Quelle place pour la France

Colonel (er) André Dulou (*)
Directeur Media, Mémoire et
Patrimoine d’Espritsurcouf

FOCUS : Géopolitique

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Si l’Europe est une succession de « petits pays », d’aucuns semblent omettre la place que l’Europe tient dans le déroulement de cette partie d’échec que les relations internationales, l’économie, et la défense, jouent avec une force montrée désormais au monde entier, sans que les dirigeants puissent en écarter la moindre information. Les volumes, les développements sont portés à la connaissance de tous, et la vertu qui s’en inspire n’est pas toujours conforme à notre humanité, sans doute encore moins à notre humanisme.

Que dire alors de la place de la France, dans ce maëlstrom planétaire, au cœur d’une Europe issue de guerres mondiales, pour sembler vouloir y retourner, alors que les peuples aspirent d’abord à la paix. Cependant, sur les plans économiques et financiers, les acteurs sont souvent braqués sur des objectifs qui, pour ambitieux qu’ils soient, doivent pour être mis en œuvre, passer par les fourches caudines des moyens cités supra.

Enfin, les valeurs d’indépendance, notamment en matière nucléaire, et de défense nucléaire, doivent connaître les meilleurs aspects de consensus. Avant de pouvoir ériger l’Europe en puissance, face à des adversaires potentiels armés, équipés, qu’ils soient des Etats ou des entités mafieuses, terroristes, organisations internationales aux visées impérialistes ou/et conquérantes, il faut aussi revoir les relations intérieures, car ce qui est « national » détermine souvent ce qui devient « international ».

Bonne lecture.


A LA UNE

L’ambassadeur américain juge la stratégie d’armement « Buy European » de l’UE égoïste
(Euronews, Mared Gwyn Jones, 30 septembre 2026)

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La préférence pour les armes fabriquées en Europe pourrait perturber la base industrielle de défense transatlantique et profiter aux « ennemis » de l’Europe, avertit l’ambassadeur Andrew Puzder.

La volonté de l’Union européenne (UE) de privilégier son industrie de l’armement nationale risque « d’aliéner des alliés » et de fragmenter la base industrielle de défense transatlantique, a déclaré à Euronews l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE, Andrew Puzder.

S’exprimant mercredi au sommet Défense et espace d’Euronews à Bruxelles, Puzder a déclaré : « Seuls nos ennemis tirent profit lorsque nous cessons de nous concentrer sur le fait de disposer des armes les plus efficaces pour soutenir notre défense mutuelle.« 

Il a ajouté : « Une seule attaque d’un adversaire puissant contre un État membre, et nous serons tous heureux d’avoir mis l’accent sur la supériorité de nos armes plutôt que sur les considérations économiques régionales.« Puzder a également estimé que, lorsque des vies sont en jeu, « ce sont les capacités et la disponibilité qui doivent déterminer la solution, et non la géographie.« 

La Commission européenne et les États membres de l’UE ont présenté des propositions visant à favoriser les fabricants d’armes européens afin de réduire la dépendance du continent vis‑à‑vis des armements produits aux États-Unis, sur fond de signes de fissures dans l’alliance transatlantique sous Donald Trump. Le Pentagone s’est fermement opposé à cette orientation, alors même que l’administration américaine exerce une forte pression sur les alliés européens de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) pour qu’ils gagnent en autonomie en matière d’autodéfense.

https://fr.euronews.com/2026/09/30/defense-lambassadeur-americain-juge-la-strategie-darmement-buy-european-de-lue-egoiste


REVUE DE PRESSE
SOMMAIRE

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HISTOIRE  : Ferdinand Foch (1851 – 1929), un élève des Jésuites à la tête des Alliés

GEOPOLITIQUE :

  1. Menaces hybrides : Gardez votre calme et continuez, conseille le secrétaire général de l’OTAN
  2. Ce ne sont pas les chefs d’État qui feront les États-Unis d’Europe
  3. UE et Canada unis face à Trump

ECONOMIE :

  1. Économie de défense. Parités de pouvoir d’achat : un révélateur du niveau réel des efforts de défense entre nations
  2. Les États membres de l’Union européenne approuvent cinq ambitieux projets de défense d’intérêt commun
  3. La France veut sa filière de composites à matrice céramique oxydes

DEFENSE ET SECURITE :

  1. Guerre des robots : le soldat humanoïde entre en scène
  2. La France aux prises avec une crise de cybersécurité nationale
  3. « Cet automne est celui de tous les dangers » : guerre hybride, intimidation… l’Europe au défi de la menace russe

TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES

ARTICLES EN LANGUE ETRANGERE

TEXTES PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

(*) Le colonel (er) André Dulou est depuis le 14 mai 2025, le président national des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de leur vie.
Il est également président honoraire de la section de Gironde de la SMLH.
Après une carrière militaire « atypique », ancien élève de l’école militaire d’administration, diplômé et breveté, il est auditeur de l’IHEDN, et le responsable de la revue de presse Défense » de l’UNION-IHEDN.
Auteur de nombreux romans et articles dans des ouvrages spécialisés, il est également le directeur média et mémoire du site ESPRITSURCOUF

HISTOIRE

Source : Site Hérodote

 
Ferdinand Foch (1851 – 1929)
Un élève des Jésuites à la tête des Alliés
(Hérodote, Alban Dignat, le 3 octobre 2026)

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Officier de qualité, Ferdinand Foch pâtit d’être catholique au service d’une République anticléricale. Au moment le plus critique de la Grande Guerre, en mars 1918, c’est tout de même à lui que les gouvernants franco-britanniques confient le commandement suprême de leurs armées, pour l’offensive de la dernière chance. La victoire lui vaudra de figurer comme le grand vainqueur de la Grande Guerre et d’être élevé à la dignité de Maréchal de France, comme sept autres généraux… 

Ancien élève des Jésuites et Polytechnicien, Ferdinand Foch se révèle très vite un brillant officier d’artillerie.

Son avancement va néanmoins être ralenti avant la guerre du fait de ce qu’il ne cache rien de sa foi catholique et qu’au surplus son frère est jésuite !

Commandant de l’École de guerre en 1907, il est quatre ans plus tard, au début de la Grande Guerre général commandant du XXe Corps d’armée de Nancy, sous les ordres du général Édouard de Castelnau.

Partisan invétéré de l’offensive à outrance, il déclare en février 1914 : « Les lauriers de la victoire flottent à la pointe des baïonnettes ennemies. C’est là qu’il faut aller les prendre, les conquérir par une lutte au corps à corps si on les veut. Se ruer, mais se ruer en nombre et en masse » 

(…)

L’heure de l’offensive enfin venue

Le 26 mars 1918, dans l’urgence de faire face à l’ultime offensive allemande, il est choisi par Clemenceau (en dépit de leur opposition en matière religieuse !) pour devenir le généralissime des troupes alliées à la conférence franco-britannique de Doullens, avec autorité sur les commandants en chef britannique (Douglas Haig) et français (Philippe Pétain).

Son atout à ce moment critique est précisément ce qui lui a porté tort en 1914 et 1915 : son obsession de l’offensive !

Il est élevé à la dignité de Maréchal de France le 7 août 1918 et, le 11 novembre 1918, participe à la signature de l’armistice dans la forêt de Rethondes.

https://www.herodote.net/Un_eleve_des_Jesuites_a_la_tete_des_Allies-synthese-2382.php


GEOPOLITIQUE

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Les conditions géopolitiques du maintien d’une « Europe-puissance » montrent clairement les obstacles internationaux notamment sur le plan de la défense.

1 – Menaces hybrides : Gardez votre calme et continuez, conseille le secrétaire général de l’OTAN
(Rapporteur, Charles Cohen,29 septembre 2026)
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Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et le Premier ministre lituanien, Mindaugas Sinkevicius, tiennent une conférence de presse conjointe au siège de l’OTAN à Bruxelles, en Belgique, le 29 septembre 2026. [ Dursun Aydemir/Anadolu via Getty Images]

Le secrétaire général de l’OTAN exhorte les alliés à ne pas céder aux manœuvres de la campagne hybride de plus en plus intense menée par la Russie contre l’Alliance, alors que certains pays multiplient les mises en garde sur les objectifs de déstabilisation du Kremlin.

Mark Rutte a déclaré mardi aux journalistes, aux côtés du Premier ministre lituanien Mindaugas Sinkevičius, que la meilleure façon de faire face aux récentes attaques hybrides du Kremlin est de rester « calmes et de continuer, tout en maintenant le soutien à l’Ukraine ».

Les menaces hybrides émanant de Moscou se sont intensifiées ces dernières semaines, ce qui a conduit certains pays à durcir leur discours sur les risques potentiels. Les services de renseignement danois chargés de la défense ont averti la semaine dernière que le risque que la Russie lance une attaque conventionnelle limitée contre un pays de l’OTAN dans les mois à venir est faible, mais « en hausse ». 

https://www.rapporteur.com/fr/news/menaces-hybrides-gardez-votre-calme-et-continuez-secretaire-general-de-otan/

2 – Ce ne sont pas les chefs d’État qui feront les États-Unis d’Europe
(Télos, Sacha Courtial, Sophie in t’Veld, 28 septembre 2026)
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Dans un monde où le droit cède le terrain aux rapports de force, les citoyens attendent d’abord de l’Europe qu’elle les protège. Il ne s’agit pas de bâtir un « super-État » centralisateur, épouvantail commode des nationalistes, mais de faire de l’Europe une puissance, démocratiquement légitime, capable de défendre ses intérêts et ses valeurs. Or la simple addition de forces nationales fragmentées ne produit pas automatiquement un bloc puissant. Ne nous méprenons pas: dans le contexte géopolitique actuel, tous les États européens, y compris la France et l’Allemagne, sont des petits pays.

Dans ce contexte, il faut reconnaître à Gabriel Attal un mérite rare : celui de replacer la question existentielle européenne au cœur du débat français. En proposant de bâtir des « États-Unis d’Europe », il oblige chacun à préciser ses ambitions pour l’intégration du continent. Le véritable choix de la décennie se fera entre l’Europe fédérale, capable d’agir, et l’Europe intergouvernementale, condamnée à subir les décisions de Washington, Moscou ou Pékin, mais aussi les crises énergétique, climatique et numérique.

Gabriel Attal part de ce constat et propose de former autour d’un noyau d’États une union économique, technologique et écologique plus intégrée.

Sur ce terrain, le projet est ambitieux. Achever l’union des marchés de capitaux, investir massivement et de façon coordonnée dans l’intelligence artificielle, l’énergie ou les biotechnologies, utiliser la commande publique européenne pour soutenir notre industrie, y compris de défense : ces propositions répondent à une faiblesse réelle de l’Europe, riche mais fragmentée. C’est une étape nécessaire : tant que les achats et les chaînes de production restent organisés dans des cadres nationaux, les Européens ne bénéficient pas pleinement de leur taille collective.

C’est donc ici qu’apparaît la faiblesse centrale du projet. Le projet de Gabriel Attal s’arrête aux compétences régaliennes : commandement des armées, engagement des forces et diplomatie resteraient nationaux, donc soumis au véto de chaque gouvernement.

https://www.telos-eu.com/fr/ce-ne-sont-pas-les-chefs-detat-qui-feront-les-etats-unis-deurope.html

3 – UE et Canada unis face à Trump
(IRIS, Éditos de Pascal Boniface 25 septembre 2026)
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Le Canada pourrait-il devenir le 28e membre de l’Union européenne et ainsi remplacer le Royaume-Uni, qui l’a quittée en 2020 ? Cette hypothèse est impossible juridiquement, puisque le Canada n’est pas situé sur le continent européen, ce qui est une condition sine qua non d’une adhésion. Le rapprochement, politique, géopolitique et économique entre l’Union européenne et le Canada n’en demeure pas moins spectaculaire.

Le Premier ministre canadien, Marc Carney, a assisté au discours sur l’état de l’Union prononcé devant le Parlement européen par la présidente de la commission Ursula von der Leyen le 16 septembre. Ce discours se veut la réplique du traditionnel, mais beaucoup plus suivi, discours sur l’état de l’Union que le président des États-Unis prononce chaque année en janvier. Le lendemain, Marc Carney s’est adressé au Parlement européen où il a été chaleureusement applaudi.

48 heures plus tard, il était reçu par le président Macron dans le territoire français de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé au large du Canada. Ils ont affiché leur complicité et leur solidarité. Le Premier ministre canadien a appelé à une conclusion rapide d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada.

https://www.iris-france.org/ue-et-canada-unis-face-a-trump/


ECONOMIE

 

Des projets communs, des efforts communs, attente des résultats.

1 – Économie de défense. Parités de pouvoir d’achat : un révélateur du niveau réel des efforts de défense entre nations
(Aérion24, Renaud Bellais, 25 septembre 2026)
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En période de tensions internationales ou de guerres, il est important d’évaluer le niveau réel des efforts militaires des différents pays. Cependant, la comparaison n’est pas aussi facile et évidente qu’il n’y paraît en raison de nombreuses distorsions qui faussent la perception des rapports de force militaires et de leur évolution. Convertir les dépenses nationales en parités de pouvoir d’achat permet d’avoir une meilleure appréhension en réduisant les risques de mauvaises interprétations des chiffres disponibles – avec de réelles surprises.

La forte augmentation des dépenses militaires, ces dernières années, nous amène à regarder de plus près les chiffres disponibles pour les comparaisons internationales afin d’évaluer les risques possibles de conflit et leurs conséquences. Par exemple, le Président Trump a-t-il raison de demander un budget de 1 500 milliards de dollars pour 2027 ? Ceci est a priori surprenant quand la Chine ne dépense que 336 milliards de dollars.

Une analyse plus fine montre que les comparaisons sont difficiles à établir. Il est important d’éviter de mauvaises interprétations – ce qui est une gageure car de multiples biais existent et conduisent à une lecture erronée de la réalité des efforts militaires et des rapports de force qui en résultent.

L’analyse annuelle des dépenses militaires mondiales du SIPRI fait autorité, car il s’agit de l’étude la plus complète et la plus objective disponible. Elle repose aussi sur une méthodologie précise qui évite de comparer des chiffres nationaux très souvent hétérogènes. Ceux-ci peuvent ainsi prendre en compte une partie seulement des dépenses militaires ou, au contraire, inclure des dépenses sans relation directe avec l’effort de défense.

https://www.areion24.news/2026/09/25/economie-de-defense-parites-de-pouvoir-dachat-un-revelateur-du-niveau-reel-des-efforts-de-defense-entre-nations/

2 – Les États membres de l’Union européenne approuvent cinq ambitieux projets de défense d’intérêt commun
(OPEX 360, Laurent Lagneau 28 septembre 2026)
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En juillet, la Commission européenne a proposé aux vingt-sept États membres, ainsi qu’à l’Ukraine et à la Norvège, de mettre en place des «projets de défense d’intérêt commun» [EDPCI pour European Defence Projects of Common Interest].

Il s’agit de «projets industriels de grande envergure qui offrent aux États membres un cadre de coopération sur des initiatives de défense majeures, qui sont trop vastes ou trop complexes pour être développées individuellement», a ainsi expliqué l’exécutif européen.

Et d’ajouter : «En soutenant une coopération à long terme, ils renforceront l’industrie de défense européenne et amélioreront la capacité de l’UE à répondre aux défis de sécurité communs, conformément aux priorités de l’Otan».

Cinq domaines ont été jugés prioritaires : les drones et la lutte antidrone, l’espace, la défense maritime et les fonds marins, la défense aérienne et le renforcement de la sécurité le long du flanc oriental de l’Union européenne [UE]. Selon les estimations, le coût total de ces différents projets se situerait entre 185,5 et 281 milliards d’euros.

Ce 28 septembre, à l’issue d’un Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne dans sa formation «défense», la Commission a dit «saluer la décision des États membres» d’approuver ces cinq projets d’intérêt commun. Ce qui ouvre la voie à leur financement, à hauteur de 325 millions d’euros, dans le cadre du Programme pour l’industrie européenne de la défense [EDIP], doté d’une enveloppe de 1,5 milliard d’euros.

https://www.opex360.com/2026/09/28/les-etats-membres-de-lunion-europeenne-approuvent-cinq-ambitieux-projets-de-defense-dinteret-commun/

3 – La France veut sa filière de composites à matrice céramique oxydes
(Air et Cosmos,  Anthony Angrand, 29 septembre 2026)

Attention : article Abonnés

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Jusqu’alors peu automatisée, la filière O-CMC se développe en France, sous l’impulsion de l’IRT Saint-Exupéry avec le projet Dioxygen. Cette initiative doit permettre de maîtriser et d’industrialiser ces matériaux stratégiques pour les futures générations de moteurs aérospatiaux ou encore les cœurs de réacteurs nucléaires.

Développer et structurer une filière française de composites à matrice céramique oxydes (O-CMC), telle est l’ambition de Dioxygen. Ce projet collaboratif, qui réunit plus d’une dizaine de partenaires industriels, institutionnels et académiques autour de l’Institut de recherche technologique (IRT) Saint-Exupéry, a été lancé en décembre 2024.

Dynamique  

Il fait suite à la dynamique initiée par les réflexions du groupe de recherches sur les composites à matrice céramique, baptisé GDR (CMC)², de la rédaction d’un livre blanc par l’IRT et un collectif d’acteurs industriels et académiques majeurs, mais aussi de six années de développement des composites oxyde à l’IRT Saint-Exupéry. « L’intérêt de se regrouper est de pouvoir bénéficier des différentes expertises, tandis que nos partenaires peuvent s’appuyer sur les recherches que nous réalisons. À notre connaissance, nous sommes les seuls en France, et peut-être même en Europe, à pouvoir faire ce genre de semi-produit céramique », explique Céline Apheceixborde, cheffe de projet Dioxygen à l’IRT Saint-Exupéry. Les composites céramiques oxydes associent des fibres et une matrice céramique. Ils sont employés pour des applications très spécifiques, là où les métaux et les composites organiques atteignent leurs limites. 

https://air-cosmos.latribune.fr/article/innovation-technologies/78882046987368/la-france-veut-sa-filiere-de-composites-a-matrice-ceramique-oxydes

 


DEFENSE ET SECURITE

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C’est un ensemble de contre-menaces qu’il faudra mettre en œuvre, face aux ruptures en cours, dans les questions de défense, notamment technologiques.

1 – Guerre des robots : le soldat humanoïde entre en scène
(Revue Conflits, 29 septembre 2026, Thierry Berthier)
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La robotique et l’intelligence artificielle produisent des ruptures technologiques à grande échelle dans tous les segments d’activités humaines. Ce duo technologique agit à la fois sur l’espace numérique et sur l’espace physique et impacte désormais l’économie au sens large. Plus aucun domaine n’échappe aux révolutions portées par l’IA et la robotique, y compris l’art de la guerre, qui évolue au rythme de doctrines qui doivent s’adapter à la vitesse du progrès. Les révolutions portées par l’IA et la robotique agissent par vagues successives qui amplifient les précédentes. La robotique humanoïde est sans doute la plus puissante de ces lames de fond, car elle transporte l’IA dans l’espace physique en lui donnant deux jambes, deux bras et une tête pour agir sur le monde. Les robots humanoïdes vont pouvoir réaliser à l’identique, et souvent en mieux, toutes les fonctions réalisées jusqu’à présent par un humain. À moyen terme, plus aucune fonction ou action humaine n’échappera au grand remplacement par la machine, y compris l’art de la guerre.

« La robotique humanoïde transporte l’IA dans l’espace physique en lui donnant deux jambes, deux bras et une tête pour agir sur le monde. »

Trois ruptures technologiques dans l’histoire de la guerre

Les robots aéroterrestres ont profondément transformé le conflit russo-ukrainien en une confrontation de drones ne laissant plus aucune chance aux combattants humains qui s’aventurent dans la Kill Zone, cette bande de territoire large de 50 km centrée sur la ligne de front. 

https://www.revueconflits.com/guerre-des-robots-le-soldat-humanoide-entre-en-scene/

2 – La France aux prises avec une crise de cybersécurité nationale
(Rapporteur, Claudie Moreau, 30 septembre 2026)
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Le secteur public français a été frappé par une vague de fuites de données au cours de l’année écoulée, qui a culminé cet été avec la fuite de données concernant près de 700 000 citoyens et entreprises au sein du service des impôts du ministère des Finances.

Quelques mois plus tôt seulement, en avril, un autre vol de données de grande ampleur avait fait la une des journaux lorsque les informations personnelles de 11,7 millions de personnes avaient été dérobées au service gouvernemental chargé des documents d’identité.

Une récente enquête menée par un portail gouvernemental qui recense les cyber incidents a fait état d’une « explosion » des fuites de données en 2026. Près de la moitié de la population française est concernée, selon ses estimations, et ce chiffre pourrait augmenter d’ici la fin de l’année une fois que les fuites de cet été auront été prises en compte. 

La sénatrice Nathalie Goulet, qui milite pour la création d’une commission d’enquête parlementaire dédiée, qualifie souvent la cybercrise nationale sur les réseaux sociaux de « France Passoire ».

https://www.rapporteur.com/fr/news/la-france-aux-prises-avec-une-crise-de-cybersecurite-nationale/

3 – « Cet automne est celui de tous les dangers » : guerre hybride, intimidation… l’Europe au défi de la menace russe
(Challenges, 28 septembre 2026, Marc Semo)
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« Nous ne sommes pas en guerre mais nous ne sommes déjà plus en paix », a averti l’ancien ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian alors que, depuis l’été, les attaques visant des pays européens se sont intensifiées allant des drones explosifs aux sabotages et aux incendies volontaires, en passant par la guerre cognitive. La stratégie du Kremlin est de tester la cohésion et la détermination européenne.

La volonté d’intimidation est explicite. « L’Europe fait tout ce qui est en son pouvoir pour contrecarrer les discussions de paix souhaitées par le gouvernement Trump », a accusé le 26 septembre à l’assemblée générale de l’ONU le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov martelant que, quelles que soient les circonstances, « les objectifs de l’opération militaire spéciale seront atteints, la menace à la sécurité russe sera éliminée et la vie paisible reviendra ». Alors que la Russie fait pleuvoir ses drones et ses missiles contre les infrastructures civiles de l’Ukraine dans une stratégie de terreur en réponse aux frappes ukrainiennes toujours plus en profondeur dans le territoire russe, ces propos sont pour le moins inquiétants.

https://www.challenges.fr/monde/cet-automne-est-celui-de-tous-les-dangers-guerre-hybride-intimidation-leurope-au-defi-de-la-menace-russe_646048


TOUR D’HORIZON DE MEDIAS SPECIALISES 

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ESPRIT SURCOUF vous offre un tour d’horizon des titres de fond propres à susciter la réflexion de défense et de sécurité

1 – Londres développe et propose à ses alliés sa propre version de la « dissuasion avancée » mise en place par Emmanuel Macron
(Lignes de défense, Philippe Chapleau, 30 septembre 2026)
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Cavalier seul de Londres? Double emploi? Ou convergence attendue d’une stratégie franco-britannique?

Selon des informations parues dans la presse en Finlande (avec des explications du général britannique Gwyn Jenkins, le First Sea Lord), la Grande-Bretagne a proposé d’étendre sa dissuasion nucléaire nationale aux neuf autres membres de la Force expéditionnaire conjointe (JEF, créée en 2014) dirigée par le Royaume-Uni, ajoutant ainsi une couche de protection nucléaire régionale aux dispositifs existants de l’OTAN. Un accord en ce sens pourrait être signé en novembre. Cette Force expéditionnaire conjointe (JEF) regroupe, outre le Royaume-Uni, la Finlande, le Danemark, l’Estonie, l’Islande, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède.

Précision: le Royaume-Uni assure sa dissuasion nucléaire principalement grâce à sa flotte de quatre SNLE de la classe Vanguard, armés de missiles Trident. Il ne dispose pas de vecteurs aériens, à l’inverse de la France dont les Rafale peuvent tirer des missiles nucléaires.

https://lignesdedefense.ouest-france.fr/londres-developpe-et-propose-a-ses-allies-sa-propre-version-de-la-dissuasion-avancee-mise-en-place-par-emmanuel-macron/

2 – Selon le Sénat, le rétablissement d’une composante nucléaire terrestre pourrait être une «option à ne pas négliger»
(OPEX360, Laurent Lagneau, 29 septembre 2026)
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Lors d’un discours prononcé sur la base navale de l’Île-Longue, le 2 mars, le président Macron fit savoir que, compte tenu du contexte international et de l’évolution des menaces, il avait «ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires» de l’arsenal français, l’idée étant de passer du concept de «stricte suffisance» à celui de «stricte cohérence». Il s’agit «d’assurer que notre dissuasion conserve à l’avenir son pouvoir de destruction assuré dans un environnement dangereux, mouvant et proliférant», avait-il en effet expliqué.

Outre le renforcement de l’arsenal nucléaire, au sujet duquel plus aucune communication ne sera désormais faite, M. Macron avait aussi développé le concept de «dissuasion avancée», qui, dans les grandes lignes, vise à permettre aux pays européens intéressés de participer aux exercices et aux manœuvres de signalement stratégique des forces nucléaires françaises dans une logique d’épaulement. Ce qui suppose des «déploiements de circonstance d’éléments de forces stratégiques chez nos alliés», l’idée étant de «compliquer les calculs» d’un adversaire potentiel.

https://www.opex360.com/2026/09/29/selon-le-senat-le-retablissement-dune-composante-nucleaire-terrestre-pourrait-etre-une-option-a-ne-pas-negliger/


ARTICLES EN LANGUE ÉTRANGÈRE

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https://www.straitstimes.com/world/united-states/pentagon-awards-rtxs-raytheon-20-7-billion-contract-for-amraam-missiles-amid-stockpile-concerns 

https://breakingdefense.com/2026/09/as-private-investment-in-defense-increases-some-bottlenecks-in-funding-aia-bain/ 

https://www.defensenews.com/global/europe/2026/09/25/trump-administration-obligates-307m-for-military-aid-to-ukraine/ 

https://www.defenseone.com/policy/2026/09/poland-get-us-base-polish-defense-official-says/416257/?oref=d1-homepage-top-story 

https://aviationweek.com/defense/aircraft-propulsion/airbus-details-eurofighter-industrial-offer-portugal 

https://www.defenseone.com/threats/2026/09/pentagon-update-national-defense-strategy-cites-progress-omits-key-threats/416329/?oref=d1-homepage-top-story 

https://www.defensenews.com/industry/techwatch/2026/09/29/us-navy-selects-boeing-to-build-next-generation-fa-xx-fighter/ 


PARUS AU JOURNAL OFFICIEL

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Décret n° 2026-905 du 28 septembre 2026 portant création d’une délégation interministérielle à la santé mentale et à la psychiatrie

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054913606

 

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