Les acteurs de la sécurité aquatique en France

Laure Fanjeau (*)
Responsable recherche / développement et communication digitale d’Espritsurcouf

FOCUS

Les acteurs de la sécurité aquatique en France :
Métiers, missions et spécialités

Derrière chaque sauvetage en mer, enquête subaquatique ou intervention nautique se trouvent des femmes et des hommes aux compétences très diverses. A travers ce focus, partez à la découverte des métiers qui contribuent à la sécurité des eaux françaises.

Les mers, les océans, les fleuves, les rivières, les lacs et les ports occupent une place essentielle dans notre quotidien. Ils permettent le transport de marchandises, soutiennent l’activité économique, offrent des espaces de loisirs et constituent des milieux naturels d’une grande richesse.

Ces espaces présentent cependant de nombreux risques. Chaque année, les services spécialisés sont confrontés à des noyades, des accidents de navigation, des incendies de navires, des pollutions ou encore à la découverte de munitions anciennes dans les fonds marins. Certaines zones sont également concernées par des trafics illicites ou des infractions environnementales.

Pour répondre à ces défis, plusieurs organismes interviennent sur les eaux françaises. Parmi eux figurent la Marine nationale, la Gendarmerie nationale, la Police nationale, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) et le Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM). D’autres acteurs jouent également un rôle majeur, comme les CROSS, la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) ou encore l’Office français de la biodiversité (OFB).

Derrière ces institutions se cachent des métiers très variés. Certains professionnels passent une partie de leur carrière sous l’eau, d’autres pilotent des embarcations, participent à des enquêtes judiciaires, luttent contre les incendies, secourent des victimes ou contribuent à la protection de l’environnement.

L’objectif de cet article est de présenter les principales spécialités liées au monde aquatique identifiables dans les sources institutionnelles, ainsi que leurs missions, leurs équipements et leurs domaines d’intervention.

La Marine nationale : Défendre les mers et intervenir sous l’eau

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La Marine nationale est la composante des armées françaises principalement chargée des opérations militaires en mer. Elle contribue à la défense des intérêts français, à la surveillance maritime, à la protection des navires et des infrastructures sensibles et à certaines missions de service public.

Elle emploie des plongeurs spécialisés, des marins embarqués, des techniciens et des personnels chargés de la navigation ou de l’étude du milieu marin.

Les métiers de la plongée militaire
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Le plongeur démineur figure parmi les spécialités les plus connues de la Marine nationale. Sa mission consiste à rechercher, identifier et neutraliser des engins explosifs sous-marins.
Il contribue à la guerre des mines, à la sécurisation des ports et des approches maritimes et à certaines opérations de recherche sous l’eau.
Les groupes de plongeurs démineurs de la Marine nationale interviennent en France et en opérations extérieures. Le ministère des Armées indique qu’ils peuvent travailler jusqu’à 80 mètres de profondeur. Ils participent également à certaines missions de service public, de recherche sous-marine et de protection de l’environnement.

Le nageur de combat est un spécialiste des opérations militaires spéciales en milieu maritime. Sa formation et ses missions sont différentes de celles du plongeur démineur. Il ne faut pas confondre cette spécialité avec la plongée de maintenance ou les investigations judiciaires.

Le plongeur d’hélicoptère, cette spécialité relève de l’aéronautique navale. Elle nécessite une formation spécifique liée aux opérations aéronavales et au milieu maritime. La Marine nationale communique régulièrement sur la formation et la qualification des plongeurs d’hélicoptère.

Le plongeur de bord, cette qualification permet à certains marins de réaliser des interventions subaquatiques adaptées aux besoins de leur unité. Les tâches précises dépendent de leur qualification et de leur affectation.

Ces spécialités ne sont pas interchangeables et ne constituent pas nécessairement des voies de recrutement séparées.

Les métiers embarqués


Tous les marins ne plongent pas. De nombreux métiers sont indispensables au fonctionnement des bâtiments militaires :

  • Le navigateur ou officier de quart participe à la conduite du navire et à la sécurité de la navigation ;
  • Le pilote d’embarcation conduit les embarcations de l’unité lorsqu’il possède la qualification requise ;
  • Le mécanicien naval entretient les moteurs, la propulsion et les systèmes mécaniques ;
  • L’électricien ou électronicien naval entretient les installations électriques, les systèmes de communication et les équipements électroniques ;
  • Le marin chargé de la lutte contre les incendies à bord participe à la prévention et à la lutte contre les sinistres sur les navires ;
  • Le personnel médical militaire : assure les soins aux personnels et aux patients dans les structures où il est affecté ;
  • Le logisticien prépare les approvisionnements et le matériel nécessaires aux opérations.

Ces métiers contribuent directement à la sécurité des équipages et au fonctionnement des navires.

L’hydrographe : Etudier les fonds marins


Les activités hydrographiques sont principalement conduites par le SHOM, établissement public sous tutelle du ministère des Armées.

Peu connu du grand public, ce métier joue pourtant un rôle essentiel. Les informations recueillies par les hydrographes contribuent directement à la sécurité de la navigation et à une meilleure connaissance des fonds marins. Ce métier est lié à l’eau même s’il ne nécessite pas nécessairement de plonger.

L’hydrographe participe à la mesure des profondeurs et à la cartographie des fonds marins. Ses relevés contribuent à la sécurité de la navigation et à la connaissance de l’environnement sous-marin.

Il peut utiliser des sondeurs, des instruments de mesure et des systèmes de positionnement. Les données recueillies sont exploitées pour produire des informations nautiques et cartographiques.

Les lieux de travail et les équipements
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Les personnels de la Marine travaillent à bord de frégates, de patrouilleurs, de sous-marins et de bâtiments spécialisés, mais aussi dans les bases navales, les ateliers et les centres de formation.

Selon le poste, ils utilisent des navires, des embarcations, des instruments de navigation, des sonars, des équipements de plongée et du matériel technique.

La Gendarmerie nationale : surveiller les eaux et enquêter

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La Gendarmerie nationale est une force armée chargée de missions de sécurité intérieure et de police judiciaire. Certaines de ses unités sont spécialisées dans les environnements maritimes, nautiques, fluviaux et subaquatiques.

Le gendarme maritime


La gendarmerie maritime est une formation spécialisée de la Gendarmerie nationale placée pour emploi auprès de la Marine nationale.

Ses missions comprennent notamment la surveillance maritime, les contrôles en mer, la police des pêches, la sécurité portuaire et les enquêtes relevant de son domaine de compétence.

Les personnels peuvent travailler sur des patrouilleurs, dans les ports, sur le littoral et au sein d’unités chargées de la protection d’installations maritimes.

Le gendarme en brigade nautique ou fluviale


Ces gendarmes interviennent sur les fleuves, les rivières, les lacs et certaines zones côtières.

Ils peuvent :

  • Contrôler les bateaux et vérifier le respect des règles de navigation ;
  • Surveiller les activités nautiques et contribuer à la prévention des accidents ;
  • Participer à des opérations de lutte contre les trafics ;
  • Porter assistance à des personnes en difficulté ;
  • Contribuer à la protection de l’environnement et au contrôle de certaines activités de pêche.

Ils utilisent des embarcations, du matériel de sécurité nautique et des moyens de communication adaptés à leurs missions.

Depuis janvier 2026, les brigades nautiques et fluviales ont été intégrées aux escadrons départementaux de contrôle des flux (EDCF). La Gendarmerie indique que ces unités conservent leurs compétences nautiques et subaquatiques tout en participant à une organisation plus large de contrôle des déplacements et des trafics.

Le technicien en investigations subaquatiques (TIS)

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Le technicien en investigations subaquatiques est un gendarme spécialisé dans la recherche d’indices sous l’eau.

Il peut rechercher des armes, des véhicules, des objets ou des personnes disparues dans le cadre d’une enquête. Il participe à la localisation, à l’identification et à la récupération d’éléments utiles à la justice.

La fiche officielle de recrutement décrit un parcours qui passe par la gendarmerie, une première affectation, puis des formations spécialisées en plongée et en investigation subaquatique. Elle mentionne également des missions de pilotage d’embarcation.

Les autres fonctions

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Les opérations aquatiques font aussi intervenir des personnels qui assurent le pilotage, l’entretien des embarcations, la conduite des enquêtes et la formation.

Il faut distinguer ces fonctions des métiers autonomes : un gendarme peut acquérir une qualification nautique ou subaquatique au cours de sa carrière, sans être recruté directement sous cet intitulé.

La Police nationale : protéger et secourir dans les milieux aquatiques

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La Police nationale dispose d’une brigade fluviale et d’unités nautiques spécialisées. Leurs missions varient selon leur implantation et leurs compétences.

Le policier de brigade fluviale

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La brigade fluviale de la Préfecture de police de Paris intervient notamment sur la Seine et les voies navigables de son secteur.

Ses missions officielles sont :

  • Porter secours aux personnes tombées à l’eau et leur apporter les premiers soins ;
  • Effectuer des recherches et préserver des indices subaquatiques ;
  • Porter assistance aux embarcations en difficulté ;
  • Contrôler les bateaux et leurs pilotes ;
  • Faire respecter la réglementation de navigation ;
  • Sécuriser les voies navigables lors de manifestations et d’événements nautiques.

La fiche métier précise que l’accès suppose déjà d’être policier et de réussir une sélection et une formation spécifiques. Elle mentionne notamment des épreuves de natation, de plongée, de sauvetage et de navigation.

Le policier en unité nautique

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La Police nationale présente quatre unités nautiques métropolitaines rattachées à la Direction nationale de la sécurité publique, implantées dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Rhône, du Nord et de la Gironde.

Selon l’unité, leurs missions comprennent le secours aux personnes, l’assistance aux embarcations, les contrôles nautiques, la surveillance du littoral et des ports et la recherche d’indices sous l’eau.

Ces unités spécialisées restent relativement discrètes alors qu’elles assurent régulièrement des missions de secours, de contrôle et de sécurisation sur les voies navigables et le littoral.

Les autres fonctions et équipements

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Les équipes comprennent des policiers qualifiés pour la conduite des embarcations, des personnels de commandement et des agents capables d’effectuer des interventions subaquatiques lorsque leur affectation et leur qualification le permettent.

Le matériel peut comprendre des bateaux de patrouille, des moyens de communication, des équipements de plongée et du matériel de secours.

Il ne faut pas considérer le policier plongeur comme un métier nécessairement accessible directement après le concours : il s’agit d’une spécialisation au sein de la Police nationale.

La BSPP : Les spécialistes du secours aquatique à Paris

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La Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est une unité militaire de sapeurs-pompiers. Elle intervient à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Lorsqu’une intervention doit être menée dans la Seine, la Marne ou un canal du secteur parisien, ces spécialistes figurent parmi les premiers personnels susceptibles d’être engagés.

Son secteur comprend la Seine, la Marne, des ports et des canaux. La BSPP dispose donc de personnels et de moyens spécialisés dans les interventions nautiques et subaquatiques.

Les spécialistes en intervention aquatique (SIA)

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Les spécialistes en intervention aquatique sont entraînés au secours des personnes en détresse sur une voie navigable ou un plan d’eau. Ils peuvent participer à la récupération d’une victime, à sa prise en charge et à la sécurisation d’une intervention nautique.

La BSPP précise que leurs actions se déroulent principalement en surface. Elles peuvent, sous certaines conditions et sur décision du responsable nautique, se prolonger par une intervention subaquatique en apnée.

Les spécialistes en intervention subaquatique (SIS)

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Les spécialistes en intervention subaquatique sont formés pour les interventions nécessitant des compétences de plongée. Ils peuvent notamment participer aux recherches et aux opérations de secours sous l’eau.

La BSPP documente explicitement les catégories SIA et SIS. Il s’agit de qualifications spécialisées au sein de la Brigade, et non de deux corps indépendants recrutés directement sous ces seuls intitulés.

Les personnels de pilotage et les moyens nautiques

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Les interventions aquatiques nécessitent également des personnels capables de conduire les embarcations et d’assurer la sécurité de l’équipage.

La BSPP documente plusieurs moyens spécialisés :

  • L’embarcation de secours et d’assistance aux victimes (ESAV) est utilisée pour le sauvetage, la reconnaissance, le transport des victimes et l’acheminement des personnels spécialisés. La BSPP indique disposer de deux ESAV sur son secteur.
  • L’embarcation de secours et d’assistance aux victimes et incendie (ESAVI) est conçue notamment pour l’extinction d’un feu de bateau ou d’une structure située près des rives de la Seine.
  • L’embarcation multifonction (EMF) est utilisée pour diverses missions nautiques, notamment le tractage de barrages flottants.
  • La berce embarcations secours inondation (BESI) est le moyen logistique destiné aux opérations d’évacuation en zone inondée.
  • La camionnette de soutien plongée est un véhicule d’appui technique pour les interventions nautiques, aquatiques et subaquatiques.

Les lieux et les missions

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Les spécialistes interviennent sur la Seine, la Marne, les ports et les canaux du secteur de la BSPP. Leurs missions comprennent les secours aux personnes, la reconnaissance aquatique, les opérations en milieu subaquatique et certaines interventions en cas d’inondation.

Les équipements et les personnels mobilisés dépendent de la nature de l’intervention et des risques rencontrés.

Le BMPM : Les marins-pompiers de Marseille et les spécialistes des interventions maritimes

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Le Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) est une unité militaire de marins-pompiers placée sous l’autorité du maire de Marseille. Il assure des missions de secours et de lutte contre les incendies dans la ville et possède des compétences spécifiques dans les domaines portuaire et maritime.

La présence du plus grand port français de Méditerranée explique en partie le développement de compétences particulièrement poussées dans les domaines maritime, portuaire et nautique.

La Ville de Marseille et le site officiel du BMPM documentent plusieurs spécialités directement liées au milieu aquatique.

Les spécialistes des interventions maritimes

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Le BMPM présente une section opérationnelle spécialisée regroupant plusieurs catégories de spécialistes, notamment des plongeurs, des sauveteurs inondations et des sauveteurs héliportés.

Les missions présentées comprennent :

  • L’assistance et le secours aux embarcations ;
  • Le sauvetage côtier ;
  • Les interventions subaquatiques par plongée ;
  • Les interventions en cas d’inondation ;
  • La lutte contre les incendies d’embarcations à quai ou en mer ;
  • Certains renforts pour des incendies urbains ou de forêt.

Le plongeur du BMPM

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Le plongeur intervient dans les missions subaquatiques qui relèvent des capacités du Bataillon. Selon la situation, cela peut concerner des recherches ou des opérations de secours en milieu aquatique.

Il travaille avec des équipements de plongée adaptés et au sein d’une équipe organisée pour intervenir dans des conditions de sécurité déterminées.

Le sauveteur inondation et le sauveteur héliporté

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Le sauveteur inondation contribue aux opérations dans les secteurs submergés, notamment lorsque des personnes doivent être secourues ou évacuées.

Le sauveteur héliporté appartient à une catégorie de spécialistes de l’intervention maritime identifiée par le BMPM. Les missions et les modalités précises de chaque qualification doivent être vérifiées dans les documents du Bataillon.

La lutte contre les incendies de navires

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Les incendies à bord des navires présentent des risques particuliers : propagation de la chaleur et de la fumée, accès difficiles, espaces confinés et proximité de matières dangereuses.

Le BMPM est spécialisé dans les interventions sur les incendies de navires et participe à la capacité nationale d’intervention à bord des navires (CAPINAV)

Les personnels et moyens mobilisés dépendent du sinistre et de la coordination opérationnelle.

Les spécialistes de la dépollution marine

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Le BMPM dispose également d’une section opérationnelle spécialisée dans la dépollution. Sa mission comprend la lutte contre certaines pollutions marines, notamment les hydrocarbures.

Le site officiel décrit des compétences dans l’utilisation de barrages flottants, de systèmes d’ancrage, de récupérateurs, de pompes et de techniques de ramassage des polluants en zone côtière. La section intervient également dans certaines opérations de pompage de grande capacité.

Cette spécialité est importante, car une pollution marine peut menacer la faune, les habitats côtiers, les activités portuaires et les plages.

La police municipale maritime de Marseille : Surveiller le littoral

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La sécurité aquatique ne dépend pas uniquement des forces nationales. À Marseille, la Police municipale dispose d’une brigade maritime créée en 2023.

D’après la Ville de Marseille, cette brigade complète le dispositif de surveillance des plages et du littoral.

Ses missions sont :

  • Contrôler les comportements dangereux en mer, notamment à proximité des zones de baignade ;
  • Faire respecter les limitations de vitesse et les règles applicables aux véhicules nautiques motorisés ;
  • Veiller au respect des zones de baignade ;
  • Contrôler certaines interdictions de pêche ;
  • Intervenir lors d’incidents et contribuer aux premiers secours en attendant l’arrivée des pompiers.

La Ville précise que les agents de cette brigade ont été formés par le BMPM aux premiers secours. Il s’agit d’une unité municipale, distincte de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

La Ville décrit aussi une patrouille maritime municipale chargée de surveiller certains espaces marins protégés, de sensibiliser les usagers et de ramasser les déchets flottants.

Les autres acteurs du secours et de la protection aquatique

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D’autres organismes exercent des missions importantes liées à l’eau, même s’ils ne relèvent pas directement des cinq services principaux étudiés.

Les centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) : Coordonner le sauvetage en mer

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Les CROSS coordonnent notamment les opérations de recherche et de sauvetage en mer. Ils assurent une fonction de coordination : ils organisent les moyens engagés et travaillent avec les organismes de secours et les unités disponibles.

Leur travail est principalement opérationnel et de coordination, et non une activité de plongée systématique.

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) : Les sauveteurs en mer

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La SNSM est une association qui participe au sauvetage des personnes en difficulté en mer.

Ses sauveteurs embarqués interviennent avec des moyens nautiques pour porter secours aux personnes et aux embarcations. Elle forme également des nageurs sauveteurs qui peuvent surveiller certaines plages pendant la saison estivale.

Les fonctions varient selon les missions : le sauvetage embarqué, la surveillance des baignades et la conduite d’embarcations ne sont pas des activités identiques.

L’Office français de la biodiversité (OFB) : Protéger les milieux aquatiques

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L’OFB participe à la connaissance, à la surveillance et à la protection des milieux naturels. Ses agents peuvent contrôler le respect de réglementations environnementales et constater certaines infractions.

Leurs missions peuvent concerner les cours d’eau, les zones humides, les milieux littoraux et la biodiversité aquatique.

Ces agents ne sont pas nécessairement plongeurs : leur travail porte avant tout sur la protection de l’environnement et l’application des réglementations relevant de leurs compétences.

Comment évoluent ces métiers ?

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Les métiers aquatiques évoluent en fonction des technologies, des risques et des besoins opérationnels.

La technologie

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Les outils numériques, les systèmes de détection et certains robots téléopérés peuvent faciliter les recherches et les inspections. Leur utilisation dépend cependant des équipements effectivement disponibles.

La protection de l’environnement

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La prévention des pollutions, le contrôle de certaines activités de pêche et la préservation de la biodiversité mobilisent différents services spécialisés.

La coordination des secours

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Les opérations complexes peuvent réunir pompiers, policiers, gendarmes, sauveteurs en mer et autorités maritimes. Chaque service intervient selon ses compétences et les moyens dont il dispose.

La formation

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Les plongeurs, les enquêteurs subaquatiques, les pilotes d’embarcation et les spécialistes des incendies de navires doivent suivre des formations adaptées à leurs responsabilités. Certaines qualifications s’acquièrent après une première affectation.

Pour connaître les changements récents, il est important de consulter les publications officielles. Les évolutions ne sont pas nécessairement identiques dans toutes les unités.

Conclusion
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Qu’il s’agisse de neutraliser une munition sous-marine, de secourir une personne tombée à l’eau, de rechercher un indice dans une rivière, de cartographier les fonds marins ou d’intervenir lors d’un incendie à bord d’un navire, les professionnels du monde aquatique exercent des missions particulièrement diverses.

La Marine nationale assure la défense des espaces maritimes et met en œuvre des spécialités allant de la plongée militaire à l’hydrographie. La Gendarmerie nationale et la Police nationale interviennent quant à elles dans les domaines de la surveillance, des enquêtes et du secours. La BSPP et le BMPM disposent de personnels spécialisés capables d’agir dans des environnements aquatiques parfois complexes, tandis que les CROSS, la SNSM et l’OFB contribuent chacun, dans leur domaine, à la sécurité des personnes et à la préservation du milieu aquatique.

Malgré la diversité de leurs missions, ces professionnels partagent plusieurs points communs comme une formation exigeante, une forte maîtrise technique, le goût du travail en équipe et la capacité à intervenir dans des conditions parfois difficiles.

Souvent méconnus du grand public, ces métiers jouent pourtant un rôle essentiel dans la protection des personnes, des infrastructures et de l’environnement. Pour celles et ceux qui souhaitent s’orienter vers ces spécialités, les fiches métiers et les sites officiels des organismes concernés constituent les meilleures sources d’information pour découvrir les conditions d’accès, les formations et les perspectives d’évolution.

 

Sources :  Les sites à privilégier pour approfondir le sujet : métiers, missions, équipements et formations.

Marine nationale et métiers militaires

Gendarmerie nationale

Police nationale

BSPP et BMPM

Acteurs complémentaires

ONISEP : Orientation et métiers

(*) Laure Fanjeau, Responsable recherche / développement et communication digitale est auditrice « Jeunes de l’IHEDN », de l’IHEMI (Spécialisation Veille/Analyse) et de l’IEGA (Spécialisations Géopolitique du Cyber et Guerre de l’information, guerre cognitive et ingérences).
Officier de la réserve citoyenne de l’armée de l’Air et de l’Espace et spécialisée en communication, marketing et publicité, elle a mené des projets civilo-militaires nationaux et européens.
Elle a fondé l’agence FANJEAU LAURE, spécialisée en communication et relations publiques, qui accompagne au quotidien des associations militaires et civilo-militaires et œuvre à la promotion de l’esprit de défense. Elle est également à l’origine du média « Tout sur nos Armées… ou presque » qui décrypte et met en lumière, chaque jour, l’actualité militaire.

Source création bandeau : IA / Laure Fanjeau


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