Une Loi de programmation nouvelle,
sans Livre blanc

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André Dulou (*)
Directeur Média, Mémoire et Patrimoine d’ESPRITSURCOUF

 

Une Loi de programmation nouvelle,
sans Livre blanc
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Cette année voit prendre effet une nouvelle programmation militaire pour les années 2024 – 2030.

Jusqu’à l’élaboration de la précédente Loi de programmation militaire, l’exercice du « Libre blanc de la Défense » était considéré comme le moteur de ce qui allait conditionner les grandes lignes de la planification à la fois des armées, des industries de défense, et de l’ensemble des composantes civiles, économiques et militaires de notre défense.

Il est exact que la Loi promulguée le 2 août 2023 au Journal officiel détaille de nombreux points financiers, de besoins et de profils, avec des objectifs présentés dans une ambiance générale et impersonnelle où la France s’inscrit avec beaucoup de force (et de forces) dans les cadres nationaux et internationaux qui forment le paysage de défense actuel.

Or, la guerre est bien présente sur notre globe, et peut-être, compte-tenu de nos ambitions extra-planétaires, dans un espace et un temps, annoncés comme difficiles, hors des contingentes terrestres, et dans ce cyberespace devenu un terrain souvent belliqueux.

La lecture des différents articles de cette Loi de programmation est rassurante.

Encore faut-il étendre la réflexion sur des sujets très financiers, comme l’inflation, les dépenses liées à l’horizon où l’énergie va augmenter ses coûts, où les bouleversements majeurs de la société vont produire des effets non initialement examinés dans une prévision qui pourrait se traduire en termes de menaces.

Par ailleurs, ce que l’on nomme pudiquement « guerre informationnelle », qu’auparavant, on dissertait dans un thème de « polémologie », apparaît bien comme le creuset de ce chaos tant redouté, ou de cet ordre tout aussi contraint, décrits précédemment par des philosophes plus ou moins visionnaires.

Cependant, l’absence de livre blanc ou/et d’initiative stratégique se fait ressentir dans les explications, issues cette année d’un « rapport », qui semble prendre la défense dans une structure très militaire, avec des accents politiques, et ayant comme objectif une part de PIB qui n’est pas encore atteinte dans les dépenses attendues.

Va-t-on manquer de ressources ? Verrons-nous à nouveau les variables d’ajustement poindre dans une gestion qui doit inclure les bruits de botte aux frontières de l’Europe ?

Quelles alliances sont encore valides, que ce soit au sein de l’Organisation tactique de l’Atlantique Nord, ou dans l’Union européenne ?

Autant de questions où la France se positionne, au sein même de la Loi, comme « Nation cadre » et « partenaire incontournable ».

Renforcer les liens entre la Nation et son armée, mais aussi avec tous les éléments de sa défense, paraît essentiel pour aller de l’avant.

Bonne lecture !


A LA UNE

LOI no 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
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TITRE I er DISPOSITIONS RELATIVES AUX OBJECTIFS DE LA POLITIQUE DE DÉFENSE ET À LA PROGRAMMATION FINANCIÈRE
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Article 1er Le présent titre fixe les objectifs de la politique de défense et la programmation financière qui leur est associée pour la période 2024-2030 ainsi que les conditions de leur contrôle et de leur évaluation par le Parlement et les modalités de leur actualisation par la loi.

Article 2 La présente loi de programmation militaire doit assurer des choix stratégiques clairs et cohérents face aux différentes menaces, conformes aux responsabilités que la France entend exercer et en adéquation avec les besoins et les moyens dévolus aux armées. Elle doit permettre à celles-ci d’être en capacité de répondre de manière autonome à l’évolution des conflictualités et des menaces pour les intérêts nationaux, la sécurité et la défense nationale. La base industrielle et technologique de défense (BITD) soutient ces choix et contribue à notre capacité souveraine à assurer notre sécurité. La politique de défense de la France est fondée sur le socle de la dissuasion nucléaire, renouvelée dans la logique de la juste suffisance et de la crédibilité, et sur le modèle d’armée d’emploi qui assure des capacités d’intervention et de projection autonome face à une agression ou une menace d’agression sur ses intérêts nationaux et stratégiques.

La politique de défense de la France a pour objectifs :

1o D’assurer l’intégrité du territoire national, y compris outre-mer, de protéger la population contre les agressions armées et de secourir les ressortissants français menacés à l’étranger ;

2o De contribuer à la lutte contre les autres menaces, actuelles et futures, susceptibles de mettre en cause la souveraineté, la sécurité et la défense nationale ;

3o De concourir à la sécurité collective et à la défense de la paix dans le cadre de ses alliances, du cadre multilatéral international et de ses partenariats. La stabilité et la paix en Europe restent au cœur des préoccupations de la stratégie de défense de la France. Celle-ci passe à la fois par le renforcement de la politique européenne de défense et de sécurité afin de garantir l’autonomie stratégique de l’Europe et par la construction d’un pilier de défense européen solide au sein de l’OTAN. A ces fins, la France joue un rôle actif au sein de l’Union européenne et de l’OTAN, pourvoyeuse de sécurité comme Nation-cadre et comme partenaire incontournable. La France s’attachera à développer, avec ses partenaires européens, un renforcement de son engagement dynamique dans l’OTAN, notamment au travers de coopérations ;

4o De participer au renforcement du lien entre la Nation et ses armées, qui passe par l’adhésion des concitoyens aux objectifs et aux choix définis démocratiquement

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047914986


REVUE DE PRESSE ESPRIT SURCOUF n°219

SOMMAIRE 

 

Un rappel historique :

      Afghanistan : la Force internationale d’assistance et de sécurité.

GEOPOLITIQUE :

  1. Mer Baltique : de la mer d’ambre à la mer d’ombres
  2. Afrique du Sud : le président français Emmanuel Macron n’est pas invité au sommet des Brics
  3. Coup d’Etat au Niger : la diplomatie « est la meilleure voie à suivre » pour résoudre la crise, estime la Cédéao

ECONOMIE :

  1. La richesse du Moyen-Orient afflue vers la Chine
  2. Allemagne : la production industrielle plonge de nouveau en juin
  3. Rafael Defense Systems et la Pologne scellent un accord historique

DEFENSE ET SECURITE :

  1. Les parcours des nouveaux Comgend, commandants de groupement et de régiments
  2. Faute d’avions de transport disponibles, la préparation opérationnelle des troupes aéroportées reste insuffisante
  3. L’armée de terre retrouvera une brigade d’artillerie en 2024

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

ARTICLES EN LANGUE ÉTRANGÈRE

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

(*) Colonel (ER) André Dulou, auditeur de l’IHEDN (156ème session régionale) est le président de la Gironde de la Société des membres de la Légion d’honneur et le président d’Aquitaine des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de leur vie. Il est également le responsable de la revue de presse « Défense » de l’Union des associations d’auditeurs de l’IHEDN et rédacteur en chef de la revue « Floréal an X ». Auteur chez Edilivre, il est Directeur Média, Mémoire et Patrimoine d’ESPRITSURCOUF. Il est rédacteur de la revue d’actualité d’ESPRITSURCOUF et du Sémaphore d’Espritscors@ire

 


LA PAGE D’HISTOIRE DE LA REVUE D’ACTUALITE :

La mission de la FIAS en Afghanistan (2001 – 2014)

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L’OTAN a pris la direction de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan le 11 août 2003. Créée en vertu d’un mandat de l’ONU, la FIAS avait pour objectif premier d’aider le gouvernement afghan à assurer efficacement la sécurité dans tout le pays et à mettre en place de nouvelles forces de sécurité pour faire en sorte que l’Afghanistan ne redevienne plus jamais un sanctuaire pour les terroristes. À partir de 2011, la responsabilité de la sécurité a progressivement été transférée aux forces afghanes, qui ont pris la direction des opérations de sécurité dans l’ensemble du pays à l’été 2013. Le processus de transition s’est achevé et les forces afghanes ont assumé l’entière responsabilité de la sécurité à la fin de l’année 2014, au terme de la mission de la FIAS. Une nouvelle mission « non combattante » de plus petit format (Resolute Support) a été lancée le 1er janvier 2015 dans le but de poursuivre les activités de formation, de conseil et d’assistance au profit des forces et des institutions de sécurité afghanes.

La FIAS a été l’une des plus grandes coalitions de l’histoire et c’est la mission la plus difficile menée par l’OTAN à ce jour. À son apogée, la force comptait plus de 130 000 hommes, provenant de 51 pays membres et partenaires de l’OTAN.

Déployée à l’origine pour assurer la sécurité dans la capitale, Kaboul, et aux environs, la FIAS a progressivement élargi son champ d’action jusqu’à couvrir la totalité du pays au second semestre de 2006. À mesure que la FIAS s’étendait à l’est et au sud, ses troupes ont dû livrer des combats de plus en plus intenses face à une insurrection grandissante, en 2007 et 2008, tout en contribuant à la reconstruction de l’Afghanistan. En 2009, une nouvelle contre-insurrection a été lancée, et 40 000 hommes supplémentaires ont été déployés.

https://www.nato.int/cps/fr/natolive/topics_69366.htm


GEOPOLITIQUE

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Cette semaine, riche en indications souvent polémiques, expose les relations internationales à des tensions, où la diplomatie relève des cultures de blocs, de plus en plus prégnantes.
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1 –Cartes. Mer Baltique : de la mer d’ambre à la mer d’ombres
(Diploweb, Alain Nonjon, Jean-François Segard, Michel Mazet)

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« Il (Pierre le Grand) voulait joindre par des canaux, dont il dressa le plan… s’ouvrir des chemins nouveaux de la mer Baltique au Pont-Euxin et à la mer Caspienne, et de ces deux mers à l’Océan septentrional. »

Voltaire, Histoire de Charles XII, 1731.


Sur 365 000 km2, la mer intracontinentale baltique est un espace semi-fermé englobant les différents territoires riverains, qu’ils soient européens (les États baltes, la Finlande, la Suède, le Danemark, l’Allemagne et la Pologne) ou russes (l’enclave de Kaliningrad et la région de Saint-Pétersbourg).

Un espace un peu tombé en déshérence
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Elle fut un intense foyer de commerce dès le haut Moyen Âge à la fois avec les Vikings mais surtout avec l’association de la ligue de la Hanse du XIIe au XVIIe siècle, puissante association marchande qui compta jusqu’à 200 villes et était fondée sur la réciprocité des échanges (elle est reformée depuis 1991 avec l’Union des villes de Baltique). L’affirmation russe puis la signature des traités de Westphalie (1648) marquèrent le déclin de cet espace. Elle joua par la suite un rôle périphérique, d’abord neutralisée après les guerres napoléoniennes, puis pendant les deux conflits mondiaux et enfin comme frontière secondaire de la guerre froide, limes plus que frontière chaude, même si elle fut une zone de contact direct stricto sensu via la Finlande et les rivages baltes, entre l’URSS et le bloc occidental. Par ailleurs, cet espace est peu unifié culturellement entre monde scandinave, germanique, balte, russe et divisé sur le plan religieux entre luthéranisme, catholicisme ou encore orthodoxe.

https://www.diploweb.com/Cartes-Mer-Baltique-de-la-mer-d-ambre-a-la-mer-d-ombres.html

2 – Afrique du Sud : le président français Emmanuel Macron n’est pas invité au sommet des Brics
(RFI, avec Claire Bargelès, correspondante à Johannesburg)

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Naledi Pandor a notamment évoqué la liste des invités qui comprend 67 leaders de pays africains et de pays du Sud. Il était déjà établi que le président Russe Vladimir Poutine suivra le sommet de façon virtuelle et qu’il sera représenté par Sergueï Lavrov. En revanche, Naledi Pandor a aussi précisé que le président français n’a pas été invité.

Emmanuel Macron avait fait savoir son envie de participer à ce sommet des Brics, notamment au travers de sa ministre des Affaires étrangères. Pour justifier une possible venue du président français en tant qu’observateur, Catherine Colonna avait expliqué, lors d’un déplacement en Afrique du Sud, fin juin, qu’« il faut parler pour se comprendre et pour trouver des solutions ». Son homologue sud-africaine ne s’était pas, alors, montrée totalement opposée à cette possibilité.

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230807-afrique-du-sud-le-pr%C3%A9sident-fran%C3%A7ais-emmanuel-macron-n-est-pas-invit%C3%A9-au-sommet-des-brics

3 –Coup d’Etat au Niger : la diplomatie « est la meilleure voie à suivre » pour résoudre la crise, estime la Cédéao
(Franceinfo, avec AFP)

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C’est sa première prise de position depuis l’expiration de l’ultimatum, lundi 7 août, lancé par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) aux militaires qui ont pris le pouvoir au Niger. Le président du Nigeria, Bola Tinubu, qui est à la tête de l’organisation, n’a pas exclu une intervention militaire au Niger, mais estime que la diplomatie est la « meilleure voie » pour résoudre la crise, a déclaré mardi son porte-parole, Ajuri Ngelale. 

Cette position sera maintenue « en attendant toute autre résolution qui pourrait ou non résulter du sommet extraordinaire de la Cédéao prévu jeudi » à Abuja, capitale du Nigeria. « Aucune option n’a été écartée », a toutefois précisé le porte-parole.

Les putschistes campent sur leur position

« Chaque vie humaine compte, et cela signifie que chaque décision prise par le bloc [ouest-africain] le sera en tenant compte de la paix, de la stabilité et du développement non seulement de la sous-région, mais aussi du continent africain », a-t-il ajouté. 

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/niger/coup-d-etat-au-niger-la-diplomatie-est-la-meilleure-voie-a-suivre-pour-resoudre-la-crise-estime-la-cedeao_5997455.html


ECONOMIE

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L’économie fait aussi l’objet de menaces non négligeables, et dans ses acceptions de « mondialisation », et au cœur même des inquiétudes suscitées  à la fois par les questions de production, et des acquisitions dans des accords inattendus.
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1 – La richesse du Moyen-Orient afflue vers la Chine
(Mondafrique, Caroline Brgight)

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Sept mois après la participation du président Xi Jinping au premier sommet Chine-Golfe à Riyad, les échanges économiques entre la deuxième économie mondiale et les Etats du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis) se sont accélérés.

La prochaine introduction en bourse du géant chinois des semences Syngenta Group prévue à Shanghai pour 9 milliards de dollars pourrait susciter la convoitise des investisseurs du Golfe. Des discussions sont en cours pour des cessions de titres avec  l’Autorité d’investissement d’Abou Dhabi et le Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite.

 Les acquisitions et investissements des entreprises du Golfe en Chine ont atteint la somme modeste de 5,3 milliards de dollars, mais en pourcentage, la hausse dépasse les 1 000 % en glissement annuel

Le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala Investment Co., (280 milliards de dollars) a dédié une équipe pour répertorier des investissements possibles en Chine.  Les entreprises chinoises qui ont entrepris de s’installer à Dubai ont augmenté de 24 %. Les Saoudiens parlent volontiers de la Chine comme d’un partenaire  indispensable pour le plan « Vision 2030 » du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui vise à moderniser l’Arabie Saoudite. Plusieurs entreprises chinoises ont remporté des contrats pour NEOM la ville futuriste en acier et en verre que le Prince régnant a entrepris d’édifier entre les montagnes et la mer.

https://mondafrique.com/a-la-une/la-richesse-du-moyen-orient-afflue-vers-la-chine/

2 – Allemagne : la production industrielle plonge de nouveau en juin
(Euractiv, avec AFP)

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La production industrielle en Allemagne a plongé en juin, pour le deuxième mois consécutif, sur fond de coûts élevés de l’énergie et de demande atone pour le secteur, qui plombent depuis plusieurs mois la première économie européenne.

Elle a baissé de 1,5 % sur un mois en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, après une baisse révisée de 0,1 % en mai, a indiqué lundi (7 août) l’office de statistique Destatis dans un communiqué.

Le recul est beaucoup plus fort qu’attendu par les experts de l’outil d’analyse financière Factset, qui tablaient sur une baisse de 0,5 %.

Sur un an, la production recule de 1,7 %, toujours selon Destatis.

Dans le détail, la production de biens d’équipement a diminué de 3,9 %. Une baisse qui n’est pas compensée par la hausse pour les biens de consommation (+1,8 %) et de biens intermédiaires (+0,4 %), selon Destatis.

L’automobile voit sa production reculer de 3,5 % sur un mois.

L’industrie allemande, pilier de la première économie européenne, souffre depuis plusieurs mois.

Elle est plombée par une nette chute de la demande intérieure, en raison de l’inflation, qui reste à des niveaux élevés – à 6,2 % sur un an en juillet -, et par les hausses de taux menées tambour battant par la Banque centrale européenne (BCE).

Les prix de l’énergie restent en outre relativement élevés pour la branche, et certaines activités les plus énergivores, comme la chimie, peinent à retrouver leur niveau de production d’avant la guerre en Ukraine.

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/allemagne-la-production-industrielle-plonge-de-nouveau-en-juin/

3 – Rafael Defense Systems et la Pologne scellent un accord historique
(Air &Cosmos, la rédaction)
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Un pacte militaire inédit entre la Pologne et Israël

Dans les salons feutrés de la diplomatie, une entente majeure vient d’être conclue entre la Pologne et Rafael Defense Systems, l’une des plus grandes entreprises de défense israéliennes. Ce méga-accord de vente d’armes transcende les simples transactions commerciales pour devenir le symbole d’une alliance renforcée et d’une collaboration stratégique entre deux nations. La Pologne, regardant vers l’avenir, investit dans la technologie de pointe israélienne.

Une technologie militaire révolutionnaire : Rafael au cœur de la modernisation

Les yeux du monde militaire sont rivés sur Rafael Defense Systems, un leader dans le développement de technologies de défense innovantes. Les produits que la Pologne acquiert dans ce méga-accord vont bien au-delà de simples équipements ; ils représentent une révolution technologique dans l’arsenal militaire du pays. Les ingénieurs et les stratèges militaires polonais collaborent étroitement avec Rafael, dans une dynamique d’échange et de créativité, pour façonner la défense de demain.

Impact régional : une puissance en ascension

L’accord entre la Pologne et Rafael Defense Systems n’est pas seulement un événement commercial, mais aussi un signal géopolitique. Il témoigne de l’engagement de la Pologne à renforcer sa position dans la région et de sa volonté de collaborer avec des partenaires technologiques avancés. Les pays voisins, alliés et rivaux, observent cette évolution avec intérêt et peut-être même avec une certaine appréhension. La Pologne s’affirme, et ce méga-accord en est l’emblème.

https://air-cosmos.com/article/rafael-defense-systems-et-la-pologne-scellent-un-accord-historique-65587


DEFENSE ET SECURITE
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Trois articles relatifs aux conditions de l’actualité de sécurité et de défense
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1 – Les parcours des nouveaux Comgend, commandants de groupement et de régiments
(La voix du gendarme)

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Quatre COMGEND, vingt huit groupements de gendarmerie départementale, sept groupements de gendarmerie mobile et trois groupements de Gendarmerie spécialisée changent de chef cet été ainsi que deux régiments de la Garde républicaineLa Voix du Gendarme vous présente les parcours de ces nouveaux chefs.

Gendarmerie outre-mer

La Réunion (974) – colonel Frédéric Labrunye: chef du pôle stratégie au cabinet du Directeur général. Il succède au général Pierre Poty, nommé commandant en second du commandement de la Gendarmerie d’outre-mer (CGOM). Né en 1975, Saint-Cyrien (182ème promotion “colonel Cazeilles”) Frédéric Labrunye, a commencé comme commandant de peloton VBRG à l’escadron 16/1 de Versailles-Satory avec lequel il a effectué une mission en Nouvelle-Calédonie lors du passage à l’an 2000, deux séjours en Jordanie à l’occasion de la création de la Gendarmerie jordanienne et une opération extérieure au Kosovo en escadron constitué (hiver 2001). Après avoir commandé des classes préparatoires aux grandes écoles au lycée militaire de Saint-Cyr-l’École, il a pris la tête de la compagnie de Lyon. Au cours de ce commandement, il a affronté l’épreuve de la mort en service du major Fabien Batista, était présent lors de celle du lieutenant-colonel Norbert Ambrosse et a vécu les émeutes de 2005 à Rillieux-la-Pape.

https://lavoixdugendarme.fr/les-parcours-des-nouveaux-comgend-commandants-de-groupement-et-de-regiments/

2 –Faute d’avions de transport disponibles, la préparation opérationnelle des troupes aéroportées reste insuffisante
(OPEX 360, Laurent Lagneau)
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En juillet 2021, lors de sa dernière audition parlementaire en qualité de chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre avait confié aux députés qu’il venait s’assister, quelques jours plus tôt, à une « engueulade de gens bien élevés entre le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace [CEMAAE] et le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] » au sujet de l’entraînement au saut des troupes aéroportées [TAP].

Quant il était encore CEMAT avant d’être remplacé par le général Pierre Schill et de prendre la succession du général Lecointre, le général Thierry Burkhard s’était en effet inquiété, à plusieurs reprises, de l’insuffisance de la préparation opérationnelle des unités de la 11e Brigade Parachutiste [BP], faute de disposer d’avions de transport tactique disponibles. « Nous sommes descendus au seuil limite de six sauts par an lequel, selon moi, est à peine suffisant pour maintenir les qualifications », avait-il ainsi expliqué en octobre 2019.

Et il fit le même constat l’année suivante. « La capacité à entraîner nos troupes aéroportées est insuffisante » et « nous devons impérativement inverser cette tendance », avait-il dit, cette fois lors d’une audition au Sénat.

https://www.opex360.com/2023/08/06/faute-davions-de-transport-disponibles-la-preparation-operationnelle-des-troupes-aeroportees-reste-insuffisante/

3 – L’armée de terre retrouvera une brigade d’artillerie en 2024
(Home FOB, Nathan Gain)

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Une brigade d’artillerie sera recréée l’an prochain au sein de l’armée de Terre, fruit parmi d’autres d’une profonde transformation souhaitée par son chef d’état-major, le général Pierre Schill. 

La 19e brigade d’artillerie sera mise sur pied en 2024 à Lyon, annonçait fin juillet un officier du commandement des forces terrestres (CFT). Une renaissance plutôt qu’une naissance pour cette unité créée il y a tout juste 30 ans à partir, notamment, du 54e régiment d’artillerie puis dissoute en 1998. Un quart de siècle plus tard, la version actualisée conservera le 54e RA et y ajoutera les 1er et 61e régiments d’artillerie ainsi que l’école des drones.  

Cette brigade aura pour mission « d’accélérer la boucle acquisition-feux et de délivrer des effets massifs et coordonnés dans les différents milieux et champs opérationnels », écrit cet officier du CFT. Elle sera en mesure de « générer un centre de mise en oeuvre de format multinational field artillery brigade [MN FAB] », complétait-il. Initié il y a près de cinq ans par l’OTAN, le concept de MN FAB vise à modéliser des centres opérationnels capables de manoeuvrer tous les moyens d’appui-feu et de renseignement disponibles, qu’ils soient français ou fournis par des nations alliées. 

https://www.forcesoperations.com/larmee-de-terre-retrouvera-une-brigade-dartillerie-en-2024/


TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES 

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ESPRIT SURCOUF vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité
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1 – L’angle mort de la    CIA sur la guerre en Ukraine
(Les crises, William M Arkin)
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L’un des plus grands secrets de la guerre en Ukraine est l’ampleur de l’ignorance de la CIA. L’Agence est aussi incertaine de la pensée et des intentions de Volodymyr Zelensky qu’elle l’est de celles de Vladimir Poutine. Alors que le dirigeant russe est confronté à son plus grand défi au lendemain d’une mutinerie ratée, l’Agence s’efforce de comprendre ce que les deux parties vont faire. En effet, le président Joe Biden a décidé que les États-Unis (et Kiev) n’entreprendraient aucune action susceptible de menacer la Russie elle-même ou la survie de l’État russe, de peur que Poutine n’aggrave le conflit et n’engloutisse toute l’Europe dans une nouvelle guerre mondiale. En échange, il estime que le Kremlin n’étendra pas la guerre au-delà de l’Ukraine et n’utilisera pas l’arme nucléaire.

« Poutine est vraiment le dos au mur », déclare à Newsweek un haut responsable des services de renseignement de la défense, qui avertit que si la CIA comprend parfaitement à quel point la Russie est coincée en Ukraine, elle ne sait pas du tout ce que Poutine pourrait faire pour y remédier. Alors que l’on parle d’un possible déploiement d’armes nucléaires russes en Biélorussie et que Prigozhin a révélé publiquement les coûts terribles des combats, ce que Moscou a étouffé, le responsable estime que le moment est particulièrement délicat. « Ce qui se passe en dehors du champ de bataille est maintenant le plus important », déclare le fonctionnaire, à qui l’on a accordé l’anonymat pour qu’il puisse parler franchement. « Les deux parties s’engagent à limiter leurs actions, mais c’est aux États-Unis qu’il incombe de faire respecter ces engagements. Tout cela dépend de la qualité de nos renseignements. »

https://www.les-crises.fr/l-angle-mort-de-la-cia-sur-la-guerre-en-ukraine/

2- L’Allemagne manipule l’Europe avec son plan hydrogène (Contrepoints, Michel Gay)
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L’Allemagne annonce la construction de presque 24 gigawatts (GW) de centrales « à hydrogène » qu’elle veut faire subventionner par l’Union européenne.

En réalité, ces centrales fonctionneront principalement au gaz « de schiste » importé des États-Unis, puis ensuite au gaz « naturel » de Russie (c’est toujours du méthane) quand les relations politiques avec l’Europe seront meilleures dans quelques années 

L’Allemagne gruge les Européens
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Le 1er août 2023, le ministre de l’Énergie et la Protection du Climat, Robert Habeck a annoncé qu’un accord de principe a été trouvé avec la Commission européenne sur les conditions-cadres relatives aux aides d’État (subventions) pour la construction de 23,8 GW de futures centrales électriques à hydrogène qualifiées de « climatiquement neutres »…

Comme il est impossible que les quantités d’électricité nécessaires à la production d’hydrogène et de « e-carburant ou e-fuel » (carburant de synthèse avec de l’hydrogène et du CO2) à partir des énergies renouvelables soient disponibles, nos « partenaires » allemands useront de leur position dominante dans l’Union européenne pour déclarer qu’à l’impossible nul n’est tenu afin de justifier cette nouvelle arnaque.

https://www.contrepoints.org/2023/08/09/461428-lallemagne-manipule-leurope-avec-son-plan-hydrogene

L’un des plus grands secrets de la guerre en Ukraine est l’ampleur de l’ignorance de la CIA. L’Agence est aussi incertaine de la pensée et des intentions de Volodymyr Zelensky qu’elle l’est de celles de Vladimir Poutine. Alors que le dirigeant russe est confronté à son plus grand défi au lendemain d’une mutinerie ratée, l’Agence s’efforce de comprendre ce que les deux parties vont faire. En effet, le président Joe Biden a décidé que les États-Unis (et Kiev) n’entreprendraient aucune action susceptible de menacer la Russie elle-même ou la survie de l’État russe, de peur que Poutine n’aggrave le conflit et n’engloutisse toute l’Europe dans une nouvelle guerre mondiale. En échange, il estime que le Kremlin n’étendra pas la guerre au-delà de l’Ukraine et n’utilisera pas l’arme nucléaire.

« Poutine est vraiment le dos au mur », déclare à Newsweek un haut responsable des services de renseignement de la défense, qui avertit que si la CIA comprend parfaitement à quel point la Russie est coincée en Ukraine, elle ne sait pas du tout ce que Poutine pourrait faire pour y remédier. Alors que l’on parle d’un possible déploiement d’armes nucléaires russes en Biélorussie et que Prigozhin a révélé publiquement les coûts terribles des combats, ce que Moscou a étouffé, le responsable estime que le moment est particulièrement délicat. « Ce qui se passe en dehors du champ de bataille est maintenant le plus important », déclare le fonctionnaire, à qui l’on a accordé l’anonymat pour qu’il puisse parler franchement. « Les deux parties s’engagent à limiter leurs actions, mais c’est aux États-Unis qu’il incombe de faire respecter ces engagements. Tout cela dépend de la qualité de nos renseignements. »

https://www.les-crises.fr/l-angle-mort-de-la-cia-sur-la-guerre-en-ukraine/


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PARUS AU JOURNAL OFFICIEL
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Textes à ne pas négliger pour comprendre l’actualité de défense et de sécurité :

 

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