de la zone la plus critique pour la Russie.

Dès lors l’objectif était de détruire les capacités militaires de l’adversaire par attrition dans une zone précise et exiguë permettant la concentration des feux ; capacité à l’avantage considérable dont dispose la Fédération de Russie.

L’artillerie russe déstabilise alors l’adversaire pour l’empêcher d’attaquer dans la zone où il ne devait absolument pas passer : la plaine de Zaporozhye. L’armée russe compense ainsi le fait que ses effectifs sont alors très étirés, et les éléments prépositionné dans le secteur de Zaporozhye sont insuffisants pour contenir en règle une percée ukrainienne. Le moral n’est pas non plus au beau fixe, suite à la défaite de Kharkov. Enfin, les réservistes russes n’étaient pas aptes aux combats durant cette période. A l’inverse, l’armée ukrainienne était en surnombre et motivée. Par conséquent, l’idée du hachoir à viande de Bakhmout est née.

Le général Surovikine a ordonné une opération offensive sur le complexe urbain Bakhmout-Soledar en utilisant la société militaire privée Wagner, force supplétive officieuse de l’Etat russe depuis 2014, dirigée par le sulfureux Evgueni Prigogine, jusqu’à ce qu’il meurt tragiquement avec son entourage et notamment son second, co-fondateur, Dimitri Outkine dans un malheureux accident d’avion, le 23 août 2023. Exactement 2 mois après sa marche de la justice.

Pour augmenter rapidement ses effectifs dans la mission conférée par Surovikine et l’état-major russe, Prigojine avait recruté massivement dans les centres pénitenciers russes, avec l’accord du président Poutine. Cela lui permis, in fine, de constituer une véritable armée de 50000 combattants, non membres officiels de l’armée russe. Pratique pour réduire les pertes officielles de l’armée, préserver les effectifs officiels pour 2023 et ne pas assumer tout échec de l’opération Bakhmout.

L’opération estivale d’Azov (juin – octobre 2023)
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Bakhmout était, depuis son commencement, un piège préparé par l’état-major russe et tendu au président Zelensky et son armée qui s’y est largement engouffrée. Les Ukrainiens avaient la possibilité d’abandonner la ville en la sacrifiant mais en préservant leurs forces militaires pour lancer rapidement une offensive militaire d’envergure dans la région de Zaporozhye durant l’hiver 2022. Or, le choix du quartier général ukrainien avec à sa tête le président Zelensky a été la défense à n’importe quel prix de la cité, forçant la création d’une 3e armée et reportant l’offensive du sud de 9 mois. L’armée ukrainienne a en effet défendu la ville jusqu’à l’épuisement et la destruction d’un nombre important d’armes, de véhicules et surtout les pertes massives soldats ukrainiens et autres volontaires étrangers

 Le temps gagné à Bakhmout a permis à l’armée russe de former et armer les 300 000 réservistes de septembre, les engagées volontaires russes et étrangers en complément. Elle a pu aussi solliciter massivement le complexe militaro-industriel de la Russie et obtenir des munitions pour ses chars. Mais surtout construire le plus grand système défensif d’Europe depuis la bataille de Koursk (juillet-août 1943). Des millions de mines antichars/antipersonnel sur 30 km de profondeur ont ainsi été posées, outre la création de 3 lignes principales de tranchés, de fosses antichars et de dents de dragons jusqu’à Tokmak (25 km de la ligne de front) etc.

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Le prix de Bakhmut a été terrible, l’ensemble de la seconde armée ukrainienne levée, équipée et entrainée de mars à juillet 2022 n’est plus en état de combattre. Une 3e armée est levée à partir de janvier 2023, composée des célèbres brigades OTAN. On note, par exemple la 47e brigade mécanisée, formation de combattants volontaires et officiers issus des pays de l’OTAN, équipés des meilleurs armes et véhicules de l’Occident (Bradley, Stryker, Leopard II). Aujourd’hui décimée, la brigade aurait ététransférée à Avdiivka, ville fortifiée encerclée à 75 % par les Russes.

Un an plus tard seulement, nous constatons le résultat de la stratégie russe. L’offensive estivale des forces armées ukrainiennes a été stoppée nette. Elle constitue un échec cuisant pouvant être comparé à l’offensive Nivelle de 1917 au Chemin des Dames. Les Ukrainiens ont avancé en moyenne de 90 m par jours en 5 mois, soit l’équivalent à la bataille de la Somme en 1916, connue pour être un échec opérationnel sanglant.

Reporter l’offensive d’Azov au 4 juin 2023 a assuré, dans tous les cas, la victoire militaire de la Russie. Pour l’Ukraine, la seule chance réelle de percer le dispositif russe était la période de novembre à décembre 2022, l’armée russe n’étant pas ou peu disposée à les stopper dans la direction d’Azov. Désormais, depuis le 12 octobre, les Russes recommencent la même stratégie employée pour 2023-2024, utilisant la cité d’Avdiivka comme un nouveau Bakhmout, un nouveau hachoir à viande. L’objectif est de fixer les réserves épuisées de 2023 dans un « sac à feu », les affaiblissant progressivement.

Déstabilisé, le gouvernement de Zelensky est obligé de créer une 4ème armée composée d’une nouvelle vague de conscrits.

La nécessité tactique d’abandonner la ville aux Russes pour préserver le potentiel militaire a été rejeté par le quartier général ukrainien. Ce dernier craint que les alliés occidentaux abandonnent l’Ukraine après une nouvelle défaite. Zelensky et le pouvoir politico-militaire appréhendent la perte des fonds et des armements nécessaires à la poursuite de la guerre totale contre la fédération de Russie. Ils craignent enfin que le peuple d’Ukraine perde espoir et demande la paix, quitte à renverser par la force le gouvernement actuel si nécessaire. Dès lors, il est crucial de prolonger l’espoir d’une victoire le plus longtemps possible.

Néanmoins, pour la Russie, il n’est plus question de gagner du temps, mais de vaincre l’Ukraine dans une guerre longue d’attrition sur de nombreuses années. Soit en fragilisant suffisamment l’ensemble de la ligne de front pour la voir disparaître, vaincre l’Ukraine et imposer un traité de paix favorable à la Russie. Soit déstabiliser suffisamment le pouvoir central pour qu’une révolution ou un coup d’Etat ait lieu en Ukraine, provoquant un effondrement du pays. Dans ces deux cas de figue, la Russie est gagnante.

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Sources :

 

Quel avenir pour l’Ukraine en 2024 ?

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Après l’échec de l’offensive d’été des forces armées ukrainiennes, le rude hiver est-européen s’est abattu sur le champ de bataille. Un front recouvert de neige sur plus de 2000 km. Décembre 2023 vient de s’achever, duquel l’année à venir s’annonce difficile pour une Ukraine exsangue. La Fédération de Russie semble témoigner d’une redynamisation de ses forces, met en avant une nouvelle politique d’expansion militaire, se dit prête à une guerre d’attrition de longue durée.

Une Ukraine exsangue

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L’Ukraine est en guerre totale. Toutes les richesses encore disponibles pour l’Etat sont concentrées à sur l’effort de guerre. Selon le projet de loi voté jeudi 9 novembre par la Rada, environ la moitié des dépenses budgétaires en Ukraine sera consacrée en 2024 à la défense et à la sécurité. Près de deux ans après l’invasion russe, les dépenses de défense de Kiev devraient atteindre en 2024,  43,9 milliards d’euros, soit 22,1% du PIB, selon le ministère des Finances. Ce chiffre est ainsi supérieur aux budgets destinés à l’éducation, la santé et aux prestations sociales réunis. Cela contribue, par voie de conséquence, à un appauvrissement généralisé des civils ukrainiens. Néanmoins, ces recettes sont incapables de financer une guerre totale contre la Russie. L’Ukraine ne survit dans ce conflit que par dons, subventions mais surtout au prix d’un endettement considérable auprès des Occidentaux, l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis d’Amérique (EU) confondus.

L’Ukraine a ainsi précisé avoir besoin, cette année de 41 milliards de dollars (soit l’équivalent de 38 milliards d’euros) de financement extérieur pour faire fonctionner seulement son économie et ses services publics. Sans financement, ce sera une dévaluation massive de la hryvnia et l’augmentation massive des taxes et impôts. Augmentant dès lors le risque d’insurrection, voire une révolution en 2024 contre Zelensky et son gouvernement.

Malheureusement, les perspectives des soutiens occidentaux pour l’Ukraine étaient déjà en nette diminution en 2023. On observe une fatigue généralisée des Etats occidentaux quant au soutien à apporter à l’Ukraine, alors que les difficultés économiques et sociales s’accentuent. Les données récoltées par the Kiel Institute for the World Economy (IFW) confirme ainsi que la dynamique du soutien à l’Ukraine s’est ralentie. La réticence des pays occidentaux va probablement s’accentuer cette année.

L’Ukraine s’appuie désormais de plus en plus sur un noyau de donateurs tels que les États-Unis, l’Allemagne et les pays nordiques et d’Europe de l’Est. La période entre août et octobre 2023 a été marquée par une forte baisse du montant de l’aide nouvellement engagée, la valeur des nouveaux programmes s’élevant à seulement 2,11 milliards d’euros, soit une baisse de 87 % par rapport à la même période de 2022 et le montant le plus bas depuis janvier 2022. Le nouveau programme d’aide américain proposé de 60 milliards de dollars a été reporté à 2024, le Congrès l’ayant rejeté et l’approbation de 50 milliards d’euros de l’UE pour l’Ukraine est lui aussi rejeté par le refus de Victor Orban, Premier ministre de Hongrie le 15 décembre 2023.

Sur le plan militaire, l’état-major ukrainien n’a pas de vision à long terme de la guerre. Persuadé de la victoire de l’offensive lancée au cours de l’été 2022, il n’a pas envisagé d’autres alternatives pour gagner la guerre. Mariana Bezuglaya, la présidente de la Commission de la défense, de la sécurité et des renseignements militaires, a affirmé que l’État-major ukrainien « n’a absolument aucun plan stratégique pour mener la guerre en 2024 ». Selon cette députée, les chefs de l’armée ukrainienne veulent recruter au moins 20 000 soldats par mois au sein de la population civile mais «ne savent pas en quoi en faire ». Est-ce avéré, ou est-ce une information destinée à décrédibiliser l’armée alors que le pouvoir politique, dont le président Zelensky n’assume pas ses échecs ?

La montée en puissance de la Russie

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A l’inverse, la Russie est en position ascendante dans tous les domaines. L’agence nationale des statistiques Rosstat a annoncé que le Produit intérieur brut (PIB) entre juillet et septembre 2023 était en hausse de 5,5%. La croissance russe aura atteint environ +3% en 2023. La banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) table désormais sur une croissance du PIB de 1,5% en 2023, supérieure à la zone euro (0,8% selon la Commission européenne). Néanmoins, on constate que ces derniers mois, l’économie russe s’est progressivement orientée vers l’effort de guerre en augmentant considérablement la production nationale d’armes (chars, blindés, artilleries, avions…) et de munitions (balles, obus, missiles…), nécessaires pour soutenir l’offensive en Ukraine. Boostant par la même occasion la croissance du pays. La guerre industrielle du Kremlin sort le pays de la récession et du chômage. Etant à son plus bas niveau (à 3%), la conséquence est un marché du travail tendu par manque de travailleurs disponibles. Mais les millions de réfugiés ukrainiens résidant en Russie compensent partiellement ce déficit.

Dès lors, la Russie a l’indépendance stratégique pour ravitailler, entretenir et équiper ces armées sur le front, en vue de mener une guerre totale d’attrition. L’Ukraine est dans une position totalement inversée. Le complexe militaro-industriel y est quasi inexistant. Dépendant en totalité des livraisons d’armes de l’Occident ou de pays neutres. Si ces alliés l’abandonnent complètement, en quelques mois ils n’auront plus de quoi se battre, forçant l’Ukraine à la table des négociations. Il n’empêche que l’Etat russe est à marche forcée pour financer la guerre en Ukraine. Les députés de la Douma ont approuvé le 26 octobre le projet de loi du budget 2024-2026. Il est à noter que cette loi prévoit le financement de la guerre jusqu’en 2026. L’Etat Russe a donc une vision à long terme du conflit. A l’inverse, l’Ukraine qui est malheureusement ancrée sur le très court-terme.

Le conflit en Ukraine pèse fortement sur le budget, notamment en raison de l’explosion des commandes des militaires aux usines d’armements, du coût de la logistique et des salaires des centaines de milliers de nouvelles recrues dans l’armée. Selon les propos du président Poutine du 14 décembre dernier, 617 000 militaires russes combattent en Ukraine. L’armée russe dans sa totalité est estimée à 1 500 000 militaires et 250 000 volontaires, dont les effectifs des compagnies militaires privées à l’instar de Wagner. Le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou a précisé que l’armée russe distribuait quotidiennement « 10.000, parfois jusqu’à 15.000 tonnes de matériel (…) des munitions, du carburant », mais aussi de la nourriture, de l’eau et du linge pour les soldats. Les dépenses de guerres sont par conséquent gigantesques.

Selon le ministère des Finances de Russie, les dépenses de Défense vont ainsi augmenter de 68% en 2024 par rapport à 2023 et atteindre environ 106 milliards d’euros. Soit plus du double que l’Ukraine (43,9 milliards d’euros). Au global, la somme allouée à la Défense va représenter environ 30% des dépenses fédérales en 2024 et 6% du PIB, une première dans l’histoire moderne de la Russie. A l’inverse, les dépenses combinées en matière d’éducation, de santé et de protection de l’environnement représenteront à peine un tiers du budget de la Défense. Au total, les dépenses fédérales vont passer à 359 milliards d’euros, un bond spectaculaire de plus de 20% par rapport à 2023.

Il est complexe de prévoir l’évolution opérationnelle sur le champ de bataille en 2024. Mais si la situation s’avère similaire à celle de 2023, le front ne changera pas beaucoup. À l’heure actuelle, nous pouvons parler d’un équilibre des forces entre les deux parties. Le plus plausible est que le déséquilibre commence à se produire en 2024 en faveur de la partie russe. La cause principale étant l’important déséquilibre en moyens humains, matériels et économiques entre les deux pays.

Sans assistance des Occidentaux, il y aura un déséquilibre durable dans les zones d’affrontement. Mais il est difficile d’affirmer que ce déséquilibre sera suffisant pour provoquer un changement radical. La guerre d’attrition va continuer, la Russie misant sur une longue guerre d’usure jusqu’en 2026. La guerre ne prendra probablement pas fin en 2024, sauf si les pressions diplomatiques poussé de ses alliés s’imposent et que l’Ukraine rouvre alors des négociations avec la Russie. Tout peut aussi concourir à accentuer l’instabilité interne de l’Ukraine et conduire à une nouvelle révolution, voire un coup d’Etat, au motif de défaites militaires accumulées, de la crise économique et sociale généralisée. Autant d’hypothèses plausibles qui restent à explorer.

Sources :

(*) Anatole Lhermite : Titulaire d’une licence d’histoire à l’UCO (Université Catholique de l’Ouest), mention histoire du continent européen, et diplômé d’un Master 1 et suit actuellement un Master 2 « Conflictualités et Médiation » qui prépare aux fonctions d’analyste des conflits et de médiateur. La formation spécifique est couplée avec l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, la géopolitique ou la géographie, les sciences sociales, sciences politiques et relations internationales.

Il a étudié en profondeur de nombreux conflits, dont la guerre de Yougoslavie, et a travaillé sur la question du Kosovo.

Il est également titulaire d’un diplôme universitaire en droit public administratif (fonction publique d’Etat déconcentrée).

Il a rédigé un mémoire de master consacré à l’évolution de la petite guerre de la Révolution française aux guerres contemporaines ; l’évolution des stratégies et tactiques des armées étatiques pour combattre et annihiler leurs adversaires qui sont des forces armées insurrectionnelles. À ce titre, il a étudié les crises suivantes : guerre de Calabre (1806-1807), la guerre d’Espagne (1808-1813), la guerre d’Algérie (1954-1962) et la guerre du Vietnam (1965-1975) et la guerre d’Afghanistan (2001-2021).

À terme, il souhaite intégrer le secteur de la Défense ou le Renseignement comme analyste militaire/géopolitique.

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